Nous sommes le  
LeFaso.net, l'actualité Burkinabé sur le net
Proverbe du Jour : «Qui ose traverser les grands fleuves ne craint pas les petites rivières.» Proverbe Chinois

Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

Accueil > Actualités > Culture • • vendredi 19 juin 2020 à 22h45min
Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

L’individu est composé de son physique qui est bien visible et aussi d’une composition métaphysique et donc invisible, chez les Mossé. Avant, pendant et après la naissance tout le cérémonial vise au fond à ce que l’individu soit en harmonie avec son milieu. On parle au futur bébé, on lui évoque ses glorieux ancêtres alors que sa mère est en travail.

Quelle est la signification consciente et inconsciente de ce terme  ?

Le placenta qui l’enveloppait est enterre avec un rituel comme pour sceller une alliance avec la terre mère. C’est son « za-boko » ou « zan-boko ». (Voir ou revoir l’excellent film de Gaston Kaboré « Zan Boko »). Son nom de famille pourra ne pas être celui de son père ni celui de sa mère. Ce n’est pas grave ; pourvu qu’il ait le nom qui lui convient. On lui choisira minutieusement son prénom. Toute la communauté formulera ce vœu : « Que Dieu fasse qu’il accepte son nom. » Si in fine, le père n’est pas le bon, on se serait trompé et toutes ces cérémonies auraient été inutiles sinon nuisibles. L’homologation de la naissance a raté.

L’illégitimité physique crée une dualité avec l’invisible. Ce qui entraine une perturbation du sujet. Celui-ci devient permissif et acteur de l’inacceptable et des abominations. Pour les Mossé, il y a des actes qui ne sont pas dignes et qui ne peuvent être posés que par une personne frappée d’indignité. Une des formes d’indignité est l’illégitimité de la naissance. Cette marque indélébile qu’est la conception non autorisée socialement et de surcroit dissimulée, prive l’individu concerné des capacités d’autocontrôle. Elle le pousse malgré lui à poser des actes qu’une personne née d’une conception propre ne posera pas ou aura du mal à poser.

Toute la société a la hantise d’une multiplication du nombre des tampiiba  ; car cette prolifération engendrera une société dans laquelle les transgressions seront la règle et les actions immorales et amorales fréquentes voire banales. Pour conjurer une telle éventualité, les soupçons de la mise au monde de tampiiri ont pu justifier des avortements provoqués et des infanticides... La rumeur sur l’incertitude de la filiation a un effet qui n’a rien avoir avec une insulte reçue bien souvent d’un inconnu.

La question de l’autorégulation de soi grâce à sa naissance

Une bonne partie de ce qui précède provient de la société traditionnelle du passé. Néanmoins, le fond de la question est bien contemporain. Même de nos jours, un citoyen moaga, pour accentuer son refus d’une situation jugée indigne, utilisera le terme sous la forme interrogative ou sous la forme négative. «  Suis-je un tampiiri pour accepter ça  ?  »  ; «  Jamais  ! Je ne suis pas un tampiiri pour accepter ça…  ».

Dez-Altino en fait une illustration dans sa chanson Lampoko, où une néo-citadine a trop vite acquis la culture de la ville, selon son mari. Ce dernier estimant que sa libertine de femme l’a toisé de la tête aux pieds décida de lui infliger une punition corporelle. Pour justifier son agression, il convoqua sa filiation en clamant  : «  Je suis un Ouédraogo. Digne descendant de la Princesse Yennega. Notre mort est préférable à la honte.  » Et de décrire son acte  : «  Je lui ai envoyé un coup de poing  !  » Madame Lampoko, elle aussi, très probable descendante de la même princesse guerrière, opta de ne pas se laisser faire. Peut-être pour rester digne à sa filiation aussi. «  Elle bloqua[le coup de poing] et lança un balayage [de pieds].  » La bataille entre descendants se termina par une catastrophe pour son initiateur…

En 2019, une vidéo mettant en scène un homme d’affaire du Burkina a circulé dans les réseaux sociaux, le montrant en train de proférer des insultes et tenant des propos orduriers à l’endroit de tout Burkinabè. Suscitant l’indignation générale, certains citoyens ont opté de lui répondre par vidéo ou audio toujours sur les réseaux sociaux. Le point commun de tout ce que nous avons vu et entendu est un questionnement insistant sur ses conditions de naissance. Evidemment, il a été traité de «  tampiiri  », de «  Yag-lèm-tiiga  » et même de «  Burkina tampiiri  » et de «  Burkina Yag-lèm-tiiga  ». Laissant supposer que l’authentique géniteur de l’intéressé ne saurait être un Burkinabè… car nul ne peut insulter son père si c’est son père et la famille de celui-ci.

Si Alpha Blondy en est venu à en faire un titre de chanson c’est aussi parce que ce terme est associé aux Mossé qui dans un état exaspération le laisse échapper naturellement au point d’être devenu un signe distinctif de leur culture. Il s’agit en fait d’un aspect de l’éducation à la dignité que l’on appelle le «  Burkindi  ». D’ailleurs dans sa chanson il dit, bien à propos cette fois-ci, que  :
«  Si l’Afrique est en retard, c’est la faute des tampiiris  !
Si des Africains ont été vendus, avec la complicité des tampiiris  !
Si les marchands d’armes prospèrent en Afrique, c’est la faute des tampiiris  »

Il aurait dit que ce sont des «  Afrique tampiiba  » et on l’aurait applaudit... En effet comment un digne fils peut-il voler  ; spolier  ; tromper  ; trahir sa famille  ; son pays, son continent…  ? Ce volet politique de la « figure du bâtard » a été développé dans la littérature africaine notamment par A. Kourouma et S. Labou Tansi. D’après Serge Moukagni Moussodji, « L’un et l’autre abordent le sujet sous des formes différentes qui donnent lieu à deux configurations essentielles. Chez Sony Labou Tansi ressort davantage l’idée d’une catégorie sociale, tandis que chez Ahmadou Kourouma le bâtard apparaît sous la forme de traits de caractère. Avec Ahmadou Kourouma, le bâtard n’a pas l’infamie de la nature, mais il a en revanche son attitude, alors qu’avec Sony Labou Tansi, il cumule les deux, à la fois la nature et le comportement. » En fait, les deux ont bien compris ce qu’est un tampiiri.

