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Situation nationale : Pascal Zaïda accuse le pouvoir de vouloir repousser les élections de 2020

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | Par Issoufou Ouédraogo • mercredi 29 mai 2019 à 22h15min
Situation nationale : Pascal Zaïda  accuse le pouvoir de vouloir repousser les élections de 2020

Le Cadre d’expression démocratique (CED) a animé un point de presse, ce mercredi 29 mai 2019 à Ouagadougou, pour donner son appréciation de la situation nationale et dénoncer l’incapacité du pouvoir en place à gérer les crises que traverse le pays depuis quatre ans. À cette rencontre, le CED a accusé le pouvoir d’œuvrer à repousser les élections de 2020.

Face à la détérioration du climat social et la dégradation continuelle du système sécuritaire du Burkina, le Cadre d’expression démocratique (CED), conduit par son coordonnateur Pascal Zaïda, est monté au créneau, ce mercredi 29 mai 2019, pour donner son point de vue sur la situation nationale et évoquer les sujets qui minent le bon fonctionnement du pays.

D’entrée de jeu, le coordonnateur du CED a dénoncé « l’impuissance et le laxisme » des autorités à résoudre les crises du pays, notamment la question sécuritaire et la grogne sociale. D’où l’indignation du CED, qui prend à témoin l’opinion nationale et internationale sur « l’amateurisme » du pouvoir MPP (Mouvement du peuple pour le progrès). C’est d’ailleurs pour cette raison que le CED, en début d’année, avait appelé à « la démission pure et simple du président, parce qu’il n’a pas su traduire en actes ses promesses de campagne et les paroles sacrées dites à son investiture ».

Le coordonnateur national du cadre d’expression démocratique (CED) Pascal Zaida

Sur le plan intérieur, le CED est revenu sur les sujets qui ont contribué à détériorer le climat social. Il s’agit, selon Pascal Zaïda, du refus du pouvoir en place d’engager véritablement une réconciliation nationale. En plus, le pouvoir, à travers ses maladresses dans la gestion des revendications légitimes, a contribué à mettre en conflit les travailleurs dont les conditions de vie se dégradent.

Les secteurs de la défense et de la justice n’ont pas été oubliés. « Le MPP et ses organisations satellites se sont évertués à diviser l’armée et à ridiculiser les plus expérimentés de l’armée. Et cela est d’autant plus perceptible que le président a mobilisé des fonds colossaux pour entretenir un procès aux relents politiques, au lieu de soigner les maux qui rongent le pays », a déclaré Pascal Zaïda.

En matière de diplomatie, le coordonnateur national du CED qualifie la rupture des relations entre le Burkina et Taïwan de « plus grand péché du pouvoir MPP ». La conséquence, selon les conférenciers, c’est « le bradage programmé du patrimoine du pays » par la Chine populaire, avec « cette aventure de déclassification de la forêt de Kua ». Cette affaire cache des non-dits que le pouvoir peine à révéler aux Burkinabè, foi du CED.

Des journalistes lors du point de presse du CED

Pour enfoncer le clou, l’Organisation de la société civile (OSC) suspecte le pouvoir de vouloir repousser les élections de 2020. Mais pour Pascal Zaïda, « les élections doivent se tenir coûte que coûte, vaille que vaille, à bonne date, parce qu’elles sont l’unique occasion pour notre peuple de choisir des leaders conséquents pour nous sortir de la misère sécuritaire et de la boue sociale dans laquelle nous sommes enfouis depuis quatre ans ».

Il poursuit en soutenant que le CED est informé de « tous les plans qui sont mis en œuvre pour que les élections présidentielles n’aient pas lieu en 2020, compte tenu de la question sécuritaire ». D’ailleurs, Pascal Zaïda s’interroge : « Qui entraîne ce désordre sécuritaire ? Est-ce que ce n’est pas le pouvoir qui est derrière ? ».

Ce point de presse a aussi permis au CED d’évoquer le retour des exilés. Pour le coordonnateur de l’OSC, le retour de Blaise Compaoré est la condition indispensable pour aller à une réconciliation nationale. L’ancien président lui-même, à travers sa lettre, a dit « qu’il souhaite que la paix, la stabilité et le développement reviennent dans son pays ».

Se prononçant sur la santé de Djibril Bassolé, le CED pense que le pouvoir doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre au général de gendarmerie de se soigner. Pour Pascal Zaïda, si quelque chose arrive au général, le pouvoir actuel serait tenu pour responsable.

Issoufou Ouédraogo
Lefaso.net

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