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Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • jeudi 7 février 2019 à 00h53min
Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

Le premier témoin non-civil a comparu ce 6 février 2019 au tribunal militaire délocalisé à Ouaga 2000, dans le cadre du procès du coup d’Etat. Le lieutenant-colonel Kanou Coulibaly, commandant du groupement mobile de la gendarmerie nationale au moment des faits, a révélé que les commandants d’unités ont refusé au début de patrouiller, prétextant que cela pouvait être perçu comme un soutien aux putschistes. Et ce refus a été assimilé à une rébellion. Au finish, des missions de patrouille à minima ont été réalisées pour « ne pas contrarier » le chef d’état-major général de la gendarmerie nationale de l’époque.

Quand le 16 septembre 2015, la gendarmerie nationale apprend que les autorités de la Transition ont été prises en otage, le plan de défense de la caserne de Paspanga a été activé. Selon le lieutenant-colonel Kanou Coulibaly, toute la nuit du 16 au 17 septembre 2015, des tirs d’armes à feu ont été entendus autour du camp. C’était l’œuvre des militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP). Les gendarmes ont reçu l’ordre de ne pas céder à la provocation.

Le 18 septembre, le lieutenant-colonel a été instruit par le commandant de région, par ailleurs chef d’état-major adjoint de la gendarmerie, Serge Ouédraogo, de prendre contact avec le chef de corps du RSP (le commandant Aziz Korogo) pour prendre du matériel de maintien de l’ordre. Environ 700 grenades lacrymogènes ont été récupérées.

Mais selon le lieutenant-colonel Kanou Coulibaly, lui et les commandants d’unités ont refusé dans un premier temps de faire des missions de patrouille, parce que, selon eux, cela pouvait être perçu comme un soutien aux autorités du Conseil national de la démocratie (CND). En réponse, l’adjoint de la gendarmerie à l’époque leur a rétorqué que ce refus équivalait à de la rébellion. « Nous n’étions pas d’accord », précise le lieutenant-colonel. Alors, pour ne pas embarrasser le chef d’état-major général de la gendarmerie à l’époque, Tuandaba Coulibaly, une solution médiane a été trouvée.

Les hommes ont accepté de faire des patrouilles dans la zone qui leur est réservée, à condition que celles que faisait le RSP cessent. Ainsi, une première patrouille « timide » a été faite autour du camp de gendarmerie de Paspanga. Puis une deuxième vers le quartier Tanghin. Mais là, les gendarmes ont aperçu des éléments du RSP. Puisque les termes du contrat n’ont pas été respectés, les patrouilleurs ont rendu compte avant de regagner leur caserne.

Une troisième patrouille a été faite à Tampouy, jusqu’aux alentours du centre médical Paul 6. Selon le témoin, il s’agissait notamment de patrouilles de renseignement et de sensibilisation des populations, afin qu’elles se mettent à l’abri. Et, foi du lieutenant-colonel, aucun coup de feu n’a été tiré lors de ces sorties et aucun des gaz lacrymogène reçus du RSP n’a été utilisé. Le témoin ajoute que ledit matériel est toujours en magasin. Les gendarmes ne sont plus sortis, jusqu’à l’arrivée des militaires des autres garnisons pour contrer le coup d’Etat.

Après cette déposition, le président du tribunal a appelé le commandant Aziz Korogo, le lieutenant-colonel Boureima Kiéré et le général Gilbert Diendéré pour se prononcer. Rien à ajouter pour les deux premiers cités. Le général, lui, note que le témoignage confirme en partie ce qu’il avait dit. Il avait en effet déclaré que le matériel de maintien de l’ordre et les réquisitions ont été demandés par la haute hiérarchie de la gendarmerie. Ce à quoi il a satisfait.

Mais Golf s’insurge quand le témoin dit que le matériel n’a pas été utilisé. « On ne demande pas du matériel de maintien de l’ordre pour aller stocker dans des magasins, pour admirer, décorer les bureaux de la gendarmerie ! ». Si la demande a été faite, c’était pour répondre à un besoin.

En réalité, la demande faite de la gendarmerie était une stratégie pour gagner du temps, pour ne pas faire les patrouilles, c’est ce que d’autres témoins ont laissé entendre. Selon le lieutenant-colonel Kanou Coulibaly, ce qui a été reçu du RSP permettait à peine d’équiper deux pelotons composés chacun de 32 à 35 hommes. « Pourquoi l’accepter alors ? », a demandé le général Gilbert Diendéré qui ajoute que le problème n’est pas que le matériel ait été utilisé ou pas.

