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Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

Accueil > Actualités > Politique • Déclaration • jeudi 1er octobre 2020 à 01h30min
Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

Ceci est une tribune de Zéphirin Diabré, Chef de file de l’Opposition politique et candidat à l’élection présidentielle du 22 novembre. Il s’interroge sur le sujet de la réconciliation nationale.

Les crises socio-politiques qui ont jalonné l’histoire du Burkina Faso, ont au fil du temps, contribué à détériorer son tissu social. L’actualité politique, sociale et sécuritaire montre clairement que le Burkina Faso a mal à son vivre-ensemble.

L’unité nationale et le sentiment d’appartenance au même pays, très souvent évoqués par les premiers dirigeants dans leurs discours, apparaissent plutôt comme un vœu pieux. La violence qui est devenue le mode d’expression privilégié de toutes les divergences et une forme systématique de contestation au sein de notre société est en pleine croissance.

De fait, le vivre-ensemble est de nos jours mis en péril, dans notre pays, par des fléaux socio-politiques divers. Les Burkinabè s’entretuent de plus en plus depuis quelques années, et il est inconcevable d’envisager notre nation victorieuse et prospère sans une union des filles et fils du pays. Cette situation désastreuse et de tous les dangers nous interpelle en tant que Burkinabè et exige de nous une prise de conscience pour éviter le chaos à notre chère patrie. Il faut poser le diagnostic et préconiser un remède efficace.

A notre sens, la réconciliation apparait comme étant la première étape dans notre quête de rétablissement de l’intégrité de notre territoire et du retour de la cohésion sociale. Pourquoi une réconciliation entre les Burkinabè ? Comment cette réconciliation doit-elle s’opérer si nous voulons retrouver la paix, la sécurité et la stabilité dans notre pays ?

L’histoire politique du Burkina Faso est jalonnée de remous sociaux, entrecoupés de coups d’Etat et de manifestations socio-politiques, qui ont engendré des pertes en vies humaines, des blessés et des destructions de biens. Les crimes emblématiques de sang tels que les affaires Thomas SANKARA, Boukary DABO et Norbert ZONGO, n’ont toujours pas connu de justice.

En 2001, le gouvernement de Blaise COMPAORE, sur l’impulsion du Collège de sages, avait organisé une journée de pardon qui n’avait malheureusement pas été consensuelle parce que n’ayant pas tenu compte du triptyque vérité-justice-réconciliation. Le pardon n’avait donc pas véritablement eu lieu.

Au regard des échecs enregistrés par cette tentative de réconciliation, il est légitime d’affirmer qu’une réconciliation nationale s’impose. Loin d’être une réconciliation de plus, cette réconciliation doit être une réconciliation sincère fondée sur la vérité et la justice. Elle aura la responsabilité de ramener l’unité nationale tout en suscitant à nouveau le sentiment d’appartenance à un même pays. Sans cette réconciliation il nous sera difficile de vaincre le terrorisme qui menace constamment la stabilité de notre pays, et de poursuivre dans la sérénité nos efforts de développement.

La construction de la réconciliation nationale doit se faire sous le triptyque vérité-justice-réconciliation. Pour cela, il conviendra de rassembler toutes les forces-vives de la nation pour réfléchir sur la trajectoire à baliser pour le retour de la paix et la réconciliation. L’intérêt supérieur de la nation doit nous rassembler en dépit de nos divergences idéologiques et politiques.

La réconciliation doit surtout rétablir la vérité sans complaisance. Elle doit éviter « la vérité des vainqueurs ». Les Burkinabè doivent savoir qu’il y a des concitoyens qui ont souffert dans leur chair et dans leur esprit du fait des agissements des régimes politiques passés et actuels. Cette vérité pourra non seulement apaiser les cœurs des victimes et de leurs familles, mais fera en sorte qu’elles soient mieux disposées à accorder leur pardon aux auteurs de crimes, tout en permettant à la justice de faire efficacement son travail.

L’urgence de la question sécuritaire nous oblige à nous unir pour y faire face. Cette unité est conditionnée par une réconciliation vraie et sincère dénuée de tout calcul politique. La réconciliation ne doit pas être perçue comme un moyen de promouvoir l’impunité des auteurs de crimes, mais elle doit servir de socle à notre unité nationale. Nous devons donc transcender nos ressentiments, nos frustrations et nos haines pour nous réconcilier, non pas pour garantir notre bien-être immédiato, mais pour léguer un Burkina Faso pacifique et prospère à nos enfants.

