Actualités :: Insécurité à l’UO : 3 syndicats s’en prennent à l’ANEB

Le Mouvement des étudiants du Faso (MEFA) par le biais de cette déclaration donne son point de vue sur la police universitaire. L’Union des étudiants du Faso (UNEF) y va aussi de son constat. A l’université, ces 2 syndicats en sus de l’UNARES ne sont pas sur la même longueur d’ondes que l’ANEB sur la question de la police universitaire.

Déclaration du MEFA

Depuis un certain temps, la question de la Police spéciale des universités (PSU) fait l’objet de débats houleux entre la classe syndicale estudiantine et la présidence de l’université.

En effet, le MEFA comme d’autres structures n’ont pas manqué d’évoquer la question lors de leurs assemblées générales, invitant ainsi la présidence de l’université à une relecture concertée des textes sur les franchises universitaires. Mais d’ores et déjà, nous nous devons de nous poser la question de savoir quel entendement avons-nous exactement de cette police spéciale des universités.
Il s’agit d’une pratique ou d’une technique administratives des universités de certains pays faisant frontières communes avec le Burkina Faso en l’occurrence le Togo et le Ghana.

En rappel, au mois d’octobre 2004, la présidence de l’université avait initié un voyage à travers ces pays afin de mieux s’enquérir du fonctionnement de la PSU dans ces pays. Ce voyage avait été effectué par quelques représentants de l’administration et d’un représentant par syndicat d’étudiant.

A l’issue donc de cette visite d’inspection et au regard du rapport fait par notre représentant, il n’y avait pas d’inconvénients majeurs quant à la mise en place de la PSU. Et dans le cas spécifique de notre pays, notre Mouvement a émis des conditions qui doivent être perçues comme des préalables indispensables à l’installation de cette police spéciale des universités ; il s’agit de l’achèvement de la clôture de l’université et de la non autorisation de port d’arme à feu.

L’insécurité régnante à l’université et devenant de plus en plus grandissante avec son corollaire d’assassinats de collègues et de vols d’engins nous ouvrent la voie d’un diagnostic conséquent sur cette question.
Mais, en réalité où sommes-nous exactement sur cette question ?
Nous sommes dans une phase préliminaire (c-à-d de projet) s’exprimant par des débats et concertations autour de cette question.

C’est dire que les textes ne sont pas encore adoptés et ne feront pas l’objet d’une adoption tant que nos préoccupations à ce sujet ne seront pas prises en compte. En dépit donc des discussions qui se tiennent sur cette question et malgré les concertations prévues le 22 mai 2005, l’ANEB semble devancer l’iguane dans l’eau en optant pour la voie de la barbarie. C’est ainsi que cette association entend observer dès ce jeudi 10 mars, une grève de 24 heures.

Nous estimons que cette grève du jeudi 10 mars 2005 n’a pas son sens pour le moment d’autant plus que son objet n’existe pratiquement pas. Il est donc certain que derrière cette action, se cachent des desseins inavoués. Le scénario de 1999 qui s’était soldé par l’invalidation et celui de 2002 se soldant par l’incarcération de l’actuel Président de l’UGEB Meda Bertrand nous enseignent suffisamment sur les méthodes de luttes suicidaires de l’ANEB. C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des étudiants à rester vigilants et à se désolidariser des grèves du genre infondé et pouvant à la longue nous conduire droit dans le gouffre.

Conviction-Solidarité-Action

Le SEN


Ce constat de l’UNARES

En tant que syndicat responsable, l’UNARES ne saurait être en marge des événements liés au campus. Nous tenons avant tout à réitérer notre entière disposition de rester à l’écoute des préoccupations de l’ensemble des étudiants. Nous tenons toutefois à souhaiter à l’ensemble des étudiants une bonne suite pour les études en cette année 2004-2005.

Depuis un certain temps l’UNARES a constaté une insécurité grandissante sur le campus. Celle-ci s’est traduite par le meurtre abominable du camarade Badolo Landry en passant par des viols et des vols multiples.

De toute évidence l’insécurité s’avère un fléau qui entrave sérieusement les activités pédagogiques et académiques.
Ce fléau est réel et demeure un fait concret sur lequel nul ne peut berner autrui. Dans ce contexte d’insécurité sur le campus, l’idée de sécuriser les lieux est née. Il est temps que le campus ne soit plus une base, un nid de replis de malfrats et de voleurs. L’espace universitaire ne peut continuer à être un vase clos sur le territoire burkinabè où sévissent le vol, le viol et la violence sur toutes ses formes.

