Actualités :: Bobo-Dioulasso : Le Haut conseil du dialogue social prône le dialogue social (...)

Le Haut conseil du dialogue social tient une session de formation, du 12 au 15 juillet 2022 à Bobo-Dioulasso. Cette rencontre qui porte sur le dialogue social et la productivité est organisée au profit de l’administration et des représentants du personnel de la Filature du Sahel (FILSAH), la SAP Olympic et la SN CITEC. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le président de l’institution, Pr Jean Marc Palm, ce mardi 12 juillet 2022.

Durant les quatre jours de travaux, les participants seront outillés sur la thématique du jour à travers diverses communications. Il s’agit des présentations, entre autres, sur « les fondements du dialogue social et ses effets bénéfiques pour l’entreprise », « les droits et devoirs des parties prenantes dans l’entreprise », « les mécanismes de prévention et de gestion des conflits dans l’entreprise », « les techniques de base d’une négociation collective » et « le dialogue social et la productivité dans l’entreprise ».

Ces thématiques seront développées sous forme de plénière avec des exposés suivis de débats. A l’issue de cela, suivront des travaux de groupe qui permettront aux participants de dégager des pistes d’amélioration du dialogue social au sein de leurs structures respectives. A en croire le président du Haut conseil du dialogue social, Jean Marc Palm, cette activité s’inscrit dans le cadre du programme d’activités annuel 2022 de son institution. Elle constitue, de son avis, son attachement à la question du dialogue social au Burkina Faso.

Les participants à la session de formation du HCDS à Bobo-Dioulasso

« Le dialogue social a une grande importance dans la vie des entreprises. Il permet d’avoir des relations apaisées et de travail. Joint à la productivité, il permet également de produire plus et d’enrichir le pays. Donc cette formation va permettre aux ouvriers ainsi qu’à l’administration, de pouvoir travailler dans un climat de paix et de sérénité », a souligné Jean Marc Palm.

Dans son mot d’ouverture, il a ainsi justifié le choix d’organiser cette session de formation au profit de ces acteurs. Selon lui, les nombreux conflits qu’a connus le pays ont touché aussi bien le secteur privé que le public. Il a affirmé que plusieurs causes expliquent ces conflits dont le manque ou l’insuffisance d’une culture du dialogue social. « Les conflits sociaux se constatent aussi à l’échelle des entreprises où l’employeur, qui représente l’autorité dans l’entreprise, est souvent opposé aux travailleurs, qu’ils soient organisés ou non. Bien que les conflits ne puissent pas toujours être évités, ils ne doivent pas non plus être source d’impasse. Au contraire, ils doivent constituer des occasions pour que tous les acteurs se concertent dans le but de trouver des solutions consensuelles et durables », a-t-il enseigné.

Pour le président du HCDS, la connaissance des droits et devoirs de chaque acteur ainsi que l’utilisation des mécanismes de prévention et de gestion des conflits s’avèrent nécessaires afin d’éviter les conflits dans l’entreprise et/ou de mieux les régler. Aussi, en vue de permettre à l’entreprise de pouvoir mieux répondre à certaines exigences, la maîtrise de la question de la productivité par toutes les parties prenantes semble indispensable. Ce qui justifie la tenue de cette session de formation à Bobo-Dioulasso, qui est le début d’une série de formation.

Le président du HCDS, Pr Domba Jean Marc Palm

En effet, après Bobo-Dioulasso, la formation va s’étendre sur l’étendue du territoire national au profit d’autres entreprises. « L’objectif recherché est de pouvoir mettre le dialogue social au centre de la productivité des entreprises. Nous sommes un pays enclavé et nous n’avons pas beaucoup d’atouts en matière de facteurs de production.
Tout ce qui est facteur de production dans notre pays coûte cher, sauf la richesse de nos hommes, l’intelligence de nos hommes. Donc si nous allons dans un dialogue social qui nous permet de nous comprendre, nous pouvons effectivement relever le handicap que la nature nous impose. Nous allons avoir des entreprises compétitives et cela est possible », a laissé entendre le vice-président chargé de la formation, de la sensibilisation et des relations professionnelles au HCDS, Guy Olivier Ouédraogo. Il reste convaincu que cette formation contribuera à une meilleure prévention et gestion des crises dans ces différentes entreprises.

Romuald Dofini
Lefaso.net

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