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Crise à la CAMEG : Un sixième renvoi, en attente d’une éventuelle transaction

14 mars 2017, 11:37, par Kôrô Yamyélé

- Passakziri, est-ce que vous pouvez nous foutre la paix à nous paysans ? Nous avez-vous entendu nous plaindre de notre situation ? Qui vous a mandaté de plaider notre sort ?

Il faut que les gens arrêtent d’utiliser les paysans pour argumenter leurs platitudes contre les grèves. Pour nous paysans si le gouvernement veut, qu’il réponde favorablement aux revendications des syndicats et qu’il équipe tous les hôpitaux et dispendaires du Burkina, et qu’il augmente les salaires des fonctionnaires de 300%. Nous allons y gagner aussi car nous aurons des soins de qualité dans nos villages ici. Nous n’avons jamais demandé à quiconque de plaider pour nous. Et nous avons des structures si nous voulons revendiquer. Nous sommes organisés dans ces structures que sont la CPF, l’UNCP, le ROPPA et bien d’autres. Croyez-vous que vous êtes plus importants et plus instruits que nous au point de brandir notre situation chaque fois ? Attention à vous petits intellectuels ! Le paysan d’aujourd’hui est différent de celui de 1960 !! Sachez-le pour de bon ! Savez-vous que jusque la semaine dernière un différend opposait la firme américaine Monsanto et nous les producteurs burkinabè sur l’introduction de variétés génétiquement modifiées accusées de faire baisser la qualité du coton ? Pour votre gouverne de petits intellectuels ignorants, sachez que nous sommes arrivés à faire plier l’échine de la firme et nous conserverons 75% des redevances (11,3 milliards de francs CFA). Alors ? Qui d’entre vous nous a aidé dans ce bras de fer ?

CONCLUSION : Arrêtez de vous considérer plus importants que nous paysans et de vous moquer de nous en brandissant chaque fois notre situation. Sachez aussi que parmi nous il y a des agronomes, des juristes et bien d’autres hauts diplômés. Vous n’êtes pas non plus, plus riches que nous et parmi nous il y en a qui sont capables de vous embaucher et vous payer par mois. Pour terminer, je vous dis que nous ne sommes ni des malheureux, ni des mendiants larmoyants !

Par Kôrô Yamyélé le fermier

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