Actualités :: Insécurité : La nique des bandits aux forces de sécurité !

Les Burkinabè n’ont pas seulement faim. Ils sont morts de peur. Le banditisme a pris une tournure dramatique depuis longtemps. Mais il a fallu " l’heureuse bêtise " du 24 juillet dernier sur la route de Pô, pour que les plus hautes autorités du pays réalisent l’abîme dans lequel nous sommes en train de descendre. Parce que depuis 2001, des allocations budgétaires spéciales ont été consenties pour la lutte contre l’insécurité, on se berçait d’illusions " là haut " que le travail se faisait sur le terrain.

Le 24 juillet a percé l’écran de fumée. Pour illustrer " l’indigence " dans toute sa nudité, un groupe de gendarmes, " le nec ultra " de la sécurité, est défié par de petits bandits détrousseurs de voyageurs. Ils ne réagiront pas. Leur patron les excusera le lendemain : " Ils (les gendarmes) ne peuvent pas descendre dans la brousse s’ils ne savent pas exactement ce qui se passe... ". Ainsi donc, il fallait quelqu’un pour faire la reconnaissance de terrain avant. Comme qui dirait, " no comment ".

C’est tragique et déprimant à la fois pour qui connaît la réalité. Autour de cette lutte contre l’insécurité, les effets d’annonce ont pris le pas sur les actes concrets. Les agents qui doivent s’investir ne sont pas convaincus et motivés, les milliards de l’insécurité sont gérés comme un compte d’épicier. Depuis 2001, les dotations n’ont pas évolué et n’ont jamais été régulières dans les services de sécurité : commissariats et brigades de gendarmerie. Chaque année, les opérations spéciales programmées ne sont jamais exécutées jusqu’au bout. " Dès les mois de mars, nous confie un responsable de sécurité, on nous dit qu’il n’y a plus d’argent ".

Tout s’arrête donc. Dès lors, c’est au coup par coup que les opérations s’effectuent. En même temps les réseaux se criminalisent et les opérations quand elles ont lieu, ne permettent pas de remonter jusqu’aux parrains de la pègre. Chaque fois qu’un parrain est arrêté, c’est la mobilisation générale. Il est libéré et le jugement n’aura jamais lieu.

Le Burkina, pays carrefour, est menacé d’étouffement économique. Notre dossier fait le constat de la politique engagée jusque-là pour éradiquer le fléau. Elle n’est pas rassurante comme vous le constaterez.


L’Etat parle et les bandits agissent !

Dans le bastion inexpugnable de la sécurité burkinabè, les bandits ont frappé et ils sont repartis tranquilles. Bassolet est allé le lendemain avec photographes et cameramen pour constater ce qu’ils ont fait, et crier : " Nous allons riposter ! ". Tout se résume à cette phrase : l’Etat est réduit à " riposter ".