Ouagadougou, le 30 septembre 2020

Zéphirin Diabré

Chef de file de l’Opposition politique

Vos commentaires

  • Le 30 septembre à 19:12, par Mechtilde Guirma En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    Est-ce déjà sa campagne publicitaire pour les élection du 22 novembre ou bien Zéphirin Diabré se plie-t-il réellement à l’idée de surseoir aux élections de 22 novembre prochain, afin que soient mis en place un gouvernement de transition indépendant et une Assemblée Constitutive qui permettront d’avoir les coudes franches pour ce qu’il préconise pour la réconciliation ? Si c’est ce deuxième cas, je peux dire que la démocratie aura fait un bond de géant au pays des Hommes intègres. Mais si c’est le premier, je puis vous affirmer Monsieur le président du CEFOP, que vous nous auriez gratifié que du geste spectaculaire d’un grand coup d’épée dans l’eau.

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    • Le 1er octobre à 09:41, par Jeune Patriote En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

      Internaute @Mechtilde_Guirma dans cette tribune, monsieur Diabré évoque des sujets très pertinents. Donc de grâce, épargnez nous de vos commentaires à caractère partisan. Ce n’est pas le moment de s’adonner au jeu politicien. Réfléchissons sur comment sauver le Faso !

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  • Le 30 septembre à 19:19, par Kaikai En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    Je reconnais en monsieur Diabre’ un homme intelligent et pondéré. Quand on parle de réconciliation, j’ai l’impression que nos hommes politiques savent des choses qu’ils ne veulent pas nous dire. On tourne toujours autour du pot sans aborder la véritable question. Qui parle de réconciliation comme monsieur Diabre’, devrait nous donner un cas de tord qu’il a subi et nous dire ceux qu’il estime être le ou les coupables. Cela ferait avancer les choses et pourrait être le début de la fin de l’omerta que nous connaissons depuis des années. Beaucoup de personnes se substituent aux victimes et parlent en leurs noms. Ça nous amènera nulle part. Je veux entendre les enfants de Norbert ou sa veuve nous parler de réconciliation. Seules ces personnes savent vraiment ce qu’ils ont enduré pour la perte de leur cher. Si l’état n’arrive pas à leur donner la justice qu’elle demande, je doute fort qu’il puisse leur donner la réconciliation. Réconciliation, oui mais que ce soient les bourreaux ou tout au plus les victimes à en demander, pas les hommes politiques.

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  • Le 30 septembre à 21:50, par Tengbìiga En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    Moi je suis resté sur ma fin. A l’exception du fameux tryptique verité-justice-reconciliation, je n’ai vu aucune demarche ou proposition concrete susceptible de repondre a la question que l’auteur lui même pose : la reconciliation , pourquoi et comment ?

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  • Le 30 septembre à 22:59, par Sacksida En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    D’accord avec l’analyse de Mr Diabre, la Reconciliation Nationale ne doit pas se limiter bien sur aux hommes politiques car elle est multiformes, autant collective et qu’individuelle. De meme, le Vivre-Ensemble doit se reposer sur des socles solides : La solidarite nationale, La justice sociale et La justice ; car l’insecurite et le terrorisme sont la consequence de l’injustice sociale et economique dans la duree rendant une certaine jeunesse desherite et desesperee et qui deviennent des proies faciles des groupes terroristes. Donc, c’est bien une question de gouvernance vertueuse et de vision politique, economique, sociale et culturelle. Bien entendu tres souvent nos Elites et Dirigeants politiques donnent rarement l’exemple, ils aiment trop l’argent et la bourgeoisie ; s’accoquinant parfois avec des exploiteurs etrangers pour exploiter nos pays et leurs peuples en Afrique ; sans oublier la mauvaise gestion des choses. Alors que faire ? Il faut des changements de mentalites et avoir une grande ambition pour le Burkina Faso et son peuple en menant une autre politique progressiste et axee sur la satisfaction materielle et morale de vie des populations ; et tendant a l’augmentation de leurs revenus reels. C’est possible, il faut le vouloir et s’engager a le faire concretement dans l’integrite et l’ambition collective. Des pays l’ont fait et reussit en l’espace d’une trentaine d’annees en passant de pays pauvres au stade de pays emergent reellement sur le plan economique et sociale. "Tout ce qui sort de l’imagination de l’homme est realisable par l’homme et pour son emancipation". Salut.

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    • Le 1er octobre à 02:46, par Bob En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

      Merci à vous pour cette contribution que je partage entièrement. C’est à un travail de fond, et vertueux, que les élites sont appelées. Mais si elles ne réarment pas leur patriotisme au détriment de l’argent et des autres futilités de ce bas monde, on aura de la peine à aller de l’avant en la matière.