Le besoin de connaitre ses origines et d’appartenir à une communauté est humain

De nos jours, plusieurs Mossé continuent à croire au concept de l’autorégulation des actes de l’individu. La bonne naissance le prédisposerait plutôt à tendre vers le respect des normes sociales. D’autres peuples d’Afrique ne semblent pas si éloignés de cette conception. Des Congolais mécontents du Maréchal Mubutu ont fini par déduire qu’il n’est pas un vrai Congolais mais plutôt un Togolais. Joseph Kabila serait un Rwandais. Le Général Eyadema, né à Pya, fils de Maman Danida, initié Kabyè, … pour certains Togolais qui ne l’appréciaient pas, il n’était pas un Togolais d’origine. Il serait Béninois. Certains Guinéens qui détestent la gouvernance de Alpha Condé questionne son origine qui selon eux serait burkinabè... Les exemples sont nombreux. L’idée est la même : quelqu’un bien de chez nous ne saurait se comporter d’une certaine manière qui contredit nos valeurs fondamentales. S’il le fait, il est probablement d’ailleurs qu’il en soit conscient ou pas. Nous avons été dupés sur qui il est. Ses actions le démontrent. Seule l’abâtardisse explique/justifie une telle infamie.

Tampiiri est une insulte quasi blasphématoire dans cette nation, «  le besoin de connaître ses origines est universel  ». L’institut européen de Bioéthique écrit  : «  Le droit de connaître ses origines OU Dis-moi d’où je viens, je te dirais qui je suis…  » La très célèbre « Mamma Mia » (comédie musicale et film) ne met-elle pas en scène Donna et sa fille Sophie 20 ans, qui, à la veille de son mariage, a invité trois ex-amants de sa mère pour tenter d’identifier son père que Donna n’a su lui montré… Faisant de Sophie le prototype même d’une tampiiri.

Comment la question des enfants nés sous X sera-t-elle traitée un jour si cette pratique se généralisait en Afrique, au Mogho ? Qu’en est-il du cas des enfants nés de viols  ? Ceux nés des cas d’incestes  ?
En Occident on a vu plusieurs organisations d’enfants adoptés qui poussent pour avoir accès aux informations sur leurs origines. Ils expriment un manque qui n’est pas toujours facile à nommer. Qu’en est-il de la procréation médicalement assistée avec apport de gamètes… Les dons de spermes  ; les mères porteuses, l’enfantement par des couples homosexuels, la généralisation des tests d’ADN… Le phénomène du « couple libre », les échangistes…

Pour conclure, disons que l’envie de dire pauvre tampiiri est là ! Il n’a rien demandé et si déterminisme il y a, lui n’est qu’une victime. Paradoxalement, notons que malgré cette obsession sur l’individu, c’est son bien être interne et sa place dans la société sont au cœur du sujet. Ce qui tord un peu le cou des allégations faisant croire que l’individu complètement effacé au profit de la seule communauté. D’ailleurs, quoique les tenants et aboutissants aient évolué et que les grilles de lecture aient souvent changé  ; un regard attentionné montre que dans plusieurs cultures africaines, plusieurs questions sur le bien-être de l’individu et de sa société ont longtemps été posées.

Des réponses ont été apportées avec leurs lots d’insuffisances que le recul nous permet d’entrevoir mais aussi et surtout des pistes intéressantes qui ne demandent qu’à être explorées et mises au goût de l’époque. La culture des Mossé et très probablement celle de beaucoup d’autres nations africaines ont beaucoup a apporté aussi en matière de bioéthique.

Moussa SINON
Juin 2020.


Reférences :
Alpha Blondy - Album Mystic Power, Titre Tampiri, 2013.
Lallé-Noaga, Bonnéré, Patenema, enregistrements audio et vidéo
Dictionnaire Moore ; https://www.webonary.org/moore/
J.M. Kohler, Notes historiques et ethnographiques sur quelques commandements régionaux de l’Ouest Mossi (Haute Volta), 1967.
Zan Boko, film de Gaston Kqboré, 2018.
Ahmadou Kourouma, Les Soleils des indépendances, 1968.
Dez Altino – Album M’Dolé, Titre Lampoko ; 2010.
Mamma Mia, Comédie musicale de Phyllida Lloyd, 2008.
Serge Moukagni Moussodji, La figure du bâtard dans la littérature africaine des indépendances : enjeux et significations autour des textes d’Ahmadou Kourouma et de Sony Labou Tansi, 2013.

Vos commentaires

  • Le 19 juin à 16:35, par caca En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Une fois merci pour votre courage de partager vos recherches concernant un sujet spécifique qui est le tampiiri dans l’insulte mossis. Dans cette deuxième partie et fin de la démarche, on voit clairement défini l’objectif de la recherche : la quête de l’origine pour un sujet humain.
    Sur ce point, vous avez toucher un sujet très sensible dans la tradition mossé qui exige que tout enfant soit reconnu par le géniteur masculin. Autrefois en France, il y avait cette question de l’enfant légitime reconnu par le mari et l’enfant illégitime (l’enfant bâtard). Cependant, au milieu du 20 ème siècle cette manière de reconnaître l’enfant a beaucoup évolué. L’enfant bâtard n’existe plus mais celui illégitime encore. Car dans le droit français de la famille, un enfant dans le cadre du mariage est légitime et tandis que celui né hors mariage serait illégitime. Les enfants nés dans les union libres sont illégitime c’est seul le mariage qui garanti la légitimité de la naissance. Par contre, le droit français de la famille considère désormais l’enfant naturel est toute naissance dont la mère seule le concepteur. Il s’agit d’une relation sexuelle ou le père n’est pas reconnu. C’est à dire l’absence d’inscription de l’acte de naissance. Pour la jurisprudence française, il est naturelle pour femme qui a une relation sexuelle de concevoir et de mettre au monde un être humain. La notion bâtard a été abandonné au profit de l’enfant naturel car ce n’est plus seulement le père aujourd’hui qui lègue l’héritage ou le droit de succession à l’enfant, mais la maman aussi. Dans le droit français actuel, il y a l’enfant légitime, l’enfant illégitime hors mariage et l’enfant naturel. Le bâtard ne renvoi plus à un sujet humain, mais une insulte. Tandis que par rapport au droit burkinabé actuel, le tampiiri existe toujours et cela cause toujours la souffrance aux femmes qui mettent des naissances dont les auteurs ne sont pas reconnus. C’est dire que votre texte est capital de nos jours, et le problème d’origine demeure un enjeu. En plus chez le moaga l’appartenance de l’enfant est du coté de l’homme dont la recherche d’un père légitime l’existence d’une vie. Cela me fait dire que l’injure de tampiiri est un vrai injure de sens. Il faudrait que les femmes burkinabé et en particulier la femme moaga lutte pour cette reconnaissance de l’enfant naturel. Elles doivent faire disparaitre la notion du tampiiri dans le système de lignage. Comme vous le dite si bien aucun enfant n’a demandé à naitre. De ce fait, il ne peut pas être sujet de l’opprobre dans la famille. Dieu faisait bien des choses a permis dans la généalogie de Jésus-christ qu’il y a tous sortes d’Ancêtre. Les ancêtres de Jésus-Christ sont à la fois illégitime et légitime. Il est lui-même un tampiiri, fruit d’une union illégale que saint Joseph a adopté afin de donner une légitimité. C’est par la puissance du Saint-Esprit, qu’il a été conçu dans le ventre de marie.

