
Assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons : Blaise Compaoré et ses avocats ne seront pas au procèsLEFASO.NET
jeudi 7 octobre 2021.« Le Président Blaise Compaoré ne se rendra pas - et nous non plus - au procès politique organisé à son encontre devant le Tribunal militaire de Ouagadougou », ont déclaré les avocats du principal accusé dans l’assassinat du président Thomas Sankara et ses douze compagnons, dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Ce communiqué intervient à quelques jours de l’ouverture du procès prévu ce lundi 11 octobre 2021 à Ouagadougou. « Cette décision s’inscrit dans la logique de la procédure qui ne lui a pas été rendue contradictoire, du fait de la carence de la juridiction d’instruction, laquelle ne l’a jamais ni convoqué pour un interrogatoire, ni ne lui a jamais notifié aucun acte sinon sa convocation finale devant la juridiction de jugement », ont déclaré les avocats Pierre Olivier Sûr et Abdoul Ouédraogo, conseils de l’ancien président en exil à Abidjan depuis sa chute en octobre 2014. Selon les avocats, Blaise Compaoré en tant qu’ancien chef de l’Etat, bénéficie d’une immunité « du fait de l’article 168-1 de la Constitution du Burkina Faso, introduit par la loi constitutionnelle du 11 juin 2012, signée par le président Roch Kaboré, alors président de l’Assemblée nationale ». Nous vous proposons l’intégralité du communiqué. Lefaso.net Communiqué des avocats du Président Blaise Compaoré Procès Sankara Le Président Blaise Compaoré ne se rendra pas — et nous non plus - au procès politique organisé à son encontre devant le Tribunal militaire de Ouagadougou, c’est-à-dire devant une juridiction d’exception. Cette décision s’inscrit dans la logique : 0 de la procédure qui ne lui a pas été rendue contradictoire, du fait de la carence de la juridiction d’instruction, laquelle ne l’a jamais nl convoqué pour un Interrogatoire, ni ne lui a jamais notifié aucun acte sInon sa convocation finale devant la juridiction de jugement ; • et de l’immunité dont il bénéficie en tant qu’ancien chef de l’Etat, du fait de l’article 168-1 de la Constitution du Burkina Faso, introduit par la loi constitutionnelle du 11 juin 2012, signée par le Président Roch Kaboré, alors Président de l’Assemblée Nationale. Cette décision s’inscrit dans la continuité : • de la délivrance à l’encontre du Président Blaise Compaoré d’un mandat d’arrêt International, lequel a été annulé par la Cour de cassation du Burkina le 28 avril 2016, de telle sorte qu’il n’est aujourd’hui visé par aucun mandat d’arrêt International. En tout état de cause, si le Président Blaise Compaoré ne reconnaît pas la justice du Président Roch Kaboré, il demeure confiant en la justice Internationale : • la Cour européenne de Strasbourg qui, par une mesure d’urgence Inédite, s’est opposée à l’extradition de son frère le 6 août 2021, eu égard aux incertitudes qu’offre présentement le Burkina en terme de protection des droits de l’homme. Maître Abdoul Ouedraogo Vos réactions (43)
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