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  • Le 30 septembre à 23:00, par L’artiste En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    De très bonnes. Intentions mais avouer que pendant longtemps plusieurs hommes politiques ont voulu passer outre la question de la justice pour imposer une réconciliation aux victimes et à leurs familles..Si on est d’accord que la place de la.justice est non négociable dans ce processus de réconciliation, alors reconnaissons en partie que le régime du MPP a commencé à prendre la.bonne direction et il n’est pas question que ces acquis soient perdus en cours de route.

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  • Le 1er octobre à 00:52, par Hess En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    J’ai relu. Je n’ai pas plus compris que la 1re fois.
    J’espérais avoir enfin un contenu pour ce terme désormais valise de "réconciliation". Je suis resté sur ma faim et même que j’ai été déçu que M. Diabré fasse un lien si étroit entre ladite réconciliation et la lutte contre le terrorisme. Continuer à associer le terroriste à un certaine réconciliation ne revient-il pas quelque part, malgré vous et moi, à donner une certaine légitimité à ces bandits ? Quel est au juste votre propos ? C’est parce qu’il n’y a pas la réconciliation qu’il y a le terrorisme ? ou c’est parce qu’elle n’est pas là que l’on arrive pas à vaincre le terrorisme ?
    Si on vous prend au mot, tant que Blaise Compaoré, Yacinthe Kafando, François Compaoré - tous en cavale - respectivement soupçonnés dans "les affaires Thomas SANKARA, Boukary DABO et Norbert ZONGO " et autres, ne seront pas devant a Justice, la lutte contre le terrorisme et l’unité nationale ne se feront pas. Si ce n’est pas ce que vous avez pensé, c’est ce que vous avez dit !

    Exprimez clairement vos idées, vous serez peut-être le Président du Faso et le chef suprême des armées dans 4 mois. SVP précisez !

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  • Le 1er octobre à 01:11, par ARMAND En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    A ce rythme je ne comprendrai jamais la politique. En voyant ce monde que les différents partis drainent je me perd. Comment ne pas vaincre le terrorisme si toutes ces foules deviennent une et une seule foule pour lutter et sauver le Faso des terroristes. Comme un seul homme en 2014 pour la défense de l’article 37 la réussite fut totale. Aujourd’hui tous les partis parlent de réconciliation juste pour le pouvoir. Pour aller aux élections ils ont pu trouver un consensus pour modifier le code électoral. Le hôte toi que je m’y mette. Tout sonne faut. Si aujourd’hui il n’est pas possible de s’unir pour l’essentiel ce n’est pas demain on le pourra. Les militants de L’UPC et du MPP ont cotisé pour la caution de leur mentor. Le total fait 50 millions pour les deux partis. Je ne sais plus quoi dire en comptabilisant la somme totale de tous les candidats . Chaque candidat compte vaincre seul le terrorisme. Je me demande comment ?

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  • Le 1er octobre à 05:21, par Vérité En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    Donnez le pouvoir au Docteur Diabre, insha’Allah IL unira ce peuple en prenant appui sur d’autres pays en matière de réconciliation, l’Afrique du Sud et le Rwanda... quand un homme est capable il faut juste l’avouer

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  • Le 1er octobre à 08:40, par Bendi En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    S’il y a à choisir entre la justice des vainqueurs et l’injustice des bourreaux je préférerais la première sans hésitation ou murmure comme le disent les "civils en mission" concernant l’exécution des ordres donnés par le supérieur.

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  • Le 1er octobre à 09:49, par Divorce avec l’insurrection En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    Comment vaincre le terrorisme avec tous ces détournements de fonds au sommet de l’Etat ?
    Comment vaincre le terrorisme, lorsque le gouvernement divise les populations en qualifiant les fonctionnaires d’ennemi du peuple, pendant, q’eux, gaspillent nos ressources économiques dans des voyages, des pauses cafés et les constructions de du plex dans leurs villages ?
    Comment vaincre le terrorisme, si on écarte les compétences locales, parce qu’ils ne militent pas dans le parti au pouvoir ?
    Le problème du Burkina n’est pas l’ensemble de la classe politique, mais plutôt le MPP qui est le véritable problème.
    Nous avions dit que plus rien ne sera comme avant suite à l’insurrection populaire d’octobre 2014, mais hélas ! L’esprit de cette insurrection s’est évanoui dans les panses.
    A observer la gestion chaotique de ce régime, on est désolé de déduire que l’ancien régime de Compaoré était mieux.

