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Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Oumar L. Ouédraogo • mardi 8 janvier 2019 à 23h45min
Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

Une semaine après les évènements malheureux survenus à Yirgou, dans la commune rurale de Barsalgho (région du Centre-nord), le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) a animé ce mardi, 8 janvier 2019 à Ouagadougou, une conférence de presse sur ce qu’il a convenu d’appeler « massacre de Yirgou ». C’est pour condamner ces actes, demander justice et appeler à mettre fin à la récurrence de violences contre certaines communautés, qu’a été annoncée une marche de protestation pour le samedi, 12 janvier 2019 à Ouagadougou et à Dori (région du Sahel).

Le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC) se veut un cadre de lutte et d’échanges entre filles et fils du Burkina, dans le but de protéger et défendre les droits des communautés à vivre et à s’épanouir en pleine symbiose, lutter contre toutes les formes de stigmatisation des communautés et dénoncer l’impunité des crimes qui y sont liés. L’organisation vise aussi à exiger vérité et justice sur les crimes commis sur les communautés ainsi qu’à promouvoir une véritable cohésion tel qu’il ressort de l’ensemble des normes régissant la République.

C’est à ce titre que le Collectif a condamné ce qu’il a qualifié de « massacre à Yirgou », survenu le 1er janvier 2019 et dont le bilan officiel fait état de 46 décès. En leur mémoire, une minute de silence a été observée par les conférenciers et l’ensemble de l’assistance.

(De gauche à droite) : L’avocat Ambroise Farama ; Hassan Barry (personne- ressource) ; le porte-parole du CISC, Daouda Diallo et Issaka Ouédraogo (responsable d’organisation scolaire et estudiantine )

Pour camper le contexte, les responsables du CISC ont fait observer que le contexte socio-politique actuel est marqué par une culture de défiance vis-à-vis de l’Etat, le développement de l’incivisme et de la justice privée (les populations ne se référant plus à la justice pour régler leurs litiges, la violence et l’intolérance gagnent du terrain).

« Très souvent, il suffit qu’un membre d’une communauté soit suspecté d’un délit pour que le courroux s’abatte sur toute le communauté. Ainsi, la communauté peulhe a payé un lourd tribut dans notre pays », ont illustré les conférenciers dans la déclaration liminaire. Le constat, c’est aussi la perte des valeurs de respect et de considération mutuelle qui caractérisaient les Burkinabè et la récurrence des conflits présentés comme la conséquence de la concurrence dans l’exploitation des ressources naturelles.

Face à la généralisation des conflits qualifiés de « conflits agriculteurs-éleveurs », le collectif s’interroge aujourd’hui sur leur caractère « socio-professionnel », au regard des victimes qu’ils laissent et de la « localisation des hécatombes ». Tout en revenant sur quelques-uns de ces conflits et leurs conséquences en vies humaines, les responsables du CISC ont révélé que de 2004 à 2015, le nombre officiel de victimes liées à ces violences est estimé à plus de 200 morts.

« Au regard de ce contexte difficile, source d’un malaise profond, plusieurs communautés du Burkina s’interrogent sur le devoir de l’Etat à accorder la même considération et la même protection à l’ensemble de ses citoyens », retient le porte-parole du CISC, Daouda Diallo, dans la déclaration liminaire.

Après avoir décrit le drame du 1er janvier dans le village de Yirgou, les conférenciers ont relevé que l’intervention des autorités publiques en charge de la sécurité et de l’ordre est intervenue « tard et de façon non déterminée à la hauteur de la menace ». Ce qui explique le bilan effroyable de perte en vies humaines.

« A la date du 3 janvier, malgré l’annonce d’un déploiement plus important des Forces de l’ordre dans la zone de conflit, la situation restait volatile et très préoccupante. Plusieurs survivants, femmes, enfants et personnes âgées restaient introuvables, beaucoup errant dans la brousse, exposés aux intempéries de cette période d’harmattan, à la faim et à tous les dangers », déplore Daouda Diallo, qui relève également que les mesures de prise en charge sont insuffisantes.

« S’il faut saluer le réveil tardif, des Forces de l’ordre et des plus hautes autorités du pays, il faut regretter et déplorer l’absence de mesures déterminées de l’autorité publique pour retrouver, rassurer et sécuriser les survivants », recensent les conférenciers, qui notent que de l’ensemble des Burkinabè, les Peulhs sont ceux qui ont payé jusque-là le plus lourd tribut au terrorisme et à l’extrémisme violent.

