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Bilan de la direction générale de l’économie et de la planification : Que retenir ?

LEFASO.NET | Par Maxime Jean-Eudes Bambara (Stagiaire)
dimanche 17 décembre 2017.

 

La direction générale de l’économie et de la planification (DGEP) a animé ce vendredi 15 décembre 2017 une conférence de presse à Ouagadougou avec pour objectif de présenter les grandes réalisations faites au titre de l’année 2017 et définir les priorités pour 2018. Ainsi de la prévision d’analyses macroéconomiques et du suivi de la conjoncture, en passant par la programmation et l’évaluation des investissements publics mais aussi du suivi et de l’évaluation des politiques économiques et sociales, c’est tout un chapelet d’actions qui a été égrené aux hommes de médias.

C’est la salle de conférence du Trésor public sis à Ouaga 2000 qui a servi de cadre ce vendredi 15 décembre 2017 aux agents de la direction générale de l’économie et de la planification (DGEP) pour leur exercice de redevabilité à l’opinion publique. Un exercice de redevabilité qui, à en croire les conférenciers, fait partie des trois mots qui tiennent à cœur la première responsable du ministère de l’économie des Finances et du Développement à savoir : « la transparence, la gestion axée sur les résultats et la redevabilité ».

Conformément à la mission qui est assignée à cette direction : la mission de formulation des politiques de développement et leur traduction en plans et programmes de développement, trois cadrages macroéconomiques ordinaires et plusieurs autres cadrages circonstanciés ont été réalisés au titre de l’année 2017 ; toute chose qui aurait permis à la direction générale de l’économie et de la planification d’estimer le taux de croissance au titre de l’année 2017 à 6.5%. Un chiffre légèrement en hausse par rapport à celui de 2016 qui est de 5,9%. Aussi ces cadrages ont également permis, selon le directeur général de l’économie et de la planification, Souabou Diallo, de produire dix (10) notes de conjonctures mensuelles et dix (10) rapports de suivi des indicateurs de l’économie et du développement qui présentent les indicateurs majeurs à suivre au niveau national et aussi l’évolution des indicateurs sur le plan sous régional et sur le plan international.

En sus, l’élaboration du rapport sur la situation économique de 2016, le renforcement et la mise à jour des outils de prévision sont également des acquis à mettre au compte de cette direction pour ce qui est de la prévision d’analyses macroéconomiques et du suivi de la conjoncture.

En matière de programmation et d’évaluation des investissements publics, les grandes réalisations sont en autres l’actualisation de la Banque Intégrée des Projets (BIP) sur la base adaptée au format budget programme, l’élaboration du Programme triennal d’investissement public –glissant (PTIP-G) 2018-2020, la tenue des huitièmes (8ème) assises de l’Assemblée générale des projets et programmes, l’élaboration du projet de nouvelle règlementation des projets et programmes de développement et l’organisation de cinq (05) revues de portefeuille.

En outre, d’un point de vue prospective et de planification stratégique et sectorielle les conférenciers ont souligné avoir pu faire adopter par le gouvernement le guide d’élaboration des politiques sectorielles et avoir pu accompagner l’élaboration de huit projets de politiques sectorielles dont les documents seraient disponibles. « Nous avons également pu concevoir un projet de loi portant pilotage et gestion du développement » a ajouté monsieur Diallo.

Souabou Diallo, directeu général de l’économie et de la planification

Par ailleurs dans le domaine du Suivi et de l’évaluation des politiques économiques et sociales, le directeur général de l’économie et de la planification s’est réjoui de ce que son équipe ait pu suivre les grands engagements internationaux auxquels le Burkina Faso a souscrit notamment les Objectifs de Développement Durable (ODD) et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. « Le 1er rapport du suivi des ODD pour 2016 a été élaboré et le rapport de profil ODD du Burkina Faso en 2017 a également été élaboré et validé » a-t-il précisé.

A cela s’ajoute d’autres réalisations en matière de population et développement. Il s’agit notamment de l’organisation du premier Forum national sur la migration et le développement sous le thème « développement économique et social du Burkina Faso : quelles contributions de la diaspora ? », la mise en place effective de l’observatoire national du dividende démographique et l’adoption de la stratégie nationale de migration et son plan d’actions en Conseil des Ministres (08 février 2017).

Les actions menées par la DGEP s’étendent aussi au niveau régional. Et là les acquis présentés sont principalement l’organisation des Assemblées régionales des projets et programmes de développement dans les treize (13) régions, l’élaboration et la validation des rapports de performance 2016 du PNDES mais aussi des rapports de performance 2017 à mi-parcours du PNDES au niveau régional.