Et même si c’était une seule grenade, le CND a fait ce qu’il pouvait pour répondre aux besoins de la hiérarchie de la gendarmerie qui disait n’avoir pas assez de grenades lacrymogènes pour maintenir l’ordre. Et le général de préciser que le lieutenant-colonel Kanou Coulibaly n’était pas à la réunion quand son chef hiérarchique a émis la doléance. C’est pareil pour le commandant de région de l’époque, Serge Ouédraogo, qui n’y était pas. Le lieutenant-colonel n’a donc fait qu’exécuter des ordres.

Les avocats de la défense saisissent la balle au rebond

Pour Me Mireille Barry, la gendarmerie a fait des patrouilles durant cette période et le témoin ne l’a pas nié. Elle poursuit en mentionnant que ce fut la mission de la plupart des accusés dans le box des accusés. Et Me Latif Dabo, avocat du général Diendéré, de demander au témoin s’il est sûr que ses hommes en patrouille n’ont pas fait usage de leurs armes pendant ces dites missions. Son interlocuteur note que si cela avait été le cas, un compte rendu lui aurait été fait. « Mais aucun document ne permet de prouver également que les hommes n’ont pas usé de leurs armes », rempile l’auxiliaire de justice.

L’avocat poursuivra en demandant si oui ou non la gendarmerie a escorté le président du CND à l’aéroport et à l’hôtel Laїco. « Affirmatif », note le témoin qui précise par contre que l’escadron d’escorte et d’honneur de la gendarmerie nationale est au service du chef d’état-major particulier du président du Faso, de qui il reçoit des ordres.

Eddie Komboїgo intraitable sur les sources de financement de son parti

Avant le lieutenant-colonel Kanou Coulibaly, c’est le président du CDP, Eddie Komboїgo, qui était à la barre. Alors que le président du tribunal a voulu savoir dans quelle banque il est allé chercher l’argent pour remettre au premier vice-président du parti en vue de la sécurisation du siège et des domiciles, le témoin n’a pas voulu répondre. « Je ne réponds pas à cette question. Je ne vais pas révéler les sources de financement de mon parti », se défend l’expert-comptable. Le président Seїdou Ouédraogo demande alors au greffier de noter ce refus.

Eddie Komboїgo a expliqué n’avoir pas pris part à une rencontre dans soirée du 16 septembre 2015 au siège du parti. Mais appelé pour des éclairages, Salifou Sawadogo a réfuté cela. A l’en croire, il n’y a certes pas eu de réunion, mais une rencontre informelle a eu lieu dans la soirée.

Entre autres présents, il y avait Fatoumata Diendéré, Eddie Komboїgo, Léonce Koné. « On a cherché à comprendre la situation et voir comment prendre des dispositions pour que cela n’ait pas de répercussions sur nous-mêmes et nos domiciles », a noté l’accusé. Et puisque le besoin d’argent pour la sécurisation s’est posé, c’est là que Eddie Komboїgo est allé chercher les ressources.

Concernant les communiqués et autres prises de position du CDP dont le président s’en démarque, Léonce Koné a précisé que Eddie Komboїgo était injoignable entre temps. Et c’est normal pour un parti politique de se prononcer face à de tels événements, même en l’absence du président. C’est ainsi que le CDP a pris part à la rencontre avec les médiateurs de la CEDEAO, et a mobilisé ses militants pour soutenir l’inclusion.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 7 février à 08:55, par Sonné En réponse à : Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

    Je n’ai aucune admiration particulière pour Léonce Koné. Et pour tout dire, je n’aime pas sa tête. Mais jusqu’à présent il m’apparaît comme le seul qui assume pleinement ses responsabilités. Pas de faux-fuyant avec lui. Est-il meilleur acteur que les autres ou exprime t-il simplement son "vrai" ressenti ? Ou risque t-il moins que les autres ?