Du chapelet de faits égrenés, l’on retient que « dans la région du sahel, des villages ont cessé d’exister, des milliers de populations ont été contraintes à l’exil, des écoles, des services sociaux de base, des centres de santé et administrations publiques ont été fermés ou démantelés ». On note aussi que l’économie de la région est « complètement sinistrée » (les marchés étant contraints de fermer ou de se transformer en tremplin de trafics illicites de toute sorte).

« Les Peulhs sont ceux qui enregistrent le plus de pertes en vies humaines. Combien de Conseillers municipaux ont été assassinés dans la région du Sahel depuis ? Combien de simples citoyens ont été assassinés dans cette région ? Ce sont aussi eux qui sont stigmatisés comme étant des terroristes et traités comme tels. Pourtant, il est établi que la radicalisation touche l’ensemble de nos communautés. Autant il y a des Dicko radicalisés, autant il y a des Sawadogo, des Sanogo, des Ouédraogo, des Konaté, des Maïga, des Lankoandé… radicalisés. L’extrémisme violent et le terrorisme ne sont pas circonscrits à une communauté spécifique, ni ethnique, ni religieuse », interpelle le Collectif.

Le CISC rappelle donc que ‘’lorsque la pluie vous bat, il faut arrêter de vous battre’’. Face la menace qui « pèse gravement » sur la cohésion sociale, le Collectif invite les services compétents de la justice à se mettre en branle pour rechercher, documenter l’ensemble des preuves et poursuivre sans ménagement, les auteurs et les commanditaires des assassinats. « Le massacre de Yirgou ne doit pas rester impuni. C’est l’impunité qui est en grande partie responsable du sentiment que la commission des crimes de masse et contre une certaine communauté nationale est normale », appellent les conférenciers.

C’est en soutien à cet appel également à la justice et à des actions visant à mettre fin à ces dérives que le CISC organise une marche-meeting de protestation le samedi, 12 janvier 2019 à partir de 8h. Cette initiative qui vise « à dénoncer les manœuvres divisionnistes des terroristes et les groupes d’auto-défense koglwéogo » se tiendra à la fois à Ouagadougou (Place de la nation) et à Dori (chef-lieu de la région du Sahel). « Le Collectif appelle le peuple burkinabè, sans distinction ethnique et religieuse, les autorités, les forces démocratiques, les structures de droits humains, les OSC (organisations de la société civile), les syndicats, les coutumiers et les religieux, à se mobiliser » pour cette marche-meeting.

Selon les organisateurs, il s’agit, par-là, d’exiger « l’arrêt immédiat des crimes odieux et l’arrestation immédiate et sans délai des Koglwéogo criminels afin qu’ils soient jugés et sanctionnés à la hauteur de la gravité de leurs crimes ». La marche-meeting vise également à exiger le désarmement de tous ceux qui détiennent illégalement des armes de guerre, les « milices Koglwéogos » et la prise en charge gratuite des survivants et blessés.

La conférence de presse a enregistré la présence de l’avocat des victimes, Me Ambroise Farama. Celui-ci a annoncé la mise en place d’un collectif d’avocats dans le cadre de cette affaire. L’avocat a aussi, entre autres, invité le gouvernement à œuvrer à la réparation des préjudices et à faire toute la justice sur ce drame.

Constitué d’une trentaine d’associations de la société civile et d’acteurs engagés en faveur de la cohésion, le CISC vise à faire en sorte que, plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, géographique, ethnique ou confessionnelle.

« Nous condamnons l’assassinat barbare du chef de Yirgou et de cinq autres personnes. Nous condamnons l’odieux carnage qui s’en est suivi. Notre organisation lance un vibrant appel à la retenue et au calme à tous les habitants et à tous les acteurs », ont lancé les responsables du CISC en guise de conclusion.

Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 9 janvier à 00:42, par caca En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    « Les Peulhs sont ceux qui enregistrent le plus de pertes en vies humaines. Combien de Conseillers municipaux ont été assassinés dans la région du Sahel depuis ? Combien de simples citoyens ont été assassinés dans cette région ? Ce sont aussi eux qui sont stigmatisés comme étant des terroristes et traités comme tels. Pourtant, il est établi que la radicalisation touche l’ensemble de nos communautés. Autant il y a des Dicko radicalisés, autant il y a des Sawadogo, des Sanogo, des Ouédraogo, des Konaté, des Maïga, des Lankoandé… radicalisés. L’extrémisme violent et le terrorisme ne sont pas circonscrits à une communauté spécifique, ni ethnique, ni religieuse », interpelle le Collectif.
    A notre connaissance il n’existe pas une organisation terroriste où le fondateur est moosé. Par contre, la région de Djibo, malam dicko a créé une organisation qui tue les burkinabé et parfois attaquent les koglewéogo mossis parce qu’ils assurent la sécurité de leur communauté. Les maires des villes devaient interdire la marche de cette association. Yirgou est devenu un fond de commerce pour les commerçants d’illusion de droit de l’homme. Je pense à l’heure actuelle la communauté peulh endeuillé a plus besoin d’une assistance humanitaire que des marches de stigmatisation. C’est un moaga qui a été le premier après la visite du PF pour apporter une assistance humanitaire dans la personne de son excellence Kadré Désiré Ouedraogo. On n’a pas vu un Dicko ou Diallo avec les vivres pour permettre aux rescapés de pouvoir manger avant la justice. Il faut savoir garder raison et beaucoup de retenue. Cette affaire est un fait divers. Les koglewéogo n’ont pas su contenir leur colère et ont été déborder, mais cela ne fait les moosé des coupables de crimes ciblés des peulhs. Ces rassemblements sont appelés à disparaître dans notre pays. Sur d’autres assassinats oui, mais dans le cas de Yirgou faisons pardon et trouvons les mots apaisant.

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  • Le 9 janvier à 01:24, par Kyemther En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    Quand un homme tombe, il doit preter attention à ce qui l’a fait chuter au lieu de regarder la ou sa face s’est retrouvé a meme le sol. Vous aurez beau faire des marches, des protetstations contre un soit disant extermination de peulh, mais cela sera vain si vous continuer a négliger ce qui à causé cette boucherie. 1/ il faut qu’aucune communauté ne soit traitre en traitant ou hebergeant des Zouadistes. 2/ il ne faut plus ententer à la vie d’un chef Mossi, c’est sacré et les contrevenants s’exposeront à de graves conséquences. Vous parlez et manifesté pour les vies de peulhs, vos n’osez meme pas parler des assinants du chefs et de quelqu’un de ses sujet ! est ce a dire que le sang des peulhs compte plus ?

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  • Le 9 janvier à 01:25, par Kayouré En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    Soutien indéfectible pour cette marche noble
    Wue la justice soit rendue le plus tot que possible.

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  • Le 9 janvier à 01:57, par Lool En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    J’espère que la mairie n’accorde pas de visas pour une marche de non mossi pour remuer encore le couteau dans la plaie. Ce qui est étonnant c’est la caution de Maître Farama à ce machin purement ethniciste.

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  • Le 9 janvier à 05:23, par TRAORE En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    WELLE JE VOUS SOUTIEN NON A LA BARBARIE SOUTIEN AU BLESSES

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  • Le 9 janvier à 07:18, par le meme En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    arrêtons ça.
    la marche peut éveiller les consciences endormies et susciter l’appartenance d’un peuple qui se révolte.
    s’il y’a plus de peuls lors de la marche cela pourrait éveiller chez d’autres peuls la méfiance et se sentir marginaliser.
    la marche certes, mais mobiliser plus de peuls à la marche peut être mal interpréter.et c’est ainsi que naissent les crises communautaires....les terroristes auront atteint leur 1er objectif.....c’est pas un débat...
    "moi je me préoccupe de mon sang qui coule ; toi, tu vois plutôt la couleur de mon sang."

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  • Le 9 janvier à 07:58, par lepeul En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    Tout d’abord je voulais présenter mes condoléances aux familles des victimes.

    Je remercie Le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC):Pour le courage, l’intelligence de mettre en place cette structure bravo.
    Tout est dit :un bon diagnostic ,pas de stigmatisation , quelle belle intelligence.
    J’espère que les burkinabés seront intelligents pour s’unir et dire non à toutes ces dérives( terrorisme, règlement de compte, jalousie inutile etc...)

    CISC :

    "Pour camper le contexte, les responsables du CISC ont fait observer que le contexte socio-politique actuel est marqué par une culture de défiance vis-à-vis de l’Etat, le développement de l’incivisme et de la justice privée (les populations ne se référant plus à la justice pour régler leurs litiges, la violence et l’intolérance gagnent du terrain).