    Répondre à ce message

  • Le 19 juin à 16:43, par severin En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Oui merci. Vous avez le mérite et l’art de manipuler. Texte encourageant à se cultiver soi-même. vous pouvez réussir faites confiance en vous- même ,nous vous lirons et nous vousferons lire . Le Burkina a du potentiel reste à exploiter. Vous êtes doté d’un don particulier. Une sagesse comparable à un vieux décédé.surtout ne changer pas de style.

    Répondre à ce message

  • Le 19 juin à 20:55, par jeunedame seret En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Tampi tuuma ! Pardon, merci. Mais tu as trébuché, et je m’enflamme. C’est mon instinct ; car je suis quelque part atteinte dans mon genre ! Toi SINON tu as manqué de magnifier la femme dès le commencement ici. Je m’attendais à ce que tu eusses pris le temps de donner d’abord le nom moaaga du placenta que tu as mentionné. Ce n’est pas un simple organe à s’en débarrasser. C’est un naaba. C’est à dire un chef. Sais-tu pourquoi ? C’est un contenant mystique qui gère une vie, conserve et transmet un corps et une âme, dans son authenticité de sang et de caractère inné. Et seule la mère a le contact mystique de communication avec le bébé ensemble sous la couverture, parce qu’elle a été porteuse de placenta. Il y a des choses bizarres qui se passent entre maman et bébé la nuit que les scientifiques ont toujours du mal à expliquer. Et le rituel d’enterrement de ce naaba ne termine pas sa valeur. Car pour l’interprétation, la compréhension et même la correction de certaines difficultés de comportements et certaines maladies, la mère doit dire d’abord où était enterré le placenta naaba. Si le rituel de ce naaba est négligé quelque part, il y aura des répercussions sur la vie morale de bébé. Sais-tu pourquoi on ne mélange pas ds naaba de 2 bébés différents ? Et l’heure et endroit d’enterrement ? SINON, reviens en arrière avec ce naaba, pour idéaliser, célébrer la femme dans un paragraphe avant d’aller chez les écrivains et musiciens. Car cette dénomination n’a pas été choisie au hasard ; fouille et renseigne toi ; tu verras que la femme mérite ici une place sublime, et un long développement de louanges en rapport avec ce naaba divin. SINON, c’est ingrat.

    Répondre à ce message

    • Le 20 juin à 04:13, par Moussa Sinon En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

      Chère Jeune Dame Seret, ce n’est pas ingrat ! C’est ignorant simplement ! Pour cause ? J’en sais très peu sur cette question importante du Naaba ! Dans le quartier où j’ai grandi j’étais le "rèmba" de beaucoup de jeunes dames. La raison principale est que j’ai eu l’occasion plusieurs fois de creuser le trou entre le rituel du Za-boko. Et on m’a souvent promis le bébé-fille ! Plusieurs jeunes épouses de cousins ou d’oncles sont passées par la maison de ma mère avant la maternité. Que mère soit partie à la maternité ou non, plus d’une fois elle m’a appelé pour l’aider dit-elle. Je creuse un trou, à une place qu’elle m’a indiquée derrière la maison, d’environ 40 cm de profondeur. Elle vient avec une petite jarre recouverte avec un morceau d’une autre jarre, pour s’assurer qu’elle descend bien au fond du trou. Si la mesure est bonne, elle me dit merci. Mon rôle était terminé. Après c’est une affaire exclusivement de dames. Je constate que des va-et-vient... Conséquence, j’ignore absolument tout de ce qui se passe après. N’étant pas autorisé, il m’est jamais venu l’idée de chercher à comprendre le sujet. J’aurai d’ailleurs honte de parler de cela avec ma mère...

      Je projetais écrire un jour sur l’arrivée du bébé... Si vous êtes d’accord, je vous solliciterai pour avoir des informations sur certains aspects qui entouraient la naissance dont le naaba.

      A toutes fins utiles, mon adresse moussa.sinon@gmail.com.

      Répondre à ce message

  • Le 19 juin à 21:50, par Ka En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Là mon enfant Moussa Sinon tu as trouvé le mot juste pour définir le vrai mossi, et celui qui est le vrai Tampiiri. ‘’’Le mot Zan-Boko.’’’ Très jeune j’ai vu des mossis immigrés dans les pays voisins comme la Cote D’Ivoire ou le Ghana revenir dans leur village avec un morceau du placenta de leur enfant né à l’étranger et l’enterrer là ou est ses origines, et qui signifie que, ou que cet enfant se retrouve, son origine reste ou sont nés ses ancêtres et son père. A Locarno en Suisse ou Gaston Kaboré a reçu un prix, et surtout à Fribourg dans le même pays au cours d’une projection d’un de ses films dans une salle bondée ou nous étions en mission pour le compte du BIT et profiter de cet évènement pour dire que le Burkina est présent en Suisse, Le cinéaste a eu l’occasion d’expliquer a la fin de la séance le sens propre de son film, on n’a fini par comprendre que ce qui a été mentionné dans la bible, ’’’’tu es poussière, tu retourneras dans la poussière est une réalité. Et le mossi dont son placenta est enterré dans son village, s’il meurt son corps revient au village et être enterré. Oui mon jeune Moussa Sanon, avec ce que tu relates de nos jours dont les lectrices et lecteurs de Lefaso.net s’enrichissent de notre culture, ‘’confirme ce que je ne cesse de répéter dans ce forum que nos sociétés traditionnelles ne sont pas encore mortes, elles vivent, dictent nos réflexions et comportements, et elles sont un réservoir de sagesse encore utilisable pour redresser la barre de nos errements et de la mauvaise imitation du modèle occidental.

    Répondre à ce message

    • Le 20 juin à 15:01, par Moussa Sinon En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

      Merci pour cet intéressant témoignage ainsi que les encouragements ! Je profite abondamment des contributions des aînés comme vous, Mesdames Guirma et Jeune Dame Seret, MM. CACA, Le chocco ; etc.

