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Grossesses en milieu scolaire : Environ 300 cas à l’école primaire entre 2012 et 2017

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Par Moussa Diallo • jeudi 7 février 2019 à 00h45min
Grossesses en milieu scolaire : Environ 300 cas à l’école primaire entre 2012 et 2017

La population du Burkina Faso est majoritairement jeune. 67% ont moins de 25 ans et 33% des jeunes ont un âge compris entre 15 et 35 ans. Cette tranche de la population est confrontée à plusieurs maux dont la sexualité précoce et ses conséquences. Entre 2012 et 2018, elles sont plusieurs milliers d’élèves à avoir contracté des grossesses non-désirées. Pis, elles sont environ 300 filles à l’école primaire à être tombées enceintes au cours de cette période.

Les jeunes de 15 à 19 ans contribuent pour 21 % dans la fécondité totale de la population burkinabè, soit 28 % en milieu rural et de 11 % en milieu urbain. 3,5% des jeunes de cette tranche disent avoir eu leur premier rapport sexuel avant l’âge de 15 ans. Parmi les jeunes (15-24 ans) qui ont déjà eu des rapports sexuels, seulement 42% des filles ont déjà utilisé une méthode contraceptive au cours de leur vie, selon l’Enquête démographique et de santé (EDS) 2017.

Le taux d’utilisation de la Planification familiale (PF) par les jeunes de 15-24 ans du 1er au 3e trimestre de 2018, selon la Direction de la santé de la famille, est estimé à 18,6/% au Burkina et 8% dans la commune de Ouagadougou. C’est dire la nécessité d’améliorer l’offre en méthodes contraceptives tout en mettant un accent particulier sur les méthodes de la double protection contre les grossesses et les IST telles que le VIH/Sida.

Car, la non-utilisation des méthodes contraceptives a pour conséquences, les grossesses non-désirées et les Infections sexuellement transmissibles (IST). Selon les données croisées des ministères de l’Education nationale et de la Santé, au cours des années scolaires 2012 à 2016, il a été enregistré 6 401 grossesses dont 297 cas au primaire, soit 4,6%.

Pis, parmi ces grossesses, on compte huit élèves de la classe de CE2. En 2015-2016, ce sont 1 717 grossesses répertoriées dans les écoles du Burkina. Au cours de l’année scolaire 2017-2018, il a été dénombré 64 cas de grossesses dans les lycées et collèges de la commune de Dori, 43 à Gaoua, 77 à Banfora, 26 à Tenkodogo dont un à l’école primaire, 66 grossesses dans la commune de Manga et 208 à Fada N’Gourma.

En milieu scolaire, les grossesses non-désirées se multiplient et ne semblent pas près de s’arrêter. La sensibilisation doit donc s’intensifier, aussi bien à l’école que dans les familles. Et le concept d’éducation sexuelle complète en expérimentation dans certains établissements pourrait être une des solutions.

40% des grossesses surviennent avant le 24e mois suivant l’accouchement

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la PF se définit comme étant une manière de vivre que des individus et des couples adoptent de leur propre volonté en se basant sur des connaissances précises des attitudes et des décisions réfléchies afin d’améliorer l’état de santé et le bien-être du groupe familial et par conséquent de contribuer efficacement au développement social du pays. C’est donc dire que la PF est un élément indispensable au développement social d’un pays.

Son but étant d’éviter les grossesses non-désirées, espacer les naissances, déterminer le nombre d’enfants souhaité pour constituer une famille, favoriser les naissances désirées. C’est pourquoi, le Burkina Faso s’est prononcé clairement en faveur de la PF comme composante du bien-être social. Avec pour objectif d’éliminer les décès évitables de nouveau-nés et d’enfants de moins de 5 ans, d’ici à 2030.

Pourtant, selon une étude réalisée par l’USAID en 2015, « au Burkina Faso, 40% des grossesses surviennent avant le 24e mois suivant l’accouchement ». Ce, malgré les efforts du gouvernement burkinabè et de ses partenaires.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 7 février à 08:12, par DF En réponse à : Grossesses en milieu scolaire : Environ 300 cas à l’école primaire entre 2012 et 2017

    Tomber enceinte 24 mois après un accouchement, soit 2 ans après n’est pas un problème. Aux USA, les américaines attendent moins que cela.

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  • Le 7 février à 08:44, par HUG En réponse à : Grossesses en milieu scolaire : Environ 300 cas à l’école primaire entre 2012 et 2017

    Qui sont les auteurs de ces grossesses ?. Il faut être courageux et radier et emprisonner tous fonctionnaires ou toutes autres personnes qui abusent de la naïveté de ces jeunes filles pour briser leur vie. Beaucoup ont abandonné les bancs de l’école suite à une grossesse, cela n’est bon pour une nation qui aspire à un développement. Il faut aussi que les syndicats qui sont forts en terme de revendications sensibilisent aussi les corps de fonctionnaires où ils sont issus car des fonctionnaires aussi sont responsables de ce fléau.

