Actualités :: Ouagadougou : Quatre tonnes de pesticides saisis par des équipes de la (...)

Dans le cadre de leurs attributions, deux équipes de la Direction de la protection des végétaux et du conditionnement (DPVC) ont effectué une sortie de contrôle inopiné de pesticides dans la ville de Ouagadougou, notamment dans la zone de Sankariaré et aux alentours du Grand-marché. Organisée en collaboration avec les forces de défense et de sécurité, la présente activité s’est déroulée le mardi 6 septembre 2022. La presse a été conviée ce mercredi à la DPVC pour constater de visu la quantité de pesticides qui ont été saisis.

Au Burkina Faso, malgré l’existence d’un dispositif de contrôle à l’importation, l’exportation et au transit des pesticides, force est de constater qu’il y a des entrées massives de ces produits qui échappent au contrôle. Pourtant, les pesticides ont des effets néfastes sur la santé humaine, animale, l’environnement et leur entrée frauduleuse constituent un manque à gagner pour l’économie du pays. D’où la nécessité de mettre en œuvre des initiatives de lutte contre l’importation et la vente frauduleuses des pesticides.

S’inscrivant dans cette dynamique, la Direction de la protection des végétaux et du conditionnement (DPVC) organise depuis quelques années une série de contrôles inopinés dans les magasins et lieux de vente et de stockage susceptibles de contenir des pesticides, avec l’appui des forces de défense et de sécurité. Après Bobo Dioulasso la semaine écoulée, cette mission s’est déroulée à Ouagadougou. Dans le cadre de cette activité, le choix s’est porté sur la zone de Sankariaré et des alentours du Grand-marché de Ouagadougou.

Photo de la saisie

La moisson a été bonne pour les contrôleurs. Au total, quatre tonnes de pesticides constituées d’herbicides, d’insecticides et de raticides ont été saisis, a indiqué l’ingénieur phytosanitaire Justin Kaboré. La prochaine étape, c’est l’élimination de ces pesticides. Elle se fera grâce à un incinérateur. « Au Burkina Faso, c’est la SAPHYTO qui détient un incinérateur pour éliminer ce genre de produit. Mais la loi prévoit que tout contrevenant aux différentes dispositions a l’obligation de payer pour éliminer les produits qui ont été saisis », informe M. Kaboré.

Selon l’ingénieur phytosanitaire, Justin Kaboré, quatre tonnes de pesticides ont été saisies

Outre cela, des sanctions sont prévues contre les resquilleurs, conformément à la loi 026. En effet, ils encourent une peine pécuniaire ou pénale. Au titre pénal par exemple, la durée de la condamnation est comprise entre deux et douze mois de prison.

Après avoir rappelé l’objectif poursuivi à travers la mission de contrôle, M. Kaboré a insisté sur l’importance des séances de sensibilisation au profit des importateurs, distributeurs et les revendeurs sur la réglementation en vigueur.
« C’est l’occasion pour nous de rappeler aux acteurs qui sont impliqués dans le domaine des pesticides qu’il y a une réglementation en vigueur. Donc, il faut se conformer à cette réglementation avant d’exercer dans ce domaine », a-t-il plaidé.
Conformément à la réglementation en vigueur, pour mener les activités de vente de pesticides, il faut détenir un agrément.

Vue des fûts contenants des produits périmés saisis sur plusieurs années.

Cet agrément est considéré comme le passeport qui permet de commercialiser les produits homologués par le Comité sahélien des pesticides (CSP). Pour reconnaître un produit homologué par le CSP, il y a plusieurs critères, selon l’ingénieur phytosanitaire. « Lorsque vous prenez l’emballage, il y a une étiquette qui y figure. L’écriture sur l’étiquette doit être en français puisque c’est le moyen par lequel le fabricant communique avec l’utilisateur. Ensuite, sur l’étiquette figure un numéro d’homologation qui est attribué par le CSP. Par ailleurs, au bas de l’étiquette, il y a les pictogrammes qui montrent un peu les mesures de sécurité à prendre pour utiliser un produit donné », a-t-il détaillé.

M. Kaboré expliquant les types de pesticides saisis

Bien avant, il s’est prononcé sur l’impact des contrôles inopinés. A l’en croire, il y a des motifs de satisfaction. « C’est vrai que chaque année, on mène ces activités inopinées. Mais il faut dire que lorsqu’on passe dans les marchés, il y a beaucoup de distributeurs qui détiennent maintenant des agréments. On peut dire que ce sont ces activités de contrôle qui, petit-à-petit, ont amené les gens à se conformer à la réglementation », se réjouit M. Kaboré.
Pour rappel, 55 000 tonnes de produits périmés saisis sur plusieurs années cumulées attendent d’être éliminées.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Crédit photo de Une : aouaga.com

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