Actualités :: Campus France Burkina Faso : Un tremplin pour les études supérieures en (...)

Ouvert en novembre 2008, l’espace Campus France est un service de l’ambassade de France. Il a été créé à l’initiative du ministère français de l’Enseignement supérieur et de la recherche (MESR) et le ministère français de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE). L’espace a mis en place en 2011 au Burkina Faso la plateforme "études en France", à l’instar des 66 autres pays hors Union européenne qui utilisent cette procédure.

Campus France représente l’Agence française pour la promotion de l’enseignement supérieur, l’accueil et la mobilité des étudiants internationaux. Selon la directrice de l’espace Campus France du Burkina Faso, Clémentine Gilard, il permet aux étudiants burkinabè de poursuivre une partie ou l’intégralité de leur cursus universitaire dans les établissements supérieurs français, en présentiel ou à distance. « Il est indispensable de passer par Campus France en amont de toute demande de visa long séjour pour études ou courts séjours pour stage de formation », précise-t-elle.

L’espace dispose en plus d’une plateforme "France Alumni" permettant aux étudiants burkinabè passés par la France de valoriser leur expérience en s’inscrivant au sein du réseau français, de les mettre en lien avec les entreprises et de faciliter leur recherche d’emploi.

Stéphanie Bancé, étudiante en 3ème année de droit des affaires à l’Université Libre du Burkina

Les candidatures auprès des établissements français doivent, pour la plupart, obligatoirement s’effectuer via la plateforme ‘’Études en France’’. Afin d’optimiser leurs chances d’obtenir une réponse favorable à leur demande, Campus France aiguille les étudiants dans la création et le remplissage de leur dossier électronique de candidature. « Campus France me permet de mettre mon dossier en valeur. Des universités verront mon dossier et me répondront au cas où je réponds à leurs critères de sélection », a indiqué Stéphanie Bancé. Étudiante en troisième année de droit des affaires à l’Université Libre du Burkina, elle souhaite poursuivre ses études universitaires en France.

Une plateforme de plus en plus sollicitée par les jeunes

L’espace traite chaque année de nombreux dossiers d’étudiants. Au cours de la campagne universitaire 2021-2022, il a traité 1 757 dossiers, contre 1305 l’année précédente. En moyenne, entre 600 et 700 visas sont accordés aux postulants chaque année. « La France n’a jamais arrêté de délivrer les visas étudiants, y compris durant la crise sanitaire, durant laquelle la priorité leur a été accordée » indique Clémentine Gilard.

La présentation à Campus France d’une attestation de préinscription émanant d’un établissement supérieur français précède la démarche consulaire dans le but d’obtenir un visa. Angélique Yaméogo s’est dirigée vers cet espace pour effectuer une pré-inscription au sein d’une université. L’étudiante en master 2 d’informatique, option cybersécurité, souhaite faire un doctorat en France. « Je suis passée par Campus France et cela m’a permis de compléter les documents manquants auxquels je n’avais pas prêté attention. Cette vérification a facilité par la suite ma demande de visa », a-t-elle confié.

Yameogo Angélique, candidate pour un doctorat en France

A cette étape, c’est le conseiller Campus France qui se charge de valider et d’introduire les étudiants au service des visas. Mais selon la directrice de Campus France, l’espace ne délivre pas de visa aux étudiants. « La décision d’octroyer ou non le visa se fonde sur l’ensemble des éléments constitutifs du dossier et relève uniquement du service consulaire de la France au Burkina Faso », souligne-t-elle, ajoutant que le taux de refus des visas étudiants est très bas. En général le refus des visas repose sur la question du financement des études. Il s’agit d’éviter de mettre les étudiants étrangers dans l’embarras une fois arrivés en France où ils risquent dans ce cas de consacrer plus de temps à trouver un emploi pour financer leurs études qu’à étudier. .

C’est en raison des rudes conditions d’étude au Burkina Faso que Aboubakar-Sidiki Sanon quant à lui s’est inscrit sur la plateforme. « Le chevauchement des années académiques, l’accroissement de l’effectif des étudiants et l’inadaptation de la formation aux besoins du marché de l’emploi, sont autant de raisons qui m’ont emmené à m’inscrire à Campus France. Aussi, l’obtention d’un diplôme à l’international nous rend plus compétitifs » justifie l’étudiant en troisième année de droit à l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest unité universitaire à Bobo Dioulasso.

La plateforme "études en France" retardée par le saccage de l’Institut français

Aboubakar-Sidiki Sanon, étudiant en 3e année Université catholique de l’Afrique de l’ouest unité universitaire à Bobo Dioulasso

Les derniers événements lors du putsch des 1er et 2 octobre 2022 ont eu un impact sur le bon fonctionnement de Campus France Burkina Faso. Selon la directrice, le saccage de l’Institut français de Ouagadougou a eu lieu alors que Campus France venait d’y emménager. « Notre matériel informatique a été volé, les dossiers des étudiants réduits en cendres et une partie de notre mobilier endommagé ». Pourtant, la campagne universitaire au compte de l’année 2023 enregistrait déjà de nombreux messages de la part d’étudiants inquiets, ne sachant pas s’ils pourraient candidater pour les études en France. « Les quelques 74 médecins burkinabè s’apprêtant à partir effectuer leur année de spécialisation dans les hôpitaux français ont été les plus affectés : leur départ étant prévu pour le 2 novembre 2022. La moitié d’entre eux risquent aujourd’hui de ne pas pouvoir obtenir leur visa à temps, y compris pour une rentrée tardive », déplore la directrice.

Par ailleurs, les conférences de présentation des études en France qui devaient se tenir à l’Institut français et dans les établissements d’enseignement supérieurs burkinabè sont reportées sine die. Ce report implique un retard dans la communication autour de la campagne, entraînant également un manque de temps pour que les étudiants puissent faire leurs dossiers.

Farida Thiombiano
Lefaso.net

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