Actualités :: Projet de sécurité communautaire : Des chercheurs d’emploi victimes d’arnaque (...)

Dans la matinée d’hier lundi 10 janvier 2005, des centaines de jeunes candidats à un concours de recrutement d’agents de sécurité, organisé par une structure associative dénommée « Association burkinabè des volontaires du développement (ABVD) », ont manifesté dans la rue à Ouagadougou.

Il ne nous a pas été possible d’entendre tous les protagonistes de la situation ; mais les manifestants, que nous avons pu rencontrer, estiment avoir été arnaqués par les organisateurs dudit concours de recrutement.

Selon eux, ils ont payé chacun un montant de 3 500 FCFA, représentant les frais de dossiers pour deux types de poste : A.C.S. sans ou avec niveau. Certains d’entre eux nous ont effectivement présenté des quittances tenant lieu de récépissés d’inscription, et portant deux cachets de formats différents de l’association, mais sur lesquelles n’était pas mentionné le montant des frais.

Alors que l’échéance de la réception des dossiers de candidature est intervenue le 24 décembre 2004, rendez-vous leur avait été donné hier lundi 10 janvier pour prendre connaissance du calendrier du déroulement des épreuves sportives, qui devraient, selon eux, en principe avoir lieu les 22 et 26 janvier prochains.

Au fait, qu’est-ce qui a pu provoquer l’indignation des candidats ? Comme convenu, ils se sont présentés le 10 janvier au stade du 4-Août. Mais, grande fut la surprise des postulants aux différentes catégories d’agents de sécurité de s’entendre dire que les échanges relatifs au concours sont reportés sine die avec pour toute recommandation : « Restez à l’écoute de la radio Canal Arc-en-ciel pour la suite ».

Mécontents des informations que les organisateurs du recrutement venaient de leur donner, ils ont pris d’abord en otage deux des responsables de l’ABVD, qui auraient été récupérés par la Compagnie républicaine de sécurité (CRS), selon certains, et par la gendarmerie pour d’autres.

Par la suite, ils ont eu à pêcher un troisième « larron », qu’ils sont allés, en foule, du stade du 4-Août, remettre à la gendarmerie nationale, caserne de Paspanga. Il faut noter que la marche, du stade du 4-Août à la gendarmerie de Paspanga s’est passée sans incident, hormis les embouteillages que cela a occasionnés. 3100 candidats se seraient inscrits selon certains, 6000, selon d’autres.

Comment cette incompréhension est-elle arrivée ? Comme nous vous le soulignions tantôt, nous n’avons pas pu entendre la version des personnes incriminées, mais nous vous proposons un résumé des objectifs de l’Association.

Hamidou Ouédraogo


Clin d’œil sur l’ABVD

L’Association burkinabè des volontaires du développement (ABVD) est présidée par un certain Soumane Nadié. Elle est initiatrice d’un projet dit « Politique de sécurité sociale de la ville de Ouagadougou » (PPS-Ouagadougou).

Le 9 novembre 2004, l’ABVD a organisé un atelier de concertation des partenaires du projet, auquel devraient prendre part, sur la base de la documentation transmise à notre rédaction, des représentants des ministères de la Sécurité ; de l’Information ; de la Culture ; de la Direction générale de la police nationale ; des différentes mairies d’arrondissement ; de la Direction générale de la police municipale ; de la Fédération des caisses populaires du Burkina, etc.

L’atelier devrait, conformément aux résultats attendus, permettre de définir le rôle de chacun des partenaires, la mise en place d’un comité de pilotage, ... Le PPPS, selon l’ABVD, est « une organisation nationale à caractère social qui a pour ambition la création d’une police communautaire », avec pour vocation de mener des actions concrètes pour pallier le problème d’insécurité, et dans le même temps sensibiliser à la responsabilité citoyenne.

Initialement, il était prévu le recrutement de 3 000 agents communaux de sécurité, répartis en 120 sections de 20 agents et par zone dans les 30 secteurs de Ouagadougou. Les agents devraient opérer sur le terrain en fonction des prérogatives assignées par la Direction générale de la police nationale. La période du 21 septembre au 9 avril 2005 a été arrêtée pour la mise en œuvre des activités du projet.

C’est ainsi que, sur ce planning, le déroulement des différents concours est fixée dans la période du 22 au 26 janvier 2005, suivi de la convocation des admis le 28 février 2005, et de la formation des différents agents à partir du 21 mars 2005.

L’Observateur

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