Actualités :: Burkina Faso : L’ONG Terre des hommes engagée pour une justice équitable en (...)

Le Burkina Faso a ratifié une loi pour la protection des droits des enfants et participe, depuis 2015, au congrès mondial sur la justice juvénile. C’est dans cette optique que Terre des hommes, une organisation non gouvernementale, a initié une conférence le mercredi 17 novembre 2021, à Ouagadougou.

Placée sous le thème : « Garantir l’accès à la justice pour tous les enfants : Vers des systèmes de justice pour enfants non discriminatoires et inclusifs », cette conférence avait pour objectif de montrer aux acteurs étatiques et aux enfants, notamment le parlement des enfants, aux étudiants et tous les partenaires de Terre des hommes, l’implication de l’ONG dans l’organisation des congrès mondiaux sur la justice juvénile. Il a également été question de la forte participation du gouvernement burkinabè aux différents congrès mondiaux sur la justice juvénile.

Le congrès mondial sur la justice juvénile, édition 2021, a lieu du 15 novembre au 20 novembre 2021. Cette édition se fait en ligne et elle regroupe environ 100 pays.

Selon, Boubacar Thombiano, conseiller technique régional de Terre des hommes, le Burkina est très avancé en matière de ratification des textes internationaux. Il a affirmé que le pays a étoffé son cadre juridique national et, aujourd’hui, l’enjeu c’est d’arriver à rendre effective l’application des mesures non préventives de liberté.

Boubacar Thombiano, Conseiller technique régional de Terre des hommes

« L’enjeu de l’édition 2021, est d’arriver à discuter sur les problématiques de l’enfance, de dégager des solutions pour améliorer la vie des enfants et leur accès à la justice », a-t-il confié.

Durant la conférence de presse, les organisateurs sont revenus sur le bilan de la participation du Burkina Faso aux éditions 2015 et 2018 du congrès mondial sur la justice juvénile.

Pascal Bamouni, magistrat à la cour de cassation, a affirmé que le congrès de 2015 s’est déroulé autour de quatre points qui sont : l’encouragement de l’application pratique des normes existantes ; la réaffirmation et le renforcement de la mise en œuvre des normes applicables en matière de justice juvénile pour les enfants en conflit avec la loi ; la création des espaces de dialogue en vue de faciliter l’échange de bonnes pratiques respectueuses du droit des enfants et la promotion de la coopération et le suivi au niveau international dans ce domaine.

En ce qui concerne l’édition 2018, le Burkina Faso a fait parler de lui, selon Réné Bagoro, ancien ministre burkinabè de la justice. En effet, il a affirmé que la médiation pénale menée par les chefs coutumiers, sous le contrôle du procureur du Faso, a eu beaucoup de retombées positives.

« Les chefs coutumiers burkinabè ont eu un grand impact durant l’édition de 2018 », Réné Bagoro

« Le Burkina a été félicité pour l’implication de la chefferie traditionnelle, qui a été représentée par deux personnes. Cette expérience a également permis au Burkina Faso de partager son expérience », a-t-il laissé entendre.

La participation des enfants aux actes d’extrémisme violent, la nécessité de donner davantage de moyens efficaces pour la réduction de la délinquance juvénile, la récidive et l’amélioration des mécanismes de protection des enfants vulnérables, de même que les stratégies de prévention précoce, ont été les trois points essentiels concernant l’édition de 2018.

Selon, Yann Colliou, responsable du programme accès à la justice de Terre des hommes, malgré les enjeux sociaux auxquels fait face le Burkina, le taux de privation des mineurs est faible. Il a expliqué à cet effet, qu’ils ont observé des avancées significatives en matière de formation des acteurs judiciaires et en matière d’aides légales.

« Ce sont des éléments sur lesquels l’accès à la justice pour les enfants progresse. Par contre, il y a des enjeux grandissant, notamment le mécanisme de violence excessif », a-t-il conclu.

Pour rappel, Terre des hommes est une ONG œuvrant pour les droits des enfants. Au Burkina Faso, TDH se bat, entre autres, pour l’accès universel aux soins et contribue à l’amélioration de la qualité des prestations grâce à l’utilisation des outils technologiques innovants. Ses équipes viennent également en aide aux enfants en conflit avec la loi ou en migration. Terre des hommes contribue aussi à l’accès à la sécurité alimentaire et la cohésion sociale. Enfin, il aide au renforcement ses systèmes de santé et de protection pour soutenir les familles affectées.

Patricia Coulibaly (Stagiaire)
Lefaso.net

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