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Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par LEFASO.NET • lundi 11 mars 2019 à 00h24min
Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

1919-2019. La Haut-Volta, actuel Burkina Faso, a 100 ans. Dans le cadre de cette commémoration, l’université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo organise les 9, 11 et 12 mars 2019 un colloque sur la création de ce pays ouest -africain. La cérémonie officielle d’ouverture est intervenue sous le patronage du président du Faso, Roch Kaboré, ce samedi 9 mars 2019 à Ouagadougou.

Déjà 100 ans que la France a créé la colonie de la Haute-Volta devenue Burkina Faso sous la révolution de Thomas Sankara en 1984. Quoi de plus normal pour les ‘’Voltaïques’’que d’organiser un colloque pour faire revivre le passé, comprendre le présent et se projeter dans l’avenir. Pour le président de l’Université Ouaga 1 Pr Joseph Ki-Zerbo, Pr Rabiou Cissé, le présent colloque qui marque le début de la célébration des 100 ans de la création de la Haute-Volta, actuel Burkina Faso, confirme le rôle et la place de son université dans le développement socio-économique du pays.

Selon le président de la commission colloque et conférence, Pr Magloire Somé, l’appel à communication a permis au comité scientifique international de recevoir des propositions venant de 6 pays : la Côte d’Ivoire (6 membres), la France (5 membres), le Mali, le Canada, les Etats-Unis et le Burkina Faso avec 23 participants. En tout, ce colloque réunit 37 participants dont les communications vont porter sur quatre axes.

Il s’agit de l’évolution de la politique coloniale de la France de la fin du 19ème siècle à 1919 ; la gouvernance administrative de la France en Haute-Volta de 1919 à 1932 avec un accent particulier sur les œuvres sociales et éducatives puis de la Haute Côte d’Ivoire de 1933 à 1947 ; l’exploitation économique et l’héritage colonial sur le plan social et la culture matérielle de 1919 à 1947 ; l’émergence d’une élite africaine porteuse d’une modernité certes mais promotrice de la culture africaine à travers la littérature et médiatrice dans la construction du savoir technologique dans l’entre-deux guerres.

« A l’issue de ce colloque, nous envisageons la publication de ses actes. Le comité scientifique se réunira bientôt à ce sujet et se fera appuyer par une équipe d’évaluateurs de la qualité des textes avant publication. Nous espérons que d’ici à la fin de l’année 2019, les textes seront prêts pour l’édition et la publication », a précisé le Pr Somé. Ce centenaire, selon le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la cohésion sociale, Siméon Sawadogo, est une occasion pour faire un arrêt sur l’évènement historique et réfléchir sur le processus de construction de l’Etat-nation. « Une des préoccupations de tous les Burkinabè, c’est de cerner les circonstances de la création de leur pays », confie le ministre d’Etat, parrain de cette cérémonie.

C’est donc sous le thème « 1919-2019 : centenaire de la création de la Haute-Volta, quel legs à la jeunesse », que le Pr Jean Marc Palm a animé la conférence inaugurale du colloque. A l’en croire, la colonie de la Haute-Volta n’a pas été créée par une dynamique interne des populations. C’est suite à la conquête des populations et du territoire par la France, qui a rassemblé ces territoires et les a intégrés dans le Haut Sénégal-Niger, que va naitre la Haute-Volta. « Entre 1915-1916, il y a eu une insurrection populaire dans la région de la Boucle de la Volta qui a permis aux Français de se rendre compte que le territoire est vaste et qu’ils ne pouvaient pas tout contrôler, d’où la création du territoire de la Haute-Volta », a précisé l’historien.

Le nom Haute-Volta viendrait de la situation du pays qui se trouvait dans la partie supérieure du fleuve Volta. La Volta, qui signifie retour en portugais, un nom donné par les chercheurs d’or portugais qui était au Ghana. « Ce colloque va nous permettre de nous approprier notre histoire parce qu’il n’y a pas d’avenir pour un pays si cet avenir n’est fondé sur l’histoire et les leçons que nous devons tirer de cette histoire », a souligné Roch Kaboré, président du Faso au sortir de cette cérémonie. Pour lui, il faut que les Burkinabè, les scientifiques et les historiens fassent la reconstitution de notre histoire. Afin qu’au bout de cette année, quelque chose soit fait pour permettre d’enseigner les jeunes, les enfants dans le sens d’une meilleure connaissance de leur pays.

