Actualités :: Burkina Faso : Des journalistes outillés sur le Cadre d’actions prioritaires (...)

Après cinq jours d’échanges sur la mise en œuvre des activités phares du Cadre d’actions prioritaires (CAP 2021-2025) de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), l’atelier d’information et de sensibilisation des journalistes membres de la plateforme média de l’UEMOA a pris fin ce vendredi 18 novembre 2022, à Ouagadougou, sur une note de satisfaction.

L’activité, animée par des experts de l’UEMOA a regroupé, à Ouagadougou du 14 au 18 novembre 2022, des hommes et femmes de médias des huit pays membres de l’organisation. Le Secrétaire général de la commission de l’union a rappelé les attentes à l’entame des travaux : « C’est un arrêt que nous prenons avec vous pour vous donner accès au contenu des actions de l’union. Nous souhaitons que par votre plume, votre voix et vos images, les populations soient d’avantages sensibilisées sur les questions portées par l’UEMOA à l’horizon 2025 ».

Cette rencontre, deuxième du genre, a eu en effet pour objectif de mieux faire connaître la feuille de route de la commission dénommée Cadre d’actions prioritaires (CAP) pour la période 2021-2025. Laquelle feuille de route décline les priorités d’actions du collège des commissaires de l’UEMOA dont le mandat a débuté le 10 mai 2021 et présidé par le Sénégalais Abdoulaye Diop.

Le secrétaire général lors de la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier d’information et de sensibilisation

Cet atelier d’information et de sensibilisation a été un cadre d’apprentissage, mais aussi et surtout de partage pour l’ensemble des participants. Cinq jours durant, les communicateurs ont abordé des thématiques diverses parmi lesquelles « le chantier paix et sécurité », « les nouveaux textes sur l’énergie », « le nouveau cadre réglementaire sur les partenariats public privé », « la production, valorisation et vulgarisation des statistiques régionales », « le Système d’information agricole régional (SIAR).

Les grandes lignes du CAP 2025

De l’exposé du directeur de la stratégie et de l’évaluation (DSE), Dr Souleymane Diarra, il ressort que le CAP 2025 comporte trois axes clés que sont : l’approfondissement des bases de l’intégration régionale, l’amélioration de l’efficacité des interventions sectorielles et la gouvernance institutionnelle. Le CAP, c’est également 23 actions phares et plus de 128 activités à mettre en œuvre sur une période de quatre ans.

Plus de 112 milliards de francs CFA sont destinés à sa mise en œuvre. La contribution externe est estimée à 7% du budget global. Le reste du financement est apporté par l’UEMOA. S’exprimant sur quelques acquis du CAP, M. Diarra a relevé le processus d’octroi de bourses à des étudiants dans des domaines d’avenir comme l’intelligence artificielle, l’installation en cours de mini-solaires thermiques dans tous les États membres de l’union et la mise en place de pôles de compétitivité et de pôles énergétiques dans les États. « Le CAP, c’est une ambition. On est engagé et on ira jusqu’au bout pour que les activités programmées dans le document soient réalisées », rassure le DSE.

Le président de la commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop s’est entretenu avec les membres de la plateforme médias UEMOA.

Plus de 10 milliards de francs CFA pour sécuriser les frontières

Selon une étude menée par la commission en 2021 et approfondie en 2022, l’espace UEMOA compte 349 postes de police frontaliers (PPF). Parmi ces 349, seulement 47 sont dotés d’un système informatisé permettant l’identification et la traçabilité des usagers des corridors, soit un taux d’informatisation de 13,47%. « Face à ce faible taux d’informatisation couplé à la porosité des frontières et à une insécurité grandissante, la commission de l’UEMOA a donné quitus à la délégation générale à la paix et à la sécurité de travailler pour que nous puissions avoir des résultats dans le domaine de la gestion sécurisée des frontières pendant ce mandat de quatre ans », a confié Anselme Somé lors de sa communication sur l’appui à la gestion sécurisée des frontières.

Le projet 2i-PPF, financé à hauteur de plus de 10 milliards de francs CFA, a été initié dans ce contexte particulier. D’une durée de cinq ans, l’année 2023 marquera le début de sa mise en œuvre. Il sera subdivisé en deux phases. Une phase pilote de deux ans qui verra la construction et l’équipement de 16 PPF et une phase d’extension de trois ans qui va se solder par la construction de 40 PPF dans l’espace UEMOA, a indiqué M. Somé. Toute chose qui permettra d’améliorer la surveillance des frontières de l’UEMOA et de passer de 13,47% à environ 25% du taux d’informatisation des PPF.

