Actualités :: Lotissement à Bogodogo : Contrat non respecté, magouilles, tentatives de (...)

Il y a des magouilles dans le processus de lotissement des
secteurs 25, 29 et 30 de Ouagadougou. C’est du moins ce
qu’affirme dans cet écrit, la commission ad’hoc chargée du suivi
et du contrôle du projet.

"Le processus devant aboutir au lotissement des zones
concernées a été initié par les populations à travers leurs
associations depuis 2000 et en juillet 2003, la numérotation et
le recensement des bâtiments existants sur le site ont débuté.

Dans le souci d’éviter les fraudes et autres magouilles qui
semblent être collées à tout processus de lotissement dans
notre pays, la mairie de Bogodogo a cru bien faire en confiant
l’opération de recensement après appel d’offres, au cabinet
Epures par marché n°002/2003/CO/ABDG/SG avec comme objet
"recensement des propriétaires des maisons achevées dans
les zones à lotir des secteurs 28, 29, et 30". Ce travail confié au
cabinet EPURES devait durer 32 jours. Ce qui ne fut pas le cas.

Conformément à l’article 20 du marché, une commission
Ad’hoc chargée du suivi et du contrôle du recensement a été
mise en place par l’autorité municipale et composée de
conseillers municipaux, de chefs coutumiers, des responsables
des coordinations d’associations de résidents et des
propriétaires terriens de la zone.

Dès le début des travaux du cabinet, des informations faisant
état d’irrégularités posées par les recenseurs parvenaient à la
commission. De fait, face aux tergiversations du cabinet, la
commission qui suivait l’évolution des choses est descendue
sur le terrain où la confirmation de ces actes a été faite : cabaret,
kiosques, grottes, murettes, ruines, boutiques, cloches, trous,
arbres, etc... ont été numérotés et recensés, toute chose qui ne
correspond pas à l’esprit du marché.

Mieux, la commission
poursuivant ses investigations a découvert plus de 25 000 cas
de numéros sortant hors du cahier des charges. Ce qui, en clair,
signifie que ce travail bizarre, frauduleux ne provient pas de la
commission puisque découvert par elle.

"Des bizarreries sur deux reçus"

Ce travail de terrain a également permis à la commission
ad’hoc de s’apercevoir que plus d’une centaine de numéros ont
été doublement, voire triplement attribués, créant du coup une
situation assez complexe qu’elle s’évertue aujourd’hui à
résoudre. Comment ? En affichant ces numéros dans les
secteurs afin que les personnes concernées se présentent
devant la commission, ce qui lui permettra d’effectuer des
sorties de terrain avec elles dans le but de déterminer la maison
qui entre dans les critères de résidence.

L’autre question qui suscite des interrogations est celle de la
contribution de 1000 F CFA recueillie auprès des populations.
Il faudrait rappeler que :
- d’une part, les populations ont décidé (après moult tractations
avec les autorités), de contribuer avec 1000 F CFA par personne
recensée pour la prise en charge des commissions ad’hoc,
achat des fournitures et autres ;
- d’autre part, pour recevoir les contributions de 1000 F CFA d’au
moins, 50 000 personnes recensées par Epures, la mairie a dû
ouvrir cinq caisses (sur le reçu et comme dit lors des
assemblées générales les 1000 F CFA ne pourraient constituer
un passeport pour une parcelle) ; dont deux caisses au secteur
28, une au secteur 29, une au secteur 30 et une à la mairie.
- Enfin, elle aurait pu vous fournir des centaines de numéros
doublement ou triplement attribués.

D’ailleurs des listes de
numéros doublement ou triplement portés sur les concessions
sont affichées par secteur et des sorties de la commission se
font pour vérifier l’identité du résident réel (voir NB.).
Par rapport à ce qui est relevé comme bizarrerie sur deux reçus
portant le même numéro de recensement mais dont signature
et cachet sont de personnes différentes, nous devons porter à
l’abaissement de l’ignorance de ceux qui s’en étonnent que les
populations étaient donc libres de se rendre à l’une ou l’autre
des caisses ouvertes à cet effet.

Les personnes ayant le même numéro ne sont donc pas
obligées de se rendre chez le même trésorier, du reste,
savaient-elles qu’elles avaient le même numéro ? Rien n’est
moins sûr. Les propriétaires de ces numéros ont été invités à
retourner sur le terrain avec la commission pour le constat
physique des différentes maisons. A l’issue de ces sorties, des
numéros ont été retenus parce que les maisons les portant
entrent dans les critères définis par la commission.
Enfin, le reproche fait à la commission ad’hoc est le manque de
communication. A la vérification des faits, cela est injuste.

A
preuve, voici quelques actions de communication entreprises
par elle :
- Avant l’opération de recensement, les habitants des trois
secteurs ont été tenus informés au cours d’assemblées
générales animées par madame le maire elle-même.
- Ensuite, le cabinet Epures et la mairie ont fait le tour de
secteurs pour une action de sensibilisation
- des meetings ont été organisés sur le sujet par les différentes
associations des zones à lotir.
- La commission elle-même a régulièrement tenu les
populations informées sur le sens de ses différentes sorties sur
le terrain,
- Des assemblées générales ont été organisées en fin 2004
pour faire le point des travaux de la commission Ad’hoc
- La réalisation d’un documentaire à la Télévision nationale du
Burkina relatant les difficultés rencontrées, reportage fait avec
les propriétaires terriens, les Associations des résidents et la
commission Ad’hoc
- Récemment (du (9 au 11 mai 2005) madame le Maire est
allée à la rencontre des résidents pour porter à leur
connaissance la teneur de la délibération portant fixation des
contributions au lotissement.

D’autres stratégies sont programmées et seront ultérieurement
portées à la connaissance de la population concernée par le
lotissement.

La Commission Ad’hoc


NB : Les numéros pris en exemple appartiennent aux
personnes suivantes. Ces numéros ont du reste été affichés par
la commission dans les secteurs.

Numéros doublement attribués/secteur 28

L 2055
- Ouattara Djina
- Ouédraogo Félix

L 2056
- Lankoandé Atima
- Pioukiri/Konaté Mariam

L 2058
- Ilboudo Koudpoko Estère
- Zoungrana Tanga

Numéros triplement attribués/secteur 28

02090
- Compaoré Ahmed
- Koanda Salifou
- Sampo R. Simon

01100
- Zangré Rasmané
- Maïga Souleymane
- Kéré T. Ousmane

Toutes ces indications ont été affichées en son temps dans les
différents secteurs. Dire qu’on les a découverts serait donc
défoncer une porte ouverte"

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