    « Très souvent, il suffit qu’un membre d’une communauté soit suspecté d’un délit pour que le courroux s’abatte sur toute le communauté. Ainsi, la communauté peulhe a payé un lourd tribut dans notre pays », ont illustré les conférenciers dans la déclaration liminaire. Le constat, c’est aussi la perte des valeurs de respect et de considération mutuelle qui caractérisaient les Burkinabè et la récurrence des conflits présentés comme la conséquence de la concurrence dans l’exploitation des ressources naturelles.

    « Les Peulhs sont ceux qui enregistrent le plus de pertes en vies humaines. Combien de Conseillers municipaux ont été assassinés dans la région du Sahel depuis ? Combien de simples citoyens ont été assassinés dans cette région ? Ce sont aussi eux qui sont stigmatisés comme étant des terroristes et traités comme tels. Pourtant, il est établi que la radicalisation touche l’ensemble de nos communautés. Autant il y a des Dicko radicalisés, autant il y a des Sawadogo, des Sanogo, des Ouédraogo, des Konaté, des Maïga, des Lankoandé… radicalisés. L’extrémisme violent et le terrorisme ne sont pas circonscrits à une communauté spécifique, ni ethnique, ni religieuse », interpelle le Collectif."

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  • Le 9 janvier à 08:14, par tony En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    Il faut dissoudre les Koglweogos et désarmer de force les récalcitrants, sinon le pire reste à venir. Ces gens ne comprennent pas ce qu’est un état de droit.

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  • Le 9 janvier à 08:32, par le meme En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    je propose que les mossis sortent nombreux.sinon cela peut être mal interpréter.
    ce qui arrive ailleurs peut nous arriver.on n’est pas si différent des autres.
    les alliances ethniques ne peuvent pas résoudre ce problème allons au delà et prônons le ,vivre ensemble.

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  • Le 9 janvier à 09:07, par Le juste En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    Je voudrais interpeller ceux qui organisent ces conférences de presse et ces réunions pour dénoncer le drame de Yirgou à ne pas occulter la mort du Chef de Yirgou, de son fils et des quatre autres tués par les deux hommes venus d’ailleurs parce que ce ne sont pas des poulets qu’ils ont tués. La justice doit être rendue pour les peulhs tués ainsi que pour les six autres tués. Il faut que la lumière se fasse de part et d’autre sans encourager l’auto-justice .

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  • Le 9 janvier à 09:16, par Bebeto En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    La crédibilité de votre OSC est en jeu. Vous faites une mauvaise lecture de ce qui s’est passé. Personne ne s’est attaqué à personne parce qu’il est de telle ou telle communauté. Il faut faire u’ bon diagnostic, sinon la thérapie ne peut pas marcher. Ce jour là, moi même j’allais être massacré si j’étais la bas, or je ne suis pas Peul. CEMA veut tout dire. Raison pour laquelle, il faut faire preuve de profondeur d’analyse, pour que les actes futurs qui seront posés soient efficaces pour enrailler à jamais les causes de ce massacre odieux. Il n’y a pas et il n’ y aura jamais de conflits de communauté au BF, mais des représailles soit disant pour se venger ou se rendre justice contre des personnes sur un lieu géographique sont possibles.
    Pour ma part, nous devons travailler pour chaque Burkinabè se réfère à ma justice ou aux FDS pour résoudre ses problèmes avec autrui.
    Vous êtes en droit de marcher, mais SVP veuillez à ce que le contenu de tous vos messages ne contribuent pas à jeter de l’huile sur le feu.
    Merci bien à vous.

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  • Le 9 janvier à 10:53, par Tempérance et sagesse En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    Il faut que les municipalités interdisent purement et simplement ces marches parc qu’elles sont ethnicistes. J’invite les intellectuels peulhs à faire preuve de retenue, d’intelligence et de sagesse en faisant toujours une thèse et une anti-thèse des faits et tout faire pour tirer une conclusion juste et équilibrer. Et si les enquêtes prouvaient et démontraient entre-temps que les peuls hébergent toujours les terroristes (qui viennent, frappent et disparaissent comme par enchantement) et sont bien complices (dans ce cas et dans d’autres) de la tuerie du chef mossi et des cinq autres ? Et si les mossi aussi sortaient pour marcher contre la mort du chef mossi de Yirgou et des cinq autres ? Je pense qu’il faut raison gardée et ne pas jeter l’huile sur le feu. Il faut qu’on joue à l’apaisement en invitant les peulhs et les mossi plus de sincérité les uns envers les autres et surtout que l’Etat prenne ses responsabilités en recherchant et en sanctionnant sévèrement les tueurs des 46 peulhs et des 6 mossi.

