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Thomas Sankara, le capitaine rebelle

4 août 2020, 19:32, par Ka

Oui certains d’entre nous sont les témoins oculaires de la naissance de cette révolution sur une révolution. Des sous-officiers prennent le pouvoir en Haute-Volta. ‘’’’Le capitaine Thomas sankara serait à l’origine du coup d’état.’’’’ Un groupe de sous-officiers et des soldats ont pris le pouvoir et ont constitué le Conseil nationale de Salut Provisoire (CSP,) en renversant le président Saye Zerbo avec son régime de trahison caractérisé par la corruption, l’enrichissement illicite, la brimade des travailleurs, la récession économique et la suppression des libertés fondamentaux.

Une figure très populaire en Haute-Volta, le capitaine Thomas Sankara qui ressemble fort en idée au Ghanéen Jerry Rawlings. Sa gloire, Thomas Sankara l’a eu lors de la guerre éclair entre le Mali et la Haute-Volta en 1974. Le jeune capitaine avait pris très au sérieux cette mini-guerre des sables et son unité avait mis en déroute l’armée Malienne avant de mettre pied sur le sol ennemi.

Nommé comme ministre dans un gouvernement de Saye Zerbo, il commence à parler de justice sociale, d’intégrité. Patron de l’information, il encourage la presse à se débâillonner, d’où est né ‘’’malheur a ceux qui ballonnent le peuple.’’’’ Ministre fantôme dans un gouvernement corrompu, il démissionne. Immédiatement affecté sans fonction au camp militaire de Dédougou, ou on le croyait oublier, et enterrer dans la poubelle. Blaise Compaoré son ami avait été désigné pour commander à sa place les para-commandos de Pô que Thomas lui-même à créer.

Acte 1 d’une grossesse d’une révolution : Un groupe d’officiers, connaissant sa popularité dans l’armée, reprend contact avec lui : Il s’agit du colonel Yorian Gabriel Somé, le commandant Larnaga entre autres cherchent à le convaincre de participer a un coup d’état, voire qu’il prenne la direction. Thomas Sankara refusa.

On se passe de son accord, et passe à l’action le 7 Novembre 1982. Confiant la présidence du CSP a un des aînés diplômé d’un doctorat en pédiatrie, Thomas sankara devient premier ministre. Prévisible et inévitable, les divergences d’objectifs et de conceptions entre les sankaristes et l’aile minoritaire et conservatrice du CSP incarnée par les colonels Somé Yorian et Fidèle Guébré se manifestèrent de plus en plus ouvertement.

Les clivages politiques entre Thomas Sankara et JBO étaient rendus encore plus évidents par le contraste même qu’offraient les deux hommes. Vu un capitaine bien vu plus que n’importe qui, le président du CSP s’aligne sur la position des deux derniers colonels d’active que comptait à l’époque l’armée Voltaïque. Manquant de tout sens de l’histoire, le président J.B Ouédraogo décida donc de couvrir le coup de force que lui proposaient les deux colonels. Il fait arrêter à l’aube du 17 mai le premier ministre Thomas Sankara et le commandant J.B Lingani.

Le capitaine Henri Zongo, retranché au camp Guillaume Ouédraogo, demanda la libération des prisonniers. JBO refusa. Retranché dans son territoire libre à Pô, Blaise Compaoré et Henri Zongo jouent la prudence pour conserver la vie des prisonniers. Cette histoire allait être plus sanglante si Guy Penne conseiller du président Français aux affaires Africaines débarqué à Ouagadougou le 16 Mai au matin. Le 17 au matin les blindées de Jean Claude Kamboué avait encerclé les défenseurs de Thomas Sankara. Et le peuple Burkinabé a suivi minutes par minutes ce coup de force jusqu’a la naissance du CNR. Et Blaise Compaoré dira après : Ce n’est pas nous qui avons commencé dans la violence : ce sont eux. Ils avaient projeté de nous exécuté après la réussite de leur coup. Nous avons été plus rapides. Nous ne pouvions que les anéantir. Mais pendant l’accouchement du CNR, si I. Joseph Conombo paix a son âme et l’ambassadeur G. Boyer et autres n’avait pas jouer leur jeu, le sang allait couler plus que la chevauché de Blaise Compaoré sur le goudron vers Ouagadougou.

Oui grâce aussi à cette chevauché sur le goudron de Pô a Ouaga, l’insurrection symbolisée par l’attitude courageuse et héroïque des commandos de Pô qui ont su opposer une résistance farouche au pouvoir impérialiste et antipopulaire de JBO et du colonel Yorian Gabriel Somé, l’accouchement du CNR a pu avoir lieu.

Acte 2 : Le CNR est composé de quatre beaux bébés mais il en restera un : Le capitaine Thomas Sankara président du CNR avec un idéal de changer le Burkina et le continent en puissance mondiale par consommer ce qu’on produit. Jean Baptiste Boukary Lingani ministre de la défense et chef du haut commandement des forces armées populaires : Henri Zongo ministre de la promotion économique, et tous deux ont épousé sans condition l’idéal de leur présidente : Blaise Compaoré ministre d’état chargé de la justice, avait une seule idée, ’’être seule’’. Et ne portait pas de masque pour dire à qui l’entendre : ’’’Nous ne sommes pas arrivé vierges a la politique. Nous savons qui depuis longtemps qui d’entre nous devait être président ou ministre. Je ne vois pas ce que pourrait-nous opposer fondamentalement Thomas, Lingani, Zongo, et moi. Seuls la mort, le meurtre pourraient nous séparer. Le 15 Octobre 1987, Thomas Sankara a été assassiné avec ses compagnons par l’ombre de Blaise Compaoré en ce temps-là, lui il avait mal à la tête, Quelques temps après les deux qui restaient, J.B Lingani, et Henri Zongo ont été fusillés à la sauvette pour complot. Ils étaient quatre, il reste qu’un.

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