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Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

Accueil > Diasporas • LEFASO.NET | Par O.L • dimanche 3 mars 2019 à 22h30min
Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

Avec l’adoption du nouveau code électoral, fin juillet 2018, seuls la Carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) et le passeport sont désormais exigés comme documents de vote ; tant pour les Burkinabè vivant au Burkina que ceux de l’extérieur (ces derniers étant admis aux élections nationales à partir de 2020). Pour cela, le gouvernement a pris des dispositions pour permettre aux Burkinabè de disposer desdits documents, à travers des opérations spéciales. C’est dans ce cadre que le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo, a officiellement lancé, le jeudi, 28 février 2019 à Niamey, au Niger, et pour le compte des Burkinabè de la diaspora, les missions consulaires spéciales. Cette étape devra être suivie, dans les prochains jours, du lancement au plan national pour les Burkinabè vivant au Burkina.

C’est une cérémonie qui s’est voulue sobre, mais pleine de portée non seulement pour les Burkinabè de l’extérieur, mais également pour le gouvernement burkinabè et, partant, le système de démocratie. Aux côtés donc de la délégation gouvernementale, conduite par le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo, la mission du lancement a également une équipe technique de l’Office national d’identification (ONI). Arrivée la veille dans la nuit, la délégation s’est entretenue avec le personnel du Consulat général à Niamey, sis au quartier Kouara Kano, avant la cérémonie officielle de lancement dans l’après-midi.

Elle a également rendu une visite de courtoisie au président de la délégation spéciale de la ville de Niamey (maire de Niamey, ndlr), Mouctar Mamoudou. « Le Niger et le Burkina sont des pays frères et cette visite du ministre est une illustration de cette fraternité entre nos deux peuples. On se réjouit d’être choisi pour le lancement de cette opération. Cela montre aussi que le Burkina est un pays de grande démocratie, d’ouverture, qui considère son peuple, la diaspora. Au niveau de Niamey, nous allons leur apporter tout le nécessaire possible pour la réussite de cette opération », a d’abord félicité le ‘’tuteur’’, Mouctar Mamoudou.

Vue partielle des Burkinabè présents à la cérémonie de lancement

« Au niveau de la ville de Niamey, nous n’avons aucun problème avec la communauté burkinabè, qui se sent chez elle. Il y a une très belle intégration au niveau de Niamey et cette dynamique se poursuit. Le Niger est un pays frère et restera un pays frère du Burkina », poursuit Mouctar Mamoudou, soulignant que cela se vit à tous les niveaux. Des propos qu’il a réitérés dans l’après-midi devant la communauté burkinabè mobilisée pour la cérémonie officielle de lancement.

Etienne Ouoba, qui a ouvert le bal de l’enrôlement, affiche fierté et satisfaction à la réception de son récepissé

Une tendance corroborée par le Consul général du Burkina au Niger, Léontine Marie Kaboré, qui confie entre autres que le nombre de Burkinabè vivant dans ce pays est estimé à 750 mille. Elle a salué le choix de sa représentation consulaire pour le lancement de cet important acte et rassuré « de la détermination et de l’engagement des Burkinabè vivant au Niger à se faire établir des passeports biométriques et des Cartes nationales d’Identité burkinabè dans la perspective de se conformer aux lois et règlements du Burkina Faso et du pays d’accueil d’une part, et de participer au vote des Burkinabè de l’étranger en 2020, d’autre part ».

Le ministre de l’intégration africaine et des Burkinabè et l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo, exhorte les Burkinabè de la dispora à toujours tenir haut le flambeau du Burkina, partout où ils se trouvent.

Le patron de la cérémonie, le ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo a d’abord relevé que l’initiative répond à un « engagement fort » du président Roch Kaboré de rendre effectif le vote des Burkinabè de l’étranger dès 2020. Ainsi, les opérations de délivrance de la CNIB et du passeport se veulent une mise en œuvre du nouveau Code électoral adopté et vise à doter les Burkinabè de ces documents (ceux de l’intérieur comme de l’extérieur).

Vue des locaux abritant le Consulat général, sis au quartier Kouara Kano.

« Il y a, dans la vie des Nations, des dates et des lieux qui sont appelés à rentrer dans l’histoire. Le jeudi 28 février 2019 et la ville de Niamey, au Niger, sont de ceux-là, car c’est ce jour et ce lieu que, sur instruction de SEM Roch Marc Christian Kaboré, président du Faso, le gouvernement burkinabé a choisi de procéder au lancement officiel des missions consulaires spéciales », a salué le ministre Paul Robert Tiendrébéogo.