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  • Le 9 janvier à 11:59, par Mananho En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    Bonjour a toutes et a tous.
    Nous continuons a nous voiler la face.Les Tutsi au Rwanda était traiter de la même façons.Ils étaient considéré comme des sous hommes et étaient même appelé Cafard. N’oublier pas qu’aujourd’hui c ;est un Tutsi qui est au pouvoir et Rwanda est un exemple en terme de l’ économie et de la sécurité pour toute l’Afrique.Nulle n’est majoritaire indéfiniment.
    Ceux qui apprennent de leur erreur sont ceux qui peuvent s’améliorer. Dans toutes communautés le chef est sacre et toutes en ont . Je soutient avec la dernière énergie la marche contre l’impunité.Justice pour tous,ou tous le monde peut s’organiser en groupe d’auto défense et dans ce cas le gouvernement devra les accepter tous.

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    • Le 9 janvier à 14:21, par caca En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

      Mananho, votre pseudo n’est pas burkinabé, le problème du Burkina est loin d’être comparable au Rwanda et la communauté peulh n’est pas non plus le peuple Tusti. Au Burkina personne n’insulte les peulhs de Cafard. Les peulhs au Burkina sont des vrais alliés des mossis depuis la nuit des temps. D’ailleurs, ce sont les peulhs qui gardent les troupeaux de mossi, qui gèrent les richesses mossis et qui sont en même temps des agents de renseignements mossis. Dans le territoire mossi, il y a deux types de communautés peulhs ceux qu’on appelle peulh mossi et de ceux la communauté peulh qui ne parle que la langue et sont nomades. Tandis les peulhs mossis certains parlent toujours la langue peulhs et d’autres pas du tout. Par exemple, les Sankara et les Soudré et d’autres sont de ces peulhs sédentarises à la vie mossi. Mais en n’aucun cas on les traites sous hommes, les mossi craints des peulhs de leur malins intelligence et le non pardon chez les peulh. Car quand tu as un problème avec ça ne fini jamais. Les peulhs pardonnent difficilement et n’oublient jamais un différend. Mais malgré tout ils vivent avec les mossi et épousent les filles mossis. Car il existe un totem moaga qui interdit le garçon d’épouser une fille peulh. Bref mon ami cherche plutôt à comprendre le drame de Yirgou que de faire polémique insensée. A Yirgou c’est un fait divers mal géré par l’administration qui est du ressort des deux communautés. Parce que les forces de l’ordre pouvaient limiter le carnage s’ils avaient intervenus rapidement. Il fallut trois jours de chasse à l’homme pour atteindre ce massacre parmi la communauté peulh. Je pense dans cette situation chacun doit faire pardon dans la douleur et trouver une solution perenne. Personne ne veut tuer les peulhs.

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  • Le 9 janvier à 13:34, par salou En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    L’Etat de droit a ses exigences en matière de justice. Si chacun devrait rendre sa justicen ce serait de la jungle. Ns sommes une nation parce que ns avons des lois. Tuer des innocents est condamnable quelque soit le motif. La justice doit jouer son rôle et les coupables sont à condamner. Soutien

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  • Le 9 janvier à 13:53, par SAAFI En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    A Gaoua en août 2012, la tuerie de 25 peulh, affrontement entre communautés peulh et bissa dans la commune rurale de Zabré faissant 7 morts et de nombreux déplacés. C’était en fin 2012.
    Aujourd’hui c’est à Yirgou avec 43 morts. Il faut que ça s’arrête car vous sommes au 21 siècles et chaque Burkinabé doit se sentir partout où il est au Burkina Faso. Eviter de se faire justice soit même, sinon on finit dans des actes qu’on ne pourra pas corriger. Plus jamais ça.

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  • Le 9 janvier à 14:24, par Moi-aussi En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    J’appelle tous les mossis à faire une marche pour soutenir leur chef et sa famille qui ont été massacre.
    dans le village tout le monde se connait. Alors si un etranger arrive a passer la nuit chez quelqu’un puis le lendemain commet des crimes c’est simple de comprendre ce qui s’est passé. Nous ne vivons pas en ville. dans le village tout le monde se connait.