Le sentiment général d’insécurité chez les Burkinabè a atteint des sommets, avec l’attaque du 24 juillet 2005 sur la route de Pô. Les bandits s’étaient ce jour-là attaqués à deux symboles importants du pays : " un célèbre avocat du pays " et de surcroît un ancien bâtonnier qu’accompagnait à l’occasion un jeune journaliste qui débute bien dans le métier. Le deuxième symbole, c’est quand même le lieu de l’attaque, même si depuis longtemps, Pô n’était plus un lieu sûr, pour ne pas dire plus. Mais la conjonction des faits, l’attaque du bâtonnier en ces lieux, a mis en exergue le caractère particulier de la zone. Partout au Burkina, excepté Ziniaré bien sûr, on peut être en insécurité, même à Pô. Parce que c’est le fief du fleuron de l’armée burkinabè, les fameux commandos dont la renommée a dépassé nos frontières et, ensuite, le chef de l’Etat y a sa résidence privée. La toute première, avant même celle de Ziniaré. S’y rend-il très fréquemment ? Il est possible d’en douter. Tous ces éléments rassemblés donnent un relief particulier à l’attaque du 24 juillet dernier. Il est très probable, jusqu’à preuve du contraire que les bandits ne visaient pas particulièrement le bâtonnier. Mais incontestablement, la qualité de la victime donne une autre dimension à cette attaque. Autrement, c’aurait été comme d’ordinaire, juste un fait divers dans les colonnes de la presse avec la photo du car de SKV et peut-être des images des victimes. Ce hasard malheureux que l’on pourrait aussi qualifier de "l’heureuse bêtise des bandits " jette une lumière crue sur la situation réelle de l’insécurité dans le pays. Une situation à laquelle quotidiennement, ceux qui sont obligés d’emprunter nos routes sont confrontés. En quittant chez soi,on n’est jamais sûr d’arriver vivant à destination. C’est la cruelle réalité du Burkina d’aujourd’hui que la fréquence des attaques était en train de banaliser. Assez rarement, des personnalités de premier plan en étaient victimes et donc son ampleur ne pouvait sauter aux yeux. Les rapports de police et de gendarmerie qui auraient pu en donner la juste mesure sont suffisamment édulcorés pour ne mettre personne mal à l’aise, à l’image de la situation de la famine dans nos campagnes. Il faut que la chose devienne impossible à cacher pour qu’on se résolve à l’affronter ou, pour reprendre le juste mot de Bassolet, " à riposter ".
La situation a quelque chose de désespérant et on peut imaginer que Bassolet lui-même sait qu’en affirmant péremptoirement qu’il va riposter ne contribuera pas à ramener la quiétude.

La riposte avec 24 h de retard

C’est même le contraire qui va se produire comme lui-même s’en doute en confiant, out of record, à notre confrère de L’Observateur Paalga : " Quand les bandits viennent nous défier comme ça, ça me fait mal, quoi ! ". Il y a de quoi " faire mal ", puisque le même Bassolet, le verbe haut, avait énoncé au début du phénomène toute une stratégie qui devait rapidement le réduire, à défaut de l’éradiquer. En réponse, l’insécurité s’est rapidement criminalisée et les bandits ont délaissé l’usage des troncs d’arbres pour faire usage directement de leurs armes. Nous avions du reste régulièrement évoqué dans nos colonnes l’évolution et la criminalisation du banditisme et le danger qu’il représentait pour les usagers de la route que nous sommes tous ( lire Montée de l’insécurité à l’ombre des petites et grandes affaires in L’Evénement n°23 de avril 2003 et Bantisme : le Burkina à l’heure des réseaux criminels in L’Evénement n° 06 de novembre 2001). Ces dossiers nous avaient valu à l’époque d’être interpellés, entendus et détenus par les services de sécurité, sur instruction du ministre de la Sécurité (himself) ou à l’initiative du chef d’Etat major de la gendarmerie. A l’époque, le ministre Djibril Bassolet était tellement sûr de son fait qu’il ne pouvait tolérer qu’on questionne ses méthodes. Cette stratégie déclamée à coups de milliards de nos francs cfa a hélas montré sa faillite comme on pouvait du reste le prévoir ( lire ci-contre L’échec de Bassolet) .
En prenant l’attaque du 24 juillet dernier, on peut bien se demander ce qu’il est advenu de la stratégie de réponse imaginée qui devait être progressivement mise en œuvre. En effet, dès décembre 2001, le ministre Bassolet annonçait qu’il était désormais prévu d’utiliser l’hélico de la base aérienne une fois qu’une attaque est perpétrée sur nos routes principales, un moyen qui viendrait soutenir un large ratissage qui devait être déclenché immédiatement. Le 24 juillet, toutes les conditions étaient réunies pour la mise en œuvre de ce dispositif. Le lieu de l’attaque était situé à une bonne distance de Pô et même de Ouagadougou, puisque nous étions à moins de 100 km de la capitale. L’attaque a eu lieu le jour, (à 9h 42 selon Louis Oulon, une des victimes célèbres) et les patrouilles sont arrivées 5 minutes juste après le départ des malfrats. Et un autre facteur favorable, toute cette région étant le champs d’exercice du Centre Commando de Pô, son bouclage devait être un jeu d’enfant pour nos forces de sécurité qui s’y sont à plusieurs reprises entraînées à contrer de virtuelles prises d’otage du chef de l’Etat, qui y a, faut-il le rappeler, une de ses toutes premières résidences secondaires. Ce mécanisme devait être facilement déployé puisque depuis 2001, une structure de coordination, formalisée par la loi sur la sécurité de 2003, existe et est censée être opérationnelle pour de semblables situations.

