Actualités :: Des vendeurs de drogue sous les verrous

Trois jeunes hommes étaient à la barre de l’audience du Tribunal du travail, mercredi 9 février 2005. Issa Badamassi, Dieudonné Konvolbo et Roger Compaoré comparaissaient pour détention, usage et vente de stupéfiants. Ils ont écopé tous d’une peine d’emprisonnement ferme de 4 mois.

Des débats, il ressort que ce sont les voisins de Roger Compaoré, qui, ulcérés par les attitudes des jeunes amis drogués de Roger qui venaient se "désaltérer" de la drogue qui ont porté plainte. Suite à une descente musclée de la police, qui a procédé à une perquisition dans le domicile de Roger, la piste de Issa Badamassi est suivie. Selon le procureur, ce dernier est le vendeur et le consommateur des drogues à lui allouées par Roger.

Quant à Dieudonné Konvolbo, il a été pris alors qu’il venait remettre la drogue qu’il était allé acheter pour un certain Issiaka, le frère de Roger Compaoré. De fil en aiguille, il ressort des débats contradictoires que Roger Compaoré est un récidiviste dans le monde du commerce de la drogue. Il avait auparavant comparu devant le tribunal pour une accusation de vente de stupéfiants.

Cependant, bien que, selon lui, il ait reconnu les faits, il avait été relaxé. Lors des débats, tandis que Issa Badamassi et Dieudonné Konvolbo reconnaissaient les faits, Roger, lui, niait en bloc. Ces faits remontent à 2005 et durant 3 mois au moins, il a été trouvé sur le frère de Roger Compaoré, 39 joints de cannabis. Le procureur a aussi affirmé que les voisins de Roger Compaoré l’ont dénoncé comme un vendeur d’héroïne et de cocaïne.

La juge demande alors à tous les trois : "fumez-vous de la drogue ?". Deux hochent la tête (Issa et Dieudonné) en signe d’approbation alors que le troisième hoche sa tête en signe de désapprobation. La présidente, confuse devant une telle gymnastique de tête, passe ses doigts sur ses lèvres et fixe les prévenus. "D’accord, un à un, répondez", repart la juge. Personne n’ose se prononcer. Silence dans la salle.

Et la présidente d’être ferme : "Ne vous amusez pas avec moi ! hein". Rires dans la salle. Alors, Dieudonné en premier prend la parole pour expliquer que c’est par l’intermédiaire d’un "sale type" qu’il consomme la drogue "au péril de sa santé". Et l’assesseur du juge de lui demander : "Quel âge avez-vous M. Dieudonné". "J’ai 34 ans", répond l’interpellé. "Alors tu es majeur et tu oses affirmer cela ?", reprend l’assesseur du juge.

Gêné, l’homme ne dit rien. Issa, lui, a reconnu qu’il était aller seulement acheter la drogue pour un certain Issiaka. Pour Roger Compaoré, commerçant de son état, il ne vend ni ne consomme la drogue. Le procureur alors se lève et recadre les faits. "N’est-ce pas vous M. Roger, qui avez remis le miroir contenant les papiers qui servent à fumer la drogue ainsi que le sachet contenant du cannabis et des comprimés périmés à la femme de Konvolbo".

Et face à la nervosité du procureur, l’homme se met à rire. "Et puis vous riez", reprennent en chœur, le juge, ses assesseurs et le procureur. "Non, c’est pas cela", cafouille Roger. "Le sachet et le miroir ne contenaient rien si ce ne sont des médicaments pour la maladie de Konvolbo", répond Compaoré.

Le procureur appelle alors à la barre, le témoin qui est la femme de Konvolbo. Elle témoignera de la saisie du sachet et des objets cités par le procureur. Suite aux débats, le procureur a jugé que les faits étaient suffisamment établis. Comme répression, il requiert une condamnation ferme de 24 mois de prison. La parole a été donnée aux prévenus pour leur défense.

Au verdict du procureur, les uns ont mis les mains sur la tête, les autres sur leurs genoux en signe de désolation. "Madame, nous demandons pardon", "Madame, nous demandons votre indulgence", ont été entre autres, leurs doléances. La présidente après avoir consulté ses assesseurs, a requis la peine d’emprisonnement ferme de 4 mois à chacun des trois. A ce verdict, la femme de Konvolbo qui était assise juste à côté aux premières loges a crié "Dieu merci, il ne leur reste plus que 3 mois à passer en prison". Madame, cela pourrait leur coûter cher s’ils récidivent.

Daouda Emile OUEDRAOGO


Affaire Plan-Burkina contre Christian Kaboré : Le verdict rendu

Le verdict de l’affaire qui opposait Plan-Burkina à Christian Kaboré (paru dans notre édition de Sidwaya plus du samedi 5 février 2005 sous le titre "Il drogue les vigiles pour opérer") a été rendu mercredi 9 février 2005 dans la salle d’audience du Tribunal du travail de Ouagadougou. Le tribunal a reconnu Christian Kaboré coupable des faits de vol de matériels de l’ONG Plan-Burkina. Il a été condamné à 6 mois de prison ferme et à payer la somme d’1 million 62 mille 70 francs CFA de dommages et intérêts à Plan-Burkina.

En revanche, le tribunal a débouté Plan-Burkina de sa demande de garantie de la société de gardiennage SOGASSI de la valeur de 20 millions. Toutefois, le tribunal a reçu la constitution de partie-civile de Plan-Burkina.

DEO

Sidwaya

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