Actualités :: Gestion des risques agricoles : Des acteurs outillés à Ouagadougou

Du 12 au 16 septembre 2022 s’est tenu, à Ouagadougou, un atelier de renforcement des capacités sur la gestion des risques agricoles au Burkina Faso. Une rencontre organisée par la Plateforme de gestion des risques agricoles, de son sigle en anglais PARM (Plateform for Agricultural Risk Management).

Sécheresse, inondations, mauvaise réparation des pluies, vents violents, bioagresseurs, incendies, crise sécuritaire et sanitaire sont entre autres les risques encourus par les agriculteurs. C’est dans le but d’aider les acteurs à mieux faire face à ces risques, que la PARM (Plateform for Agricultural Risk Management) a initié cet atelier de formation des formateurs sur la gestion des risques selon l’approche holistique promue par la PARM.

Cinq jours durant, les participants, issus d’universités, de centres de promotion rurale, d’organisations de producteurs, d’agences de microfinance et du ministère de l’Agriculture ont été outillés sur différents modules.

Les participants ont pris connaissance des risques agricoles et ont proposé des solutions pour y faire face

Ils ont défini les risques agricoles les plus rencontrés par les producteurs au Burkina Faso et formulé des solutions pour prendre en charge ces risques. « Nous avons essayé de prioriser et d’analyser quels sont les risques les plus importants, et nous avons essayé de formuler des solutions, comment affronter les risques et définir les outils de gestion », a précisé Francesca Nugnes, spécialiste du renforcement des capacités auprès de la PARM.

Francesca Nugnes, spécialiste du renforcement des capacités auprès de la PARM, a souligné qu’à l’issue de cet atelier, la PARM envisage d’œuvrer à l’intégration de modules sur la gestion des risques agricoles dans les curricula de formation

A l’issue de l’atelier, il est prévu la mise en place d’un plan d’action, notamment l’intégration de la gestion des risques dans les curricula des universités, en vue de pérenniser les acquis des formations de la PARM. « Il s’agit de créer de nouveaux masters, des certificats, des formations à la carte pour pouvoir transférer les connaissances acquises pendant nos formations à des étudiants, à des entrepreneurs, à des associations de femmes », a ajouté Francesca Nugnes.

Dr Schémaeza Bonzi a salué la tenue de cet atelier

Et c’est ce que compte faire Dr Bonzi Schémaeza, enseignant à l’université Nazi-Boni, l’un des participants à cet atelier. « Nous allons travailler à instituer des modules pour permettre aux futurs cadres du milieu rural de bénéficier d’une formation qui va leur permettre d’accompagner efficacement le monde rural dans la gestion des risques liés à l’agriculture (...). Cette formation nous a permis d’avoir les outils qu’on peut utiliser dans la gestion des risques. L’ensemble de ces outils vont permettre aux cadres du monde rural de pouvoir mieux conseiller les producteurs dans la mise en œuvre de leurs activités, mais également les orienter vers les structures qui pourraient les accompagner au cas où le risque survient », a indiqué Dr Bonzi.

Djenéba Tapsoba, expert en genre et nutrition au CILSS, a salué, comme les autres participants, la tenue de cet atelier organisé par la PARM. « L’initiative est très louable, parce que la question qui a été abordée est une question d’actualité, surtout que nous avons travaillé à la prise en compte de la dimension genre », a déclaré la participante.

Adama Sankara, coordonnateur du projet de gestion des risques agricoles au ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, a abordé la question de l’assurance agricole au cours de cet atelier

L’assurance agricole, une solution face aux risques agricoles

L’un des modules abordés au cours de cet atelier a concerné l’assurance agricole. Selon Adama Sankara, coordonnateur du projet de gestion des risques agricoles au ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, une phase pilote de cette assurance est mise en œuvre depuis maintenant trois ans par le département de l’Agriculture dans les régions de l’Est, de la Boucle du Mouhoun et du Centre-Ouest. Elle couvre l’indice sécheresse. « La sécheresse est l’un des risques les plus connus par les producteurs. Nous avons initié une assurance agricole pour prendre en charge ce risque. Il est basé sur l’indice sécheresse pour qu’en cas de sécheresse, les producteurs sinistrés reçoivent une indemnisation », explique M. Sankara.

Djenéba Tapsoba se félicite de la prise en compte de la problématique du genre dans la gestion des risques agricoles.

Pour la première campagne, 369 producteurs ont souscrit à l’assurance pour 500 hectares. Pour la deuxième année, près de 800 producteurs ont souscrit pour 1 300 hectares et pour la troisième et dernière année de la phase pilote, près de 20 000 hectares sont assurés. Preuve, selon M. Sankara, que les agriculteurs ont compris l’importance de l’assurance agricole, qui se veut une des solutions de prise en charge des risques agricoles.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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