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Mise en œuvre du PNDES : Une croissance de 6,6% enregistrée en 2018 au Burkina

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé • lundi 27 mai 2019 à 15h45min
Mise en œuvre du PNDES : Une  croissance de 6,6%  enregistrée en 2018 au Burkina

Sous l’égide du Premier ministre, Christophe Joseph-Marie Dabiré, le Comité national de pilotage du Plan national de développement économique et social (PNDES) a tenu sa réunion ordinaire consacrée à la validation du rapport de performance de l’année 2018 et les perspectives 2019-2021 du PNDES. C’était le lundi 27 mai 2019, à Ouagadougou.

« 2018 n’a pas été du tout facile. 2019 non plus n’est pas facile. Mais ce qui est important, c’est que nous constatons à travers les indicateurs, que les résultats sont satisfaisants (…) », a déclaré le Premier ministre Christophe Joseph-Marie Dabiré, au sortir de la session ordinaire du Comité national de pilotage (CNP) du PNDES qui avait à l’ordre du jour l’examen et la validation du rapport de performance de l’année 2018 et les perspectives 2019-2021 du PNDES. Selon le rapport de performance, l’économie nationale a su évoluer favorablement avec une croissance de 6,6% en 2018, comparativement à 2017 où cette croissance était de l’ordre de 6,3%.

En matière de défense et de sécurité, le progrès accomplis concernent le renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité à travers l’augmentation des effectifs, l’acquisition d’équipements performants et la construction et/ou l’achèvement des constructions de commissariats de police de district et de brigades territoriales de gendarmerie. Ce qui a permis, d’une part, de porter le ratio agent de sécurité/population de 1/800 en 2016 à 1/729 en 2018 ; et d’autre part, d’accroître à 65,81%, le taux de maillage du territoire national en services de sécurité opérationnels pour une cible initiale de 64%.

Un paquet de réalisations présenté au CNP du PNDES

La poursuite de l’accroissement de la production scientifique avec la mise au point de 203 méthodes et technologies, la consolidation de l’accroissement du financement national du secteur de la recherche avec l’augmentation du budget du Fonds national de la recherche et de l’innovation pour le développement, en glissement annuel de 665% en 2018 pour une cible de 20%, sont au titre des progrès réalisés en matière de développement de la recherche et de l’innovation, rapporte le document présenté aux participants.

S’agissant de l’amélioration du cadre de vie, de l’accès à l’eau, à l’assainissement et aux services énergétiques de qualité, le PNDES peut se réjouir d’avoir rendu possible le renforcement de la gestion, par les communes, des déchets solides ; 23,14% d’entre elles se sont dotées d’un système fonctionnel de gestion des déchets pour une cible de 20%.

Les acteurs responsables de la mise en oeuvre des décisions prises à l’issue de la rencontre ont été invités à engager les actions nécessaires pour assurer l’exécution

Grâce à la mise en œuvre du plan national, le taux national d’accès à l’eau potable, qui était de 73,4% en 2017, a été porté à 74% en 2018. En ce qui concerne les infrastructures routières, les progrès notables enregistrés ont trait au revêtement de 65 km sur la route Dédougou-Tougan, longue de 91 km, soit un taux d’exécution de 84%, à l’exécution, à hauteur de 67,2%, des travaux de la route Kongoussi-Djibo, longue de 96 km. L’exécution, à hauteur de près de 44,75% pour une cible de 90%, des travaux de construction et de bitumage de la route Dydir-Toma-Tougan, longue de 84 km ; l’achèvement de 76,85 km de voiries et de 660 km de pistes rurales en 2018, sont aussi des acquis dont le PNDES peut s’enorgueillir.

Outre les réalisations d’infrastructures physiques, le PNDES, c’est aussi la réforme des institutions et la modernisation de l’administration. À ce niveau, les acquis engrangés se comptabilisent dans les domaines de la gouvernance politique, administrative et des droits humains, révèle le rapport.

À titre illustratif, il y a l’achèvement de la réalisation de l’étude de base sur l’éducation aux droits humains ; la modernisation du code pénal avec la promulgation d’un nouveau code ; l’organisation d’un grand nombre de commissions mixtes de coopération et de réunions de suivi ainsi que la tenue de nouvelles élections des délégués au Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger.

les PTF réaffirment leur soutien

Malgré ces acquis, de nombreux défis restent à relever. « Comment venir à bout de l’insécurité ? Comment rendre résilientes les populations à ce défi sécuritaire ? Comment apaiser le climat social, notamment dans le secteur de l’administration publique ? Comment mobiliser les ressources notamment vis-à-vis du secteur privé mais aussi des Partenaires techniques et financiers (PTF) ? », se questionne le secrétaire permanent du PNDES, Alain Siri.

Selon la représentante de la Troïka des PTF, Netsi Makhetha, « il y a des régions très éprouvées par l’insécurité. Il y a également quelques familles qui se trouvent dans des situations où elles auront besoin d’appui pour la scolarisation de leurs enfants. Il y a aussi des régions touchées par l’insécurité alimentaire et/ou la malnutrition ». Du reste, Mme Makhetha s’est réjouie des progrès observés et réaffirmé la disponibilité des PTF à accompagner le gouvernement burkinabè pour, dit-elle, « trouver les voies et moyens pour rester sur le terrain et faire en sorte qu’aucun Burkinabè dans aucune région ne soit délaissé ».

La revue de la performance dans la mise en œuvre du PNDES a permis de prendre les décisions suivantes : l’amélioration du suivi des politiques publiques, de la production statistique, de la stabilité du cadre macroéconomique et de la célérité du transfert des ressources aux collectivités territoriales.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 28 mai à 11:11, par Bernard Luther King ou le Prophete Impie En réponse à : Mise en œuvre du PNDES : Une croissance de 6,6% enregistrée en 2018 au Burkina

    1) Pour ce qui concerne l’augmentation des effectifs des FDS, M. le Premier Ministre me semble faire une confusion très trompeuse. M. le Premier Ministre confond la densité policière et la politique de densification policière (anti-criminalité) adopté en 2017 avec une densification des FDS. Notre ennemi actuel et cruel, c’est pas le voleurs à la tire mais les destabilisateurs de la Republique. La densification policère ne prend pas en compte l’Armée. Or ici, vu notre contexte d’insecurité terrorriste, je m’attendais plutot à un Recrutement Speciale dans l’Armée et ailleurs pour combattre les destabilisateurs de la Republique. Cela est-il fait ?
    2) Selon un des organes de presse de la place, la politique de densification policère avait prevu un recrutement de 2500 policiers/an jusqu’en 2020 en vue de passer de 1300 agent par 100 000 habitants en 2016 à 910 pour 100 000 en 2020. Or il me semble que cet effectif de 2500/an a été revue à la baisse ces derniers temps (1800 ?!), contrainte budgetaire probable.
    3) A mon avis, vu notre situation nationale, on devrait s’attendre à mieux en matière de recrutement anti-terrorriste : c’est de cela qu’il s’agit dans l’urgence.
    4) Pour les constructions de mur des commissariats, je m’en rejouis grandement. Je fus le premier à le souligner comme inacceptable dès les premiers attaques terrorristes contre ces lieux dès 2016. C’est aussi une fièrté de savoir que cela fut inscrit dans le cahier de doleances (?!) du Ministère de la Securité.
    "Dieu est et reste Burkinabè".

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