Actualités :: Burkina/Doctorat : La consommation de la noix de cajou réduit des risques de (...)

« Evaluation des qualités agro-biotechnologiques et nutritionnelles des accessions d’anacardiers du Burkina ». C’est sous ce thème que Nomwendé Judith Semporé a soutenu sa thèse de doctorat, le mercredi, 12 janvier 2022 à Ouagadougou. Un acte qui a couronné quatre années de travail et à l’issue duquel, l’impétrante a été admise au grade de Docteur avec la « mention très honorable ».

La démarche de la doctorante a consisté à connaître les caractéristiques agro-technologiques et nutritionnelles des noix de 53 accessions d’anacarde pour identifier les accessions les plus performantes pour la production à grande échelle. L’approche méthodologique a permis d’analyser les paramètres agro-morphologiques, nutritionnels et les facteurs antinutritionnels des noix d’anacarde. Les effets des traitements thermiques, tels que la torréfaction et la friture sur la qualité nutritionnelle des amandes ont été également déterminés.

Ce travail a donc permis l’identification des variétés de cajou performantes pour une production plus rentable et l’obtention de noix compétitives au Burkina. Les accessions ainsi identifiées permettront d’effectuer des plantations à haut rendement avec des noix d’intérêt socio-économique important sur le marché de l’exportation.

Les travaux ont également permis de comprendre que les noix possèdent un potentiel nutritionnel intéressant pour les industries agro-alimentaires ou les programmes de formulations nutritionnelles.

C’est devant donc un jury bien constitué, que Nomwendé Judith Semporé a d’abord présenté la synthèse de ses travaux, suivi des réactions aux questions et préoccupations des membres du jury.

Dans la présentation, l’impétrante a fait ressortir plusieurs éléments sur l’anacarde, intéressants à savoir pour le public. D’où la pertinence, dira-t-on, d’une telle thématique.

« La culture de l’anacardier est en croissance au Burkina Faso, mais la production en noix des arbres demeure faible. Dans le pays, la noix de cajou occupe la troisième place d’exportation, après le coton et le sésame. Il s’agit donc d’un produit à fort potentiel économique, qui a génère des centaines de milliards par an. Chaque année, 45 000 ménages produisent sur 255 000 ha près de 100 000 tonnes de cajou », présente Nomwendé Judith Semporé.

Au-delà du volet économique, la doctorante a mis en exergue, des valeurs nutritionnelles de l’anacarde. « La noix de cajou contient une amande qui présente un intérêt pour sa richesse en éléments nutritifs, notamment en lipides, protéines, acide gras essentiels et en certains minéraux », révèle-t-elle.

Il est suggéré par la littérature que la consommation de la noix de cajou a un effet bénéfique sur la santé humaine, notamment dans la prévention et la réduction des risques de maladies cardiovasculaires et de mortalité, de calculs biliaires et aussi de cancer du côlon chez la femme, poursuit Nomwendé Judith Semporé.

L’exposé de la candidate a suscité de nombreuses questions, des recommandations et des suggestions du jury, pour l’amélioration de la qualité finale du document et des perspectives.

A l’issue de ce long examen, le jury, présidé par Pr Sébastien Lamine Ahonzo-Niamké, de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Côte d’Ivoire, a jugé Nomwendé Judith Semporé méritant d’accéder au grade de Docteur en biochimie, biotechnologie agricole et nutrition, avec la « mention très honorable ».

C’est dans une ambiance de travail bien fait, que Dr Nomwendé Judith Semporé a exprimé sa gratitude à l’ensemble de ses encadreurs et aux structures qui ont contribué à la réussite de cette étude qui s’est déroulée sur quatre années.

Les travaux de Nomwendé Judith Semporé se sont déroulés au département Technologie alimentaire de l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (DTA/IRSAT/CNRST) et au Laboratoire de biochimie, biotechnologie, technologie alimentaire et nutrition (LABIOTAN/EDST/UJKZ), sous la direction de Pr Mamoudou Hama Dicko, enseignant-chercheur en biochimie et en biotechnologie à l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo et la co-direction de Dr Laurencia Toulsoumdé Ouattara.

O.H.L
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