Actualités :: Transhumance nationale et transfrontalière : De nouvelles pistes pour les (...)

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet régional de dialogue pour une transhumance apaisée en Afrique de l’Ouest (PRODIATA) le Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles de l’Afrique de l’ouest (ROPPA) et la plateforme d’actions pour les ménages pastoraux (PASMEP) ont formé du 14 au 16 septembre 2022 les membres du comité provincial de transhumance (COPT) du Nahouri. L’objectif était de les outiller sur les conditions de la pratique de la migration du bétail et de la gestion des infrastructures pastorales.

On le sait, le Burkina est un pays à vocation agro pastorale. Et les éleveurs, dans leur activité, ont recours à la transhumance saisonnière ou cyclique afin de disposer de pâturages ou de points d’eau pour l’abreuvage de leurs troupeaux et pour convoyer les animaux sur un autre territoire. C’est dans cette quête que surviennent de multiples conflits souvent transfrontaliers et qui deviennent de plus en plus fréquents et violents ces dernières années. Or cette transhumance est encadrée par des lois et textes législatifs tant au niveau national que sous régional.

C’est la raison pour laquelle le projet régional de dialogue pour une transhumance apaisée en Afrique de l’Ouest (PRODIATA) est mis en œuvre au Burkina par le consortium (CARE, SNV, ROPPA, RBM et APESS). Et c’est dans ce cadre que s’est tenu un atelier de formation des membres du comité provincial de transhumance (COPT) du Nahouri sur les conditions de la pratique de la transhumance nationale et transfrontalière et la gestion des infrastructures pastorales partagées. Il s’est agi pendant 3 jours d’informer et de sensibiliser les acteurs locaux (transhumants, autorités religieuses et coutumières, ONG, COGES, Collectivités … sur la gouvernance de la transhumance au niveau local.

Ousmane Toé de la direction générale des espaces et aménagements pastoraux

A l’ouverture de l’atelier, le haut-commissaire de la province, Auguste Kinda soulignait que le Nahouri est une zone d’accueil et de transit des transhumants du fait de la relative abondance des ressources naturelles et de sa proximité avec le Ghana. « Cependant, depuis quelques temps, ces ressources subissent une forte pression des troupeaux. On assiste à l’occupation anarchique des espaces pastoraux dans la province à l’image des pistes à bétail et des zones pastorales. Cette situation occasionne des conflits entre les acteurs concernés et nécessite que des actions soient entreprises pour promouvoir la paix sociale ». C’est la raison pour laquelle, il a appelé de tous ses vœux à la sensibilisation sur la prévention et la gestion des conflits, ainsi que le fonctionnement de cadre de concertation sur la transhumance.

Connaitre les couloirs et les infrastructures de transhumance

Le chef de Dakola Pè a loué la tenue de cet atelier car pour lui, il a permis de savoir qu’il y a un itinéraire balisé pour les animaux et quels sont les acteurs qui peuvent intervenir dans les conflits liés à la transhumance. Au cours de la formation, Ousmane Toé de la direction générale des espaces et aménagements pastoraux a présenté un module sur la gouvernance des aménagements et des infrastructures pastorales. « Il était important de donner les B-A-BA aux comités de gestion des infrastructures. Cela va leur permettre de gérer au mieux ces infrastructures en les matérialisant ».

Le chef de Dakola Pè a loué la tenue de cet atelier

Cette formation a réuni non seulement les membres du comité provincial de la transhumance, mais également les membres transhumants.
Deux autres sessions se tiendront au profit des COPT de la Sissili et de la Comoé.

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