Actualités :: Grève du 4 février : L’UNIR/MS entre dans la danse

Le 4 février prochain, les Centrales syndicales et les Syndicats autonomes "protesteront pour demander au gouvernement la satisfaction de leur plate-forme revendicative". L’Union pour la renaissance/Mouvement sankariste (UNIR/MS) leur apporte son soutien, comme l’atteste cette déclaration.

Peuple du Burkina Faso, il est un constat que le pouvoir de la IVe République a démontré son incapacité à promouvoir le bien-être du peuple.

Hier, c’étaient les étudiants à travers la réforme drastique de l’Université. Aujourd’hui, l’espoir des cotonculteurs s’envole en poussière à cause de la chute du cours du coton. Les travailleurs voient leur pouvoir d’achat s’effondrer et les commerçants se trouvent privés de leur précieux outil de travail : le grand marché central de Ouagadougou : Rood Woko.

Le peuple en général et les commerçants en particulier, ont toujours fraîchement en mémoire cette date du 27 mai 2003 où ils regardaient, impuissants, se consumer leurs marchandises, suite à l’incendie du marché Rood Woko, poumon économique de notre pays.

Le groupe parlementaire « Justice et Démocratie » avait à son temps, demandé sans succès, l’ouverture d’une enquête parlementaire pour situer les responsabilités. Jusqu’à présent, aucune explication crédible sur les causes de cet incendie n’a été donnée par le pouvoir.

Cette tragédie confirmait encore une fois de plus, la faillite du pouvoir de la IVe République qui brille congénitalement par la mal gouvernance, l’impunité et son incapacité à gérer correctement la cité.
Pour le cas spécifique du marché, le pouvoir de Blaise Compaoré est resté sourd quant aux risques d’incendie, décriés depuis fort longtemps par les services techniques de notre pays.

Une chose est connue de tous, l’état d’insécurité grave dans lequel se trouvait le marché a été fort décrié par les services techniques, au grand mépris des autorités communales.

Simon Compaoré, le très « grand réformateur », y faisait ses choux gras , tirant au mieux les intérêts pécuniaires et électoraux que lui rapportait cette insécurité.
En effet, le pays est comme frappé d’apocalypse . La pauvreté se répand sur toutes les populations . Aucune couche sociale n’est désormais à l’abri de la misère avilissante.

Tout cela au grand dam du pouvoir Compaoré, bien plus préoccupé par la recherche des moyens de sa pérennisation.
Acculé par les commerçants qui ne savaient plus à quel saint se vouer, le pouvoir n’hésitera pas à les gazer et à les matraquer.

Et pour se donner bonne conscience, la restauration rapide du marché fut annoncée en grande pompe.

"Seule la lutte paie"

Qu’en est-il aujourd’hui ? Rood Woko est toujours à son état du 27 mai 2003. Les commerçants n’ont cessé, par la voix de leurs organisations, de lancer leur cri de détresse, sur la précarité de leurs conditions de vie et de réclamer la réhabilitation rapide de leur outil de travail.
En plus de la barbarie, les « grands démocrates du clan Compaoré » sont passés maîtres dans la démagogie, dans la duperie, dans les calomnies, dans les mensonges et les fuites en avant. Personne n’y échappe, surtout tous ceux qui critiquent la gestion chaotique du pouvoir Compaoré.
Malgré tout, le constat reste amer.

Le 4 février 2005 sera une date historique dans la lutte syndicale de notre pays.

Aujourd’hui, les commerçants ont compris que seule la lutte libère et ont rejoint les organisations syndicales de notre pays pour une quête de justice sociale, de paix et de liberté. Ils ont fait leur, cette réflexion qui dit « qu’on peut tromper une partie du peuple, mais on ne peut tromper tout le peuple tout le temps ».

Les travailleurs eux, ayant compris très tôt la nature de ce régime, ont opté depuis pour la lutte. En effet, leurs conditions de vie ne cesse de se dégrader dans notre pays. Au fil des ans, le pouvoir d’achat ne cesse de baisser de manière vertigineuse.

La réponse du pouvoir à la lutte des travailleurs a été de procéder à une augmentation dérisoire de 4,5%, 5% et 8% des salaires. Au regard de la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité (riz, huile, carburant...), ce relèvement des salaires est une insulte à l’intelligence de tout un peuple, qui l’a bien compris et perçu les visées électoralistes de la manoeuvre. C‘est pourquoi il s’est dressé pour barrer la route à ces affameurs.

C’est pourquoi, l’UNIR/MS félicite les commerçants, les travailleurs et les encourage pour cette prise de position, cet engagement à lutter avec rigueur et acharnement pour la sauvegarde de leurs intérêts matériels et moraux et pour l’avènement d’une société de paix et de justice, débarrassée de toutes les tares du néolibéralisme prônées par le gouvernement de la IVe République.

L’UNIR/MS, dépositaire de l’idéal sankariste, seul salut du peuple, fait sien cet engagement et soutient les travailleurs et les commerçants dans leur quête de meilleures conditions de vie et de travail et invite tous ses militants et sympathisants à se joindre massivement à la lutte des organisations syndicales pour obtenir du gouvernement de la IVe République, la prise en compte des intérêts de toutes les composantes de la société burkinabé.
Elle exhorte tous les travailleurs à se convaincre du fait que seule la lutte paie.
Avec le Peuple, Victoire !

Ouagadougou, le 1er février 2005

P. Le Secrétariat Exécutif

Le Secrétaire national chargé des Organisations de masse

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