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  • Le 7 février à 10:54, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Grossesses en milieu scolaire : Environ 300 cas à l’école primaire entre 2012 et 2017

    - HUG, pour moi il n’y a qu’une seule solution : la castration des auteurs ! Et il faut légiférer pour en faire une loi qui autorise systématiquement cette castration, sinon on n’en viendra pas à bout !

    Par Kôrô Yamyélé

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    • Le 7 février à 14:02, par Icilondres En réponse à : Grossesses en milieu scolaire : Environ 300 cas à l’école primaire entre 2012 et 2017

      Koro Yamyélé, tu exagères et plaisantes avec des sujets sérieux toi que nous avons souvent vu défendre la veuve et l’orphelin au Burkina. A moins que tu n’ai été terrorisé et tué et substitué à quelque part dans ton village où tu disais d’être retiré pour cultiver. Et que ce ne soit ton avatar qui soit là pour se chatouiller. Ce sujet de grossesse est un sujet sociétal majeur pour ne pas blaguer avec. Tu ne pourrais parler de loi et proposer ta barbarie de castration. Si on se limitait à la loi et au sérieux, pourquoi ne pas inclure dans le contrat de l’enseignant ou des fonctionnaires au contact avec nos innocentes enfantes ceci : la radiation à vie de l’enseignement ; la prison ; réparation du préjudice morale et une forte amende pour réparer l’investissement des parents et de l’enfant en cas de ce CRIME- en milieu scolaire, il faut criminaliser cet acte odieux !!-. Et même porter plainte contre l’état Burkinabè. Arrêtons de blablater dans ce pays alors que l’humanité progresse. Icilondres.

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    • Le 7 février à 15:40, par Alexio En réponse à : Grossesses en milieu scolaire : Environ 300 cas à l’école primaire entre 2012 et 2017

      C est de l ignorange votre obscuratisme. Ce mal est un heritage generationel. Votre proposition vous acuse de barbare, d incivilise.

      Et pas moins qu un analphabete de la themaique. Ajournez vous sil vous plait.

      L agossesse non-desiree en Afrique est une faillite d educationelle, pris en otage par nos tabous sosietals non-sens. La solution de ce trend ne peut qu etre radiquer que par l education sexuelle obligatoire pour tous a l ecole depuis la primaire, a la secondaire. Ainsi de suite.

      L education sexuelle pour les deux genres devrait etre au bout des doigts, et par coeur comme la table de multiplication a lecole.

      ’Nous vivons dans une ere d ouverture et de Lumiere atoutes les Sciences humaines. Pourquoi a l An 2019 nous sommes toujours sur traine sur des challenges qui du fonds sont maitrisables, mais demandant une volonte politique moderne,

      Sans la morale destructive que nos comfreres europeens
      ont combattu,

      Malgre tout pas de regles sans exception en la matiere. Les jeunes europeennes malgre leurs avance educative sexuelle sur leurs søeurs africaines sur les grossesses non-
      desiree le trend n est pas totalement eradiquer.

      Mais plus maitriser qu en Afrique ou les couts des contraceptions sont pas al portee de tout le monde.

      La responsabilite appartient aux deux sexes d utilises les contraceptifs pour pallier eventuellement Aune grossesse non-desiree. Il ya des cas ou la mal- utilisation des contraceptifs (trouer) peut ramener a la meme cause et resultat. En occurrense : La grossesse non-desiree.

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  • Le 8 février à 08:26, par Kôrô Yamyélé En réponse à : Grossesses en milieu scolaire : Environ 300 cas à l’école primaire entre 2012 et 2017

    - Icilondres, tu fais le malin ! Si c’est ta fille qu’un inconscient enceinte à la fleur de l’âge, tu sauras que je ne plaisante pas. Oui ! Je suis pour qu’on légifère sur cette affaire et que les auteurs soient carstrés sinon quand ils prennent goût, ils recommancent toujours après. Certainement que tu te sens concerné pour avoir fait une telle chose et donc tu ne veux pas entendre parler de vous caster, n’est-ce pas ? En Inde on castre bien les violeurs non ? Pourquoi pas au BF ceux qui enceintent les élèves et les enfants ?

    Par Kôrô Yamyélé

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  • Le 8 février à 16:03, par Un Burkinabé En réponse à : Grossesses en milieu scolaire : Environ 300 cas à l’école primaire entre 2012 et 2017

    Dites moi est ce qu’ une personne peut porter plainte à la justice contre ses parents pour l avoir mise au monde pour leur simple plaisir ?..

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