Cela à l’image de tous les grands pays du monde qui avancent, en ayant comme base leur histoire. « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit ; c’est pourquoi, je crois que l’enseignement, la réécriture de cette histoire par nous-mêmes et l’appropriation est un élément fondamental de la prise de conscience que nous appartenons à un même Etat, que nous devons défendre une même Nation. Cela est important pour tout le monde. L’histoire n’est pas faite seulement de succès, il y a des moments de recul, nous devons pouvoir tirer les leçons, la jeunesse doit pouvoir tirer les aspects qualitatifs qui ont fait que des hommes et des femmes ont sacrifié leurs vies pour ce pays », a-t-il conclu.

Marcus Kouaman
(kmagju@gmail.com)
Lefaso.net
Photos : Présidence du Faso

Vos commentaires

  • Le 11 mars à 01:08, par Fafigui En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    Merci de rappeler aux nouvelles generations la periode de l’occupation de l’espace par la colonisation.Mais pour le bien vivre ensemble, c’est encore mieux de connaitre son peuplement.La revolte Bwa a montre a la France de comprendre qu’aucune terre n’etait vierge.Donc evitons de falcifier l’histoire des Peuples.La revolte Bwa n’est pas connue au Burkina Faso.Mais elle a fait echo au Mali sous ATT.Merci,ll n’est jamais trop tard pour mieux faire.Frederic Guirma ,on vous demande.Que Dieu sauve la Haute Cote d’Ivoire.

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  • Le 11 mars à 08:57, par Zemosse En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    Monsieur le président, vous révélez au monde que vous ignorez le programme d’enseignement au primaire de votre Pays. Sachez que dès le CM1,l’écolier burkinabe etudie l’histoire ancienne du Burkina. L’élève du CM1 sait qui est Naba Zoungrana, Ouedraogo, Diaba Lompo, le Morho naba, la princesse Yennega et j’en passe. Mes connaissances sur l’histoire du Burkina me viennent du Primaire. Renseignez-vous auprès de Ouaro Stanislas peut-être connaît il le programme d’enseignement de l’histoire au primaire. Une chose est de l’avoir appris au primaire, une autre est de l’avoir bien appris et assimilé pour le retenir toute votre vie. Soyez renseigné avant de vous exprimer

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  • Le 11 mars à 08:57, par sidbala En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    C’est parce que tout simplement les premières responsables des c pays méconnaissance l’histoire de ce pays que les jeunes aussi l’ignorent.

    Le meilleur enseignement dispensé à la jeunesse c’est la politique et encore de quelle politique, la politique du ventre vide.

    Les jeunes connaissent très l’heure exacte de la naissance et du décès de Thomas SANKARA, parce que tout simplement les esprits mauvais que les partis dis sankaristes ont tellement tronqué l’histoire autour de Thomas SANKARA si bien que tout l’histoire du pays se tourne au tour de l’avènement du 15 octobre 1987 .

    Il y a eu combien de SANKARA pour qu’il y ait plusieurs partis sankaristes, cela dénote de la mauvaise fois entretenue par ces bandits de grands chemin a fin d’instrument amuser le nom de SANKARA pour des fins lucratives, voilà la forme de l’histoire que l’on enseigne aux jeunes.

    Chaque parent encore digne de l’être doit enseigne et éduquer ses rejetons suivant une logique de l’histoire pour le progrès de l’humanité, parce-que si nous tronquons l’histoire dans nos seuls intérêts, on aurait enterré la nation toute entière sans lendemain.

    La politique est aujourd’hui le chemin le plus court pour avoir de l’argent, mais le chemin le plus sur c’est le travail, et en politique tout se termine toujours très mal. Jeunesse demarquez vous de ces politiciens véreux et affirmée vous dans le travail qui est votre salut éternel.