Face à la diaspora nigérienne, il rassure en outre que le président du Faso et le gouvernement sont conscients des nombreux défis liés à l’expatriation, et, de ce fait, ne ménagent et ne ménageront aucun effort pour créer les conditions de leur plein épanouissement partout où ils se trouvent.

« Au-delà de tout, avoir une CNIB ou un passeport, c’est être identifié. Ce ne sont pas des opérations qui vont s’arrêter ; les missions consulaires ayant toujours été organisées pour permettre aux Burkinabè de posséder des pièces. Mais celles-là sont vraiment spéciales, comme cela est indiqué, et s’inscrivent dans le cadre de l’opérationnalisation du vote des Burkinabè de l’extérieur. (…).C’est le lieu pour moi de souligner que cette mission est également la vôtre, parce que le ministère de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur est votre ministère. Je saisis donc cette occasion pour vous inviter, inviter les délégués au CSBE (Conseil supérieur des Burkinabè de l’étranger), à travailler en étroite collaboration avec les ambassades et les consulats, dont l’une des principales attributions est d’assurer votre pleine protection. Mais, et nous n’avons de cesse de le répéter, vous êtes et serez toujours votre premier protecteur, par l’exemplarité de votre comportement, et par le respect des lois et règlements de votre pays d’accueil », s’est-il adressé aux Burkinabè du Niger, mobilisés pour la circonstance.

Le directeur général de l’ONI, Aristide Béré, expliquant le dispositif mis en place par son équipe composée de six techniciens.

Pour Paul Robert Tiendrébéogo, l’acte de lancement est un « symbole fort » de la réalité et de la vitalité de la démocratie au Burkina. Il se veut également, poursuit-il, la manifestation de l’unité du peuple burkinabé autour de l’essentiel : l’avenir du Burkina Faso. « Puissions-nous, filles et fils du Burkina, œuvrer ensemble, main dans la main, pour que vive et prospère, pour l’éternité, ce pays que nous aimons tant », a appelé le ministre.

Photo de famille à l’issue du lancement avec le ministre (4ème à partir de la droite) suivi à sa droite du président de la délégation spéciale de Niamey et du Consul général, Léontine Marie Kaboré (2ème à partir de

L’ONI rassure !

Etienne Ouoba est le premier à se faire enrôler, sitôt l’opération officiellement lancée. Face à une équipe de l’ONI rompue à la tâche, il ne perdra pas du temps à boucler les différentes étapes du processus. « Ma joie est grande, parce que d’abord, ma CNIB va expirer en août (2019). Ce qui veut dire que s’il n’y avait pas cette mission spéciale, il fallait faire un déplacement d’ici à août pour aller au Burkina pour me faire rétablir ma CNIB. Pour mon passeport également, c’est la même chose (j’ai un passeport qui expire bientôt), mais dans certains aéroports, on exige aujourd’hui des passeports biométriques. Voilà pourquoi j’ai tenu également à le renouveler et à avoir un passeport biométrique. Je suis donc comblé, le président du Faso a fait beaucoup pour nous ; parce qu’il a tenu ses promesses. Il nous l’a dit, quand on était au Forum (Forum national de la diaspora, ndlr) et voilà que sept mois après, il a tenu ses promesses. Nous saluons tout ce que le gouvernement est en train de faire dans ce sens pour la diaspora », a exprimé Etienne Ouoba.

Coordonnateur des délégués CSBE de la section du Niger, M. Ouoba confie que dès le retour du Forum national de la diaspora en juillet 2018, une sensibilisation a été entreprise auprès des Burkinabè du Niger pour préparer les dossiers. « On vient de nous informer que la mission est là pour juste deux semaines (du 28 février au 15 mars 2019), alors, nous allons maximiser pour que le maximum de nos compatriotes puissent venir se faire enrôler », a souligné M. Ouoba, qui plaide pour l’établissement d’autres documents, tels que les actes de naissance et les certificats de nationalité pour les Burkinabè de la diaspora.