      D’ailleurs, j’invite les amis lecteurs qui me contactent à lire tous les commentaires car nombreux sont ceux qui en savent plus que moi et le disent mieux.

      Répondre à ce message

      • Le 20 juin à 18:49, par caca En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

        Mr Moussa !
        Je comprends votre démarche de simplicité, mais en matière scientifique et de recherche, les choses se passe autrement. Vous êtes auteur de ce sujet complexe et vous avez publier votre réflexion l’a dessus. C’est vous plutôt vous qui est savant, car c’est à partir de votre travail que les autres ont apportés leur connaissance. Je ne connais pas les clauses de publication d’articles sur le site du lefaso.net, mais c’est à vous que les autres doivent cités désormais. C’est ça un travail scientifique. Vous connaissez bien le sujet, et vous avez aussi le secret de votre recherche.

        Répondre à ce message

  • Le 20 juin à 09:06, par caca En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Mr Moussa
    Je me permets de vous adresser par apport à la remarque juteuse de jeunedame seret . Elle vous propose de revoir la question du placenta et le rôle féminin dans la conception de l’être humain dans le ventre de la femme. Elle veut une reconnaissance féminine dans ce sens. Sa question ma permis de voir le rôle du placenta dans la vie de l’enfant à naitre avec le lien de la maman. Je trouve géniale si vous pouvez intégrer sa remarque et revenir en derrière pour faire une exégèse du placenta.Votre article est intéressant et vous pouvez faire une thèse universitaire par le thème de Tampiiri insulte suprême chez les mossé. Vu le message à communiquer pour le reste des burkinabé concernant l’origine de chaque être humain de connaitre sa source.
    Dejà le message du placenta en anatomie de la femme joue un rôle essentielle de survie de l’enfant à naitre. En effet, le placenta est un organe qu’on trouve chez les mammifères (par exemple chez l’être humain) pendant la grossesse. Il sert à apporter à l’embryon puis au fœtus le dioxygène et les nutriments qui sont nécessaires à son développement. Il évacue également les déchets et le dioxyde de carbone.
    En outre, dans le placenta, les échanges entre la mère et l’embryon ou fœtus se font par des vaisseaux sanguins, mais le sang des deux individus ne sont pas mis en contact. Le placenta protège le foetus contre les substances nocives. Le placenta fonctionne comme un filtre, il contient donc souvent des traces de métaux lourds comme de l’arsenic ou du plomb. Cependant, toutes ces substances nocives peuvent traverser le "filtre". Les substances nocives présentes dans le sang maternel, comme l’alcool, la drogue, les virus, les médicaments et le tabac sont également transmis à l’embryon ou fœtus, ce qui peut causer chez lui des malformations de ses organes, des retardement au niveau de son développement, lui donner des maladies physiques ou des retards cérébraux (il contrôle tout ce qui passe à travers et fait donc la douane). C’est pour cela qu’il est fortement déconseillé à la mère de boire de l’alcool, de fumer, etc. Le placenta donne ses déchets à l’organisme de la mère. Le placenta est expulsé peu après la naissance car il n’est plus utile.
    C’est le lieu de rendre un hommage aux femmes pour leur reconnaitre ce rôle essentiel de la vie. Ensuite vous pouvez intégrer les études anthropologiques selon des cultures afin de rendre l’étude scientifique. Dans le placenta, selon les cultures son soins est varié comme vous le dite chez les mossé. Dans d’autres peuples, le placenta est manger pour retourner là où il est né où la femme cuisine son placenta. C’est vous dire à quel point le sujet est pertinent, car il est à la fois médical, anthropologique, théologique et droit. Quelque soit la condition où un enfant est conçu, il doit avoir une reconnaissance de mérite ainsi de celle qui a été le canal, c’est-à-dire la femme.
    Bon courage !

    Répondre à ce message

  • Le 20 juin à 10:44, par PARE En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Et le WAGADRE , MAGNEDGA,MAPARE , MAPAYA , BONGNEGA quelle est l’importance de ces mots dans la culture MOAGA ? En tous cas WAGADRE là tous les mossi sont WAGADRE . Heureusement qu’ils ne volent pas la COVID-19 sinon on allait tous être contaminés .
    Ah ,AH ,AH .

    Répondre à ce message

  • Le 20 juin à 13:25, par MOI MEME En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    ar MOI MEME

    CACA vous avez dit je cite :

    « Dans d’autres peuples, le placenta est manger pour retourner là où il est né où la femme cuisine son placenta »

    Je ne peux pas vous contredire car vous avez bien précisé que dans d’autres peuples, sinon chez nous si jamais un atome du placenta tombe dans dans le ventre de la maman c’est une mort certaine. Sciemment ou inconsciemment elle ne doit en aucun cas gouter à cela.
    Raison pour laquelle on prête beaucoup attention aux coépouses mal intentionnées en ce moment ci .

    Répondre à ce message

    • Le 20 juin à 18:36, par caca En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

      Moi Même
      Si vous avez compris ma proposition, j’ai demandé à l’auteur de l’article d’élargir sa recherche du placenta sur l’approche anthropologique, anatomique, du droit, théologique de la question. Le monde n’appartient pas à un seul peuple. Du point de vue de l’anthropologie on parle de variante et invariante entre culture des peuples. Ce que se passe chez vous peut n’est pas forcément se passer chez les autres comme vous le souhaiter. Donc, au moment je parle chez d’autres peuples, il faut comprendre la pertinence de la question et son enjeu dans le monde. Si le sujet n’a rien de politique ou les contradictions sont permisse, un il s’agit un phénomène socio-culturel des peuples à travers le monde. Inutile de vouloir imposer votre point de vue sur un sujet dont vous n’avez pas toute connaissance. Bien à vous !

      Répondre à ce message

  • Le 21 juin à 01:31, par Bao-yam En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Félicitations à l’auteur. Très bon travail de recherche. On sent un grande culture et une réflexion approfondie dans ce travail. On a appris beaucoup. Merci de produire des livres car ce n’est que de cette façon que ce savoir pourra être transmis aux générations futures.

