Actualités :: Rapport sur le développement humain 2021-2022 : Le Burkina Faso, 184e pays (...)

Comme à l’accoutumée, le Programme des nations unies pour le développement (PNUD) a rendu public son rapport sur le développement humain. Ce lundi 12 septembre 2022, le bureau du Burkina Faso a présenté officiellement le rapport 2021-2022.

« Des temps incertains, des vies instables : façonner notre avenir dans un monde de transformation », c’est le thème du rapport sur le développement humain 2021-2022. Selon la représentante résidente du PNUD au Burkina Faso, Elsie Laurence-Chounoune, c’est un temps d’incertitude à cause des nombreuses crises qui secouent le monde. « Ce rapport est un outil de plaidoyer pour voir quelles sont les solutions durables qu’il faudrait mettre en place pour faire face à ces défis que rencontre le monde. Ce rapport est important parce qu’il donne également des grandes lignes de développement, des grandes lignes d’orientations aux différents gouvernements, dont le Burkina Faso », a-t-elle précisé.

Selon l’Indice du développement humain (IDH), le Burkina Faso est le 184e pays sur les 191 dans le monde. Elsie Laurence-Chounoune a fait savoir que le Burkina Faso, comme tous les pays, a régressé de 90% depuis les deux dernières années. « L’IDH du Burkina Faso, il faudrait qu’on se penche sur ses trois secteurs qui compose cet indice notamment l’éducation, la santé et l’économie. Et c’est là où le rapport donne des recommandations concernant ces secteurs pour le Burkina », a affirmé Elsie Laurence-Chounoune.

« Nos gouvernements aiment les réponses dans le court terme », regrette Elsie Laurence-Chounoune.

Des efforts à faire pour obtenir des résultats

Pour le ministre de l’économie, des finances et de la prospective, Seglaro Abel Somé, ce classement est un défi pour le Burkina Faso. « Le premier défi est sécuritaire et humanitaire. Si nous ne relevons pas ce défi, tout le reste sera dérisoire », a-t-il.
Concernant les résolutions, le ministre burkinabè a mis l’accent sur le patriotisme, car dans chaque domaine, il y a des acquis et des insuffisances. En ce qui concerne la mise en œuvre des recommandations du rapport, Seglaro Abel Somé a insisté sur le comportement, les manières de travailler et la bonne gouvernance. « Si nous arrivons à faire tous ces efforts, nous aurons des résultats. Dans le gouvernement actuel, nous avons mis les piliers », a-t-il affirmé.

De son côté, la coordinatrice du système des nations unies au Burkina Faso Barbara Manzi a cité Pedro Conceiçao (auteur du principal rapport, Ndlr) qui a fait savoir qu’il faudrait redoubler d’efforts en matière de développement humain et faire progresser les politiques autour de l’investissement, de l’assurance et de l’innovation. « Il faut pour cela pour construire un avenir meilleur, même dans les temps d’incertitude », a-t-elle ajouté, tout en mettant l’accent sur l’égalité entre les hommes et les femmes dans toutes les politiques du développement.

Selon le ministre Seglaro Abel Somé, il y a beaucoup de lacunes à combler.

« Une vision lointaine… »

Quant à Pierre Claver Damiba, ancien ministre de l’économie et directeur du programme régional Afrique du PNUD, il a proposé « une vision lointaine pour gérer les problèmes actuels ». De son diagnostic, « sans une vision lointaine, les peuples meurent ». Et il a indiqué que c’est le cas des pays africains. C’est pourquoi, il a recommandé une réforme de l’éducation en prenant en compte les langues nationale) ; la santé ; l’industrialisation (qui s’intéresse aux PME/PMI et multinationales) ; une révision des régimes fonciers ; et la visite des pays d’Asie qui ont réussi à se développer afin d’apprendre.

« Nous avons besoin de pouvoirs forts en Afrique subsaharienne, si nous voulons vraiment nous développer », dixit Pierre Claver Damiba.

Il faut signaler que depuis 32 ans, le PNUD lance le rapport sur le développement humain, qui évalue la santé, l’éducation et le niveau de vie d’une nation. Pour une première fois de son histoire, l’Indice de développement humain (IDH) a diminué mondialement pendant deux années consécutives. « Le développement est retombé à ses niveaux de 2016, annulant ainsi une grande partie des progrès vers la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), précise le communiqué de presse du 8 septembre 2022, date du lancement officiellement dudit rapport à New York, aux Etats-Unis.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

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