Actualités :: Violences sexuelles faites aux enfants : pour la protection des victimes et (...)

L’association Solidarité jeunes tient un seminaire/atelier de formation sur la prise en charge des enfants victimes de violences sexuelles. Trente (30) participants venus des provinces du Houet, du Kénédougou et du Kadiogo prennent part aux travaux prévus du 8 au 12 juin à l’hôtel Soritel de Ouagadougou.

La présente session de formation des encadreurs des structures associatives à la prise en charge des enfants victimes de violences sexuelles, devra permettre aux participants d’élaborer un protocole d’interventions en matière de lutte contre les violences faites aux enfants. La complexité du phénomène exige des intervenants de terrain, une formation qualifiante, pour qu’ils soient à même de mettre ne pratique les mesures de prévention, de prise en charge et/ou de réadaptation sociale. Cette rencontre est de ce fait, "une aubaine pour renforcer leurs connaissances théoriques et pratiques et de se donner des outils opérationnels et concrets pour être des intervenants de qualité", a précisé le secrétaire exécutif de l’association Solidarité jeunes, M. Adama Conomba.

Réalité et ampleur du phénomène

"La violence sexuelle des mineures existe au Burkina Faso. Nous avons fait une étude prospective en collaboration avec les services de santé, de la gendarmerie, la police, la brigade des sapeurs-pompiers, la justice et les écoles. Ce sont des centaines d’enfants de quatre (04) à dix-sept (17) ans, garçons comme filles qui en sont victimes. Et toutes les quarante-cinq (45) provinces du Burkina sont concernées par le phénomène". C’est ce qu’à confirmé le Docteur. Marie Berthe Ouédraogo, chargée de programme à l’UNICEF. Elle a révélé qu’une fillette de quatre (4) ans, victime de violences sexuelles, a été découverte, il y a deux semaines. Par ailleurs, elle a précisé que dans

37 % des cas, les auteurs incriminés sont des voisins à qui les enfants sont habitués. "Nous nous retrouvons face à des situations de violence des droits de l’enfant qui impliquent des adultes éhontés et anormaux qui utilisent leur force physique, leur capacité d’influence négative et destructrice sur des êtres beaucoup trop faibles et incapables de s’exprimer, a fortiori de se défendre !", a-t-elle déploré. Elle a souhaité que des sanctions soient appliquées aux fautifs qui ont été identifiés et poursuivis par la justice. En outre, elle estime qu’il faut mettre l’accent sur la sensibilisation des populations et des enfants eux-mêmes. "Il faut avertir les enfants pour qu’ils ne tombent pas dans les filets des pédophiles ou de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales".

Les raisons et les résultats de l’étude

L’étude prospective sur les abus sexuels et l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales, a été menée dans le but de documenter le phénomène au Burkina Faso. Cette étude s’inscrivait dans le cadre du congrès mondial sur l’exploitation sexuelle des enfants tenu à Yokohama (Japon) en décembre 2001. A l’issue de l’étude, deux cent cinquante (250) fillettes et adolescentes victimes de violences sexuelles sont prises en charges sur le plan psychologique grâce à la mise en œuvre d’un programme psychosocial, entre 2002 et 2003. De plus, cent (100) filles bénéficient d’une couverture sanitaire ; quinze (15) filles ont été scolarisées et font l’objet d’un suivi tandis que trente (30) ont été réhabilités sur le plan socioéconomique. Cinq (05) sont dans les activités génératrices de revenus. Et vingt-cinq (25) enfants sont placés en apprentissage professionnel auprès d’un réseau d’artisans solidaires formés à la problématique de la prise en charge des enfants en difficulté.

Des articles de presse, des émissions radiophoniques, des conférences publiques ont entre autres, permis la diffusion répétée des résultats de l’étude de 2001. D’où une prise de conscience de plus en plus accrue des responsables politiques, administratifs, des communautés, des leaders d’opinion, des professionnels de l’enfance en difficulté et des organisations à base communautaire. Ainsi, un dialogue s’est instauré autour de la problématique au sein des familles.

Aimée Florentine KABORE (kaborette@yahoo.fr)
Sidwaya

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