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Lutte contre le terrorisme au Sahel : Les Forces de sécurité galvanisées, les enseignants rassurés

Communiqué
jeudi 16 novembre 2017.

 

Le Ministre d’Etat, Ministre de la Sécurité, Simon Compaoré et son collègue de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Jean-Martin Coulibaly, ont séjourné du 13 au 14 novembre 2017, à Baraboulé, Diguel, Djibo, Tongomayel, Mentao (Province du Soum) et Bourzanga (province du Bam). Ils sont allés galvaniser les forces de défense et de sécurité et explorer avec les enseignants, les voies et moyens pour une reprise des cours dans les écoles fermées, suite aux attaques terroristes.

Le gouvernement burkinabè est déterminé à apporter son soutien aux forces de défense et aux enseignants des zones en proie aux attaques terroristes. A cet effet, le Ministre d’Etat, Ministre de la Sécurité, Simon Compaoré et son collègue de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, Jean-Martin Coulibaly, ont séjourné du 13 au 14 novembre 2017, à Baraboulé, Diguel, Djibo, Tongomayel, Mentao (Province du Soum) et Bourzanga (province du Bam). La première étape de cette sortie des membres de l’exécutif burkinabè a été le Commissariat de Police de District (CPD) de Baraboulé.

Ce dernier a été l’objet d’une attaque le 27 février 2017. C’est un commissariat reconstruit avec toutes les commodités et entièrement clôturé que la délégation ministérielle a pu visiter. « Nous sommes venus constater l’effectivité de la reconstruction de votre commissariat, vous féliciter pour le travail abattu et vous dire de tenir bon », a dit le chef de la délégation, Simon Compaoré.

L’officier de Police, Abdoulaye Sawadogo, a traduit sa fierté et toute sa reconnaissance au gouvernement burkinabè, pour la sollicitude avec laquelle, il a reconstruit le commissariat et doté le service d’un véhicule Land Cruiser et de motos. Après le CPD de Baraboulé, les deux émissaires du gouvernement, se sont rendus à l’école « A » de la localité. Des élèves de la classe de CM2 en plein cours ont reçu les encouragements des ministres. L’occasion faisant le larron, ils ont rassuré les enseignants de la présence de l’Etat à leurs côtés. Avant de quitter Baraboulé, les deux ministres ont échangé avec les forces vives de la commune.

« Nous sommes venus au nom du Président du Faso et du Premier ministre, vous dire que Baraboulé est sécurisé. Votre localité compte beaucoup pour le Burkina Faso. Je vous invite à collaborer avec les forces de défense et de sécurité. Car, c’est ensemble que nous allons vaincre les forces du mal », a rassuré le ministre de la sécurité. Son collègue de l’éducation nationale, pour sa part, a salué l’esprit de sacrifice et d’abnégation des enseignants. Il a invité les enseignants qui hésitent encore à rejoindre les salles de classe, à le faire.

C’est le même message que les deux membres de l’exécutif burkinabè ont livré aux populations de la commune de Diguel. Ils ont rassuré leurs interlocuteurs que des dispositions ont été prises pour la réouverture des classes. Sur le plan sécuritaire, le ministre d’Etat a laissé entendre que dans les mois à venir, les populations vont constater un changement dans leur sécurisation.

Mais en attendant, il a souhaité que les populations collaborent avec les forces de défense et de sécurité.

De retour à Djibo, chef-lieu de la province du Soum, Simon Compaoré et Jean-Martin Coulibaly ont échangé avec les forces vives de la province et les acteurs de l’éducation. « Nous sommes venus pour explorer avec vous, les moyens pour une reprise des cours dans les écoles. Avec les attaques terroristes, certains enseignants ont replié et des classes sont fermées. Aussi, nous sommes venus vous rassurer que le gouvernement veille sur vous. Vous avez besoin de la sécurité. Je puis vous assurer, que sur instructions des plus hautes autorités, des efforts sont en train d’être faits pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens. Nous allons monter en puissance », a insisté M. Compaoré.

Le ministre de l’Education nationale a fait savoir que « le Burkina Faso n’aura pas d’avenir, sans l’éducation ». C’est pourquoi, il a affirmé que l’Etat est engagé avec les enseignants pour trouver des solutions aux problèmes de fermeture des classes. Le gouvernement par la voix du ministre de la Sécurité a souhaité que les enseignants puissent reprendre le chemin des écoles.

