Actualités :: Journée internationale de mémoire : Le Burkina Faso fait une halte pour (...)

Le Burkina Faso commémore, ce jeudi 1er septembre 2022, en différé, la journée internationale de souvenir en mémoire des victimes du terrorisme. Elle est placée sous le thème : « La prise en charge des victimes du terrorisme : un droit pour les victimes, un devoir pour l’Etat et la communauté ». Une occasion pour le gouvernement de sensibiliser la population en général, et les victimes du terrorisme en particulier sur les droits et devoirs des personnes victimes de terrorisme.

Honorer, soutenir les victimes du terrorisme, c’est la visée de l’instauration de la journée internationale de souvenir. Instituée en 2017 par l’Assemblée générale de l’ONU sur recommandation du Conseil des droits de l’homme, elle est commémorée pour une deuxième édition au Burkina Faso sous le thème : « La prise en charge des victimes du terrorisme : un droit pour les victimes, un devoir pour l’Etat et la communauté ». Un thème choisi à dessein pour interpeller l’ensemble des acteurs sur leur devoir de solidarité envers les victimes de terrorisme comme levier pour renforcer leur force de résilience. Le choix de ce thème s’inscrit également en droite ligne du raffermissement de la fibre patriotique des victimes, dans la perspective de consolider les efforts du gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme et le renforcement de la cohésion sociale.

Selon le ministre en charge de la justice, ce jour revêt un caractère particulier et il est un plein de symboles pour notre histoire commune

Pour le ministre en charge de la Justice, Barthelmy Kéré, prononçant le discours officiel du président du Faso, les activités commémoratives de la journée internationale de souvenir en hommage aux victimes de terrorisme au Burkina Faso, qui ont été lancées le 29 août s’achèvent ce jour, 1er septembre 2022. Des dires du ministre, ce jour revêt un caractère particulier et est plein de symbole pour notre histoire commune. « C’est comme pour clamer haut et fort, qu’aucune psychose et aucune terreur ne peut ébranler l’intégrité, l’unité et la solidarité qui ont forgé et continuent de fonder la dignité et la force du Burkinabè », a-t-il lancé.

L’institution de cette journée, a-t-il expliqué, est partie du constat que les personnes affectées par le terrorisme, doivent encore lutter pour faire entendre leur voix et obtenir une assistance. Elle vise donc, a-t-il soutenu, à honorer et à soutenir les victimes et survivants du terrorisme ainsi qu’à promouvoir et protéger le plein exercice de leur droit et de leur liberté fondamentale. Le Burkina Faso commémore cette journée pour la deuxième fois, après l’édition 2021. C’est une façon pour le « pays des hommes intègres », d’affirmer son « ferme » engagement à promouvoir, à protéger la dignité humaine et les droits fondamentaux de tous les Burkinabè et de toutes les personnes vivant au Burkina Faso, les droits des victimes en particulier.

Le président de la transition LCL Paul-Henri Sandaogo Damiba a présidé cette journée de mémoire en hommage aux victimes du terrorisme

Le PNUD et les nations unies ont un rôle important à jouer pour aider les Etats à mettre en œuvre leurs stratégies anti-terroristes en soutenant les victimes, en renforçant les capacités, en créant et en soutenant les réseaux d’OSC et les associations de victimes de terroristes. Cette journée commémorative au Burkina Faso, a d’ailleurs été financée par le PNUD. Pour la représentante résidente du PNUD au Burkina Faso, Elsie Laurence-Chounoune, la commémoration de cette journée en souvenir des victimes du terrorisme vient rappeler qu’une attention particulière doit être accordée aux victimes d’une part et que les Etats ont des obligations envers ses victimes, d’autre part.

De la gestion de la famille des victimes au Burkina

Le représentant des familles des victimes du terrorisme au Burkina Faso, Pascal Lankoandé, sans faux-fuyant a demandé aux autorités au cours de la commémoration de cette journée, qu’un recadrage de la gestion de l’indemnisation allouée aux soldats tombés sur le champ de batailles soit fait. Car à l’en croire, les familles et alliées souffrent de sa gestion. La lourdeur administrative pour l’effectivité du capital décès pour les victimes est une autre complication relevée par M. Lankoandé.

Le représentant des parents des victimes, Pascal Lankoandé a plaidé pour un recadrage de la gestion de l’indemnisation allouée aux soldats tombés sur le champ de batailles

A cela s’ajoute le problème de la non prise en compte des épouses des victimes vivant en concubinage et pour la plupart sans emploi, la non application jusqu’à ce jour, de la loi sur les pupilles de la nation, sont d’autres difficultés énumérées par le représentant de la famille des victimes. Les laissés pour compte que sont les victimes civiles, du secteur privé, les indépendants mais aussi les volontaires organisés pour la défense de la communauté, qui le plus souvent, ne bénéficient d’aucune indemnité, toute catégorie confondue, ont été décriés.

« La dernière doléance, qui demeure la principale, mais aussi, la non visible, c’est l’assistance psycho-médicale de toutes ces victimes. Cet aspect mental des victimes risque de créer à long terme, un grand problème social pour induire un terrorisme généré par notre manque d’anticipation et d’introspection des maux en germination. La lutte contre le terrorisme implique aussi bien, des mesures préventives, curatives mais aussi la réhabilitation des victimes à court, moyen et long termes », a-t-il plaidé.

Obissa Juste MIEN
Lefaso.net

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