    Répondre à ce message

  • Le 21 juin à 16:45, par WAWANI En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Merci SINON pour cette réflexion.
    Je souhaite que vous abordiez une chose que je n’arrive pas à expliquer. La personne proche de la femme enceinte a t-elle une influence sur l’enfant ?
    En effet à cause des contraintes professionnelles, je n’ai pas toujours été proche de ma femme quand elle était enceinte. Deux fois mon père a été à coté de ma femme. A la naissance, l’enfant ressemblait très pour très à son grand père et tout le monde dit c’est le grand père craché. Aujourd’hui l’une des deux enfants est majeure (plus de 20 ans). Et quand j’ai des disputes avec Madame (disputes que nous n’avons pas pu malheureusement dissimulé), elle vient me faire des remarques pertinentes. Quand j’analyse ses remarques, loin de défendre sa maman, je relève que ses propos sont plein de sagesse que je retrouve chez mon père. Donc en plus de la ressemblance physique, je découvre que grand père lui à transmis autre chose. Car je ne retrouve pas certains éléments de son comportement chez mes autres enfants.
    Donc Monsieur SINON si c’est pertinent je voudrais en savoir davantage. Encore merci

    Répondre à ce message

    • Le 22 juin à 15:21, par Moussa Sinon En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

      M. Wanani, merci pour votre question.
      En vérité je n’en sais pas grand chose. Cela relève de la spiritualité et des croyances en général. J’en sais que très très peu. Ce que j’ai pu découvrir est que beaucoup de cultures africaines croient à la réincarnation des personnes décédées. La foi que c’est une autre personne qui revient peut être assez forte au point que l’on décide de né pas donner un prénom spécifique au nouveau-né sauf ce type de prénoms : "Yab-youré" (homonyme du grand père, de la grand-mère), Pog-gnaanga (La vieille)... La rescapée de la récente attaque terroriste de Barsalgho se prénomme Pog-gnaang-Bilo (La Petite Vieille) :

      Aussi chez les Mossé on dit que lorsqu’une femme "aime", apprécie fortement quelqu’un, son enfant peut lui ressembler sans qu’il y ait eu un acte de reproduction entre les deux. La croyance veut aussi que des êtres invisibles ; des "Kin-kiirsi", suivent la femme enceinte. (Pourquoi ? Je ne sais pas :) Souvent sur un ton de plaisanterie, une belle-mère ; une tante, dira à un familier : "Hé, untel, arrête de tournoyer dans le dos de ma bru !" Sous-entendant qu’elle ne veut pas que le futur enfant ressemble à celui qui s’amuse à faire des va-et-vient dans le dos de la femme en enceinte. La proximité pourrait influencer l’esprit qui s’incarnera dans le bébé et même l’apparence physique celui-ci.... Le même commentaire se fait également après que l’on aie constaté que le bébé ressemble à un familier qui n’est pas l’un des parents...

      Si vous souscrivez à ces croyances traditionnelles, vous avez là des éléments de réponse en attendant de poursuivre vos investigations... sinon la science parlera plutôt de la génétique...

      Répondre à ce message

  • Le 22 juin à 10:00, par Ka En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Merci à notre jeune Sinon de nous dévoiler comment le placenta est enterré. Et aussi, remercions à l’internaute Jeunedame seret pour sa contribution. Et ma conclusion est de confirmer que l’histoire du placenta est très sacrée chez les mossis. Même dans les années 1935 quand les sujets de Yatenga-Naaba s’immigraient au delta, le dernier mot qu’il leur disait c’est : ‘’’Sachiez que vos Zan-Boko sont au Yatenga.’’’ Et ce que je vais vous raconter est en accord avec l’intéressé et sa fille.
    Quand je vous disais qu’autrefois nos immigrés dans les pays voisins faisaient tout ce qu’ils peuvent pour ramener les placentas de leurs enfants mis en conservation avec des plantes, cette histoire a dépassé des frontières jusqu’en Europe, précisément en Suisse dont je connais à travers mes missions avant une retraite mérité.

    Les premiers immigrés Burkinabé dans ce pays dont je connais par ce qu’ils nous soutenaient énormément à cause d’un franc CFA très faible par rapport au Franc Suisse, trois Burkinabé étaient très connus dans ce domaine. Ces trois personnes ont contribué volontairement leur rôle d’ambassadeurs de leur pays en Suisse, avant qu’une mission diplomatique avec monsieur M. Nebié soit confirmée dans ce pays. Comme Dieu ne fait pas les choses à moitié, ces trois ethnies différentes composé de Bissa, Bobo et mossi, sont arrivé entre 1965 et 1975 en Suisse et que leur juridiction diplomatique dépendait de l’ambassade de la Haute Volta en Allemagne que madame M. Guirma ne me contredira pas. Deux ont eu la chance d’avoir des doubles nationalités pour immigrer et étudier en Suisse grâce à la mission catholique et protestante. Tous deux ont épousé des Suissesses. Que ceux qui connaissent ce pays de 1965-1985 confirment ce que j’avance avec ces premiers Voltaïques qui ont ensuite accueillis les boys et valets du président Houphouët qui arrivaient avec lui en Suisse et désertaient sa résidence ; ou le groupe Farafina dont quelques musiciens ont pu immigrés en Suisse grâce au Bobo et ses deux amis, mossi et Bissa.

    Pour dire que ces trois Burkinabé dont leurs adresses figurent a la première page de mon agenda depuis 1979, ces trois sont le pilier de la diaspora Burkinabé en Suisse. J’ai vu le mossi prendre le premier avion et venir a l’enterrement de son ami Bissa ici à Ouagadougou, car le Bissa après sa retraite est revenu terminer sa vie au Burkina, son ami mossi pleurait au cimetière comme un enfant. Au cimetière, j’ai vu des anciens hauts responsables de la révolution, des responsables de la postes et autres, des diplomates venus dire au revoir a ce vieux bissa a la pipe.

    Et si le placenta chez les mossis est sacré, c’est que le premier enfant du mossi est né dans un hôpital d’un canton de la Suisse Alémanique : Et souvent dans ce pays, le père doit assister à l’accouchement de son enfant s’il le désire, afin de soutenir sa femme dans sa souffrance : C’est ce qu’a fait le mossi. Quand le bébé est sorti du ventre de sa mère, la sage-femme lui dit qu’il peut couper le cordon de son enfant, mais au moment que la sage-femme se sépare du placenta pour la poubelle Hygiénique, le mossi lui demande si elle peut conserver cet membrane, et le faire séché pour lui. Intrigué, la sage-femme ne sait quoi donné comme réponse, elle dit qu’elle le fera à condition que les responsables de l’hôpital l’acceptent.
    Quelque jours après, il a été auditionné pourquoi vouloir conserver ce placenta ? L’histoire allait tourner autrement si son ami Bissa ne s’était pas présenté avec un faxe du chef du village expliquant la raison. Le placenta a été précieusement conservé, et le père du mossi est allé spécialement en Suisse voir sa petite fille et ramener dans ses valises ce colis encombrant, et qui a été enterré par la grand-mère de la petite fille.

