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Lutte contre le Covid-19 : Le ministre de la santé sollicite l’accompagnement du secteur privé

18 janvier, 15:11, par Sidpawalemde Sebgo

Ah... Franchement, je ne comprends pas notre ministère de la santé. Même si le ministre n’est pas calé en communication, il a des conseillers non ?

Pourquoi adopter ici au Burkina, une communication qui a montré ses limites ailleurs, avec un an de retard ? Cette histoire de "la plupart des contaminés et des décès sont des non vaccinés" est une aberration totale.

Actuellement, le taux de vaccination des adultes est d’environs 11%, soit encore 6% de la population totale. Les vaccinés étant ultra-minoritaires dans la population, il est logique qu’ils le soient aussi parmi les positifs, parmi les hospitalisés et parmi les décès. En quoi cela montre-t-il que la vaccination protège ? Au contraire, si les vaccinés étaient plus de 6% dans les contaminés et autres, cela voudrait dire que les vaccins "attirent" le virus !

C’est une manipulation des chiffres qui a montré ses limites en France, où depuis que les vaccinés sont devenus majoritaires dans la population, ils sont aussi majoritaires dans les hospitalisations. Les autorités françaises sont obligés maintenant de compter non plus les hospitalisés mais le total de tous les hospitalisés depuis le début de la pandémie pour forcer dire que les non vaccinés sont majoritaires et donc que la vaccination a eu un impact.

Ces changements de "bouche" et de méthode de comptage sont contre-productifs et contribuent à radicaliser ceux qui se méfiaient déjà des vaccins. Sachant cela on est surpris que l’on adopte ce même discours ici.

On sait maintenant après un an de pratique que la vaccination n’empêche pas d’être contaminé, de transmettre le virus, ni de développer une forme grave, ni de mourir du Covid-19. Les cas sont là partout dans le monde. On peut même commencer à se demander si les vaccinés qui font une forme bénigne auraient eu un destin différent s’ils étaient non vaccinés.

Hypothèses pessimistes mises à part, on voit que le nombre de cas augmente exponentiellement dans les pays les plus vaccinés. Faut-il alors les suivre les yeux fermés ? Surtout qu’eux au moins ont des systèmes de santé capables d’accueillir les malades.

Mais bon, supposons que comme on n’a rien d’autre, et qu’on ne veut pas paraitre impuissant, on continue avec la vaccination. Je voudrais alors poser trois questions au ministre de la santé :

1°) Les études de notre ministère ont semble-t-il montré qu’une bonne partie de notre population (les deux tiers à Ouaga et Bobo) a déjà contracté le virus, souvent même sans le savoir, et sont de ce fait immunisés. Pourquoi alors persister à vouloir vacciner 70% des adultes Burkinabè alors qu’ils sont déjà pour la plupart immunisés ? Ou bien c’est parce qu’il y a des vaccins cadeau ?

2°) Pourquoi on ne teste pas les gens pour distinguer ceux qui ont déjà eu le virus avant de vacciner ? Les experts des vaccins eux mêmes recommandent un délai de plusieurs mois pour vacciner ces derniers, et une réduction du nombre de doses, alors pourquoi ne tenons nous pas compte de ces recommandations ?

3°) Pourquoi se fixer un objectif impossible à atteindre comme 70% de vaccinés en fin 2022 ? Entre les réticences constatées à la vaccination et les coups bas des occidentaux pour accaparer les vaccins ou libérer ceux en passe de périmer, n’est-il pas évident que cet objectif ne peut pas être atteint ?

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