La joyeuse randonnée de Djibril et Madou

Mais à quoi avons-nous assisté ? A une randonnée solennelle des chefs de la sécurité, protégés comme des princes, qui sont allés, 24 heures après que le danger soit passé, faire des leçons aux populations : " Nous ne sommes pas des charlatans. Les braqueurs vivent avec les populations. Les forces de sécurité peuvent faire le maximum, mais tant que la population ne collabore pas, les résultats risquent d’être maigres ". Il faut sans doute prendre ces paroles pour ce qu’elles traduisent : " elles sont celles d’une autorité complètement dépassée par les événements ". Effectivement, quand on arrive ceinturé d’éléments de sécurité armés jusqu’aux dents, on peut tenir semblables propos. Les populations, elles, sont assez lucides pour savoir qu’elles n’ont d’autre protection que Dieu et leur mutisme. Combien de paysans, assez naïfs, ont cru bien faire en dénonçant des malfrats ? Mal leur en a pris.

Interpellés complaisamment et libérés quelques temps après, les malfrats sont revenus leur faire la peau au su et au vu des forces de sécurité. Ces forces de sécurité ne sont-elles pas d’ailleurs celles qui dénoncent les dénonciateurs ? Dans l’affaire Traoré Saül, " L’égorgeur de jeunes filles ", un présumé coupable interpellé et libéré est retourné traumatiser tous ceux qu’il soupçonnait dans son village, de l’avoir dénoncé ou de s’être réjouis de son interpellation. Mais ça, c’est un moindre mal. D’autres malfrats font " mieux ", ils exécutent les dénonciateurs. Alors, pour les populations, Bassolet et son chef d’Etat-major peuvent toujours causer...Et puis, si c’est certain que les braqueurs vivent avec les populations, pourquoi ne pas procéder par " immersion " ? N’est-ce pas une technique utilisée dans les bonnes polices ?

Enfin, a-t-on vraiment la volonté d’aller très loin dans les enquêtes pour démanteler les réseaux ? On peut en douter. La seule fois où les policiers ont eu un résultat fulgurant et honnête, ce fut quand leurs collègues de Koupèla ont été butés par la bande à Pitroipa. L’enquête rondement menée a permis l’arrestation de celui-ci avec la bonne collaboration de la police ghanéenne. Mais ce sera tout. Pitroipa mourra miraculeusement quelques mois après d’une hypertrophie des poumons. L’autopsie du cadavre diligentée in expresso ne serait toujours pas disponible. A-t-on voulu couper la branche pour sauvegarder l’arbre ? Comment ne pas le penser ? Son complice Sondé aurait été arrêté par la police ghanéenne et devrait être remis aux autorités burkinabè. Mais peut-être que celles-ci ne sont plus trop pressées de le récupérer.

Autour de cette insécurité, il y a trop de zones d’ombre. On peut continuer à y injecter des milliards, rien n’y fera.

NAB


Sur trois axes principaux où les braquages sont fréquents, de fortes présomptions pèsent sur des individus presque identifiés qui appartiendraienr aux forces militaires.

En 2001, enquêtant sur le phénomène des braqueurs, nous avions abouti à la conclusion que les vrais, c’est-à-dire les commanditaires, échappaient chaque fois aux opérations coups de poing. Notre conviction reste établie que l’une des explications de l’aggravation du phénomène est l’impunité dont jouissent les commanditaires.

Les opérations de police n’ont jusqu’à présent pas dépassé le stade des exécutants pris dans l’action où immédiatement après l’action. Cette observation reste encore plus vraie que jamais. Les gangs qui opèrent sur nos routes ne sont pas le fait des seuls " asociaux " qui les composent. Des individus isolés ne peuvent pas avoir une telle hardiesse pour braver tout un Etat. Il y a donc toute une organisation mafieuse, dont on ne soupçonne pas pour l’instant l’ampleur qui coordonnerait toutes ces actions. La possibilité de remonter le réseau ou les réseaux serait quasi impossible.