Courant octobre 2004, une mission de l’université, composée de : l’ANEB, UNEF, UNARES, MEFA, et AEBACOVE, a été organisée à destination de Lomé et Accra en vue de constater et de s’imprégner des réalités d’une police universitaire.

A l’unanimité, nous avons constaté une police universitaire au service de la communauté universitaire. Cette police qui fait trembler plus d’un chez nous, n’est en fait qu’un corps spécialisé, faisant le travail de policier dans l’intérêt de la communauté estudiantine. Il n’y a que les malfrats et les voleurs qui pourraient craindre une telle police. Figurez-vous chers camarades étudiants : toutes les universités des pays nantis (USA, France, etc.) possèdent une police universitaire.

L’UNARES pense de ce fait que le mot d’ordre de grève préconisé par l’ANEB et relatif à la police universitaire est nul et non avenu. Il n’a pas sa raison d’être, d’autant plus que nous sommes tous conviés à réfléchir et à trouver la meilleure formule, afin de rendre opérationnel notre système universitaire de sécurité.

L’UNARES tient à rappeler à la communauté estudiantine sa disponibilité à participer aux réflexions visant à sécuriser les lieux, de sorte que cette police soit une véritable police au service des étudiants.
L’ANEB se ferait utile si elle se joignait aux autres syndicats dans la recherche de solutions idoines quant aux véritables problèmes des étudiants, à savoir le problème du prêt FONER, de l’aide et des dérogations.

L’UNARES ne s’inscrit pas dans la logique aventurière de l’ANEB et demande à l’ensemble des étudiants de se démarquer de ces prétendus défenseurs des étudiants. Nous ne saurions terminer nos propos sans saluer une fois de plus la communauté universitaire pour le courage dont elle fait preuve.

- Honte aux fossoyeurs de l’éducation !
- Pour un campus sécurisé, en avant !
Ensemble, nous terrasserons les montagnes et lèverons les mythes.

Le comité exécutif


Accusations de l’UNEF

L’Union nationale des étudiants du Faso vous souhaite encore du courage pour les examens ainsi que pour les défis auxquels vous ferez face tout au long du reste de l’année universitaire. Il est de votre devoir d’apporter une juste et vraie information aux étudiants sur l’éventuelle grève de l’ANEB du 10 mars 2005. Sur la base d’un mensonge, exercice dans lequel elle est devenue championne, l’ANEB procède, par sous-information et intoxication pour atteindre ses objectifs inavoués, guidés par des desseins funestes.

Certes, nous avons été convoqués pour le 22 mars 2005 à Koubri mais la rencontre se tiendra finalement à l’Espace Gambidi. L’ordre du jour portant sur l’examen et l’adoption des textes portant création d’un 3e cycle à l’UFR/LAC. Contrairement aux dires de l’ANEB, elle ne portera nullement sur la modification des textes régissant le fonctionnement de l’UO mais bien sur l’ordre du jour évoqué plus haut. Sa tenue pendant les congés n’entament aucunement l’implication des étudiants du reste représentés par leurs syndicats respectifs.

En outre, nous vous informons que rien n’a été arrêté sur cette question de la Police Spéciale des Universités (PSU), dont les textes (des projets) feront l’objet d’âpres discussions en concertation avec les syndicats d’étudiants. Il est vrai qu’un climat d’insécurité prévaut sur le campus ces dernières années : assassinats, agressions, physiques, vols d’engins, souvent à main armée... les délégués de l’ANEB ont fait leur entrée dans cette classe d’agresseurs en témoignent leurs actes du 24 juin 2004 à l’UFR/LAC et SH. Nous pensons que la PSU est un moyen de lutte contre ce fléau, mais pas le moyen. Il reviendra de ce fait aux syndicats de faire des propositions concrètes pour infléchir les débats en leur faveur.

Du reste, nous devons rappeler que constitutionnellement, tout citoyen, et partant tous les syndicats ont le droit de grève ou de non grève. De ce fait, nous appelons nos sympathisants, délégués et militants à vaquer à leurs occupations académiques tout en sachant esquiver les tentatives d’intimidation et de provocation ces temps-ci.
- Non à l’esprit manichéen dans le milieu estudiantin !
- Non à la surpolitisation de nos conditions de vie !
"Tous unis pour tous !"

Le Comité exécutif national

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