    Deux ans après, le mossi avec sa femme se sont présenté au village, et les femmes du village ont fait une haie d’honneur en s’agenouillant toutes pour dire à cette Suissesse que le geste qu’elle a laissé faire mérite ce remercîment.

    C’est pourquoi en pensant à cette histoire qui nous a été raconté par le mossi et le Bissa en pleine révolution dans un restaurant a la frontière entre la France et la Suisse quand nous étions en mission pour la réunion annuelle de l’OMS a Genève, j’ai dit que notre jeune Sinon a touché le cœur du vrai mossi, même au-delà de sa terre natale, et qui montre sa solidarité avec ses traditions. Cette histoire pouvait être raconté par toutes ou tous, qui se rendaient en mission en Suisse dans les années 1979 a 1985, même au-delà, pendant la révolution avec des ministres et leurs collaborateurs.

    Quand j’étais en contact avec cette personne ce weekend, sa fille et ses petits-enfants étaient à ses côtés, sa fille dont le placenta a été enterrer dans son village me dit qu’elle est fière de son géniteur ; et grâce à lui, elle a pu rencontrer et discuté avec un chef d’état Africain qui était son excellence Blaise Compaoré quand elle très jeune a Cran Montana. Surtout qu’elle sait où se trouve ses racines.

    Que l’âme du Bissa, ami fidèle de ce mossi repose en paix : C’était à lui d’écrire cette histoire s’il était encore vivant et lisait les analyses pertinentes de notre jeune Sinon. Le mossi qui m’a permis de raconter son histoire, n’est autre que le Doyen Sibiri des Burkinabé en Suisse. Merci doyen. Et je pense que d’autres amis du doyen se souviendront de lui en lisant cette histoire, n’est-ce pas Belko et autres, il vous salue, et dit que l’âme du Dr. Kaloulé repose en paix ?

    Si j’insiste à demander les personnes dont je cite de nos souvenirs dans mes écrits, c’est qu’un jeune internaute m’avait demandé de dire le nom de l’organisateur de la rencontre du feu Salif Diallo et les membres et sympathisants du CDP à Paris d’une autre époque, cette personne qui est devenue un homme publique est notre ambassadeur en Chine, et pour moi, c’est un jeune parmi l’équipe qui gagne. Encore une foi, merci jeune Sinon, en espérant te relire très rapidement, car, les sujets de nos traditions sont nombreuses et encore vivantes.

    Répondre à ce message

  • Le 22 juin à 16:06, par PAMELA EWING En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    LA PRÉSENTATION DON JE PARLE C’ EST VOTRE PROFIL

    Répondre à ce message

  • Le 22 juin à 16:34, par GOMYAAREE En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    ALLÉLUIA MERCI L AUTEUR
    J AI A DIRE QUE CHEZ LES MOSSI ET SURTOUT EN AFRIQUE NOIRE ET PARTOUT AILLEURS L ENFANT QUI RÉUSSIT EST L ENFANT DE TOUT LE MONDE MAIS DES QU IL NE RÉUSSIT PAS IL SERA TRAITE DE TOUS LES NOMS SURTOUT DE TAMPIBILA TAMPIRI ET AUTRE. MAIS DIS DONC N EST CE PAS UNE VIE ? ON A VU BEAUCOUP DE MILLIARDAIRES DANS CE PAYS ET AILLEURS QUI NE CONNAISSENT PAS LEUR PÈRE OU ONT ÉTÉ REJETÉS ET DES QU ILS ONT PERCE VOLTE FACE ! EX JEFF BEZZOS LE MAGNAT D AMAZONE ET PLUS RICHE DU MONDE SON PÈRE LES REFOULES DES LEUR JEUNE AGE ; CARLOS SLIM MAGNAT MEXICAIN SON PÈRE C EST QUI ?

    CONCLUSION TOUTE ÂME A BESOIN DE SOIN C EST TOUT IL N Y A NI MAGIE NI RITUEL. ET UNE SOCIÉTÉ QUI EST BIEN STRUCTURÉE ET MÊME SANS SES PARENTS BIOLOGIQUES L ENFANT DOIT S EN SORTIR.

    Répondre à ce message

  • Le 23 juin à 08:26, par WAWANI En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Merci SINON
    Je vais explorer cette piste.
    Bonne suite à vous.

    Répondre à ce message

  • Le 23 juin à 09:43, par Kiswendsida En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Une fois de plus merci pour votre travail bien dans la valorisation de la culture Burkinabé en général et celle mõaga en particulier. Dieu vous bénisse et vous donne la grâce de toujours réussir dans ce que vous faites

    Répondre à ce message

  • Le 23 juin à 17:23, par Constant le serein En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Mr SINON
    Grace a vous des millions de burkinabès d’ici et d’ailleurs apprenent encore plus de leur culture auquelle ils portent de plus en plus un intérêt particulier.
    Parceque vous avez eu l’audace et le mérite d’aborder un sujet qu’on digère différemment en famille et en société.
    Votre travail a permis à d’autres internautes d’éclairer encore notre lanterne sur des sujets tout aussi interessant et important de notre culture.

    Merci et bon courage !

    Répondre à ce message

  • Le 24 juin à 16:21, par Ka En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Oui ’’’’Internaute Constant le serein :’’’’’ Le jeune Sinon nous a fait savoir que si le Burkina est dans cet état presque anarchique, c’est faute d’une institution de régulation sociale, comme il en existait dans nos sociétés traditionnelles depuis la nuit des temps.

    Et notre frère journaliste écrivain l’a confirmé dans une de ses analyses pertinente, ‘’’en disant que nos traditions sont vivantes :’’’ Et le jeune Sinon avec ses recherches nous le prouve. A travers quelques recherches de ce jeune, on voit qu’à l’image d’autres civilisations, notre culture contient beaucoup d’aspects positifs même si certains sont négatifs.

    En lisant quelques internautes de bonne foi qui vivent quotidiennement avec des anciens et racontent ce qu’ils voient comme moi personnellement, j’ai vécu et continue à enseigner ce vécu a mes enfants et a mes petits-enfants. C’est pourquoi je reconfirme que nos sociétés traditionnelles ne sont pas encore mortes, elles vivent, dictent nos réflexions et comportements, et elles sont un réservoir de sagesse encore utilisable pour redresser la barre de nos errements et et de la mauvaise imitation du modèle occidental.

