Actualités :: Expulsion des 200 élèves-professeurs de l’IDS : " C’est le présalaire qui (...)

Le directeur général du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), Bibia Robert Sangaré, a animé samedi dernier, une conférence de presse pour clarifier la nature des prestations de son institution à l’Institut des sciences (IDS).

Il a aussi apporté un démenti à ceux qui établissent un lien entre l’intervention de son centre et la crise ayant conduit à l’expulsion des élèves-professeurs.

"La crise qui prévaut actuellement à l’Institut des sciences (IDS) ne concerne ni de près, ni de loin les prestations du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) sur ce site". Tels sont les propos tenus par le directeur général (DG) du CENOU, Bibia Robert Sangaré au cours d’une conférence de presse samedi dernier sur la crise à l’IDS. Il entend lever toute équivoque sur les raisons réelles des revendications des élèves-profeseurs ayant entraîné leur expulsion le jeudi 13 janvier 2005.

Pour mettre fin aux allégations selon lesquelles le CENOU serait responsable de la "diminution" du présalaire de ces futurs enseignants, M. Sangaré a relaté la genèse des faits allant du recrutement par la Fonction publique à leur installation par ses services. Il soutiendra que c’est dans le souci de pallier le manque d’enseignants des matières scientifiques dans les collèges que deux cents (200) élèves-professeurs ont été recrutés pour être formés à l’IDS sur un régime d’internat pendant une durée de deux ans. L’institut étant rattaché à l’Université de Ouagadougou, les prestations sociales sur le site (ex-lycée scientifique) situé au secteur 30 ont été confiées au CENOU.

Sur instruction du ministre en charge des Enseignements Secondaires ,Supérieurs et de la Recherche Scientifique, le Centre a pris les mesures nécessaires pour assurer de meilleures conditions de restauration et d’hébergement des élèves professeurs dès leur rentrée. Robert Sangaré a confié que plus d’une centaine de millions de FCFA ont été engagés par ses services pour aménager et équiper un restaurant, les chambres et des lieux de divertissement.

Les prestations étant payantes,il a été arrêté avec l’administration de l’IDS, les coûts du loyer (2500 F cfa le lit) et des tickets (250 Fcfa le plat) . Chaque chambre comprenant quatre lits, celle- ci revient à dix mille (10 000) Fcfa. Si les élèves sont logés à quatre, chacun payerait 2500 FCFA. S’ils choisissent de se loger à deux, chacun déboursera 5 000 FCFA.

Selon M. Sangaré, les futurs enseignants ont préféré se loger à deux. Néanmoins dans un souci de garantir le remboursements du coûts de ses prestations, le CENOU a soumis à chaque élève un contrat de dette pour lui permettre de se loger et de se restaurer en entendant de percevoir son présalaire. "Toutes ces modalités ont été définies au su de l’administration et des élèves de l’IDS. Elles ont été ensuite transmises à l’autorité compétente", a-t-il rappelé Tout semblait être réuni pour une meilleure formation jusqu’au 13 janvier où les 200 futurs enseignants ont été délogés de l’IDS par la Compagnie républicaine de sécurité (CRS).

La pomme de discorde : le montant du présalaire

"La seule chose que l’on peut reprocher au CENOU dans l’affaire de l’IDS, c’est d’avoir accompli sa mission avec abnégation pour bien accueillir et nourrir les élèves-professeurs", a déclaré le DG du CENOU. Il a signifié que les revendications sont uniquement liées au montant du présalaire. Il soutient que lors d’un entretien avec les élèves, le Pr Lucien Bonou, directeur de l’IDS n’étant pas encore situé sur le traitement financier de ceux-ci leur a dit qu’ils "pourraient" bénéficier du même pécule (54 354 FCFA) que leurs camarades de l’Ecole normale supérieure de Koudougou (ENSK) recrutés avec le DEUG II ou la licence.

Cependant, lorsque les choses se sont précisées, les élèves ont été informés qu’ils ont droit à un présalaire de 31 000 FCFA. La raison évoquée étant que le montant du pécule de formation est fixé en fonction du diplôme exigé lors du recrutement.

Or, celui des pensionnaires de l’IDS est le Baccalauréat.. La circulaire N°200-256/MEF/SG/DGB/DB/BC du 10/02/2000 fixe leur présalaire à 31 000 FCFA par mois. Selon le DG du CENOU, le Pr Bonou a reconnu son "imprudence" et s’est excusé auprès des élèves. Il leur aurait ensuite demandé de s’en tenir aux textes en vigueur. Cette précision suscitera la colère de ceux-ci. "Du coup, les élèves ont cru qu’ils devaient réellement percevoir 54 354 et que ce sont les prestations du CENOU qui ont entraîné la diminution de leur pécule", a affirmé M. Sangaré.

Il s’en suivra une grève de 72 heures entraînant un arrêt total des cours. Malgré leur mouvement, les élèves ont perçu 25 000 chacun pour le présalaire du mois de décembre sans que le CENOU ne sache comment ses prestations seront remboursées. "Aucun d’entre eux n’a, à ce jour, honoré ni son loyer ni ses tickets de restauration. Nous ne savons pas aussi le mode de paiement que l’on nous proposera.

Mais nous n’avons rien exigé jusque-là et continuons à assurer nos prestations conformément aux instructions", a précisé Robert Sangaré. Les rencontres tripartites (CENOU, administration de l’IDS et élèves) n’ont pas pu baisser les tensions. La recommandation à se référer au service de recrutement de la Fonction publique pour infirmer ou confirmer leur traitement présalarial est restée lettre morte du côté des élèves. Ceux-ci ont campé sur leur position. Le dialogue de sourds a finalement conduit jeudi 13 janvier le ministre des Enseignements à fermer l’IDS jusqu’à nouvel ordre.

Jolivet Emmaüs Sidibé PAG BELEGUEM
Sidwaya


Communique de presse

Les élèves-professeurs de l’IDS chez le Médiateur du Faso

Le jeudi 13 janvier dernier dans l’après-midi, des élèves-professeurs de l’Institut des Sciences ont demandé et obtenu une audience avec le Médiateur du Faso afin d’exposer une situation qui prévaut dans leur établissement.

Selon leurs explications, un différend portant sur le montant de l’allocation scolaire et sur le plan de carrière les oppose à la direction de l’établissement. L’échec des négociations entreprises a conduit à l’expulsion de deux cents (200) élèves le jeudi 13 janvier 2005, ont-ils affirmé.

Après les avoir invités à le saisir officiellement d’une réclamation écrite, ce que les élèves-professeurs ont fait, le Médiateur du Faso a estimé la saisine recevable.

La Division Communication
et Relations Publiques

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