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  • Le 1er octobre à 15:49, par Baoyam En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    Beaucoup d’internautes (Tengbiiga, Hess) ont déjà exprimé le problème avec le texte de Zeph. D’abord quelle réconciliation ? Y’a t’il une fracture entre deux parties (et non partis) du peuple ? Parle t’on des anciens du régime Compaore en fuite ? Sont-ils responsables du terrorisme ? Oubien est-on incapable de le combattre au point de vouloir leur secours ?

    Jusqu’à présent personne n’explique si la réconciliation doit être entre qui et qui ? Ca va consister à quoi ? Quel doit être l’aboutissement : Impunité ? Si les politiciens se bagarrent pour la conquête ou reconquête du pouvoir, c’est normal dans une démocratie. Que le perdant attende son tour.

    Quant à la violence dans l’expression des revendications sociales, elle est due à une mauvaise gestion et à l’incompétence de nos politiciens. Mille cérémonies de réconciliation ne resoudront pas ce problème. Le changement politique peut-etre.

    Problème de terrorisme : personne ne dit qui sont les terroristes, pourquoi ils tuent femmes et enfants, et quelles sont leurs revendications. Ils ne font pas de revendications politiquement acceptable à ce qu’on sache. S’ils demandent qu’on leur donne une partie du territoire ou que vous vous convertissiez à leur version de l’islam, allez-vous accpeter ?

    Il y a un peu de fourre-tout dans cette histoire de réconciliation. Mais l’objectif du message de Diabre est de se poser en rassembleur. Il en a déjà les qualités. Nul besoin de texte incomplet sur la réconciliation pour le démontrer.

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  • Le 1er octobre à 21:05, par Vérité indiscutable En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    Félicitations à M. DIABRE. On voit qu’il y a un cerveau qui peut fonctionner au profit du Peuple réuni. Vivement que les burkinabè conscients te votent en masse au soir des présidentielles. On aura fait un pas dans la qualité du choix.
    Dieu protège notre pays !

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  • Le 2 octobre à 01:26, par Mechtilde Guirma En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    Au « Jeune Patriote »,

    C’est vous qui êtes impertinents et borné par dessus le marché. D’abord pensez vous réellement que le parti qui arrivera au pouvoir pourra organiser cette fameuse réconciliation de façon transparente ?
    « Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu dans la lumière, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les chambres sera prêché sur les toits » (Lc 12,3 et Mt 10,27). »
    C’est le principe même de la réconciliation sur le thème : « Vérité, Justice et réconciliation », que préconise Zéphirin Diabré ! Mais lui est-il prêt à cela avec les casseroles, à ce qu’on dit, qu’il traîne ? Qu’en est-il de la promesse du MMP une fois arrivé au pouvoir ? Et le Ministre Adama Fofana, qu’est-ce qu’il était sur le point de nous révéler, à propos du tandem Salif Diallo-Zéphirin Dabré lorsqu’il mourut subitement sans que la presse nous informe de la nature de sa maladie ni de quoi il est mort ? À supposer aujourd’hui que Salif fusse encore vivant, à quoi on allait s’attendre pour aller vers la réconciliation ? Plaise à Dieu donc que Mr. Zéphirin accède au pouvoir. Vous croyez que le président du CFOP, lui, fera mieux s’il traîne des casseroles (même dans la criminalité tant de sang qu’économique), et dont il est conscient qu’il y a des témoins quelque part qu’il ne pourra jamais débusquer ? Je vais vous raconter une anecdote dans le cadre de la citation évangélique plus haut que pendant longtemps je n’ai pas voulu en arriver là. Mais vu les circonstances de la situation de notre pays, me taire serais, comme l’a dit le Cardinal Kutwa de Côte d’Ivoire : « Dans certaines circonstances, le silence peut être synonyme de lâcheté et de complicité avec l’iniquité » (si je fais mention de cette citation c’est simplement une réponse d’une laïque, à un leadeur de conscience ou à un homme d’Église, dans son devoir d’informer ses autorités voire les interpeler. Voilà donc : J’ai, ici au Canada, été assaillie par une nièce de Rock (sa mère est la fille de la grande sœur de la maman de Rock). C’était au nom d’amitié des grands-parents maternels (la grande sœur de sa mère) de Rock, avec mes parents depuis 1920 à Kaya. Par ailleurs ses parents maternels furent des grands amis à mon frère lorsqu’il était aumônier des Voltaïques en côte d’Ivoire. Sa mère que nous aimions beaucoup, voire vénérions fut de la génération des première filles intellectuelles institutrices que Rufisque a produit à l’Afrique de l’Ouest. Elle se nomme Antonine et avec son amie Antoinette (je crois si j’ai bonne mémoire), c’était les plus filles de Ouaga. Moi je les croyais même jumelles. Nous qui rentrions dans notre adolescence et dans le secondaire, elles étaient des modèles parfaites pour nous et nos mamans ne cessaient de les citer en exemple. Du père de rock, je n’en connais pas grand-chose je l’avoue, sauf qu’après le régime de Maurice où il a été membre du gouvernement, il fut CONSEILLER SPÉCIAL de tous les autres régimes jusqu’à nos jours avec son fils. Voilà donc qu’au nom de cette amitié de nos parents qui frisait la vraie parenté et surtout avec les extensions de cette famille de Rapadéma dans tous les lieux où mes parents ont vécu (à Kaya, à Ouagadougou, à Koudou et à Abidjan), je reçus donc la nièce que j’aimais beaucoup. C’était à l’approche des élections de 2015. C’est alors (car je n’y songeais pas), que malheureusement, elle me posa la question de candidature de Rock aux présidentielles. Je lui ai craché toute ma vérité sur Rock. Un incapable notoire qui allait nous foutre dans un bourbier (car je connaissais beaucoup de choses sur lui). Elle a tenté de m’expliquer qu’il n’y avait que trois choix possibles pour les élections. À savoir Rock, Zéphirin et le troisième dont je tais le nom. Pour ce dernier, elle ne m’a pas donné les raisons qui faisaient qu’il fallait coûte que coûte qu’on l’empêcha d’être président. Quant à Zéphérin alors, pour elle ce serait catastrophique parce qu’il est un bissa, et tout le monde sais combien les bissas sont mauvais. Je tombais des nues et je lui ai dit que moi je n’étais pas de cette culture. En effet c’est là que j’ai compris comment après la révolution de Sankara, le pays a basculé dans la haine, la stigmatisation, la pauvreté de la population et les attitudes hautaines de ceux qui avaient l’argent. En effet la haine ethnique semblait être née des intellectuels des minorités ethniques contre la majorité ethnique introduite par Sankara. Il fallait coûte que coûte éliminer cette majorité de toutes les instances du pouvoir (même avec des crimes de sang) afin de frayer le chemin à la minorité. Cependant la majorité était-elle décidée à se laisser trucider ? Rien n’était moins sûr et c’était de bonne guerre.