Le président de la délégation spéciale de la ville de Niamey, Mouctar Mamoudou, magnifie l’axe Ouaga-Niamey

Pour le directeur général de l’ONI (Office national d’identification), Aristide Béré, tout est réuni pour réussir l’opération, tant en ressources humaines que matérielles. « En se basant sur la capacité d’enrôlement d’un agent, un agent est capable d’absorber 15 à 20 personnes par heure. Le Consulat général nous a fixé un objectif de 3000 Burkinabè à enrôler dans la période. C’est pourquoi, le nombre de personnes ici est calculé en fonction de la capacité, mais aussi des objectifs à atteindre. Dans la ville de Ouagadougou, par exemple, les cinq sites captent en moyenne deux milles personnes par jour. C’est dire qu’en termes de capacités d’enrôlement, on n’a pas de souci à se faire. Au niveau également de la production, nous avons une capacité de cinq à six mille pièces par jour. Au niveau des passeports, nous avons atteint un record de 600 par jour. La capacité va être multipliée par trois aux mois d’avril, mai, pour une production minimale de 15 000 CNIB par jour », démontre Aristide Béré. Mieux, l’ONI a pris l’engagement de délivrer de manière expresse, les CNIB et les passeports dans un délai de trois semaines.

O.L
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 3 mars à 23:40, par Maria de Ziniaré En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

    Notre Burkina est vraiment une curiosité dans le concert des pays. L’histoire nous enseigne que les pays nations qui doivent braver la nature pour s’en sortir développent des réflexes de survi et finissent par transformer les défits en opportunité et grandissent avec une résilience de plus en plus forte. Notre Burkina donc qui n’est pas un enfant gâté de la nature et qui se retrouve parmis les plus pauvres des pauvres fait des dépenses de prestiges et de luxe qui n’ont rien à voir avec ses priorités.
    S’agissant des problèmes de la carte d’identité, le Burkina qui a une forte communauté dans les pays de la CDEAO gagnerait à faire confectionner rapidement la carte d’identité CDEAO pour ses nationaux pour en faire des citoyens CDEAO au plan juridique ce qui supprime les cartes d’itentité consulaires délivrées par nos ambassades dans la CDEAO et les cartes d’identité d’étranger honereuses délivrées et exigées par les pays d’accueil au sein de la CDEAO. La carte d’identité CDEAO a déjà été adoptée par notre assemblé nationale et la balle est dans le camp de l’exécutif qui retarde son opérationalisation ce qui n’est pas une preuve d’intelligence stratégique. Le Senegal qui l’a bien compris a déjà retiré en 2018 la carte d’identité nationale et délivré en lieu et place la carte d’identité CDEAO à ses nationaux . Cette carte est plus importante pour la diaspora Burkinabé de la CDEAO que le droit de vote. Et le pouvoir MPP file du mauvais coton en continuant à délivrer des CNIB au lieu de commencer à délivrer des Carte d’identité CDEAO.
    S’agissant du fameux droit de vote à partir de l’étranger j’ai déjà opiné dans mes anciens posts le sujet en soulignant qu’il n’est ni un critère de meilleure démocratie ni un critère de bonne gouvernance. Le Ghana notre voisin trois fois plus riche que nous en PIB, le Liban, la Corée du Sud, l’Irlande, la Grèce, le Liechtenstein ,Israël, le Nicaragua la Turquie l’Australie n’accordent pas le droit de vote à l’étranger. Le droit de vote à l’étranger est limité dans le temps pour la Suède et la Norvège à 10 ans et pour l’Islande à 8 ans pour le Canada à 5 ans et l’Allemagne à 25 ans pour ceux qui vivent dans un pays non membre du Conseil de l’Europe. C’est dire que la question doit être traitée en fonction des réalités du moment de chaque pays et de ses priorités et rapporté au Burkina avec ses défis, c’est une question inopportune : ce n’est parce le Mali le Sénégal la Côte d’Ivoire font voter leur ressortissants à l’étranger qu’il faut les copier bêtement sans réflexion approfondie. Le vote des Burkinabè de l’étranger n’apportera aucune valeur ajoutée dans le bien être des Burkinabè qu’ils soient au Burkina ou à l’étranger.

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    • Le 4 mars à 10:26, par PIONG YANG En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

      J’applaudis. Il n’y a plus rien à ajouter. Vous avez résumer la situation. J’ai moi aussi dit la même chose. Et je pensais que les intellectuels burkinabé résident à l’étranger allait soutenir le fait que le vote des burkinabés de l’étranger, bien que coûteux et source de conflit potentiel très dangereux, n’est pas une priorité. On peut bien s’en passer et surtout améliorer l’existant. Mais mille fois hélas !