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  • Le 7 février à 11:02, par Le réaliste En réponse à : Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

    Il faut que le Général soit "REALISTE" dans cette affaire et être enfin garçon pour s’approprier du sens du verbe "ASSUMER". Je rappelle effectivement avoir rencontré en compagnie d’autres amis, une patrouille de Gendarmerie vers CORIS BANK sur la voie du CMA Paul 6. A notre vue, le véhicule s’est immobilisé et les gendarmes nous ont sensibilisés d’éviter les regroupements de personnes pour notre sécurité, surtout lors des nombreux passages des patrouilles de véhicules et motos des militaires qui n’ont pas de notion de maintien d’ordre. Ils nous ont même invités à rejoindre nos domiciles et laisser les autorités compétentes gérer la situation. Après leur départ, une Pickup et une moto transportant des militaires du RSP sont arrivés lors que nous étions au bord de la route après le CMA Paul 6 et à proximité de la Gendarmerie de Sig-Noghin. Ces derniers ont effectué des tirs de Kalach malgré que nous nous sommes dispersés à leur vue, et cela a crée une panique. Je pense à mon humble avis que les quelques rares patrouilles de la Gendarmerie ont été professionnelles et même très utilitaires, car ayant permis de limiter les vistimes.

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  • Le 7 février à 11:14, par Le réaliste En réponse à : Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

    Il faut que le Général soit "REALISTE" dans cette affaire et être enfin garçon pour s’approprier du sens du verbe "ASSUMER". Je rappelle effectivement avoir rencontré en compagnie d’autres amis, une patrouille de Gendarmerie vers CORIS BANK sur la voie du CMA Paul 6. A notre vue, le véhicule s’est immobilisé et les gendarmes nous ont sensibilisés d’éviter les regroupements de personnes pour notre sécurité, surtout lors des nombreux passages des patrouilles de véhicules et motos des militaires qui n’ont pas de notion de maintien d’ordre. Ils nous ont même invités à rejoindre nos domiciles et laisser les autorités compétentes gérer la situation. Après leur départ, une Pickup et une moto transportant des militaires du RSP sont arrivées lors que nous étions au bord de la route après le CMA Paul 6 et à proximité de la Gendarmerie de Sig-Noghin. Ces derniers ont effectué des tirs de Kalach malgré que nous nous sommes dispersés à leur vue, et cela a crée une panique. Je pense à mon humble avis que les quelques rares patrouilles de la Gendarmerie ont été professionnelles et même très utilitaires, car ayant permis de limiter les vistimes.

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  • Le 7 février à 12:40, par caca En réponse à : Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

    A lire ce témoignage, la hiérarchie militaire est bien impliquée dedans, c’est parce que la direction du vent a été changé que les loyalistes disposent des arguments pour se défendre. S’il n’y avait eu pas de résistance c’est sûre que la hiérarchie assumerait la responsabilité. Le fait que la CEDEAO voulait amnistié les putschistes et dédommagés les familles des victimes montre bien la confusion de ce putsch.
    Le juge Seydou a une grande responsabilité dans ce procès unique de l’histoire de notre pays. Je le félicite parce que c’est le premier du genre. Avant le procès militaire était une punition expéditive, mais maintenant le droit de l’homme prend le dessus. Cependant, il faudrait que la recherche de vérité soit le principe fondamental. Le rôle ambiguë de la hiérarchie militaire ne fait que confirmé de manière indirecte comme le dit le général Diendéré. On peut n’est pas aimé ce général à cause de son passé avec le président Blaise Compaoré, mais on doit aussi faire attention, car il est avant tout un burkinabé comme les autres. Je laisse le soin au juge Seydou d’apprécier la qualité déposition des uns contre les autres et de déterminer la vérité sans se tergiverser. Il y a des responsables dans ce putsch qui courent dans ce pays avec un traitre de petit malin.

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  • Le 7 février à 12:43, par SOME En réponse à : Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

    Voila la gendarmerie comme on la connait au burkina. Il y en a qui sont restés les vrais malgré la politisation par bassole et autres. Nous savons que nous pouvons qu’il en existe de vrais patriotes sur lesquels nous pouvons compter
    SOME

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  • Le 7 février à 15:16, par HUG En réponse à : Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

