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Aide aux micro-projets : L’ambassade du Japon octroie 55 400 000 F CFA à l’Association Song-Taaba de Pô

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé • vendredi 22 février 2019 à 16h30min
Aide aux micro-projets : L’ambassade du Japon octroie  55 400 000 F CFA à l’Association Song-Taaba de Pô

Dans le cadre du programme de coopération intitulé « Dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine », l’ambassadeur du Japon au Burkina, Tamotsu Ikezaki, et la coordonnatrice de l’association Song-Taaba, Joséphine Savadogo/Tapsoba, ont procédé, ce 22 février 2019, à la signature d’un contrat de don d’un montant de 84 456 euros, soit 55 400 000 F CFA. Cet appui financier, le 6e du genre, est destiné à l’exécution du projet de construction d’une unité de transformation de produits locaux au profit des femmes dans la commune de Pô, province du Nahouri, région du Centre-Sud. La cérémonie s’est déroulée à la résidence de l’ambassadeur en présence du maire de la commune de Pô, des membres de l’association et de nombreux autres invités.

Une année jour pour jour après l’association Bi-Songo de Saponé, c’est au tour de l’association Song-Taaba de Pô d’être l’heureuse bénéficiaire d’un appui financier de la part de l’ambassade du Japon. Cet acte de générosité, sous forme de don d’un montant de 84 456 euros, soit 55 400 000 F CFA, permettra la mise en œuvre du projet « Construction d’une unité de transformation de produits locaux au profit des femmes dans la commune de Pô, province du Nahouri, région du Centre-Sud ».

« Pour la production de la poudre de baobab, il y a plusieurs étapes à suivre. D’abord, il faut un lieu pour le stockage. Ainsi, le projet va nous permettre, à terme, d’acquérir un grand hangar pour le stockage des matières premières qui se fait entre janvier et mars de chaque année. Nous comptons approvisionner ce magasin d’environ 1 000 sacs de 100 kg pour la première année, tout en espérant augmenter la quantité les années à venir. Après ce stockage, on aura une salle de concassage, de déplissage, de traitement et de conditionnement de la poudre de baobab. Et aussi, une huilerie pour les sous-produits que sont la transformation de la graine en huile. Le reste de la graine, on pourra en faire de l’aliment pour bétail », a dévoilé la coordonnatrice de l’association, Joséphine Savadogo/Tapsoba.

Les réalisations ne se limitent pas seulement à ce stade. Le projet prévoit la construction d’un bureau pour l’administration et d’une clôture. L’acquisition d’équipements pour la cueillette et la transformation de la pulpe et de la gaine du pain de singe en poudre, en jus, en huile, en biscuits et bien d’autres produits, est également au programme.

« Avec ces infrastructures, nous passons d’une étape artisanale à une étape mécanisée pour la production du baobab », se réjouit Mme Savadogo. Elle a en outre mis cette occasion à profit pour exprimer sa gratitude aux contribuables japonais pour leur geste qui va « permettre à plus de 90 femmes de s’auto-suffire par l’apprentissage d’un métier et à prendre en charge la santé et l’éducation de leurs enfants par leurs revenus ». Il faut noter que cette unité compte mobiliser plus de 600 producteurs sur toute la chaîne.

Joséphine Savadogo/Tapsoba, en professionnelle de produits locaux, a en sus dévoilé les vertus de la pulpe fraiche de baobab sur la santé humaine. « 100 grammes de pulpe fraiche de baobab apportent 300g de vitamine C contre 40mg seulement pour la pulpe d’orange », a-t-elle indiqué. Au regard de ses vertus nutritives, l’association ambitionne d’introduire, à l’avenir, les produits ainsi transformés dans les cantines scolaires.

Ne doutant point qu’une collaboration entre leur projet et celui du soja développé par la JICA permettra aux cantines scolaires burkinabè d’enrichir l’alimentation des élèves et augmenter ainsi leur rendement, la coordonnatrice dit compter sur l’ambassadeur pour nouer un tel partenariat.

A quand l’inauguration du joyau ? Réponse de Mme Savadogo : « Selon ma prévision, l’inauguration est prévue avant novembre 2019, parce que les premiers fruits de baobab commencent à mûrir en décembre. A partir de janvier-février, nous devons commencer la cueillette ».

La réalisation de ce projet est une manière pour le Japon de contribuer à l’atteinte de plusieurs objectifs de développement durable dont l’égalité entre les sexes, la promotion de l’éducation pour tous, la lutte contre la faim et la vulnérabilité, selon l’ambassadeur Tamotsu Ikezaki.

De ce fait, il a émis le vœu que le projet soit exécuté conformément aux termes du contrat qu’ils viennent de signer. Son souhait aussi, c’est de voir le projet résister au temps pour qu’un jour les produits puissent servir également à enrichir les cantines scolaires et les centres de santé pour nourrissons malnutris.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

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