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    • Le 4 mars à 11:36, par Un Burkinabê En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

      Maria de Ziniaré : ce que vous dites par rapport aux votes des Australiens de la diaspora n’est pas vrai. Les Australiens où qu’ils se trouvent doivent voter car le vote est obligatoire (inscrit dans leur constitution). Ne déboussolez pas les gens. Le vote est obligatoire pour tout Australien où qu’il réside. La vérité est que les votes sont électroniques. Celui qui ne vote pas sans donner de raison valable paie une amende. Si vous ne payez pas cette amende on commence à vous retirer votre permis de conduire qui fait office de carte d’identité. Après la carte d’identité on peut vous refuser certaines commodités de base.

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      • Le 4 mars à 14:29, par Inside En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

        Sauf que les Australiens, Americains, payent un impôt sur le revenu peu importe leurs positions sur le globe. J’ai un ami qui est né aux USA, donc il est Americain bien que n’ayant jamais vécu après sa naissance. Au moment d’hérité d’une grosse cession fonciers , le centre d’impôt fédéral aux USA lui a adressé un avis d’imposition sur son héritage. Hé oui, le droit de vote et de protection est lié à un devoir d’imposition sur les revenues. Bien-sûr, il ne recevait aucun avis d’imposition, parce que c’est revenues étaient bas, donc non imposable, mais une fois qu’il a franchi le seuil il est devenu imposable et garde à lui s’il renonce à son passeport !
        AUCUN BURKINABE DE LA DIASPORA NE PAIE D’IMPÔT A L’ETAT BURKINABE, ce droit de vote est donc usurpatoire au regard de la misère dans laquelle nagent nos hôpitaux, écoles et universités.

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        • Le 6 mars à 13:38, par Un Burkinabê En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

          Inside : what you said is wrong. Do not take people out of the right path please.
          Le vote n’est pas obligatoire pour les Américains. Les Australiens qui ne résident pas en Australie et qui n’ont aucun lien en Australie (maison, commerce, famille proche) ne paient pas de taxe. Ton ami Américain paie la taxe parce que dès lors qu’il aura des problèmes de sécurité son pays les USA viendront à son secours. C’est pour sa sécurité qu’il est obligé de payer les impôts même s’il ne réside pas sur le territoire américain.
          De toute façon la loi êlectorale est votée et promulguée. Soyons de bons citoyens en respectant la loi.

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    • Le 4 mars à 15:03, par Marie En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

