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Province du Bam : L’ONG World Agroforesty Centre visite ses réalisations

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET | Dimitri Ouédraogo • vendredi 14 décembre 2018 à 23h00min
Province du Bam : L’ONG World Agroforesty Centre visite ses réalisations

L’ONG World Agroforesty Centre a effectué, le jeudi 13 décembre 2018, une visite de ses activités liées au bassin versant Kongoussi-Tikaré, dans la province du Bam, région du Centre-Nord. L’ONG a outillé les populations de 17 villages des deux communes sur les techniques d’installation de foyers améliorés, de récupération de terres arides, de stockage de marchandises. Elle a également contribué à construire des retenues d’eau et des sites maraîchers. Ce sont des réalisations que les populations apprécient positivement.

Le sous-bassin versant de Kongoussi est situé à cheval sur deux communes. Il s’agit de Kongoussi et de Tikaré. Il comprend 17 villages dont sept de la capitale provinciale du Bam et dix de la commune de Tikaré. Ce sont des zones arides. Pour que les ménages qui s’y trouvent passent de l’agriculture de subsistance et de l’aide d’urgence au développement durable, l’ONG World Agroforesty Centre, avec ses partenaires que sont Tree Aid, Drylands Development Programme, ont mis en place des séries d’activités. Ce jeudi 13 décembre 2018, elles sont allées sur le terrain pour constater l’impact des réalisations. Le premier village à recevoir les visiteurs fut Sakou, dans la commune de Kongoussi.

Dans cette bourgade, les femmes ont bénéficié de la construction d’un warrantage. C’est un magasin qui permet de stocker des récoltes comme le haricot, le mil, le maïs... C’est une sorte de garantie pour que les femmes aient des prêts pour réaliser des activités génératrices de revenus. Les populations, avec le soutien de l’ONG et de ses partenaires, ont récupéré une terre aride en plantant des arbres. Elles ont bénéficié aussi d’installation de ruches modernes pour l’aviculture.

Après Sakou, le cap fut mis sur Ritimyinga, dans la commune de Tikaré. Là, les femmes ont bénéficié de construction de foyers améliorés. Avant, raconte Madeleine Sawadogo, une bénéficiaire, « il fallait sept à huit charrettes de bois pour pouvoir faire l’année. Mais aujourd’hui, grâce au foyer amélioré, un à deux voyages suffisent ». En plus, elle dit gagner du temps en cuisson. Elle est aussi protégée contre les flammes. Ses enfants ne courent pas le risque de se faire brûler.

Au niveau du village de Zanon, tout comme à Yelkoto, les populations ont bénéficié d’un appui pour la construction de retenues d’eau appelées « bouli ». Amado Gansoré, gestionnaire du « bouli » de Yelkoto, a révélé que la retenue d’eau permet d’abreuver les animaux et de confectionner des briques.

La touche de l’ONG World Agroforesty et de ses partenaires est salvatrice car, avant, foi des populations, l’eau tarissait un mois après les pluies. Mais aujourd’hui, l’eau peut durer au moins un semestre. Pour participer à la gestion de ces lieux, les consommateurs contribuent financièrement. Cette contribution concerne les éleveurs et les orpailleurs. L’année dernière, le bouli de Yelkoto a rapporté 300 000 F CFA.

De Yelkoto, la délégation est remontée à Kilou, toujours dans la commune de Tikaré. Ici, les populations ont reçu un soutien dans la réalisation de fermes de volaille. Certains ont été formés à la vaccination des gallinacés. De deux vétérinaires, ils sont aujourd’hui au nombre de huit.

L’élevage des poulets a rapporté aux bénéficiaires plus de quatre millions de F CFA. Ils ont créé leur groupement dénommé « Relwendé ». La vaccination, quant à elle, se chiffre à plus de deux millions. La visite s’est achevée à Loaga, dans la commune de Kongoussi. Ici, 210 personnes dont 205 femmes bénéficient d’un projet de culture maraîchère. Cela rapporte, à en croire Delphine Sawadogo, membre du groupement.

Avant, elles étaient toutes des vendeuses de dolo, de beignets. Dans leur site, on cultive des choux et des oignons sur deux hectares. Chaque femme exploite 20 m2. Les ventes leur permettent de se vêtir, de scolariser leurs enfants, de se soigner et de contribuer aux charges familiales.[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Dimitri Ouédraogo
Lefaso.net

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