    Avec ce que le jeune Sinon vient de nous prouver, ‘’Organisons un concours national pour faire appel de propositions d’amélioration de notre démocratie sur la base des principes transversaux des différentes sociétés traditionnelles, je parie que nous serions agréablement surpris. Un peuple en soi, renferme l’intelligence du grand nombre. Ce sont nos dirigeants qui doivent interroger leur aptitude à le diriger le pays. Celui qui dirige un pays qui part d’élection calamiteuse en élection calamiteuse autorise que l’on doute soit de sa bonne foi, soit de sa compréhension profonde de son peuple. Nous espérons que le jeune Sinon nous reviendra avec un autre sujet pertinent.

    Répondre à ce message

  • Le 25 juin à 12:55, par Nathale En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Merci bcp M. Sinon pour cet essai bien posé, bien argumenté, facile à comprendre et édifiant. Merci bcp et tout mon respect aux internautes qui ont contribué à approfondir le sujet et les ouvertures proposées.
    Pour ma part, j’ai bcp appris et c’est avec grande attention que j’utiliserai à l’avenir ce mot.
    Par ailleurs, l’intégration dans la société de ces individus se fait très difficilement. Tjrs traité avec mépris ou condescendance, il n’est pas permis à tous d’émerger et certains sombrent dans les vices par manque de soutien et de compréhension. Faire la part des choses entre l’individu et son état doit être le combat de chaque proche de ces enfants pour une bonne intégration dans la société.
    Cela me fait penser aux enfants de 2eme bureau qui dans certaines familles sont presque rejetés et cela même par les anciens par affinité ou par respect pour la 1ere femme. Cela est difficile cette, mais nous travailler à l’acceptation de ses petits qui n’ont jamais demandé à naître.
    Merci pour avoir introduit le Zan-boko. C’est un sujet qui me passionne quoique ignorante sur le sujet. Bon vent M. Sinon et j’espère vous lire sur un autre sujet.

    Répondre à ce message

  • Le 29 juin à 15:21, par Mechtilde Guirma En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    Le zan-boko

    Merci jeunedame seret. Je vois dans votre reproche à Sinon, de ne pas souligner l’importance de la femme, comme une manière pédagogique de fixer l’attention de l’auditoire sur l’importance du message que vous livrez. Car on sait que quand le Yarga veut parler de son épouse vieille croupie il la désigne avec tout l’amour et les sollicitations requis de « Mam Pugsada » (Ma pucelle). Ce qui n’est pas le cas chez les Mossé : « likin n’gues M’Pugnanga bébé bi » (vois si la vieille est là). Mais j’en déduis toute de suite que c’est autant une marque d’amour et de respect. Pour ce qui est du zan-boko, je sais qu’il est enterré sous un drain d’eau. L’explication : lui procurer de la fraîcheur, pour que l’enfant se porte bien. En Allemagne, il est vendu aux laboratoires des produits d’esthétique et de jouvence. Cependant l’aspect mystique que vous soulevez me dessille les yeux de mes concepts terre à terre pour les illuminer. Tenez : un jour mon frère le dominicain me chamailla en disant que je suis hérétique, que je ne l’écoute pas lui le grand théologien. Alors je lui ai rétorqué dans ma colère que « ma théologie à moi c’est ma famille, mes enfants que vous êtes en train de saborder en m’accablant : J’ai écarté les jambes pour qu’un homme dépose dans mon vagin son eau. Des kinkirsi sont venus boire. Puis neuf mois après avoir perdu des eaux de poche, je suis monté sur la table d’accouchement et avec l’aide de Dieu j’ai créé des êtres humains. Toi, si tu le voulais, tu n’en serais jamais capable. Ta théologie est livresque, tandis que moi je la vis chaque jour dans le concret avec mes enfants ». Je ne pensais pas si bien dire. En effet 19 ans plus tard, me voilà dans une université catholique, dominicaine de surcroît. Ce jour du cours où il était question de la déclaration du Christ : " En vérité, en vérité, je te dis : « À moins qu’un homme ne soit né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu." (Jean 3:5). Alors je me mis à hurler : Chez nous, vous avez beau vidé votre sperme dans le vagin de la femme, tant qu’un kinkirga ne vient pas boire, il n’y a pas formation de caillot (yodemdé en moré), puis chaire, puis enfant. Et comme on faisait semblant de ne pas entendre j’ai répété, et répété jusqu’enfin un prêtre (blanc par dessus le marché) me dise : « Oui on a entendu quelque soit la profusion du sperme tant que ton ki quoi-esprit ne boit pas… ». Une autre fois dans la péricope sur les sources de la foi de Jean, parlant de Jésus Fils de Dieu : Il « est venu par eau et sang et c’est l’Esprit de vérité qui rend témoignage » (1 jn5, 6). « […] Ils sont trois qui me rendent témoignage l’Esprit, l’eau et le sang.” (1 Jn 5,7-8). Dans la déclaration : « Ma doctrine ne vient pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé » (Jn 7,16). De toutes ces révélations, les exégètes pensent que c’est à Jean seul qu’elles arrivent. C’est oublier que Marie l’a vécue concrètement depuis le mystère de l’incarnation jusqu’à la nativité dans sa chair et son sang (l’esprit, la poche des eaux, et le placenta sanguinolent) et qui plus est, vivait avec Jean après la mort de son divin Fils.
    Comme pour souligner qu’en toute femme Dieu privilégie de sa présence dans sa maternité, le Saint Père Jean-Paul II définit son statut par la triade : « Marie- Femme- Éve » (Dignité et vocation de la femme, Muliéris dignitatem, Édit. Pauline, Montréal, 1989).
    Je voudrais profiter ici pour donner le témoignage d’une femme des prières charismatiques, pour rendre hommage à jeunedame seret qui nous a fourni la matière succulente de nos débats par ses interventions aussi inattendues qu’imprévues, mais judicieusement caustiques, incisives et qui nous ont permis de nous débarrasser du carcan hypocrite ou prude pour prendre au sérieux la question de la femme. Le mérite revient aussi et surtout à mon fils le « Yarg-yegboala » Sinon qui eut l’initiative d’arracher le micro aux puissants et de nous le donner, nous ses aîné(e)s, ses tantes et grand’mères (vu sa jeunesse, il ne peut être que mon petit fils) . Sa gestion des zan-bogdo montre que le groupe yarga n’est pas seulement mystique du fait des kinkirsi, mais également thaumaturge en la matière (il a la capacité de réintégrer en l’individu son touulé errant à l’article de la mort).