L’exemple qui l’illustre est le sort que connaît le dossier des " policiers de Koupéla ". La mort du principal malfrat Pitroïpa et les conditions de l’autopsie de son cadavre le montrent bien.

De façon certaine, depuis 2001, toutes les personnes soupçonnées par les services de police d’être les principaux acteurs ou soutiens des gangs n’ont pu être arrêtées, ou quand elles ont été arrêtées, les services de police sont submergés par des interventions d’hommes politiques qui aboutissent toujours à leur libération. Pour ceux que les policiers arrivent à déférer, ils ne restent pas longtemps en prison et, de toute façon, ce sont des individus qui ne seront jamais jugées. On tourne donc en rond.

Tout le monde sait qui fait quoi, mais personne n’y peut rien. Selon les dernières informations, sur trois axes principaux où les braquages sont fréquents, de fortes présomptions pèsent sur des individus presque identifiés qui appartiendraient aux forces militaires.
Sur l’axe Ouaga-Pô, trois militaires seraient responsables des attaques. Sont-ils impliqués dans l’attaque du 24 juillet dernier ? Les vérifications sont en cours.
Sur l’axe Ouaga-Koungoussi-Djibo, les braquages seraient le fait d’un militaire. Soupçonné par sa hiérarchie, il a été affecté dans une garnison non loin de là.

Sur l’axe Ouaga-Koupéla-Fada il y a également de fortes présomptions sur des éléments des corps habillés. Nous avions en 2003 évoqué le cas d’un militaire pris la main dans le sac et déféré à la maison d’arrêt de Fada. Il se serait fait la belle et depuis personne ne l’a retrouvé. Pour montrer à quel point la situation serait préoccupante, le haut commissaire avait demandé, dans une lettre confidentielle à sa hiérarchie, que l’on relève tous les éléments de la sécurité de la province pour les remplacer par des nouveaux. Il n’a pas été entendu bien sûr. La preuve que ce ne sont pas des enfants de cœur, dans cette région, le gang qui opère sur la zone de Pama se serait même attaqué à une escorte de fonds convoyée par les CRS. L’attaque a été repoussée. Mais c’est la preuve, s’il en était besoin, que ce ne sont pas de petits braqueurs à la semaine.

La mise en cause des éléments des forces de sécurité dans les braquages est de plus en plus attestée. C’est une situation qui porte indiscutablement atteinte à l’honneur de nos forces. Mais faut-il ne pas en parler ? Non, bien entendu. Parce que dans cette affaire aussi, ces éléments présumés agissent-ils pour leur propre compte ou bien sont-ils en train de vendre leur force de travail ? Au regard de la tournure que prend le phénomène, il faut penser plus à la seconde hypothèse. Dans un braquage en 2001 sur la route de Garango, un témoin avait raconté dans nos colonnes qu’un des malfrats leur avait, dans un français approximatif, dit à peu près ceci : " Ne vous en faites pas, en haut ils sont au courant de nous ". Il faut maintenant déterminer le " en haut " exactement. Or, c’est ce qui parait impossible à faire. Comment remonter les réseaux ? Tant que ce travail ne sera pas fait, on peut toujours causer.

NAB


L’échec de Bassolet

Parce qu’il a voulu trop incarner la chose, un peu à la Sarkozy, des résistances se sont développées au sein des acteurs principaux, pour continuellement lui saper l’action. Le constat, c’est l’échec. Son échec.

Sur la pente ascendante, depuis qu’il a remplacé au pied levé son prédécesseur, à l’Etat major de la gendarmerie, le colonel Djibril Bassolet était celui à qui tout réussissait. Depuis l’histoire de l’or devant les Tribunaux populaires de la révolution (TPR) en passant par le faux procès verbal de gendarmerie dans l’affaire David Ouédraogo, il avait su devenir l’homme indispensable du système.

