Actualités :: Nécrologie/Médias : Le journaliste Paul-Miki Rouamba repose au cimetière de (...)

Décédé le samedi 10 septembre 2022 à l’hôpital de Tengandogo, le journaliste Paul-Miki Rouamba a été conduit à sa dernière demeure au cimetière de Gounghin, ce mardi 13 septembre, par sa famille, ses amis et connaissances.

Né le 6 février 1980 à Kampti, dans la province du Poni (région du Sud-ouest), Paul-Miki Rouamba est un journaliste connu du public burkinabè et en dehors du pays des hommes intègres pour ses analyses et reportages. Arraché à l’âge de 42 ans, il aura laissé une bonne image pour ceux qui l’ont connu et côtoyé.

« J’ai été sous la coupe de Paul-Miki Roamba de 2016-2021. Je dirai tout simplement que si la compétence du travail bien fait a un nom, c’est bien Paul-Miki Roamba. Pour ceux qui ont travaillé avec lui, c’était un travailleur infatigable et en tant que rédacteur en chef, il n’hésitait pas à montrer, à donner le temps aux uns et aux autres pour la bonne marche de la rédaction », a témoigné Aimé Sawadogo, ancien journaliste à la Radio Ouaga FM.

Plusieurs personnes de différents domaines d’activités sont venus dire au revoir à Paul-Miki Rouamba

Boowurosigué Hyacinthe Sanou, journaliste à Studio Yafa, l’a côtoyé plusieurs fois. Il se souvient encore de l’homme. « Les différents témoignages l’ont assez souligné : c’était un travailleur acharné. Dans le quotidien, il était vraiment quelqu’un de méticuleux. Je retiens déjà comme dernière image un match de football qu’on a organisé avec les patrons de presse et il était le tout premier au stade sous la pluie et il a même dû, à un moment donné, aller dans les gradins pour travailler, continuer à corriger des papiers avant de revenir jouer au foot avec nous. C’est vraiment à l’image de l’homme. Je pense qu’il a toujours été dévoué au travail et c’est par ça qu’il a su donner l’exemple ».

Boowurosigué Hyacinthe Sanou et le défunt se sont côtoyés dans le métier pendant plusieurs années

Au nom du Groupe Oméga Médias, le promoteur Alpha Barry n’a pas manqué de témoigner : « Un travailleur sans relâche. Il a toujours voulu donner l’exemple d’où la présentation de la matinale une fois dans la semaine ».

Élevé au rang de Chevalier de l’ordre de l’Étalon

Paul-Miki Rouamba est un travailleur acharné qui avait toujours du temps pour sa famille. « Outre la lourde charge qu’il avait au niveau du service, il ne manquait pas d’être auprès de sa famille. C’est vraiment une douleur pour nous qu’il nous soit arraché à notre affection si tôt. Dans une jeunesse pleine d’espoir, c’est vraiment beaucoup difficile mais lorsque nous voyons la mobilisation qui s’est déployée autour de lui, nous sommes réconfortés, nous disons qu’il n’est pas parti, car il y a une bonne partie de lui qui reste encore avec la famille », a confié Abdoulaye Traoré, cousin du défunt.

Au cimetière tout comme à l’église, Abdoulaye Traoré, a pris la parole au nom de la famille du regretté

Dans sa communauté confessionnelle, les échos sont également positifs. « Les multiples témoignages concordent que le journaliste Paul-Miki Rouamba est un journaliste talentueux. Il était respectueux », a laissé entendre le prêtre qui a célébré la messe d’absoute. Pour ce serviteur de Dieu, le défunt a su plaire à Dieu et Dieu l’a aimé, conformément à un verset de la sagesse, car « on ne peut pas plaire à Dieu et ne pas être aimé des hommes », a-t-il déclaré.

L’homme qui vient de déposer sa plume et son micro était récemment directeur général du groupe Oméga Médias. Il a fait successivement les journaux Le Révolutionnaire (actuel Le Quotidien), Le Pays, Le Reporter, Le Courrier confidentiel, Notre temps, radio Ouaga FM, la télévision LCA. De la presse écrite à la télévision en passant par la radio, Paul-Miki Rouamba a marqué son histoire par ses reportages, éditoriaux et analyses sur les plateaux télé et radio.

La ministre en charge de la communication, Valérie Kaboré, a également représenté le gouvernement à cette inhumation

Avant son inhumation, il a été élevé au rang de Chevalier de l’ordre de l’Étalon, à titre posthume par la ministre en charge de la communication, Valérie Kaboré. « C’est l’occasion pour moi d’encourager sa famille professionnelle, sa famille biologique, de présenter mes condoléances à la presse et leurs dire que le meilleur reste à venir. On ne peut pas échapper à son destin », a formulé la ministre.
"Miki", comme ses collègues du journal Notre temps aimaient l’appeler, est parti à l’âge de 42 ans en laissant derrière lui trois enfants et des proches inconsolables.

Cryspin Laoundiki
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