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  • Le 9 janvier à 14:52, par sidbala En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    Honnêtement, cette marche n’est pas la bienvenue. Elle va nous faire plus de mal que du bien. Laissons les plaies se cicatrisées et travaillons à ce que cela puisse être éviter désormais , mais pas en tenant des conférences publiques ou en faisant des marches.
    Il y a eu une situation déplorable mais sachons raison gardée et évitons de faire de la récupération en tout genre, comme c’est devenu le propre des burkinabè

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  • Le 10 janvier à 00:51, par Dibi En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    Jamais les mots ne sont pas neutres. Ils sont chargés d’idées, de prises de positions, d’enjeux, de représentations et d’intérêts. Ils peuvent porter des naïvetés, incarner des bonnes consciences, des aveuglements, trahir, dire des mensonges ou porter des vérités, faire comprendre l’histoire, la manipuler ou la trahir.
    Avec nos mots méfions nous de nous mêmes. On croit tracer des voies, mais au final on conduit dans des impasses ; et comme certains l’ont souligné, devant ce drame, ne perdons pas notre lucidité.
    Bien sûr, nous devons condamner les massacres de Yirgou ; condamner tous les massacres intra ou inter-communautaires ou ethniques au sein de notre peuple ou de nos peuples en Afrique. Mais il est important de ne pas nous égarer dans notre douleur et colère, en reprenant les mêmes mots de l’ethnicisme le plus rétrograde. Et cela fait mal d’entendre montrer du doigt, les Mossi cela, les Peulhs ceci, les Gourmantché ci-devant, les Bobo et consorts ci-dessus, etc, etc.
    La diversité de notre peuple est aussi notre richesse, avec ses contradictions sociales de classes et ses enjeux multiformes, ses réussites et ses échecs. En l’occurrence nous sommes ici face à notre échec collectif à Yirgou ou ailleurs en interne ou en externe.
    C’est cela qu’il faut comprendre et non reprendre ou s’inscrire dans des logiques ou analyses qui, loin de résoudre nos contradictions à dépasser, retombent ou marchent sur leur tête en nous enfonçant dans les clichés ethnicistes les plus éculés.
    Sortons de l’ethnicisme qui nous ruine et mine notre avenir commun en tant que peuple ; arrêtons de nous accrocher à des branches mortes de notre histoire. Regardons et prenons soin du tronc commun et des jeunes pousses au sommet. C’est seulement à ce niveau que nous ferons peuple et non en tant que Peulh contre Mossi, Gourounsi contre Dagara, Toussian contre Gourmantché, ..
    Organisons des marches ! Oui disons notre colère et notre refus des massacres internes et externes à notre peuple ; car c’est lui seul notre horizon commun. Et surtout ayons les mots justes pour la justice ferme et réparatrice au nom de notre peuple sans jeter de l’huile sur le feu ! Ce feu qui a brulé le Rwanda et fait la honte de l’Afrique !
    Ce qui fait mal à une partie de notre peuple fait mal et révulse tout notre peuple. Alors qu’on arrête de jeter de l’huile sur le feu qui peut emporter toute la savane.
    Les solutions à ces tensions meurtrières à Yirgou ou ailleurs, à Toéni, Latodin, Gomboro, Djibo, Nouna, Banfora, Tenkodogo, Gaoua..., les solutions à ces crises dis-je, existent. Il suffit de regarder dans la bonne direction et ne pas se tromper de mots ou maux, ni des vrais acteurs-responsables de la situation.
    Dit en peu de mots, le drame de Yirgou ou de Toéni ou d’ailleurs, réside dans la démission ou la défaillance de l’Etat. -1- C’est le sous-encadrement sécuritaire - absence de brigades de police et de gengarmerie républicaines, défaut du maillage armé efficient de l’espace national-
    - 2- Le sous-encadrement administratif en préfectures et sous préfectures.
    - 3- Le sous-encadrement sanitaire, scolaire et culturel (maisons de jeunes..,).
    La liste est longue conjuguée avec un aménagement extraverti et borgne du territoire et le sous développement qui va avec.
    Le mal et les maux qui nous tuent et font qu’on s’entretuent dans ce pays, cette Afrique, c’est donc au final la débilité politique, l’incompétence et le caractère criminel et corrompu des élites illettrées qui sont aux affaires et qui tiennent l’Etat ; a commencer par le 1er au sommet, les ministres, les généraux et officiers supérieurs des forces armées, les préfets et sous-préfets de régions ; et mêmes les responsables de partis-coquilles vides.
    Si Toéni, Yirgou...sont devenus des territoires de non-droit et laissés à gestion sécuritaire par des Koglowéogo ethnicistes qu’il faut d’urgence dissoudre, c’est parce que toute la pyramide d’incompétents qui du sommet à la base de l’Etat, tiennent le pays ou la nation, toute cette pyramide, dis-je, est dans la trahison, l’incompétence irresponsable et la gestion de leurs petites affaires personnelles. Sans quoi, on ne peut comprendre que ce pays soit devenu un poulailler où toutes sortes de renards s’y retrouvent en bonne chasse, de jour comme de nuit !
    Exigeons fermement dès maintenant, la dissolution des koglowéogo, ces milices ethniques semi-féodales qui tiennent la brousse contre l’ordre républicain national ! Elles ne sont pas la solution, mais le problème ; et pire, elles pourraient se révéler comme l’autre revers de la médaille islamo-djihadiste.
    Notre peuple est fait d’hommes et de femmes qui, en soi, sont faits de la tige que tous les hommes. Il est traversé de contradiction de classes ou de tensions et n’est donc nullement à l’abri d’aucunes crises graves, surtout quant on sait qu’il est toujours tenu par les petits gérants locaux d’affaires du néocolonialisme prédateur.
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