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  • Le 11 mars à 09:04, par Zemosse En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    Monsieur le président, ne dites pas..".. personne ne sait " mais plutôt : " la majorité ne sait pas....". A qui la faute ? Pourquoi ?si vous répondez à ces questions, alors vous comprendrez mieux les problèmes du Burkina

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  • Le 11 mars à 09:09, par Zemosse En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    Monsieur le président, ne dites pas..".. personne ne sait " mais plutôt : " la majorité ne sait pas....". A qui la faute ? Pourquoi ?si vous répondez à ces questions, alors vous comprendrez mieux les problèmes du Burkina

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  • Le 11 mars à 09:21, par Un Burkinabê En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    On nous a enseigné que "l’histoire c’est ce qui s’est passé autre fois". C’est bien de redire la "vraie histoire" de la Haute-Volta mais je trouve que même si les conclusions du colloque imposaient que cette histoire vraie soit enseignée à l’école, je dirais "c’est bon mais c’est pas arrivé". L’heure n’est plus à nous cloisonner à savoir la vraie histoire de notre pays mais plutôt d’essayer un nouveau décollage pour notre peuple. Et moi je ne voie qu’une seule manière de le faire. Voici mes propositions.
    1- interdire ou empêcher tous les hommes politiques (soit ils prisonniers ou pas) d’être évacués à l’extérieur pour des soins médicaux. Je trouve qu’on devait laisser ces hommes politiques malades se faire soigner par les moyens techniques et humains qu’ils ont construits pour notre pays pendant ces 100 ans. Si les autres pays avaient négligé les secteurs de l’éducation et de la santé comme eux l’ont fait où iront ils se faire soigner ? Pensons nous que le Burkina n’est pas assez riche pour offrir des plateaux techniques aussi performants que ceux présents en Tunisie ou en France ? C’est une question de volonté politique. Ça tombe bien que l’actuel Premier Ministre fut ministre de la santé autre fois !
    Si nos dirigeants politiques savent qu’en cas de pépins de santé ils n’auront pas la possibilité de se faire soigner à l’extérieur mais par les médécins au Burkina je vous parie que Yalgado, Sanou Souro et beaucoup d’autres CHU deviendront des hôpitaux de haute facture. Je trouve honteux qu’en 100 ans nous soyons toujours entrain d’évacuer nos malades vers d’autres cieux pour les soigner. Notre souveraineté commence par là. De toute notre histoire traditionnelle je n’ai jamais entendu qu’un roi ou responsable d’un empire ou rouaume s’est fait transporter dans une autre contrée pour se faire soigner. Restons et soyons rester digne ! Continuer à nous faire évacuer pour des soins ou contrôles médicaux c’est renier notre souveraineté.

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  • Le 11 mars à 09:36, par AMKOULLEL En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    1-évolution de la politique coloniale de la France de la fin du 19ème siècle à 1919 ;
    2-la gouvernance administrative de la France en Haute-Volta de 1919 à 1932 avec un accent particulier sur les œuvres sociales et éducatives puis de la Haute Côte d’Ivoire de 1933 à 1947 ;
    3-l’exploitation économique et l’héritage colonial sur le plan social et la culture matérielle de 1919 à 1947 ;
    J’ai l’amertume impression que tous ces thèmes s’emploient à dresser la colonisation comme oeuvre bienfaitrice et civilisatrice et là c’est encore une erreur fatale. Depuis 100 ans le colon français nous à déjà coulé cette thèse dans nos têtes à coup de fouet et matraque. Si 100 ans après, nous nous apprêtons à faire la même lecture des événements, c’est que nous n’avons pas encore repris nos intelligences, nous n’avons pas pris le chemin de laver l’affront et l’humiliation de nos ancêtres. Je trouve que vos thèmes s’inscrivent toujours dans la droite vision du colon et non du colonisé que nous avons été et non du neo-colonisé que nous sommes devenus aujourd’hui.
    J’aurais proposé comme thème à ce colloque : "VIETNAAM, SYRIE et BURKINA FASO : une décolonisation comparée et stratégique pour les peuples"
    On parle de rupture, il faut sortir de ce schéma belliqueux et équilibriste devant la douleur et la brutalité qu’a été cette période pour soumettre nos peuples. Prenons CONSCIENCE qu’on a été vaincu, battu ... prenons CONSCIENCE des raisons de notre défaite et à partir de là, ayons le COURAGE de nous relever de cette défaite. Nous avons la responsabilité historique de nous interroger, NOUS COLONISES, que faire devant notre défaite ? Continuer à être soumis, c’est-à-dire, accepter et continuer de vivre et exister en tant que peuples soumis dans le concert des Nations ? ou nous affirmer et vivre dignement notre AFRICANITE.
    Enfin, si 100 ans après, nous ne sommes pas capables de réfléchir et nous projeter au delà de la réalité coloniale, c’est-à-dire, au delà de l’enclos dans lequel le colon nous a parqué avec les frontières , c’est qu’il y a vraiment problème. Nous devrions être capables de baliser des chemins vers la construction d’une nouvelle réalité empreinte de nos volontés de nos envies de nos intelligences de briser ces barrières et autres frontières.

