Actualités :: SOFITEX : « Je pars de la société avec un sentiment du devoir accompli », a (...)

Après six années passées à la tête de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX), Wilfried Yaméogo a cédé officiellement son fauteuil au nouveau directeur, Jonas Bobou Bayoulou. Arrivé à la tête de cette direction dans un contexte où la filière traversait des difficultés, Wilfried Yaméogo a mené diverses actions, afin de faire bouger les lignes et améliorer les indicateurs de gestion de la SOFITEX. Aujourd’hui, il affirme partir de la société, avec un sentiment du devoir accompli.

La cérémonie de passation de charges qui a eu lieu le vendredi 29 avril 2022 entre le nouveau directeur général de la SOFITEX, Jonas Bobou Bayoulou, et l’ancien directeur, Wilfried Yaméogo, revêt une double signification. En ce sens qu’en plus de consacrer l’installation officielle du nouveau DG dans ses fonctions, elle donne aussi l’occasion aux acteurs de la filière coton de reconnaître les mérites « d’un homme qui s’est investi durant six ans dans la vie de la Société burkinabè des fibres textiles ».

En effet, Wilfried Yaméogo a été nommé en conseil des ministres le 23 mars 2016 et installé officiellement le 31 mars de la même année. Ainsi, il est arrivé à la tête de cette institution dans un contexte où la filière coton traversait des difficultés liées, entre autres, aux impayés des producteurs de coton et aux défis liés à l’abandon du coton transgénique pour le coton 100% conventionnel. Au cours de cette cérémonie de passation, plusieurs acteurs, dont le secrétaire général de la SOFITEX, François Séogo, ont pris la parole pour saluer les mérites du directeur général sortant. Monsieur Séogo n’a pas manqué de mots pour faire l’éloge du DG sortant, qu’il qualifie « d’homme déterminé, travailleur et averti » qui a su prendre la mesure des défis à relever.

« Décidé à prendre le taureau par les cornes et après avoir pris langue avec le personnel et s’être imprégné de l’état des différentes installations industrielles, il n’a pas perdu de temps avant de se décider à arpenter les zones de production cotonnière pour une prise de contact directe avec les cotonculteurs et le dispositif sur le terrain (…) Il s’est progressivement engagé dans les actions d’envergure, susceptibles de donner un véritable coup de fouet à la relance de la production cotonnière dans le bassin cotonnier », a souligné François Séogo.

Sous le leadership de Wilfried Yaméogo, après une année difficile en 2018/2019, où la production est retombée à 318 000 tonnes, elle s’est progressivement relevée pour atteindre 367 021 tonnes en 2019/2020. 426 466 tonnes ont été enregistrées en 2020/2021, et la production attendue pour la campagne 2021/2022 est de 450 000 tonnes. Au titre de la campagne agricole 2022/2023, les intentions de culture recensées après les comités de crédit s’élèvent à 599 600 hectares.

Le taux d’endettement a évolué de 68% en 2017/2018 à 42,3% en 2021/2022

En concertation permanente avec la faîtière des producteurs, Wilfried Yaméogo s’est engagé avec ses services techniques à réduire le niveau d’endettement des groupements, afin de garantir un meilleur revenu pour les producteurs. Le taux d’endettement est passé de 68% en 2017/2018 à 42,3% au titre de la campagne 2021/2022. Pour minimiser l’impact des conditions pluviométriques sur la production, il a ouvert un chantier dénommé « Projet d’accès à l’irrigation pour la culture du coton au Burkina Faso (PAICC-BF) » dont l’un des objectifs est d’appuyer les producteurs dans la réalisation de bassins de rétention des eaux de ruissellement qui pourront être mis à contribution pour sauver la production en cas d’arrêt momentané des pluies.

Sur le plan interne, Wilfried Yaméogo a initié plusieurs projets qui sont en cours de réalisation, dont l’audit organisationnel et la relecture du manuel de procédures administratives, financières et comptables de la SOFITEX, afin d’améliorer le fonctionnement des directions et services de l’entreprise ; le traitement des champs de coton à l’aide de drones agricoles pour réduire la pénibilité du travail des producteurs et améliorer la protection phytosanitaire du cotonnier ; la construction, à Koudougou, d’une usine d’égrenage de coton entièrement dédiée au coton biologique.

« Sans être exhaustif, on peut citer la mise en place d’une radio mobile pour améliorer la communication avec les producteurs et prodiguer des conseils pour l’amélioration des pratiques culturales, la géolocalisation des véhicules qui a permis de réduire le coût d’exploitation des véhicules légers et cotonniers (à travers la baisse de la consommation de carburant et un meilleur entretien du parc automobile), l’introduction de la maintenance assistée par ordinateur, l’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel », a noté le secrétaire général de la SOFITEX. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

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