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  • Le 10 janvier à 11:13, par caca En réponse à : Drame de Yirgou : Une marche-meeting pour que, « plus jamais, un Burkinabè ne soit inquiété du fait de sa spécificité culturelle, ethnique ou confessionnelle »

    Si les organisateurs de cette marche pouvaient comprendre le risque, ils allaient renoncer. Il y a la douleur et même les mossi qu’ils accusent de génocide souffrent également et pleurs avec la communauté peulhs qui a enregistré le plus grand perte en vie humaine et leur subsistance de vivre. Mais le massacre de Yirgou devait être ajouté à la justice transitionnelle de réconciliation nationale. Dans l’histoire d’une nation, il y a de certains crimes qui sont difficile à rendre la justice punitive. Malheureusement, la liste de ces crimes ne fait qu’augmentés. Les 14 burkinabé tués lors du coup d’État de 2015, c’est devant un foule de témoins, mais actuellement avec ce procès, si les gens sont honnêtes,il y a plus de déception que la justice rendue, bien que ce procès n’est pas fini. Aucun des prévenus n’a pu avoué tué sur l’ordre d’untel, chacun rejette la faute à l’autre avec des supposions. Même les deux généraux que les burkinabé pensaient impliqués jusqu’à la tête sont déçus. Yirgou sera une répétition si le gouvernement ne prend garde. Ce massacre sera de compétence de la justice transitionnelle aidée par les Nations Unies. C’est ça aussi le droit de l’homme. Aujourd’hui, ce sont les peulhs qui estiment victimes et demandent justice sans oubliés qu’ils ne sont pas blanc comme la neige. Malam Dicko est un peulh de la règion de Djibo qui est le père fondateur de Ansarul islam sous influence d’un certain Koufa lui aussi peulh du Mali. Leur revendication un état peulh à coté des touareg et des mossi. Pensez vous que les mossi riverains qui entendent ses discutions secrètes font se laisser faire ? En dehors des traîtres mossi comme des certains Sawadeogo et Ouedraogo qui demeurent des cas isolés, car il s’agit des individus et non la représentation des la communauté mossi. Ayons de la transparence intellectuelle dans les observations, et ne confondons pas un conflit agriculteur-éleveur comme une chasse aux peulhs partout au Burkina. A Yirgou il s’agit bien une attaque terroriste dont la communauté peulhs est suspectée hébergée ses djihadistes. C’est la même communauté qui subie les conséquences, mais les causes ne sont pas les mêmes. Je suis sûr que dans l’enquête en cours les gens seront édifiés, car les peulhs seront également dans le box des accusés. Les kogl-wéogo qu’on accuse ne sont pas uniquement des kogl-wéogo des mossi, mais des kogl-wéogo formés de mossi et de peulhs. Arrêtons ces genres de choses.

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