Il est naturellement nommé ministre délégué à la Sécurité, en pleine tourmente de l’affaire Norbert Zongo pour seconder un Yéro Boly à l’Administration territoriale, quel que peu débordé, et assister les successifs1 ministres de la Justice dans la canalisation des dossiers sensibles. Sur les deux fronts, il obtient rapidement des résultats qui soulagent le pouvoir. Face au Collectif, il engage une surenchère verbale qui surprend et intimident même les dirigeants du mouvement, qui le prennent désormais pour cible, permettant à la famille présidentielle d’avoir un peu d’air. Sur le plan judiciaire, il s’implique directement dans la conduite du dossier David Ouédraogo.

Faute d’obtenir la collaboration du juge Armand Ouédraogo, il le contraint à boucler prématurément son dossier, toute chose qui permettra à l’instance habilitée de rédiger un arrêt de renvoi moins compromettant pour François Compaoré qui sera entendu comme simple témoin. La récompense immédiate de ses services rendus sera sa promotion au rang de ministre plein. Cette fulgurante ascension ne lui apportera pas que du bonheur. Certains de ses soutiens principaux vont en prendre ombrage, à tout le moins vont commencer à s’en inquiéter. L’insécurité n’étant pas immédiatement une menace pour la stabilité du régime, ils vont œuvrer à ne pas lui permettre un succès total dans ce domaine aussi.

Là où commencent les déboires

La responsabilité de Djibril Bassolet dans l’échec de la politique de sécurité est incontestable. Une succession de choix erronés depuis le début du phénomène n’ont pas permis, avec les résistances évoquées plus haut, de provoquer une réelle mobilisation des forces de sécurité, comme le commandait la situation. Du point de vue institutionnel, le ministre Bassolet a eu tous les moyens qu’il fallait. Le budget pour la lutte contre l’insécurité est passé de 500 millions à 5 milliards par an en moins de trois ans. Il n’y a pas de précédant de pareille sollicitude budgétaire dans l’histoire du Burkina, à budget structurellement déficitaire.

Il a eu aussi vraisemblablement les coudées trop franches pour conduire sa politique sécuritaire, au point de commettre des fautes administratives assez graves. Il en est ainsi des irrégularités qui ont émaillé le recrutement des policiers en 2000. Une affaire dont nous nous étions fait l’écho dans ces mêmes colonnes. Ensuite, la gestion des importantes dotations financières pour la lutte contre l’insécurité ne s’est pas faite toujours dans le respect total des règles budgétaires. Par exemple, des marchés publics de plusieurs milliards passés de gré à gré. Une situation qui a déjà été dénoncée par le Réseau national de lutte anti-corruption (REN/LAC). Ces libertés prises avec les règles et les bonnes procédures n’ont pas permis de fédérer grand monde autour des actions pour la lutte contre l’insécurité.

Même quand il y a eu de bonnes initiatives, comme par exemple l’élaboration, dès les premiers instants du phénomène, d’un plan d’action de lutte contre l’insécurité, ce sera sans suites tangibles. La structure de coordination née de ce plan d’action n’a jamais fonctionné. La matérialisation de cette intention reste la loi sur la sécurité votée en 2003. Un acte plus formel que fonctionnel.

Par ailleurs, l’évolution très sensible des moyens financiers accordés au département de la Sécurité n’a pas eu d’effets sur l’indigence des administrations de la Sécurité. Les dotations en carburant pour les commissariats et les brigades de gendarmerie n’ont jamais pu se faire avant juin de chaque année. Cette année, ce fut la même chose. Il n’a pas pu se mettre en place un système transparent de motivation des hommes et pourtant, les éléments savent que de l’argent est voté pour la lutte contre l’insécurité. Ils attendent naturellement que cette allocation puisse récompenser les sacrifices qu’on leur demande.

On peut penser que dans ce domaine, nonobstant les coups bas de ses " amis ", Bassolet est davantage victime de " sa trop grande intelligence ".

NAB

L’Evénement

1 Sur la période le ministère de la justice à connu une instabilité ministérielle peu habituelle pour la IVe République. Il y a eu trois ministres en moins de trois ans : Yarga Larba, Paul Kiemdé (Valium 2000), Boureima Badini.

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