    …/…il y a une suite

    Répondre à ce message

  • Le 29 juin à 15:21, par Mechtilde Guirma En réponse à : Essai  : Tampiiri, une insulte suprême chez les Mossé (2e partie)

    …/…suite

    Cette femme des prières raconte donc que sur la table d’accouchement à St Camille, on lui annonça qu’on devait recourir à la césarienne, après la vaine tentative de corriger la position du fœtus mal placé. Alors madame s’adressa au crucifix en face d’elle en ces termes : « Jésus, Ma yedg Biigan, je t’ai suivi et pour gage de ma fidélité sous tes yeux, on m’ouvre comme une chèvre pour enlever mon enfant ». Il parait qu’immédiatement, l’enfant changea de position et le bon prêtre obstétricien put le sortir par la voix basse ». En effet y avait-il meilleur cri de femme en désespoir pour Lui témoigner une fois de plus sa foi par l’esprit, eau et sang ? (Mère est donc Tabou chez les africains).
    En conclusion : je reviens à mon débat avec mon frère dominicain, qui me reprochait de soumettre les Écritures Saintes aux dictats des cultures païennes de nos traditions (ce fut cette contradiction que j’ai rencontré dans les universités catholiques d’Ottawa). Pourtant la raison la plus banale pour le prosélyte, c’est parce que dans la religion révélée il y voit sa propre tradition portée aux pinacles de la transcendance comme si depuis qu’il vit il attendait cette confirmation de la révélation sur l’existence de la félicité de ses ancêtres. La difficulté vient de l’évangélisateur qui refoulerait du revers des mains ses convictions traditionnelles sans discernement, il en déduit que ce Royaume de Jésus ne fait pas place aux siens. Pourtant Vatican II est clair : « Inculturer l’Évangile, avant de pouvoir évangéliser la culture ». Les quatre évangélistes n’ont pas fait autrement en leur temps avec le monde dit « païens ». La preuve est que chacun d’eux a eu sa méthode dans la proclamation de la bonne nouvelle :
    Jean le doctrinaire, le moraliste de l’Éthique, le spirituel, dans la question de la foi. Il est souvent considéré comme l’intellectuel. Mathieu dont l’œuvre est présentée de façon juridiquement ordonnancée, il met l’accent sur les préceptes les principes généraux du vivre ensemble des enseignements de Jésus. Marc dont le style épouse les contours de la tradition de l’époque avec ses occlusions, son silence, et ses zones d’ombre, ses sources variées jusqu’aux apocryphes. Luc dans ses envolées du parallélisme des formes, semble nous mettre en garde aujourd’hui contre la tendance à vouloir faire une fusion ou confusion du genre et des sexes avec la question de l’égalité entre homme et femme en oubliant que pour le vivre ensemble, Dieu donne les mêmes grâces à l’homme et à la femme de façon égale, en les invitant à les user de façon complémentaire et au respect de sa loi divine.
    En tout état de cause tout système démocratique use ou a usé au fil des années ces principes généraux et préceptes. Le secret est simple : il vient du concept de la famille dans sa trinité (Père, Mère, Enfant) comme noyau de la Société à laquelle la démocratie s’applique. Ne serait-il pas bon que nous aussi, nous reprenions ces principes pour reformuler notre système juridique afin que la loi soit plus juste et fasse jurisprudence ? Dans ce cas, on ne devrait pas oublier encore le mystère de la femme : Révélé par le synode des évêques africains il se lit dans des questions constitutionnelles du social, de l’économique, et du politique, en terme de case (ou roogho en moré) comme statut matrimonial, de peuple et généalogie (ou Buud-roogho), de communion avec les ancêtres, nos saints (kiimdoogho) comme sanctuaire, fondement ou constitution. La Trinité de Dieu est le fondement même de la doctrine chrétienne dans la foi en Dieu ou le Crédo. L’on me rétorquera que les musulmans ne reconnaissent pas la Trinité de Dieu. Mais attention : le Jésus Universel se saisit de nos jours par trois front de l’humanité :
    Des religions traditionnelles : Jésus se réclame d’Abraham. Des religions révélées, Jésus se défend d’abolir la loi de Moïse mais de l’accomplir. Les sans religion, copient ses préceptes quitte à certains de les dénaturer par un tissus de mensonges. Par contre dans les religions révélées Dieu se fait connaitre à chacune par un pan divin de sa trinité qui nous rassemble tous : Aux musulmans Il leur révèle le souffle de Dieu, pour témoigner du Christ prophète, par « l’Oint de Dieu Fils de Marie ». Alors que les protestants mettre l’accent sur le Christ- prêtre et Prophète de son propre sacrifice sur la croix, les catholiques eux, proclament avec le Christ-Roi le Royaume de Dieu et par le culte Marial où la Reine-Mère préside le chœur du Peuple de Dieu dans la révélation de « l’Esprit de vérité l’eau et le sang »), tout comme les rois sur la terre dont la Reine-mère préside la généalogie, avec un culte des ancêtres que préside la Terre épouse de Dieu (NaabaZidwendé, né a pagha Tenga), intercédant entre Dieu et les Hommes).
    Attention donc aux crises institutionnelles que provoqueraient une carence constitutionnellement, dans l’esprit et la lettre, des religieux et des coutumiers. La présence de leurs femmes dans les rangs des professions (religieux et laïcs confondus) dans une chambre qui leur est propre pourra équilibrer celles des femmes des partis politiques dans les autres instances républicaines (Assemblée et gouvernement).
    Que Dieu bénisse le Burkina-Faso

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici

Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

 Articles de la même rubrique
Recette du week-end : Tô de riz à la sauce sésame
Musique : Rencontre avec Lady Shine, la représentante Burkinabè à l’émission « The Voice Afrique francophone »
Recette du weekend : Sauce de piment
Cuisine Road show : Une nouvelle émission de concours culinaire sur la Télévision nationale du Burkina
Centre de développement chorégraphique (CDC) « La termitière » : Le ministre de la Culture pose la première pierre d’un studio de formation
Lutte contre le terrorisme : Le groupe d’artistes Lacrew monte au front avec "Patriote"
Formation en art décoratif : Plus d’une trentaine de participants reçoivent leurs attestations
Juliana Nabi : Une maquilleuse hors pair !
Cinéma : « Watinooma », le nouveau film de Bède Modeste Ganafé Mofédog-na
Recette du week-end : Jus de Bissap
Star Kids 2020 : Le casting est prévu se dérouler le 25 juillet 2020
Culture : « Le Sankarisme de nos jours, c’est souvent juste des slogans », dixit Art Melody, artiste musicien
  Newsletter

Chaque matin, recevez gratuitement toute l'actualité du jour par mail. Inscrivez-vous à la newsletter



LeFaso.net
LeFaso.net © 2003-2020 LeFaso.net ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés