Soutien à la Transition : Des chefs coutumiers resserrent les rangs à travers « Burkina Celbal Baara »
dimanche 1er septembre 2024.
Le Mouvement Le Faso, Ma Patrie (MFP), faîtière de la société civile de soutien à la Transition, et l’association « Bassem yam pour le Faso », un regroupement de chefs coutumiers, ont lancé une « initiative patriotique citoyenne pour la consolidation de la paix au Burkina Faso » dénommée « Burkina Celbal Baara », afin de renforcer les actions dans la dynamique du rétablissement de la souveraineté nationale et de la consolidation de la paix. Le lancement de ce cadre, qui a eu lieu samedi, 31 août 2024 à Ouagadougou, a été placé sous le patronage du ministre d’État, ministre en charge de la Fonction publique et du Travail, Bassolma Bazié, et la présidence du ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo.
« Burkina Celbal Baara », une démarche endogène qui tire sa source de langues nationales (« Celbal » en fulfuldé qui veut dire « la paix ») ; « Baara » qui signifie « travail » en bambana), a pour objectif général de mobiliser les chefs coutumiers et traditionnels, en une seule voix, pour accompagner les autorités burkinabè et l’ensemble des forces combattantes dans leur dynamique de défense et de reconquête du territoire national. Il s’agit donc d’un engagement à travailler pour le retour et la consolidation de la paix au Burkina Faso.
Selon le président du comité d’organisation, Honoré Samandoulougou, par ailleurs premier responsable du Mouvement Le Faso, ma Patrie (MFP), « Burkina Celbal Baara » vise une réelle implication de ces leaders communautaires, les chefs coutumiers et traditionnels, dans la lutte contre la « prédation impérialiste et ses vassaux locaux ». Elle mènera des actions de sensibilisation, de formation et d’interpellation à ceux qui se livrent à des actes qui portent atteinte à la patrie.
L’artisan de l’initiative, Honoré Samandoulougou, émet le vœu d’un retour rapide de la quiétude, appelant chaque Burkinabè à y mettre du sien dans la reconquête du territoire
« Depuis plusieurs siècles, l’homme noir en général, les populations de notre pays en particulier, ont vécu les pires atrocités de l’humanité, du fait d’actions anthropiques. Les plus catastrophiques de ces stratégies sont l’esclavage, la colonisation et, aujourd’hui, l’impérialisme et le terrorisme. Ces tragédies ont été possibles à cause de la déstructuration de nos dispositifs de solidarité mécanique à des moments précis de l’histoire. Cette situation de déstructuration se manifeste par des phénomènes de trahison, de déviance vis-à-vis de nos valeurs sacrées ou même de déviance de l’autorité morale, politique, à des buts lucratifs, de cupidité et d’égocentrisme. (...). À travers cette initiative, nous ambitionnons de montrer, une fois de plus, et si besoin en était, que les femmes et les hommes intègres sont, toutes et tous, vent debout, et pour toujours, contre le terrorisme international et toutes les formes de subterfuges néocoloniaux et fascistes, mis en œuvre contre le Burkina Faso et l’Alliance des États du Sahel (AES) ; et, partant, contre tous les peuples libres du monde », a présenté l’organisateur en chef, Honoré Samandoulougou, invitant les Burkinabè, les Africains de façon générale, à se départir de la traîtrise et de la cupidité, et à ne pas se laisser manipuler à des fins de destruction de leurs propres patries.
Vue partielle des participants à cette cérémonie de lancement
Le premier responsable du MFP a donc saisi le cadre pour magnifier les efforts et la détermination du président Ibrahim Traoré et de son gouvernement, ainsi que des forces combattantes dans la reconquête de l’intégrité du territoire. Il n’a pas manqué de rendre hommage aux victimes de la lutte.
Une initiative et un engagement qui arrachent de l’admiration au patron de la cérémonie, le ministre d’État, ministre en charge de la Fonction publique et du Travail, représenté par son chargé de mission, Seydou Sanou. « La patrie vous en saura gré », a-t-il exprimé de la part de son supérieur hiérarchique, avant d’affirmer que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour accompagner les actions de « Burkina Celbal Baara » et toute initiative visant à consolider la paix.
Le mandataire du ministre d’État, patron de la cérémonie, Seydou Sanou
Même sentiment de reconnaissances pour le président de l’activité, le ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, dont le mandataire, Naaba Saga, chargé de mission, s’est félicité de cette démarche « qui vise à exalter la fibre patriotique et raviver les valeurs du vivre-ensemble ». Il a exhorté les Burkinabè à travailler à se départir des haines, de l’égoïsme et des divisions.
Le représentant du président, le ministre en charge de l’administration du territoire, Naaba Saga
Au cours de la cérémonie qui a mobilisé un grand monde de toutes les couches sociales à leurs côtés, les chefs coutumiers et traditionnels ont invité l’ensemble des populations à travailler à favoriser la solidarité et l’unité dans la société. « Les grandes luttes se gagnent dans la solidarité. Nous demandons à tout le monde de libérer les initiatives dans ce sens », ont appelé ces leaders communautaires qui ont également profité du cadre pour adresser un message de condamnation et de compassion dans le drame de Barsalgho.
O.L.O.
Lefaso.net
Vos réactions (19)
par Passakziri, 1er septembre 2024 21:36
Les malheurs du pays sont aussi le fruit delà décadence des bonnets rouges qui ont banalisé leur autorité contre les vélos,motos, sacs de riz, voiture.On vous a vu avec le CDP ,avec le MPP , avec Damiba, et maintenant avec Traoré.C est aussi à cause de vos centres que le terrorisme s’est installé et s est répandu au Burkina. Oui , à cause de vos ventres, vous ne cherchez plus à savoir d où vient l étranger qui vous offre la cola, la bière, l argent. Pour vaincre le terrorisme il faut discipliner moralement les bonnets rouges.
Passakziri
Bien vu mon frère. On voit bien que la prise de conscience au Burkina n’est pas pour maintenant. Le fort des Burkinabè c’est les soutiens de ce genre à IB & Co, la propagande pour l’AES, pour ce régime, etc... et ils se reclament "peuple conscient", "Pays de Hommes intègres".
A quand Un soutien au Burkinabés des jaunes rouges ? Des victimes civiles et FDS ? Aux parents des victimes ?
On arrivera a rien si c’est toujours origaniser pour soutenir IB et son government et laisser ceux qui souffrent le plus.
Mon soutien indefectible et sans ambage aux chefs coutumiers, a IB, a la Transition, a l’AES. La victoire totale est proche !!!!! La patrie ou la mort, nous vaincrons !!!!!
La victoire est toujours proche mais n’arrive jamais. Tout est toujours dans "bientôt" ou "prochainement". Regardez les choses en face en acceptant qu’un recadrement des choses urge plus que jamais.
Si vous allez au restaurant X et qu’après avoir commandé vous patientez 3 heures ou 4 heures et qu’on vous sert du "bientôt" à tout bout de champ, il y a fort à parier qu’il y aura de votre part un changement de restaurant accompagné d’injures et de malédictions à l’endroit du restaurant X.
Mon ami, faut pas nous embrouiller, je tiens ma cuillere depuis 1960 et ya toujours RIEN. Tu parles comme c’est IB la source de nos probleme. Ceux qui eteignent le feu de la marmite, on doit les TRAITER COPIEUSEMENT !!!!!
"une réelle implication de ces leaders communautaires, les chefs coutumiers et traditionnels, dans la lutte contre la « prédation impérialiste..." Hum, un peu plus d’un siècle de retard... Jetteraient-ils un regard critique sur leurs ancêtres, dont beaucoup ont fait partie des "vassaux locaux", à leur grand bénéfice et à celui de leur descendance...?
Bref, encore une fois, la lutte contre le terrorisme semble reléguée au second plan, loin derrière la prioritaire "lutte contre l’impérialisme", dans laquelle je ne doute point que l’exemplaire ascétisme de nos chefs coutumiers, sera une arme capitale.
Bonjour chers internautes.
Merci à O.L.O. de Lefaso.net pour cet article.
Est-ce une énième réunion de bonnets rouge ?
Je pose cette question parce que je me rends compte que le mal qui a engendré le peu d’implication de notre chefferie, exception faite de celle du sud-ouest, n’est pas soigné : l’approche de l’état dans la gestion et l’implication de la chefferie coutumière a toujours été insuffisante, quand on ne l’utilise pas à asseoir son propre pouvoir tout simplement (Blaise Compaoré). L’Etat se méfie de la chefferie coutumière qui est très morcelée et celle-ci se méfie également de l’Etat sauf pour passer devant les caméras au cours de cérémonies festives. Un chef traditionnel politicien est une erreur grave ! J’y reviendrai dans d’autres posts.
Pourquoi ne pas prendre administrativement exemple sur le Rwanda ? Pourquoi ne pas impliquer la chefferie coutumière dans le mouvement spontané de veille citoyenne ?
La Patrie ou la mort, nous vaincrons !
Soutien à Barga (à une trentaine de kilomètres de Ouahigouya), Yondé (région Centre-Est) et au village de Bam (proche de Kongoussi), dernières victimes en date, des attaques de... l’impérialisme...?
Un très grand merci à nos responsables coutumiers pour cette belle et très utile initiative. Les solutions viendront de l’implication de tous.
Ps : ceux qui critiquent tout mais ne proposent rien, je vous salut. Vous pouvez aussi planter des arbres pour ne pas rester inutiles. Au moins avec ça, vous nous ferez de l’ombre...
Hum ! Donc nos naaba s’en remettent au pouvoir étatique de la Transition pour nous sauver. Il ne reste qu’à les supprimer ou en faire des chefs wayiyaah. Un peuple à la Tradition piratée, le Burkina est fini depuis la racine
L’initiative de la mobilisation des chefs coutumiers est bonne à priori. Mais, il nous est toutefois permis d’exprimer quelques doutes sur leurs capacités réelles à lutter contre le terrorisme. En rappel, il y a presque une décennie que s’est installé ce phénomène dans notre pays sans qu’on ne voie des actions d’éclat des coutumiers. On peut se demander ce qu’ils feront maintenant qu’ils n’aient eu l’occasion de faire si tant est qu’ils sont attachés à la patrie, à leurs populations et à la terre de leurs ancêtres. Où se trouvaient leurs forces mystiques et spirituelles pendant tout ce temps ? Combien d’entre eux ont-ils organisé des cérémonies publiques de mise en garde ou de défiance des terroristes à l’exemple du chef de canton de Gaoua en vue de renforcer la sécurité dans les villages ? Dans tous les cas, beaucoup d’ennemis de la nation sont connus et on les attend au résultat. A partir de cette rencontre, les populations les attendent au pied du mur et la suite des évènements témoignera en leur faveur ou défaveur. Peut-être faudra-t-il même désormais fixer des contrats d’objectifs à tous les dépositaires de puissances surnaturelles dans notre pays afin d’assainir aussi ce milieu.
De mémoire, la chefferie coutumière est bien hiérarchisée. Quand l’initiative vient d’un député, cela peut poser naturellement problème. Je ne suis pas sûr que les chefs coutiers sont partisans d’un pouvoir politique jusqu’à en donner leur onction.
Pour ceux que je connais, la consigne est que les chefs traditionnels restent à leur place. Tout le monde sait qu’ils incarnent et incarneront le pouvoir. Respects aux chefs traditionnels qui incarnent les valeurs de nos traditions.
Je peux me tromper, pardonnez-moi dans ce cas.
Nous sommes à une étape où un véritable élan de solidarité pour Barsalogho doit s’oraniser.
Que Dieu protège notre pays.
De toute facon, tant que les Chefs Traditionnel seront des appendices des Pouvoirs Politiques au Burkina Faso ; pour defendre des Interets Personnels Egoistes et celui des Pouvoirs, les Interets fondamentaux du Peuple Burkinabe ou des Populations Inoncentes seront Trahis. Il n’y’aurait plus de Justice Sociale et d’equite dans la mesure ces Chefs Traditionnels sont vandalisses contre les Tragedies au nom de la fameuse Cohesion Sociale Nationale. Peut on obtenir la Cohesion Sociale Nationale sans aucune Justice et la reparation des Crimes Subits par notre Peuple Burkinabe ? En tout etat de cause, vous pourriez amasser des biens materiels et Financiers pour Vider Ici Bas les tors Commis, mais sachez que la Justice Imparable de Dieu Sublime s’exercera sans aucune complaisance et ni tricheries. Salut
Ouagadougou capitale du cinéma africain. Les traîtres de la vocation encestrale. Ce régime est-il à applaudir ? Êtes vous allez à Barsalogho pour pleurer avec les femmes qui restent ? Vos gris gris et autres ne sont que de la parrure.
Absolument, bien parlé et ce n’est que vérité, des manges-mil comme ça, ils pactiseraient bien avec le diable pour quelques nourritures et engins, c’est déplorable, je ne sais pas si c’est la volonté de Dieu d’avoir fabriqué l’homme noir de la sorte mais c’est déplorable, .....