    Pour ma part, je ne connais pas Zéphérin Diabré et je ne veux pas porter des jugements de valeur sur lui. Mais il s’est laisser drôlement piéger par le côté minorité ethnique en jouant leur jeu par Salif Diallo qui était en fait double. Son acte notoire c’est d’avoir avec haine procédé à l’exclusion du 3ème candidat l’empêchant d’être autonome en dehors du CFOP, malgré les textes constitutionnels alors qu’au sein de la minorité même il n’est pas le bien venu lui-même. Il semble avoir été donc instrumentalisé pour le sale bouleau de l’exclusion.
    En plus de cela, l’autre casserole qui trouble l’esprit, fut son rôle au Congo dans l’ Areva. Les Congolais dans leur majorité (sinon la totalité ceux que j’ai connus) lui reprochent les déguerpissements et le génocide dans leur pays. Ce qui peut laisser nous burkinabé à réfléchir encore longuement sur les déguerpissements et les génocides (déguisés en terrorisme) les crimes économiques et politiques en cours dans notre pays. Alors Zéphérin Diabré est-il prêt à se présenter devant un tribunal indépendant (qu’aucun homme politique ne devrait désigner) pour éclaircir d’abord ces zones d’ombres avant les élections quitte à se blanchir ?

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    • Le 2 octobre à 14:28, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

      ’’C’était à l’approche des élections de 2015. C’est alors (car je n’y songeais pas), que malheureusement, elle me posa la question de candidature de Rock aux présidentielles. Je lui ai craché toute ma vérité sur Rock. Un incapable notoire qui allait nous foutre dans un bourbier (car je connaissais beaucoup de choses sur lui). Elle a tenté de m’expliquer qu’il n’y avait que trois choix possibles pour les élections. À savoir Rock, Zéphirin et le troisième dont je tais le nom. Pour ce dernier, elle ne m’a pas donné les raisons qui faisaient qu’il fallait coûte que coûte qu’on l’empêcha d’être président. Quant à Zéphérin alors, pour elle ce serait catastrophique parce qu’il est un bissa, et tout le monde sais combien les bissas sont mauvais. Je tombais des nues et je lui ai dit que moi je n’étais pas de cette culture. En effet c’est là que j’ai compris comment après la révolution de Sankara, le pays a basculé dans la haine, la stigmatisation, la pauvreté de la population et les attitudes hautaines de ceux qui avaient l’argent. En effet la haine ethnique semblait être née des intellectuels des minorités ethniques contre la majorité ethnique introduite par Sankara. Il fallait coûte que coûte éliminer cette majorité de toutes les instances du pouvoir (même avec des crimes de sang) afin de frayer le chemin à la minorité. Cependant la majorité était-elle décidée à se laisser trucider ? Rien n’était moins sûr et c’était de bonne guerre’’.

