Actualités :: Syndicats : "L’UGTB n’ira jamais en grève pour se défouler"

Telle est la position de l’Union générale des travailleurs du Burkina, qui n’a pas pris part à la grève du 4 février 2005 pour l’augmentation des salaires. A travers la déclaration dont teneur suit, cette structure syndicale met en cause les dirigeants des centrales syndicales qu’elle qualifie de retraités.

L’UGTB, une fois de plus, vient informer l’ensemble des travailleurs du Burkina Faso sur la vie et les mœurs des centrales syndicales féodales et malhonnêtes. Voici une brève explication des points saillants de la déclaration n° 001.

1) Sur notre position dans la déclaration n°001 L’UGTB dit et dira toujours, jusqu’à ce qu’ils partent (les retraités), que les retraités qui dirigent les centrales syndicales doivent rejoindre leurs ménages et laisser les travailleurs choisir leurs leaders pour les défendre. L’UGTB n’ira jamais en grève pour se défouler ou s’exhiber.

2) Sur l’augmentation de salaires et pensions de 25% à compter de 2001, c’est malhonnête de la part de ces leaders de penser que l’UGTB est contre une quelconque augmentation de salaires, mais nous disons que la manière et la méthode de demander cette augmentation sont insensées.

L’UGTB veut faire comprendre à ces vieux loups périmés qu’il fallait d’abord lutter pour faire respecter le SMIG dans les sociétés et entreprises ; si le SMIG est respecté et seulement avec 15% d’augmentation, le travailleur sentira mieux cette augmentation (faites le calcul par rapport à un travailleur qui gagne 15 000 F/mois avec une augmentation de 100%) ; c’est inadmissible de ne pas comprendre cela.

Qui reçoit cette augmentation si non les agents de la Fonction publique où le SMIG est respecté. Et les autres ? L’UGTB dit qu’il faut lutter pour la baisse des frais scolaires dans le privé. 3) Concernant les engagements pris par le gouvernement avec les syndicats

Personne ne peut continuellement duper les autres dans ce pays ; qui ne sait pas que les syndicats sont devenus des partis politiques ? et les ordres leur sont donnés officieusement, "on se sait", disait quelqu’un.

L’incompétence notoire, les séquelles de l’âge et l’incapacité à diriger font que le Gouvernement ne peut comprendre les travailleurs dans leur quête permanente de paix et de justice, et ne veut se laisser utiliser par des avides d’argent.

Dieu seul sait le nombre de travailleurs (pas des retraités) capables de redéfinir les traits des vraies luttes, de redorer le blason des syndicats souillés. Les autorités veulent tant mourir dedans qu’ils ne comprennent pas qu’ils ne pèsent pas dans la balance.

Au lieu de nous empoisonner avec vos vieilles idées, vous ferez mieux d’aller cajoler vos petits-fils, ils ont plus besoin de vous à la maison qu’à la Bourse du travail. Nous voulons un changement de leaders syndicaux.

C’est pour éviter la médiocrité qu’il y a de l’alternance un peu partout dans les institutions et organisations politiques et sociales. Nul n’est indispensable. Vos carrières professionnelles étant à leur terme depuis des années, libérez les lieux pour la paix de tous.

De l’occupation inutile

Les Centrales syndicales (CGTB, CNTB, CSB, FO/UNSL, ONSL, USTB) ont délégué le président du mois avec huissier à l’appui pour nous imposer une sommation interpellative de libérer les lieux ; on a l’impression que le local de la Bourse du Travail qu’occupe inutilement et sans rendement l’UGTB est leur propriété privée, parce que :

l’UGTB n’a pas répondu à l’appel à la grève du 4 février 2005, et nous avons expliqué le pourquoi de notre non-participation ;
l’UGTB a demandé le départ des retraités leaders des centrales syndicales ;
l’UGTB n’a pas accepté d’être guidée par des malhonnêtes (mal intentionnés) ;
l’UGTB demande aux travailleurs de voir plus clair dans les appels à la grève, et se sentant concernés, les retraités veulent faire taire l’UGTB par des intimidations et des diffamations.

L’UGTB n’est pas née de la dernière pluie et aucun leader d’aucune centrale syndicale ne peut, de son propre chef ou groupés, nous obliger à libérer le local.

Le local a été attribué à l’UGTB par la mairie et avec l’accord du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Jeunesse ; des débiles ne pourront pas fermer notre bureau. Qui peut prouver que l’UGTB n’est importante et sans rendement si ce ne sont ces six (6) centrales syndicales ? Vous auriez dû fixer un quota pour être important et rentable ; et aucun critère juridique ne vous donne ce droit de donner cette sommation à l’UGTB (quelle honte !).

Sachez que vous n’êtes pas dans vos champs de maïs. L’UGTB peut-elle vous sommer de quitter la Bourse du travail parce que vous êtes des partis politiques ? En quoi vous êtes importants et rentables si ce n’est votre inconscience (des tonneaux vides qui font du bruit) ? Vous êtes importants et rentables en magouille et en cupidité.

Prête pour la riposte

L’UGTB demande au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Jeunesse d’assainir la Bourse du travail par l’élection de nouveaux leaders non retraités. Au cas contraire, le ministère de l’Emploi, du Travail et de la Jeunesse serait complice de ces dealers, pardon , ces leaders retraités dans leurs dérives. Si le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Jeunesse n’agit pas, le Gouvernement doit agir pour libérer les travailleurs de leurs bourreaux.

Les travailleurs ont besoin de connaître leurs droits et devoirs dans le code du travail pour ne pas tomber sous le coup des sanctions ; le cas des élèves professeurs et policiers par exemple est dû en partie aux agissements des responsables syndicaux irresponsables, qui incitent à des grèves inutiles.

Les locaux de la Bourse du travail sont des propriétés de l’Etat, et de ce fait l’Etat doit se faire respecter, puisque la Convention n° 87 de l’OIT précise la protection du droit syndical, l’article 21 de la Constitution du Burkina Faso garantit la liberté syndicale et l’article 163 du code de travail nous garantit l’insaisissabilité de notre local.

L’UGTB lance un appel à tous les militants et militantes dans les différentes régions du Burkina à se tenir prêts à riposter à une éventuelle attaque physique ou morale de ces leaders syndicaux véreux sur nos responsables, notre local ou ses biens. L’UGTB invite les camarades de ces Centrales syndicales à se démarquer des folies de leurs leaders.

L’UGTB reviendra sur une sale histoire d’argent qui concerne tous les leaders des centrales syndicales dans nos prochaines déclarations. La vraie lutte, c’est aller ensemble négocier auprès du Gouvernement, demander de pardonner à ces élèves professeurs et policiers pour qu’ils reprennent les cours, ainsi, nous aurions contribué à réduire la pauvreté et à ramener la paix dans les foyers.

La lutte continue.

Le Secrétaire général national

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