      #Maria de Ziniaré : Facts check
      Vos preferences sont bien selectives ; vous citez le Senegal en exemple sur la carte de la CDEAO parce que ca vous arrange bien, mais le rejette sur le vote de sa diaspora comme non-exemple.
      A present passons au "facts check". Google existe de nos jours et on ne peut plus se permettre de raconter n’importe quoi pour impressionner l’ignorant :
      - Australie. Faux ! La daispora australienne a bien le droit de vote, un vote qui est obligatoire dans ce pays sous peine d’amende. Un citoyen australien vivant a l’etranger peut voter aux elections si son inscription sur la liste electorale date d’au moins 3 ans. Quand ce citoyen a 18 ans, il est exempte de cette clause et peut voter directement.
      - La Turquie : faux ! quelques annees la diapora turque a ete autorisee a voter. Elle a d’ailleurs ete un facteur decisif pour Erdogan aux dernieres elections referendaire et presidentielle. En Juin dernier, en France par exemple, la communaute turque avait massivement vote porur Erdogan a 65,3% des suffrages. Ce n’est pas pour rien que Monsieur Erdogan s’echine a sillonner l’Europe pour battre campagne.
      - Coree du Sud : Faux ! en 1972 le régime militaire du général Park Chung-hee en 1972 avait instaure une mesure niant aux Sud Coreens de l’etranger le droit de vote. Cette mesure a a été jugée anticonstitutionnelle par la Cour constitutionnelle le 28 juin 2007 qui a demande qu’une loi reinstaure le droit de vote. Lors de l’élection présidentielle de 2013, les Coréens vivant à l’étranger ont pu voter en se rendant à l’ambassade coréenne de leur pays d’accueil. S’ils n’avaient pas pu voter le 19 Decembre 2007, ils ont bel et bien pu voter en 2013. Je me souviens d’une ambiance tres festives pendant plusieurs jours sur la place d’un consulat Sud Coreen devant lequel je passe tous les matins pour me rendre au bureau.
      - La Grece : Faux ! les Grecs de la diapora peuvent bel et bien voter. Voici une note d’information postee sur le site du Minsitere de l’Interieur de la Republique Hellenique : "Information des électeurs. Parallèlement aux électeurs grecs résidant en Grèce, la procédure électorale de notre pays donne le droit de vote aux ressortissants grecs résidant dans les 26 autres pays de l’Union européenne, ainsi qu’aux ressortissants grecs qui se trouveront le jour du scrutin dans l’un des états membres de l’U.E. Les résultats de ce vote seront intégrés aux résultats généraux du scrutin sur le territoire grec. Les dispositions suivantes concernent l’information des électeurs grecs résidant à l’étranger et les opérations de préparation du scrutin"
      - Le Liban. Faux ! Pour la premiere fois depuis l’independance en 1943, la diaspora libanaise a ete autorisee a participer aux legislatives du 6 Mai 2018. Les Libanais de l’etranger ont donc pu voter les 27 et 29 Avril 2018
      - Ghana. Faux ! en Fevrier 2006 le ROPAA (The Representation of The People Amendment Act a elargi le droit de vote aux Ghanaens de l’etranger.
      - Le Liechtenstein : Faux ! Le Liechtenstein est une Monarchie Constitutionnelle et cette precision est de taille. D’autre part pour un pays qui a ete le premier a rendre le droit de vote obligatoire, ne pas faire voter sa diaspora serait surprenant. Les citoyens de la diapora peuvent participer aux elections parlementaires, referendaires et europeennes : "depuis 2001, le droit de vote s’acquiert a dix huit ans. Le vote lui-même est obligatoire. Une amende pouvant atteindre jusqu’à 20 francs suisses frappe les abstentionnistes ne présentant pas une excuse valable (déplacement, maladie, etc.)"
      - Israel : Vrai. En effet au moment où l’indépendance a été proclamée, les citoyens israéliens sont devenus les seuls détenteurs du droit de vote. Partent du postulat que celui qui vit En Eretz Israel, paie ses impôts et sert dans l’armée a naturellement le droit de voter. Cependant la grogne monte sur cette mesure jugee anticonstitutionnelle et les voix s’elevent pour reclamer le droit de vote pour tous. Recemment, Naftali Bennett, Ministre de l’education et de la diapora, entre autres, appellait a une reflexion profonde sur la question.
      - Idem en Ireland ou le debat y fait aussi rage pour etendre le droit de vote aux expats et pas seulement a ceux qui ne restent pas plus de 18 mois hors du pays.
      Ce debunk ayant ete fait, ce n’est pas parce que certains pays auraient choisi de ne pas faire voter leurs expats (bien que plus riches selon vous) qu’ils doivent servir d’exemple pour le proletaire Burkina-Faso. Le droit de vote est un droit fondamental qui ne devrait souffrir d’aucune debat. Il n’y a rien de tel pour renforcer la democratique que l’effort de gagner honnetement et non en faisant des tripatouillages et des blocages

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      • Le 4 mars à 20:25, par Maria de Ziniaré En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

        Merci Marie pour votre effort de recherche qui contribue à enrichir le forum avec des informations plus actuelles. « Dunia Kinda mi » nous enseigne un adage bien de chez nous et chaque peuple nation évolue et change en s’attaquant à ses contradictions principales. Qu’un pays X qui n’accordait le droit de vote à sa diaspora en un temp t-n le fasse aujourd’hui au temps t n’est pas extraordinaire en soit parce qu’aucune lois qui régit les états n’est divine la loi est faite par les hommes pour les hommes et est appelée à changer en fonction du desiderata du peuple. Je répète que le droit de vote pour la diaspora n’est ni un critère de meilleure démocratie ni un critère de bonne gouvernance et s’agissant de notre Faso aucun texte ne dénie à notre diaspora son droit de vote tout Burkinabè de la diaspora peut se faire inscrire sur la liste électorale et prendre ses dispositions pour venir voter au Faso.

