Actualités :: SIDA : Un couple sérodiscordant met au monde un enfant séronégatif

Longtemps considéré au Burkina Faso comme sans espoir parce que comportant des risques, la procréation d’un couple sérodiscordant est désormais possible sans infection de l’enfant ni du conjoint.
La naissance de la petite Djemila Sawadogo à Bobo-Dioulasso le 18 mars 2004 grâce aux progrès de la médecine est une première au Burkina Faso.

En effet, le père de cette fillette, Mamadou Sawadogo, président du Réseau pour une grande implication des personnes vivant avec le VIH (REGIPIV) est séropositif. Il a convolé en justes noces il y a de cela quelques années avec Mlle Oumou, séronégative. Le couple Sawadogo nourrissait l’ardent désir d’avoir un enfant sain, mais également sans infecter sa maman. Le couple Sawadogo a été l’heureux bénéficiaire d’un projet en gestation actuellement. Initié par le REGIPIV, ce projet connaît présentement une étude de faisabilité qui a été menée à terme. Il ne reste que le budget à rechercher.

D’une valeur estimée à 700 000 000 millions de FCFA, ce projet réduira la transmission du VIH dans le couple, mais sauvera aussi beaucoup de foyers de la stérilité. Le chargé de communication du REGIPIV a indiqué que les méthodes scientifiques dont a bénéficié le couple Sawadogo feront l’objet d’une rencontre très prochainement avec la presse.

Charles OUEDRAOGO


L’Afrique cherche un vaccin

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’ONU-Sida ont organisé un atelier d’information et d’échanges à l’endroit des journalistes francophones sur le thème "la nécessité pour l’Afrique de développer un vaccin sur le Sida". Le Programme africain vaccin sur le Sida (PAVS) a animé cette rencontre qui s’est déroulée à Dakar (Sénégal) les 29 et 30 avril 2004.

"La nécessité pour l’Afrique de développer la recherche d’un vaccin sur le Sida", tel a été le point focal de la rencontre de Dakar. Un thème qui s’explique par le fait que les statistiques 2003 de l’ONU-Sida estiment que près de 42 millions de personnes sont touchées par le VIH-Sida dans le monde et plus de 20 millions vivent en Afrique subsaharienne.

Partant de ce constat, le programme africain vaccin sur le Sida a jugé opportun de tirer la sonnette d’alarme sur la nécessité pour les Africains de développer la recherche d’un vaccin du Sida. Les journalistes qui constituent "la voix des sans voix", ont été sollicités afin qu’ils se servent de leurs plumes, micro et cameras pour sensibiliser les chercheurs africains, les communautés coutumières et religieuses ainsi que les leaders politiques sur la nécessité pour l’Afrique de se mobiliser pour freiner la propagation de virus du Sida.

De nombreux essais cliniques de candidats vaccins ont déjà été développés dans certains pays africains comme l’Ouganda en 1999 et 2003 : le Kenya en 2001, 2002 et 2003 ; le Botswana en 2003, en Afrique du Sud en 2003 et 2004 et au Malawi en 2003-2004. Ces candidats-vaccins pour la plupart sont restés aux phases I et II c’est-à-dire à l’étape d’essai de l’innocuité et de l’immunogénicité chez l’homme. Ce qui constitue une avancée significative dans la lutte contre le VIH-Sida certes, mais ne permet pas pour le moment de freiner la progression du VIH-Sida.

Pourquoi un vaccin africain ?

La chèreté et la non disponibilité constante des antiretroviraux ; le manque d’engagement ferme des pays développés dans la recherche d’un vaccin efficace à moindre prix sur le VIH-Sida, sont entre autres les arguments évoqués par les tenants du projet de recherche d’un vaccin africain sur le VIH.

De cet atelier, il ressort que de nombreuses questions militent en faveur de la nécessité de la recherche d’un vaccin : "Les vaccins proposés à l’Afrique sont-ils testés ailleurs ?" De quoi sont-ils faits ? "Quel est le but de l’essai ? "Est-il probable que le vaccin porte lui-même le virus ?" Comment les volontaires seront-ils contrôlés ?"

Autant de questions qui doivent amener les chercheurs africains à s’investir davantage dans la recherche. Des pays comme la Thaïlande, le Chine, le Brésil ont déjà réalisé d’énormes progrès dans la recherche du vaccin sur le VIH-Sida. Ainsi le vaccin (VAXGEN) de la Thaïlande a été selon l’ONU-Sida bien toléré et sans danger et il n’y a pas eu d’augmentation du comportement associé au risque pour le VIH. Alors les pays africains doivent collaborer plus dans le domaine médical afin de prendre eux-mêmes leur propre destin.

Selon Mme Coumba Touré de l’OMS-ONU-Sida, l’enjeu de cette recherche est de taille en ce sens que les ressources et les capacités sont très limitées en Afrique. C’est la raison pour laquelle, dit-elle le programme africain vaccin sur le Sida créé en juin 2000 a initié des actions de sensibilisation et d’information des ONG, des groupes communautaires et des membres des comités d’éthiques des pays qui sont engagés dans la recherche du vaccin. Les pays africains ont pris l’engagement en 2000 dans une déclaration intitulée "Déclaration de Naïrobi" d’œuvrer pour la recherche d’un vaccin africain sur le VIH-Sida afin de sauver la vie de ces millions de personnes.

Outre la nécessité pour les Africains de rechercher un vaccin sur le VIH-Sida, l’atelier de Dakar s’est appesanti sur les aspects éthiques des reportages sur le VIH-Sida ; la terminologie de nouveaux concepts sur le Sida et le renforcement de la collaboration entre chercheurs et tradipraticiens.

A. Verlaine KABORE

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