Actualités :: 2è journées burkinabè des ressources humaines : L’homme, l’alpha et l’oméga du (...)

« La gestion des performances dans les entreprises, institutions et organismes de développement » ; c’est sous ce thème qu’ont démarré hier matin à la salle Dimako de l’hôtel Indépendance de Ouagadougou, les deuxièmes journées burkinabé des ressources humaines (JBRH).

Organisées par l’Association burkinabé des gestionnaires des ressources humaines, ces journées sont un cadre opportun pour les participants d’échanger sur la maîtrise des outils adéquats et leur mise en œuvre pour une gestion efficace des ressources humaines.

Créée le 21 juillet 2001, l’Association burkinabè des gestionnaires des ressources humaines (ABGRH), seulement en 3 ans d’existence, semble bien partie pour atteindre ses objectifs, à savoir rassembler, former, professionnaliser, valoriser la fonction « Ressources humaines », longtemps ignorée. En effet, au titre des nombreuses activités réalisées, il y a la tenue effective tous les deux ans des JBRH.

Après les premières journées qui se sont déroulées les 4 et 5 juillet 2002, les gestionnaires des ressources humaines du Burkina Faso et leurs collègues d’Algérie, de Canada, de France, de Sénégal se retrouvent cette année du 17 au 18 juin pour célébrer les deuxièmes JBRH. Au menu, deux conférences et sept communications sur plusieurs thèmes tels que « Pourquoi moderniser l’Administration publique ? La longue marche d’une administration à la recherche de la performance » (voir encadré) ; « La fonction RH (ressources humaines), une fonction stratégique : qualité ou réalité ? » ; « La gestion de la performance en contexte d’ONG en Afrique » ; « Compétences et management de la performance en entreprise » ; « La performance globale : quels déterminants, quelle mesure ? » ; « L’entretien d’évaluation : contenu, mise en œuvre et difficultés » ; etc.

Pour le président de l’ABGRH, Seydou Marcel Konkobo, l’essence de l’existence de leur fonction (RH) est de rendre leurs entreprises compétitives. Ce qui suppose aussi, a-t-il ajouté, l’existence de ressources humaines compétentes. Il a donc salué le pas gigantesque fait par l’Administration publique, les sociétés d’Etat, et plusieurs entreprises privées, par la création en leur sein de directions des ressources humaines, le recrutement de compétences pour les animer ou encore le renforcement des compétences des acteurs présents.

Quant au ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat (MFPRE), Lassané Savadogo, qui a présidé l’ouverture de ces journées, il a loué l’initiative et l’abnégation de l’ABGRH à valoriser la fonction RH. Une fonction dont l’importance avait été soulignée par le Premier ministre lors de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat. Ce dernier, a dit le ministre Lassané Savadogo, avait soutenu que l’exigence de la bonne gouvernance au sein des entreprises passe aussi par le développement des ressources humaines.

Aux plus de 80 participants, il a demandé de tirer pleinement profit de ces journées placées sous le parrainage du ministre de l’Economie et du Développement, Seydou Bouda, représenté à la cérémonie d’ouverture par son secrétaire général Bachirou Ly.

Cyr Payim Ouédraogo


La conférence inaugurale du professeur Laurent Bado « Le plan de bonne gouvernance a accouché d’un rongeur »

Laurent Bado, professeur à l’UFR Sciences juridiques et politiques de l’université de Ouagadougou, et député à l’Assemblée nationale a animé la conférence inaugurale de ces deuxièmes journées, portant sur le thème : « Pourquoi moderniser l’Administration publique ? La longue marche d’une Administration à la recherche de la performance ».

Avec Bado, c’est le spectacle assuré. « Le plus grand conférencier du Burkina » (puisque c’est ainsi qu’il s’est autoproclamé récemment, lors d’un débat télévisé) n’a pas mis du temps pour entrer dans le vif du sujet. Il articulera donc son exposé sur les contraintes objectives constatées au niveau de l’Administration publique burkinabé et les atouts dont dispose cette dernière pour sortir de sa léthargie.

Pour le conférencier, concernant les contraintes objectives, il y a l’instabilité institutionnelle et législative ; les échecs du plan d’action de modernisation et du plan national de bonne gouvernance. Le professeur relèvera les tares d’une gestion médiocre des ressources institutionnelles et humaines, d’une gestion patrimoniale de l’Etat. Selon lui, le plan d’action de bonne gouvernance a accouché d’un rongeur, car les 5 principes cardinaux de la bonne gouvernance ne trouvent pas application au Faso. Ces principes, a-t-il dit, sont la responsabilité, la transparence, la fiabilité, l’esprit d’ouverture et l’Etat de droit.

Il a justifié certaines décisions prises dans le bricolage, voire dans l’improvisation en indexant la période révolutionnaire. Il a également fustigé l’instabilité des services due, la plupart du temps, aux remaniements ministériels. Pour Laurent Bado, tout cela contribue à perforer le budget d’un Etat modeste comme le nôtre. Et de conclure en ces mots : « Si je deviens président du Faso, je ramènerai le nombre de ministères à 15 ». Si le professeur s’est élevé contre la mauvaise utilisation du personnel, il a également fait cas de la faible motivation de ce dernier. « Le fonctionnaire au Burkina Faso, déplore-t-il, c’est celui qui arrive tard au service, vers 8 heures, pour croiser sur l’escalier son collègue qui rentre plus tôt ».

L’homme a tant gesticulé que lorsqu’il s’essuya le front avec un mouchoir (kleenex), une partie lui resta collée sur le visage. Ce qui a fait rire plus d’un dans la salle. Et « le plus grand conférencier du Burkina Faso » de demander aux organisateurs pourquoi ils n’ont pas prévu de bons mouchoirs pour lui. Cette comédie passée, Laurent Bado fera remarquer que notre pays dispose de deux atouts essentiels pour concevoir une bonne Administration publique. Il s’agit, a-t-il dit, de l’enracinement de la culture démocratique et du renforcement des institutions républicaines.

C.P.O
L’Observateur

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