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        • Le 6 mars à 13:26, par Un Burkinabê En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

          Maria de Ziniaré : ça serait bête de vouloir qu’un Burkinabê de Dakar, Turin, Helsinki, Houston, Hong-Kong, Melbourne, Islamabad paie un billet d’avion pour venir voter au Burkina alors que c’est moins coûteux de le faire à la représentation diplomatique de son pays d’accueuil ou encore par vote en ligne. Que Dieu nous garde des dirigeants comme vous. C’est exactement comme si vous demandez au natif de Ziniaré qui se trouverait à N’Dorola de se déplacer à Ziniaré pour voter. Quelle stupidité ! Si vous ne le savez pas je vous informe que nos représentations diplomatiques sont techniquement des bouts du territoire national. Si vous en doutez demandez à l’actuel Président de la Gambie et il vous confirmera que c’est dans l’enceinte de leur Ambassade à Dakar qu’il a prêté serment avant de prendre les rênes du pouvoir après sa victoire sur Yaya Djameh

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  • Le 4 mars à 10:26, par RIGOBERT En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

    Je me demande bien à quoi vont servir ces cartes nationales d’identité pour nos compatriotes à l’extérieur, puisqu’ils ont déjà des cartes consulaires. Il faut que ce régime prennent notre diaspora au sérieux un temps soit peu.

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  • Le 4 mars à 10:40, par yerbanga henri joel En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

    je suis complétement déçu d’une telle analyse plat et même si tu es contre l’opération qui permettra à chaque burkinabé de l’extérieur d’en bénéficier, cest pas nu tel égarement intellectuel qu’il faut voir les choses, tu fais la honte du peuple burkinabé en postant telle analyse mais je te comprend, cest pas de ta faute puisque tu n’est content de l’opération. LA PATRIE OU LA MORT NOUS VAINCRONS ET VIVE L’OPÉRATION DE DÉLIVRANCE DES PIÈCES D’IDENTITÉ POUR NOS COMPATRIOTES

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  • Le 4 mars à 13:10, par Je regarde mais je vois rien En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

    Je pense qu’il s’agit ici de voir la réalité en face. A quoi serviront ces pièces après les élections ? L’idéal serait de nous préocupé des maux actuels

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  • Le 4 mars à 13:42, par sotigui de bobo En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

    Bravo pour la vidéo de la culture, c’est très intéressant et mes frères Gulmantchéma doivent se réjouir. Les Burkinabè de l’étranger sont très patriotes et gardent jalousement leurs cultures et cela est très impressionnant.

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  • Le 4 mars à 14:09, par HUG En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

    Pour la première fois de l’histoire du pays les documents de votation n’ont pas été consensuels. Ceux qui en ont décidé ainsi auront leurs noms gravés dans ce nouveau système non consensuel. L’histoire est le meilleur juge de l’histoire.

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  • Le 4 mars à 14:14, par Inside En réponse à : Diaspora burkinabè : C’est parti pour la délivrance des documents de vote !

    Personnellement, je pense que le vote des Burkinabé de l’étranger est inutile pour les raisons suivantes  :
    - un Burkinabé vivant à l’étranger ne paye pas d’impôt sur ses revenu à l’état Burkinabé. Les Américains, peu importe leurs positions sur le globe, paye un impôt en fonction de leurs revenues des impôt à l’état fédéral d’où leur droit de vote. (Au passage ceux qui vont accouché au USA seront surpris qu’à partir de 18 ans leur enfant vivant au BF reçoivent une fiche d’imposition s’il a de revenues)
    - les ressources que mobilisent l’état sont déficitaires par rapport aux besoins vitaux de la population, il est donc parfaitement inutiles de les gaspiller pour faire comme les autres.
    - le Burkinabé vivant à l’étranger peut parfaitement renter se faire enrouler et rentre voté s’il tiens à voter. Il n’y a pas de barrières de preuve de résidence permanente au Burkina.
    - les Burkinabé vivants à l’étranger ont souvent une double nationalité, donc une double casquette.
    - le nombre de Burkinabé vivant à l’étranger hors mis la cote d’ivoire ne peut pas peser significativement sur les élections. J’aurai été partisan de loi qui ouvre le vote de la diaspora uniquement dans les pays où la population de la diaspora atteint 10% de la population national. Dans ce cas, seule la cote d’ivoire sera concernée.
    - pour être équitable, le seul Burkinabé vivant à Montapegoly peu exiger l’ouverture d’un bureau de vote afin qu’il puisse lui aussi accomplir son devoir, ce qui devient impossible à gérer.
    - le vote des BF de la diaspora est totalement gratuit, ce qui est inacceptable, ça devrait plutôt être l’occasion pour les Burkinabé de l’étranger de soutenir l’état en payant 30€, 30$, 100 dinar afin de participer aux élections.

    C’est donc à mon avis, un luxe inutile, insultant au vu et au su des conditions des hôpitaux et des structures de santé sur le plan national. Malheureusement la médiocrité du copier/coller nous entraine tous les jours dans un gouffre sans fin.

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