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Gestion des ressources publiques : Les pays d’Afrique francophone subsaharienne approfondissent la réflexion à Ouagadougou

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • • jeudi 20 décembre 2018 à 00h39min
Gestion des ressources publiques : Les pays d’Afrique francophone subsaharienne approfondissent la réflexion à Ouagadougou

« Enjeux et défis de la professionnalisation des institutions supérieures de contrôle des finances publiques ». C’est autour de ce thème que s’est ouverte, mercredi, 19 décembre 2018 (jusqu’au 21 décembre) dans la capitale burkinabè, la huitième assemblée générale du Conseil régional de formation des institutions supérieures de contrôle des finances publiques d’Afrique francophone subsaharienne (CREFIAF). Cette rencontre triennale, à laquelle prennent part une vingtaine de pays de l’espace concerné, des partenaires et institutions internationaux, est placée sous le patronage du Premier ministre, représenté à l’ouverture par le contrôleur général d’État, Luc Marius Ibriga.

Le premier président de la Cour des comptes du Burkina, Jean Emile Somda, tout en campant l’importance de ce cadre d’échanges, a souligné que c’est pour répondre aux nombreuses attentes des populations en matière de bonne gouvernance financière, que dès sa création en 1997 à Yaoundé, le CREFIAF s’est donné pour entre autres missions de promouvoir la coopération entre les institutions membres ; lutter contre la pauvreté et la corruption ; promouvoir les droits de la personne, de la démocratie et la bonne gouvernance.

« Le défi majeur auquel fait face notre organisation internationale commune, est sans conteste la conjoncture sociale, économique et politique. Face à une société internationale en pleine mutation, les outils traditionnels du contrôle de la gestion publique, de plus en plus inadaptés, ne donnent qu’une relative satisfaction, par rapport aux nouvelles exigences des concepts de budget-programme », a présenté Jean Emile Somda.

Il a aussi expliqué que ce rendez-vous va permettre d’évaluer tous les programmes qui ont été exécutés durant les trois ans et de proposer d’éventuels correctifs dans une perspective d’amélioration.

En prélude à l’assemblée générale, le Conseil régional de renforcement institutionnel (CCRI), organe exécutif du CREFIAF, a, la veille, fait un travail préalable et pour sa présidente, Mbah Acha Rose Fomundam, d’importantes résolutions ont été prises pour être soumises à l’adoption de l’assemblée. Parmi ces résolutions, on note celle relative au manuel de vérification, une autre portant sur les statuts de l’organisation et le renouvellement des membres du comité directeur de CREFIAF, dévoile Mbah Acha Rose Fomundam, par ailleurs ministre déléguée à la présidence chargée du contrôle supérieur de l’Etat.

« L’organe suprême, qui se réunit tous les trois ans, est une occasion pour évaluer tout ce qui est mis en œuvre et apporter des corrections nécessaires en cas de nécessité. Vu l’évolution sans cesse…, c’est nécessaire d’actualiser nos outils de base qui servent pour nos vérifications », soutient la présidente de la Chambre des comptes de la Cour suprême du Tchad.

Pour le contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga, représentant le Premier ministre (patron de l’activité), les pouvoirs publics attachent un intérêt particulier à la bonne gestion des ressources publiques, à la préservation de l’environnement et d’une manière générale, aux nouveaux paradigmes de développement dont les différents programmes publics des dernières années ont été les significatifs porte-étendards.

Il estime qu’aucun résultat ne peut être espéré, ni à court terme, ni à long terme, si la déontologie de l’auditeur en général, et celle du juge en particulier, n’est pas respectée.

« La déontologie supérieure de l’auditeur excède les limites du bon père de famille pour faire de l’impartialité, une observance toute sacrée », souligne l’enseignant de droit. Paraphrasant l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, le premier responsable de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC) a rappelé que la bonne gouvernance est le chemin le plus sûr pour en finir avec la pauvreté et soutenir le développement.

C’est pourquoi il appelle au sens élevé de la responsabilité de tous, en vue de faire des différentes Institutions supérieures de contrôle des finances publiques (ISC), des vecteurs de la justice sociale et, partant, de la bonne gouvernance des pays respectifs.
Les conclusions des travaux sont attendues pour vendredi, 21 décembre 2018.

OL
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