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  • Le 11 mars à 10:22, par Jerkilo En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso.
    Excellence M. le Président du Faso, si au moment où vous faisiez le secondaire l’histoire et la géographie de la Haute-Volta étaient presque ignorées dans les programmes de l’enseignement secondaire (post-primaire+secondaire actuellement), ce n’est plus le cas. Depuis 20 ans au moins, l’inspection d’histoire-géographie a entrepris une réforme des programmes de ces 2 disciplines scolaires intégrant l’histoire et la géographie locales, régionales et nationales du Burkina Faso. Le Pr SOME Magloire qui a participé à un atelier de réforme des programmes à Loumbila peut l’attester. Réforme qui s’est concrétisée par l’élaboration des nouveaux curricula en 2017 et actuellement appliqués dans le post-primaire et le secondaire. Les nouveaux manuels scolaires qui sortiront cette année vous permettront de voir le niveau de prise en compte de l’histoire et de la géographie du Burkina dans l’école burkinabè. La balle est dans le camp des scientifiques (historiens comme géographes) des universités du pays de nous produire des oeuvres de référence. Car il me semble qu’il y a plus d’islamologues (spécialistes en histoire de l’islam) que de spécialistes en histoire du Burkina.

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  • Le 11 mars à 10:38, par LACONGURE En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    ""Une des préoccupations de tous les Burkinabè, c’est de cerner les circonstances de la création de leur pays ""

    le président de la commission colloque et conférence, Pr Magloire Somé,le peuple burkinabé vous attend pour restituer aux burkinabé leur histoire, leur vraie histoire sans melange ni tromperie. l’histoire pure de la Haute Volta. Cher Professeur on ne trouvera pas mieux que vous comme président de commssion. courage et soyez fidéle à votre image de marque. nous comptons sur vous pour avoir ce recueil de l’histoire de notre pays dans les mains d’ici fin 2019. vive la Haute Volta, Vive le Burkina Faso.

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  • Le 11 mars à 12:31, par Ka En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    Sans parti pris, c’est vrai que l’histoire du Burkina doit être réécrite pour une jeunesse Burkinabé en manque de vraies repères, et de vraies valeurs de leur pays ! Je cautionne ici ce qu’avance le président Roch Kaboré. De notre temps, et même à la fin du 19e siècle, et au début de 20e siècle, ce sont les pères blancs qui enseignaient notre histoire dans les écoles missionnaires jusqu’à les instituteurs sortis de Williams P. les secondent. De Gaoua à Pabré, De Tiemnaoré a Koudougou, de Ouagadougou a Bobo, et tant d’autres lieux de la Haute-Volta devenu Burkina, les pères blancs, et les missionnaires protestants ont apportés beaucoup aux enfants de la Haute-Volta avant les écoles publique de la théorie et pratique a la connaissance de notre histoire : Beaucoup des instituteurs membres du MLN du Pr. Ky Zerbo toujours vivants, ne me diront pas le contraire. Même après la conquête de la Haute-Volta de 1896-97 par la mission Voulet Chamoine, l’histoire nous dit que les pères blancs ont beaucoup joué dans la connaissance de notre territoire par les élèves devenus des cadres comme les Ouezin, Yameogo, et autres qui sont devenus par la suite les vrais pères fondateurs de la république de la Haute-Volta. Le rôle des pères blancs qu’on commencent à oublier, ou les missionnaires protestants venus des Etats Unis et l’Angleterre a partir de 1929 à renforcer dans l’enseignement Burkinabé avec la connaissance de la Géographie et l’histoire d’Afrique qu’ils retiennent de leurs enseignements, et les transmettent a leurs élèves, comme nous autres dans les lycées de l’époque.