Des priorités pour 2018

Vue de quelques agent de la DGEP et des journalistes

En termes de perspectives pour 2018, la direction générale de l’économie et de la planification entend travailler à maintenir les trois cadrages macroéconomiques mais aussi à mettre à jour et renforcer les outils de prévision (Modèles de simulation d’impact, utilisation de nouveaux manuels) et surtout faire adopter le projet de la réglementation générale des projets et programmes en conseil des ministres. En outre il est également attendu de la DGEP de faire adopter par l’Assemblée nationale un projet de loi sur le pilotage du développement qu’elle espère soumettre dans les mois à venir au gouvernement. « Nous allons également mettre l’accent sur l’évaluation des politiques publiques qui est aujourd’hui un maillon manquant et surtout nous atteler sur des études assez thématiques pour pouvoir orienter le gouvernement sur les grands enjeux économiques au niveau national » a notifié Souabou Diallo.

Pa ailleurs les grands défis au niveau régional seront d’assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques publiques, d’organiser et animer les cadres de concertation pour le développement rural décentralisé mais aussi de capitaliser les actions des ONG et Associations de développement et d’élaborer les notes trimestrielles de conjoncture régionale, foi du directeur de l’économie et de la planification.

Maxime Jean-Eudes BAMBARA
Lefaso.net



Vos commentaires

  • Le 17 décembre 2017 à 22:39, par Sid Pa Yii En réponse à : Bilan de la direction générale de l’économie et de la planification : Que retenir ?

    Belle initiative mais je pense que l’actuel équipe de la DGEP devra bien murir la réflexion sur la nouvelle réglementation avant d’induire le gouvernement dans l’erreur. Mes griefs sont les suivants :
    1) la classification "rouge", orange" et vert des projets et programmes :
    a) doit être assez nuancée dans l’appréciation car un projet d’acquisition et de travaux ne peuvent être évalué sur les mêmes critères car d’une part la longueur de la procédure et d’autre part la capacité organisationnelle, technique et financière des entreprises dans ce Burkina est de façon générale lamentable.
    b) c’est une volonté de bien faire qui amène une planification ambitieuse et réaliste mais de nombreux facteurs exogènes entraînent les résultats à la baisse.
    2) De la nouvelle réglementation des projets et programmes : elle est un vrai torchon qui induira le gouvernement dans l’erreur...le premier ministre doit se souvenir des murmures de désapprobation lors de la dernière assise des AG des Projets et Programmes.
    Pourquoi ? elle n’a point été élaborée de façon inclusive(absence de concertation avec les coordonnateurs des projets et programmes) contrairement à la version élaborée en 2015 sous la transition. Les PP ont une spécificité que l’actuel équipe dirigeante de la DGEP ignore et cela est surprenant et regrettable. La réforme tant attendue accouche donc d’une souris et pire ne s’intéresse qu’à l’aspect rémunération. On oublie un volet important qui existait dans la version 2015 à savoir internaliser la procédure de passation de marché qui permet de gagner véritablement en temps(puisque le projet correspond à la résolution d’une ou de plusieurs problématiques dans un temps et espace préalablement défini). La DGEP devrait voir que ce sont la plupart des projets de catégorie A qui sont assez médiocres dans leur état mise en œuvre et....vouloir que l’on ait que des projets de catégorie 1(actuel catégorie A) est une hérésie. De plus le changement institutionnel et/ou de ministre peut entrainer un changement de coordonnateur et/ou de responsable de programme donc...un ralentissement de la mise en œuvre car la relation coordonnateur de projet et chargé de projet est fondamentale pour une réussite du projet. Occulter cet aspect c’est ne pas connaître l’environnement global de projet et donc prendre des décisions issues de réflexion de bureaucrate avec des conséquences désastreuses pour les futurs projets. Puisque la DGEP est sure de son fait, rendez vous dans quatre(04) pour une évaluation de ce nouveau décret.
    Ghandi disait que la chose la plus facile était de "se tromper" et il ajouta la plus grande base c’est de" communiquer" donc .....

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  • Le 18 décembre 2017 à 08:32, par BEOGO NERRE En réponse à : Bilan de la direction générale de l’économie et de la planification : Que retenir ?

    Le DGEP a mis en place une politique pour mieux maîtriser ses collaborateurs que ce soit dans les nominations dans les directions centrales et surtout dans les directions régionales. félicitation à lui . ainsi va la republique.

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  • Le 18 décembre 2017 à 16:13, par intrus En réponse à : Bilan de la direction générale de l’économie et de la planification : Que retenir ?

    Pardon, il faut adopter rapidement les nouveaux décrets régissant les projets et programmes. les 05 décrets sont dépassés. Sinon comment peut-on comprendre que des cadres aient 5000 comme indemnité de logement

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