Les participants ont prêté une oreille attentive aux communications

L’application intégrale du Règlement 14 à partir du 1er janvier 2024

De son côté, Amevi Agelemawusi Assiobo, un professionnel chargé des infrastructures de transport à la direction des infrastructures, s’est réjoui des avancées enregistrées dans le cadre de la mise en application du Règlement 14 de l’UEMOA relatif au contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises.

« Avant l’adoption de ce règlement le 16 décembre 2005, on avait des camions qui étaient chargés à plus de 40% de la charge autorisée par la règlementation. Entre 2017-2018, avec les efforts de la Commission des États, on est arrivé à éradiquer l’extrême surcharge. Aujourd’hui, il y a des États (Mali, Bénin, Niger, Togo) appliquent le seuil de tolérance de 15%. A cela s’ajoutent l’implication des ports et plateformes d’émission de fret, et l’amélioration du maillage du réseau. Sur ce dernier point, 10 milliards de francs CFA sont investis dans la construction des stations de pesage dans les États membre, notamment au Burkina Faso (Nagréongo), au Bénin (Houégbo), en Côte d’Ivoire (Allokoi), au Niger (Magaria), au Mali (Koro), au Sénégal (Diamniadio), au Togo (Tsévié). La station de Safim en Guinée Bissau est en cours de réalisation. En termes de maillage du réseau, le nombre de postes de pesage dans la zone UEMOA est passé de 47 à 61 », informe M. Assiobo.

Selon Amevi Agelemawusi Assiobo, l’un des défis de la zone UEMOA est la généralisation de l’application du seuil de tolérance de 15% d’ici 2023

Cependant, force est de constater que des défis demeurent et des efforts restent à accomplir. C’est dans cet élan que la réunion des ministres tenue le 21 octobre 2022, a pris des engagements. Au nombre desquels la généralisation de l’application du seuil de tolérance de 15% d’ici 2023, l’application des amendes prescrites par le règlement et le délestage des surcharges. Le 1er janvier 2024 a été également retenu pour l’application intégrale du Règlement 14.

Cela montre l’engagement des États à aller vers la préservation des infrastructures routières, selon le communicateur, pour qui la surcharge des camions dits « poids lourds » engendre d’importantes pertes d’investissements. Pour corroborer ses propos, statistiques à l’appui, il a cité l’exemple du Burkina Faso qui a enregistré 30 milliards de francs CFA de pertes d’investissements en 2008, le Mali 39 milliards de francs CFA en 2011, le Sénégal 60 milliards de francs CFA en 2013 et le Togo 15 milliards de francs CFA en 2021.

Pour Ndéye Fatim Sarr du Sénégal, l’atelier lui a été bénéfique

Satisfaction à l’issue de la rencontre

Au terme de l’atelier, les participants ont déclaré avoir désormais une meilleure compréhension du CAP 2025 de la commission de l’UEMOA. « La suite de cette formation, c’est traiter des questions économiques de la sous-région d’une autre manière, avec une approche différente. Parce qu’on a été outillés. Les erreurs ne sont plus permises parce que nous avons désormais des interlocuteurs au niveau de la commission de l’UEMOA. Avant, on pouvait écrire un article qui manquait de sources. A partir de cet atelier, je crois que ce n’est plus permis d’avoir ce genre d’article », a résumé Ndéye Fatim Sarr, journaliste pour le magazine Wari de TV5 et rédactrice en chef de la chaîne Ouest TV.

Émeline Amangouan

Emeline Amangoua, journaliste au quotidien Fraternité matin de la Côte d’Ivoire et par ailleurs secrétaire générale de la plateforme média UEMOA, s’est dite satisfaite de cet atelier de formation. Aussi, a-t-elle invité l’UEMOA à poursuivre cette collaboration fructueuse avec la presse. Afin de renforcer les acquis de l’atelier de Ouagadougou, les participants ont décidé d’organiser des sessions des points focaux dans les différents pays, pour mettre à profit les enseignements qu’ils ont reçus. La directrice de la communication de l’UEMOA, Aminata MBodj a, pour sa part, estimé que les objectifs de l’atelier ont été largement atteints, « au-delà des attentes ».

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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