      - Haaaaa Mechtilde Guirma, excuse-moi je n’avais pas lu ton post jusqu’à la fin et la moutarde m’est montée au nez. Excuse-moi et pardonne-moi pour mes mauvaises paroles chère Mechtilde Guirma, femme de Dieu. Pardon.

      Oui tu as eu raison très tôt car en effet RMCK a foutu le pays dans la merde. Il est trop amorphe et ’’mouta-mouta’’ en voulant plaire à tout le monde tout en laissant massacrer une certaine frange par les fous ’’Koglweogos’’.

      Concernant Thomas Sankara, tu as aussi raison et les chefs mossis murmuraient ’’Pourquoi un Silmimoaga va diriger le pays ?’’. Même que certains bonzes du RDA en detention à Pô ont tout fait pour susurrer à l’oreille de Blaise Compaoré : ’’Pourquoi tu donnes le pouvoir à ce Silmimoaga, toi un mossi ?!’’ et on connait la suite !

      Par Kôrô Yamyélé

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      • Le 3 octobre à 10:37, par Vérité indiscutable En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

        Je suis à 300% d’accord avec toi grand frère Koro ! Dans les propos de cette Dame, on ne voit que des préjugés qu’elle veut inoculer à la conscience des personnes contre Zéphyrin. C’est triste de la part d’une croyante. Rock a montré ce dont il est capable ; on peut maintenant objectivement ne plus le voter. Mais pourquoi décider avant les élections que Zéphyrin est incapable ? Du vrai n’importe quoi sur le plan de la conscience même ! On imagine des choses et on pense que ses imaginations seront la vérité.
        Que Dieu nous donne d’être libres dans notre choix et de ne juger qu’après action de la personne au Pouvoir ; pas avant.

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        • Le 4 octobre à 16:39, par Mechtilde Guirma En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

          « Mais pourquoi décider avant les élections que Zéphyrin est incapable ? Du vrai n’importe quoi sur le plan de la conscience même ! On imagine des choses et on pense que ses imaginations seront la vérité. »

          D’abord je n’ai rien imaginé, renseignez-vous bien auprès des Congolais sur son œuvre dans l’Areva. Je n’ai rien inventé. Ensuite son copinage avec Salif Diallo (à qui il a d’ailleurs succédé), fouillez la presse burkinabé et lisez feu Fofana. Ce dernier avait annoncé alors sortir son livre. Aujourd’hui c’est lettre morte. Vous demandez « pourquoi décider avant les élections que Zéphirin est incapable ? » Personne ne dit qu’il est incapable. On parle de probité et c’est Zéphirin lui-même qui se fait prendre au mot en parlant de réconciliation. Ensuite vous demandez encore pourquoi avant les élections ? Tout simplement parce qu’en droit on ne peut être « JUGE ET PARTIE ». Ce qui serait une entorse à la vérité et à la justice comme il le pérore d’ailleurs. Ce n’est pas plus compliqué que cela monsieur ou madame vérité indiscutable.
          Merci de votre réaction

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  • Le 2 octobre à 18:10, par Sacksida En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    A vrai dire, on peut ne pas aimer Thomas Sankara ou meme le detester a tord ou a raison, mais aucune personne censee ne peut accuser ce grand homme de "nepotisme" car dans tous ses actes la nationalite "Burkinabe" prevaut et c’est pour cela qu’il a institue la Carte d’Identite Burkinabe et suprimant des mentions telles que : Ethnie, Religion etc. En outre, la Revolution Democratique et Populaire conduite par le Conseil National de la Revolution dont Thomas Sankara etait le President portait un grand reve et ambitieux sur le plan Politique, Economique, Sociale et Culturel pour le Burkina Faso et son Peuple. La Revolution et Sankara voulait rebatir des Hommes Burkinabe Nouveaux et c’est pourquoi il fallait un bouleversement general qui puisse rendre le pouvoir democratique et populaire afin d’atteindre des objectifs sociaux economique et culturels dans l’interet des masses populaires sans aucune discrimination. Pour cela l’Integrite, la Probite, la Bonne Moralite, l’Abnegation et le Devouement au service du peuple etaient des Valeurs et des Vertus Supremes et Sacrees. Donc, dans un tel Programme de Societe des interets opposes et contradictoires sont apparus entre ceux voulaient poursuivre la ligne juste de defense des interets du Peuple et d’autres qui voulaient jouirent du pouvoir et "bouffer" dans le luxe et en plus il y’avait des adversaires et des ennemis politiques bien sur de cette Revolution Democratique et Populaire ; Sankara en etait conscient, et il aura tout fait pour trouver une solution politique. Mais, bien sur l’Imperialisme international, le neocolonialisme et leurs valets locaux reactionnaire ont choisi la voie de la trahision et de l’assassinat du Pere de la Revolution d’Aout 1983. En depit de toutes les informations tres concordantes sur un risque d’assassinat, Thomas Sankara est reste egal a lui meme en disant : Si Blaise veut me tuer, il me tuera mais je mourrai tranquille et je l’attendrai au Ciel. Paix eternelle a l’Ame de grand revolutionnaire, patriote et panafricaniste...Salut.