A Tongomayel, les policiers félicitent Simon Compaoré

Dans la matinée du mardi 14 novembre 2017, le ministre de la Sécurité s’est rendu au Commissariat de Police de District (CPD) de Tongomayel. Ce commissariat qui avait été attaqué dans la nuit du 27 au 28 février 2017 a refait peau neuve avec la construction d’un bâtiment avec toutes les commodités. « Depuis l’attaque de notre commissariat, c’est la 4e fois que nous vous accueillons. Lors de votre premier passage le 06 mars 2017, nous vous avons transmis nos doléances. Et vous avez pris l’engagement de nous satisfaire.

Aujourd’hui, nous avons un commissariat flambant neuf, un véhicule Land Cruiser, des motos et du matériel logistique. Il faut être un ingrat pour ne pas reconnaître les efforts que vous fournissez pour accompagner les forces de sécurité. Vous êtes un homme de parole et le personnel du commissariat, vous remercie », s’est réjoui l’officier Moussa Dem.

Le Ministre d’Etat a salué l’esprit de sacrifice, le dévouement des policiers de Tongomayel. « Je suis très fier de vous », a déclaré avec insistance, Simon Compaoré. Il leur a promis que le « meilleur reste à venir ».

Sur le chemin du retour, Simon Compaoré, a marqué un arrêt au poste de police du camp de réfugiés de Mentao. Il a remonté le moral de ses hommes dont le poste de police a été attaqué en septembre dernier. A la brigade territoriale de gendarmerie de Bourzanga (attaquée dans la nuit du 6 au 7 novembre 2017), le ministre de la sécurité a laissé parler son cœur. Il a remis deux motos à la brigade. Après la gendarmerie, le cap a été mis sur le commissariat de police où, M. Compaoré a remis un véhicule Land Cruiser pour faciliter la mobilité des policiers dans la lutte contre le banditisme et le terrorisme. C’est par une rencontre avec les forces vives de Bourzanga qu’a pris fin la tournée ministérielle.

DCPM/ Ministère de la Sécurité



Vos commentaires

  • Le 17 novembre 2017 à 06:30, par WILSON Adams En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Sahel : Les Forces de sécurité galvanisées, les enseignants rassurés

    De quelles assurances parlez-vs ? Puisque le lendemain de cette tournée de ladite délégation, nos énémis se st signalé ds l’Oudalan. Si on tient réellement à sécuriser nos écoles, pourquoi ne pas déployer au moins 6 militaire ds chaque école ? ou encore mieux on peut remplacer temporairement les enseignants par des collègues militaires.Et puis pendant ttes ces attaques la base aérienne n’a jamais apporter un soutien aérien à nos hommes. A quoi est-ce qu’elle sert ? Il faudra songer à la raser pour en faire un marché.....

  • Le 17 novembre 2017 à 07:34, par Gislain T.O En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Sahel : Les Forces de sécurité galvanisées, les enseignants rassurés

    La délégation ministérielle au Sahel conduite par le ministre d’Etat Simon Compaoré et le ministre de l’éducation, Jean Martin Coulibaly ont posé un acte symbolique fort. C’est un signal de soutien moral aux populations et enseignants de la zone qui ont été troublés par des attaques terroristes. L’Etat doit ainsi toujours marquer sa protection envers les populations. Dans la lutte anti-terroriste, point de place au découragement. Il faut faire toujours preuve de mobilisation et de vigilance pour éradiquer ce fléau afin de permettre aux citoyens de vaquer paisiblement à leurs activités. La collaboration entre civils et forces de défense et de sécurité(FDS) doit se renforcer car c’est elle qui a déjà fait ses preuves en permettant aux FDS de neutraliser des groupes terroristes.

  • Le 17 novembre 2017 à 20:20, par Jerkilo En réponse à : Lutte contre le terrorisme au Sahel : Les Forces de sécurité galvanisées, les enseignants rassurés

    Pourtant le attaques ont repris ou continue de plus belle. Depuis l’arrivée des ministres au Soum jusqu’aujourd’hui il y a eu au moins 3 attaques (selon Radio Oméga) sans réactions des FDS. Dans une guerre asymétrique, il faut une réaction ou une réponse asymétrique.