    Si nous revenons en 1932, la suppression de la colonie de la Haute-Volta et la répartition de ses territoires entre la Cote d’Ivoire, le Mali et le Niger, les écoles missionnaires des pères blancs ont été multipliées dans notre territoire jusqu’à la reconstitution de la Haute-Volta ou l’école publique a commencer à s’implanter solidement. Oui il faut réécrire sérieusement l’histoire de notre pays pour la nouvelle génération par rapport à nous autres qui apprenait par cœur l’histoire, la géographie, les règles de P. sans des ordinateurs. Oui, la nouvelle génération est sans repère de leur propre histoire, et ceux-ci par la faute de leur famille qui n’ont plus le temps pour l’éducation.

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  • Le 11 mars à 13:52, par selasié En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    J’ai toujours dis qu’il n’y’a plus d’éducation au Burkina mais plutôt des instructions car dans nos école, on enseigne aux enfants l’Europe et l’Amérique au détriment de notre pays. Nous connaissons mieux les autres pays que chez nous. Le Président vient de le confirmer. Donc il faut revoir notre système d’éducation scolaire.

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  • Le 11 mars à 18:21, par Ka En réponse à : Centenaire de la création de la Haute-Volta : « Aujourd’hui, si vous demandez à beaucoup de jeunes ce qu’est l’histoire du Burkina Faso, personne ne sait de quoi il s’agit », Roch Kaboré, président du Faso

    Sans parti pris, c’est vrai que l’histoire du Burkina doit être réécrite pour une jeunesse Burkinabé en manque de vraies repères, et de vraies valeurs de leur pays ! Je cautionne ici ce qu’avance le président Roch Kaboré. De notre temps, et même à la fin du 19e siècle, et au début de 20e siècle, ce sont les pères blancs qui enseignaient notre histoire dans les écoles missionnaires jusqu’à les instituteurs sortis de Williams P. les secondent. De Gaoua à Pabré, De Tiemnaoré a Koudougou, de Ouagadougou a Bobo, et tant d’autres lieux de la Haute-Volta devenu Burkina, les pères blancs, et les missionnaires protestants ont apportés beaucoup aux enfants de la Haute-Volta avant les écoles publique de la théorie et pratique a la connaissance de notre histoire : Beaucoup des instituteurs membres du MLN du Pr. Ky Zerbo toujours vivants, ne me diront pas le contraire. Même après la conquête de la Haute-Volta de 1896-97 par la mission Voulet Chamoine, l’histoire nous dit que les pères blancs ont beaucoup joué dans la connaissance de notre territoire par les élèves devenus des cadres comme les Ouezin, Yameogo, et autres qui sont devenus par la suite les vrais pères fondateurs de la république de la Haute-Volta. Le rôle des pères blancs qu’on commencent à oublier, ou les missionnaires protestants venus des Etats Unis et l’Angleterre a partir de 1929 à renforcer dans l’enseignement Burkinabé avec la connaissance de la Géographie et l’histoire d’Afrique qu’ils retiennent de leurs enseignements, et les transmettent a leurs élèves, comme nous autres dans les lycées de l’époque.

    Si nous revenons en 1932, la suppression de la colonie de la Haute-Volta et la répartition de ses territoires entre la Cote d’Ivoire, le Mali et le Niger, les écoles missionnaires des pères blancs ont été multipliées dans notre territoire jusqu’à la reconstitution de la Haute-Volta ou l’école publique a commencer à s’implanter solidement. Oui il faut réécrire sérieusement l’histoire de notre pays pour la nouvelle génération par rapport à nous autres qui apprenait par cœur l’histoire, la géographie, les règles de P. sans des ordinateurs. Oui, la nouvelle génération est sans repère de leur propre histoire, et ceux-ci par la faute de leur famille qui n’ont plus le temps pour l’éducation.

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