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  • Le 2 octobre à 20:00, par Ka En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    En lisant les commentaires, ‘’il y a ceux des connaisseuses et connaisseurs, y compris celui de l’auteur de l’article, qui ne sont que des verbiages de maquis.’’ Qu’est ce qui n’a pas été fait que ce régime devrait faire, et qui n’a pas été fait pour réconcilier le peuple ? Quelles sont les solutions que Zépherin Diabré peut apporter et suggérer qui pourraient régler définitivement le problème de la réconciliation ? Tous les Burkinabé qui aiment leur pays sont concerné par cette réconciliation depuis les larmes de crocodile a l’stade du 4 Août d’un coupable introverti qui ne savait pas que le mensonge court vite et prend l’ascenseur, mais la vérité qui va beaucoup plus lentement, et qui prend les escaliers fini toujours par rattraper et même dépasser le mensonge.

    En lisant quelques interventions des internautes qui se disent connaître nos politiques, je trouve que ce sont des raccourcis avec toutes les phrases mélangées pour dire qu’on connait tout.
    Que les connaisseuses et les connaisseurs venus des planètes des ovnis sachent que la réconciliation n’est pas un projet de gouvernance et est vide de contenu. Parce que Zépherin n’est pas au pouvoir qu’il n’y a pas réconciliation ? Foutaise ! Que Zépherin et tous les acteurs politiques trouvent des formules pour se faire pardonner par le peuple avant de parler de la réconciliation.

    Pour moi, si tous ceux qui sortent comme Zépherin Diabré et ses classiques revanchards de l’opposition parler de la réconciliation, s’ils n’ont pas de projet pour se faire pardonner véritablement par le peuple avant de parler réconciliation, alors qu’ils se taisent pour de bon. Encore Une fois, cessez de mettre de l’huile sur le feu. "Il faut que les politiques arrêtent d’attiser la haine et la mésentente", cette sortie est la preuve pour se préparer aux élections en utilisant de manière intensive les métaphores guerrières. Monsieur Diabré, ce n’est pas le moment de mettre de l’huile sur le feu, en instrumentalisant le problème de La réconciliation par des questions comme, pourquoi ? Et Comment ? C’est vrai que la fameuse "réconciliation" tant souhaitée est devenue une véritable escroquerie à la fois morale et politique au Burkina Faso. Tout le monde veut l’évoquer pour se faire un capital politique, sans plus. Mais la réalité est qu’aucun politicien, aucun parti politique ne réussira à "réconcilier" les Burkinabé. La réconciliation doit concerner tout le monde sans exception. "La réconciliation et le rassemblement, oui" mais pas à n’importe quel prix. L’impunité n’est pas acceptable, et toutes ou tous, celles ou ceux qui crient sur les toits la réconciliation doivent balayer devant leur porte avant de demander les autres de faire la même chose.

    Et comme je ne cesse de le répéter sur ce forum : La réconciliation est l’œuvre de tous, elle n’est pas l’apanage ni l’exclusivité du microcosme politique, qu’il soit ou non représentatif. S’il y a une volonté ferme et clairement revendiquée du peuple à se réconcilier, la réconciliation s’imposera d’emblée aux décideurs et il leur suffira d’en prendre acte.

    Personne au pays des hommes intègres n’a la clé de la réconciliation, ce que je veux dire, ou bien on est réellement réconcilié, ou bien on n’est pas réconcilié du tout, cette affaire de "réconciliation démagogique instrumentale" c’est de la foutaise. Car, la vraie réconciliation, sincère, profonde, ça ne se décrète pas et ça ne se fait pas en un jour.