    Pourquoi les gendarmes ne sont pas sorti juste avant l’arrivée des forces loyalistes. Voyez vous les gens ont un sens elévé d’analyse : Quel est la mission de la gendarmerie ? Pendant que des putschistes du RSP avait emprisonné le président de la transition et autres ministres tous en terrorisant les honnêtes citoyens en ville on dit que les gendarmes sont sur le terrain pour sensibiliser les gens..... een pareiille situation pensez vous normal que le rôle de la gendarmeri se limite sensibiliser les populations. Je pose encore la même question : quel est le rôle de la gendarmerie ? Seule le premier responsable de la gendarmerie à l’époque était mieux placé pour répondre à cette question ? Pourquoi il n’est pas à la barre ? Nous avons les yeux ouverts

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  • Le 7 février à 15:56, par Juste En réponse à : Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

    Nous devons tous admettre qu’au temps chaud du coup d’état pour un "oui" ou pour un "non" quelqu’un pouvait prendre une balle dans la tête donc, il fallait user de stratégie pour rester en vie. Ceux qui étaient à la manoeuvre étaient aussi connus pour leur capacité de nuisance en matière de répression de la contestation. Qu’est ce qui restait donc à faire si ce n’est de faire profil bas. Dieu seul sait dans la salle de réunion où il a été fait cas du manque de matériel de maintien d’ordre, quelle était l’ambiance qui régnait. Qu’on se flatte pas, si des officiers avaient franchement affiché leur camp pendant cette période trouble, peut être que certains témoins seraient à deux mètres sous terre. Qui est fou. Rappelons nous de comment KOAMA de l’ETIR de Kamboisin a été tué après l’assassinat de Thomas SANKARA ; c’est après avoir donné son avis sur le carnage. C’étaient les mêmes qui manageaient également le coup d’état du CND.

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  • Le 7 février à 16:24, par Djamana Tigui En réponse à : Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

    Eclaircicement pour éclaircicement,
    Je pose ici une et une seule question à tous les internautes dont la réponse pourrait guider bon nombre de personnes :
    Dans un pays avec une armée NORMALE, serait-il possible pour un Lieutenant Colonel de prendre le pouvoir contre l’avis d’une HIERARCHIE MILITAIRE ? Pour moi la réponse est non, car dans une armée NORMALE, toute décision est nulle et non avenue sans l’avis favorable de la HAUTE HIERARCHIE MILITAIRE au vrai sens du terme. Pour revenir dans notre cas ici, la réponse est OUI, alors par une méthode démonstrative par l’absurde, nous pouvons déduire sans hésitation que le terme ARMEE NORMALE, n’était qu’une utopie, une vision fictive d’"armée normale". Pour finir je peux me permettre d’affirmer avec force que cette quetion de hierarchie militaire dans ce dossier n’a nullement sa place car, hierarchie militaire sous l’ère RSP n’a jamais existée dans la mesure où le RSP constinuait à lui seul l’alpha et l’oméga de l’armée burkinabè. Que ce soit le CEMGN ou le CEMGA ils ne detenaient en réalité aucun pouvoir pour contredire les décisions qui venaient du "père spirituel" du RSP. Arrêtons l’hypocrisie pour appeler "un chat" un chat.

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  • Le 7 février à 18:18, par Migrant politique En réponse à : Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

    Ceux qui comparaissent devant ce parquet doivent dire merci à dieu car quand ils étaient aux affaires ils n ont pas donné aucune chance à leurs amis d hier. Je veux parler de la fusillade sauvage de some yorian de pierre clavier nebie du 11 juin 1984 ou 7 officier militaires ont perdu la vie ensuite en 1989 lingani boukari zongo Henri et autres....... Etc la liste est longue. Notre pays a est pourri depuis 1982 avec l arriver du groupe d officier avec sankara en tête c est eux qui sont à l origine de la détérioration du tissu social. Ils ont humilié des anciens présidents dignes......etc

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  • Le 7 février à 19:04, par warzat En réponse à : Procès du coup d’Etat : Des commandants d’unités de la gendarmerie traités de rebelles

    A malin, malin et demi. Qui pouvait dans la hiérarchie militaire dire non et sortir, rentrer tranquille chez lui et être toujours vivant. Il faut replacer les choses dans leur contexte. Ah...le RSP. L’ambassadeur de France a dit qu’il n’ y avait plus d’armée en tant que telle, qui mieux que lui sait de quoi, il parle. Comme l’a dit L.K.Gbagbo, si on t’envoie, envoies toi toi même. Le oui de la hiérarchie si oui il y a eu, voulait dire un non.

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