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Thomas SANKARA, le sacrifice

16 octobre 2021, 11:39, par Ka

Pour remonter le complot contre le valeureux idéologue Thomas Sankara, il fallait revenir aux évènements du 4 Aout 1983, car, personne de nos jours ne peut effacer l’histoire d’une personne qui est sortie par la grande porte, en tout cas, pas par les mensonges d’un introverti.
Ou le fils de tout un continent à commencer a pédalé pour son peuple et le continent. Oui Thomas Sankara étais vraiment ce cycliste courageux qui n’a pas eu peur de la pente raide en pédalant pour l’honneur de ton peuple et celui de tout un continent.
Quand a ton ami Blaise Compaoré qui affirme que c’est dommage de t’avoir tué, car a un moment donné tu voulais les liquider, c’est par ce que les morts n’ont pas droit à la parole. On sait que dernier ment.
Et aujourd’hui dans son exile qui correspond d’être en prison, il comprend que « le mensonge dégrade la dignité de l’homme, il suppose dans celui qui l’emploie le dessein prémédité de vouloir tromper. De quel œil le menteur peut-il être regardé dans le monde par les gens sensé et raisonnables ? ». Et comme disait DESMOND MPILO TUTU, archevêque anglican sud-africain, prix Nobel de la paix en 1984 : « Notre valeur dépend intrinsèquement de ce que nous sommes. »
Ce que les Burkinabé retiennent de l’introverti Blaise Compaoré en lisant des écris de ceux comme Valère SOME et JBO, Blaise Compaoré voulait simplement être Président a tout prix.

Lors de l’opération du 4 Août 1983 dirigée par Sigué Vincent Blaise lui a dit que si le coup marchait il allait être le Président et Thomas resterait Premier Ministre à lire dans le livre de Valère SOME.
C’est Sigué qui a mené l’opération du 4 Août 1983 et qui a arrêté Jean-Baptiste Ouédraogo en le sauvant de Hyacinthe qui voulait le tuer à lire dans le livre de JBO. L’homme fort en réalité était Sigué Vincent qui assurait la sécurité de Thomas et à instaurer la Zone de Haute Sécurité autour de la présidence et du Conseil de l’Entente. Blaise est un peureux.

Vouloir tromper le monde pour se blanchir, simplement Blaise a su tromper certains révolutionnaires en les faisant croire que Thomas qui voulait élargir le CNR aux organisations de masse faisait une déviation droitière.
Et en ce 15 Octobre 2021, ou le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a procédé à un dépôt de gerbes au mémorial Thomas Sankara, en hommage au leader de la Révolution d’août 1983 et de ses 12 compagnons, tombés le 15 octobre 1987, un dépôt de gerbes qui s’inscrit dans le cadre des activités commémoratives du 34e anniversaire de l’assassinat du président Thomas Sankara et de ses compagnons qui est un symbole fort pour toute une nation. Ce qui m’interpelle de reprendre ici, l’hommage d’un patriote au cycliste courageux Thomas Sankara, qui pédalait pour sauver son peuple et tout un continent.
’’’’’’’’’’’’’’’’’’’Mais contre qui pédalait-il, révolté ?
Contre l’injustice, la corruption, la maladie, l’ignorance et la pauvreté, il pédalait !
Contre les faux amis du pauvre, les ennemis du pauvre et la dépendance, il pédalait !
Contre l’impérialisme, le néocolonialisme et la Françafrique, il pédalait !
Contre les jaloux, l’intoxication, les hiboux et la dette des Africains, il pédalait !!
Mais pourquoi pédalait-il ainsi ?
Pour la révolution, l’intégrité, l’identité et l’autosuffisance, il pédalait !
Pour la patrie ou la mort, il pédalait !
Pour le développement, l’environnement, l’homme et la femme, il pédalait !
Pour libérer les traditions et moderniser son pays, il pédalait !
Pour transformer la Haute-Volta en Burkina Faso, il pédalait !
Pour l’amitié entre les peuples et l’union de tous les Africains, il pédalait !
Pour un monde de paix et un avenir radieux pour tous, il pédalait !
Était-il vraiment convaincu ?
Pour convaincre, lui-même pédalait !
Sans boire, sans manger, avec tous les Burkĩmba, Prési pédalait !
À gauche des vrais ennemis, à droite des faux amis, le fidèle pédalait !
Sans s’occuper de Sankara et tout souriant, Tom pédalait !
Avec la foi, la confiance, l’afro-optimisme, l’invisible et Dieu il pédalait !
Sur une haute montagne pourtant, le géant pédalait !
Et après ?

Il pédalait et encore il pédalait, jusqu’au lever du jour, il pédalait !
À l’aube d’un Burkina fier, il pédalait !
Sous les applaudissements et avec quelques soutiens, il pédalait !
Jusqu’à faire peur, mais sans écouter les lâches, il pédalait !
Jusqu’au rassemblement des armées, il pédalait !
Jusqu’au lever des nuages, dans les ténèbres, il pédalait !
Jusqu’aux balles, sous les balles, il pédalait : pan, pan, pang, pow, pow !

C’était environ la 4e heure de l’après-midi du 15 octobre de l’an 1987, quand le soleil de l’intégrité s’éclipsa. L’obscurité se fit sur la conscience des Burkinabè jusque tard dans la nuit. Le rideau de la Françafrique se déchira par le milieu. Thomas dit en un grand cri : « ne tirez pas, c’est moi qu’ils cherchent » Et, prenant la coupe de balles, il rendit le souffle au Souffle. À la vue de ce qui c’était passé, le seul survivant, les yeux levés au Ciel, s’écria : « sûrement, cet homme était Burkinabè ».

Kie, kie, kie…Pédale-t-il toujours ?
Dans l’invisible, avec les ancêtres, le victorieux, toujours, pédale !
Écoute dans le souffle du sang innocent, tu l’entendras toujours pédaler !
Écoute ton cœur qui t’appelle au Burkĩndlem, tu l’entendras pédaler !
S’arrêtera-t-il au moins un jour ?

Jusqu’au rassemblement de tous les Africains dignement révoltés contre l’injustice, pour une révolution intègre et radieuse, une Afrique et un monde de paix, de liberté et de justice, Sankara le Cycliste du Burkĩndlem toujours pédalera !
Avec d’autres cyclistes pourtant, il veut pédaler !
Quoi ?

Si d’épaisses ténèbres de lâcheté, de corruption et de trahison t’empêchent de voir le Cycliste du Burkĩndlem pédaler, garde-toi de croire qu’il a cessé de pédaler. Il pédale toujours dans les cœurs de ceux qui luttent pour la victoire du bien sur le mal !
Et après, qu’ont-ils fait du Burkĩndlem ?

La survie du Burkĩndlem est entre tes mains. Les mains de tous les révolutionnaires debout pour la justice. Les mains de tous les intègres, qui luttent pour un monde meilleur. Qu’attends-tu pour te saisir du Burkĩndlem avec Sankara sur les hautes montagnes, où l’Étoile du sacrifice meurt pour plus de vie, de rayonnement et d’éternité ?

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