    Et je termine a modeste contribution en disant qu’aujourd’hui plus qu’hier, le mythe Thomas Sankara est plus vivant que jamais. Il a défié le temps à tel point que l’enfant de tout un continent paraît aujourd’hui comme le chemin, pour beaucoup de Burkinabè et de jeunes Africains. Mais force est de constater que même si ses idées sont toujours célébrées, l’homme n’a apparemment pas encore eu d’héritier politique à sa taille, capable de chausser ses bottes et se hisser à la hauteur des espoirs qu’il avait suscités. Le critiquer de nos jours est une perte de temps.

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    • Le 3 octobre à 21:53, par ARMAND En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

      Mon frère KA. Je ne comprends toujours pas cette histoire de réconciliation tant prônée. Dans mon quartier nous nous frequentons sans problèmes. Les décès les mariages et autres baptêmes passent sans couacs. Je pénée que c’est entre les politiques que le problème se pose. Dans ce forum en parlant de la CODER de Ablasse je disais de répertorier la centaine de morts du régime Compaoré pour le pardon de tous ces décès afin d’apaiser les coeurs. La mère de NORBERT ZONGO est morte sans avoir vu les fanfarons de la réconciliation. Ka tu verras cette réconciliation quand on va ramener THOMAS SANKARA dans une tombe. A l’unanimité pour sa dernière demeure indépendamment de ZEPHIRIN et de Ablassé et autres la réconciliation se fera d’office. Les croyants vont évoquer Dieu et ferons comprendre que Dieu ne pouvait pas laisser enterrer SANKARA comme un animal. Plus de 20 ans après qu’on nous a indiqué la tombe de DABO BOUKARY. Si dans le livre de Eddy dans sa vision pour le BURKINA ces aspects de tous ces morts ne sont pas évoqués il n’a rien vu. Du reste pour chasser Blaise tous les politiques se sont donnés la main. Pour lutter contre les terroristes pas d’unités. L’opposition brandit la mauvaise gouvernance pour le otes toi que je m’y mette.

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  • Le 4 octobre à 12:00, par Ka En réponse à : Burkina Faso : La réconciliation, pourquoi ? et Comment ?

    Merci Armand, surtout de partager certains points de vue que je ne cesse de crier sur ce forum quand on évoque de la réconciliation. Même si par moment mes critiques choquent certaines personnes, la division du peuple Burkinabé est due aux crimes gratuits dont l’impunité était la sauce préférée durant 27 ans des assassins. On dit que la goutte d’eau qui tombe sur le rocher le plus dur finit par le percer : Telle est ma philosophie de dénonciation contre les assassins de Dabo Boukary, Thomas Sankara, Norbert Zongo, David Ouédraogo le juge Nébbié. Les assassins durant 27 ans, ont forcé le peuple Burkinabé à vivre ensemble dans la haine sans la justice : Et Roch Kaboré veut mettre les pendules a heure avec la liquidation de ces dossiers des crimes impunis pour une réconciliation durable. Sans la liquidation de ces dossiers empoisonnants, nous risquons de mourir comme des idiots sans la réconciliation.

    Revenant sur la sortie de Zépherin Diabré, ou celles de la CODER et autres, c’est simplement utiliser la réconciliation sans la justice pour berner le peuple afin d’avoir le pouvoir, et piller les ressources du pays. Dans cette sortie de Diabré, pour moi c’est quand les sauvages veulent avoir du fruit, ils coupent l’arbre au pied et cueillent le fruit oubliant le lendemain. Diabré veut couper l’effort que Roch Kaboré fait pour que la justice soit dite afin d’apaisé les cœurs des Burkinabé. Et pour toi ou moi, c’est une erreur de la part d’une personne qui veut le volant des affaires de l’état Burkinabé : Car, Zépherin en premier et et autres doivent avoir le courage de dire que Blaise Compaoré et son frère, ainsi que d’autres, doivent passer par la justice, au lieu de jeter tous les malheurs sur Roch Kaboré pour le pouvoir.

    Oui internaute Armand, la première cause qui mine le développement d’un pays, c’est sa justice ! La première cause qui crée des crises sociales dans un pays, c’est sa justice.

    Conclusion, Il faut que Diabré et autres quittent ce face-à-face mortel pour explorer d’autres voies profitables aux Burkinabé et non aux politiques enfermés dans leur égoïsme pour le fauteuil présidentiel. En lisant cette sortie et aussi quelques commentaires, je conclu que le jeu politique au Burkina se résume en Haine et Vengeance de deux camps mortellement opposés. Et la seule possibilité de sauver notre pays, est de quitter ce face-à-face mortel en jugeant les assassins de Thomas Sankara, de Norbert Zongo, de Dabo Boukary, du Juge Nebié, ceux des voleurs des armes et du coup d’état à la maternelle étant déjà fait. Encore une foi, merci de me lire.

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