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Interdiction des armes chimiques : Le Burkina veut créer un centre de compétence

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • • mercredi 12 décembre 2018 à 23h30min
Interdiction des armes chimiques : Le Burkina veut créer un centre de compétence

Le Burkina Faso sollicite l’appui de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) en vue de créer un Centre de compétence pour l’assistance et la protection sur les armes chimiques. La demande a été faite le 23 novembre 2018, par l’ambassadeur-représentant permanent de notre pays auprès de l’OIAC, S.E. Mme Jacqueline Marie Zaba/Nikiéma, à l’occasion de la 4e Conférence d’examen de la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC) tenue du 21 au 30 novembre 2018 en marge de la 23e Conférence des Etats parties de l’Organisation qui a eu lieu les 19 et 20 novembre derniers à La Haye, aux Pays-Bas.

Cette 4e Conférence d’examen a été l’occasion pour notre pays de faire le point de la situation des armes chimiques, conformément à ses engagements internationaux. La Conférence d’examen est, en effet, chargée d’évaluer le fonctionnement de la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction et de fixer le cap pour le futur.

S’exprimant devant les délégations des 193 Etats parties à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), la chef de la délégation du Burkina Faso, l’ambassadeur-représentant permanent de notre pays auprès de l’OIAC, S.E. Mme Jacqueline Marie Zaba/Nikiéma, a affirmé que le gouvernement de son pays a adopté des mesures législatives essentielles pour la mise en œuvre de la Convention depuis le 8 juillet 1997, date d’adhésion du pays à la Convention.

Depuis la tribune de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), l’ambassadeur-représentant permanent du Burkina Faso, S. E. Mme Jacqueline Marie Zaba/Nikiéma a exhorté tous les pays qui n’ont pas encore adhéré à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), à le faire dans les meilleurs délais et aux pays encore détenteurs d’armes chimiques à redoubler d’efforts pour respecter les délais de destruction de l’ensemble de leurs stocks qu’ils ont librement fixés.

« Nous poursuivons nos efforts pour renforcer aussi bien le cadre réglementaire et les mécanismes internes pour une fonctionnalité pleine de l’Autorité nationale » chargée de veiller à la pleine application de la CIAC, a assuré Mme Zaba.

« En matière de contrôle de la circulation des produits chimiques, outre l’instauration d’une autorisation préalable d’importation, notre Autorité nationale travaille dans une collaboration naissante et fructueuse avec l’Autorité nationale de Côte d’Ivoire surtout dans le cadre du contrôle des produits chimiques qui transite par ce pays frère en direction de notre pays. En outre, le Burkina Faso continue de prendre des initiatives pour un suivi et une application effective des termes de la Convention sur les armes chimiques, notamment dans la mise en œuvre de l’article X de la convention relatif à l’assistance et à la protection », a détaillé la cheffe de la délégation burkinabè.

Selon l’ambassadeur-représentant permanent du Burkina Faso auprès de l’OIAC avec résidence à Bruxelles, le Burkina Faso s’attèle à rédiger, avec le soutien du secrétariat technique de l’OIAC, un plan d’assistance et de protection par l’établissement de la cartographie des risques chimiques que présente le pays, « surtout dans le contexte des attaques terroristes, notamment par des dispositifs explosifs improvisés ».

L’année 2019 verra d’autres avancées, notamment la rédaction du Plan d’urgence aux risques chimiques, a-t-elle précisé.

« Le Burkina Faso réitère sa demande que l’organisation l’accompagne dans la création d’un Centre de compétence pour l’assistance et la protection », a plaidé Mme Zaba, soulignant que notre pays dispose pour cela de deux institutions dont les actions complémentaires peuvent autoriser la mise sur pied d’un tel centre. Il s’agit de l’Ecole nationale des sapeurs-pompiers et de l’Institut supérieur d’études et de protection civile qui a une vocation régionale, a justifié l’ambassadeur.

Mme Zaba a aussi appelé les Etats membres de l’OIAC à accroitre les activités de préparation pour faire face aux incidents et accidents chimiques avec le soutien du secrétariat technique de l’OIAC.

Elle a par ailleurs exhorté les pays qui disposent toujours de stocks d’armes chimiques à les détruire au plus tôt, conformément aux engagements qu’ils ont pris devant l’humanité tout entière. A ce jour, seuls les Etats-Unis d’Amérique n’ont pas totalement détruit les stocks d’armes chimiques qu’ils ont officiellement déclarées à l’OIAC. En revanche, des pays comme la Russie, la Syrie ou encore la Libye ont détruit dernièrement leurs stocks d’armes chimiques déclarées.

L’actualité de ces derniers temps, marquée par l’usage d’armes chimiques en Irak, en Syrie, en Malaisie et au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord où une attaque chimique a visé un ancien espion soviétique travaillant désormais pour son pays d’accueil, inquiète le Burkina Faso qui condamne l’utilisation des armes chimiques « par qui que ce soit, où que ce soit et dans n’importe quelle circonstance que ce soit ».

L’ambassadeur de Corée, S. E. M. Yun Young Lee (centre) a présidé la 23e session de la Conférence des Etats parties (CSP-23)

Chaudes empoignades

La 4e Conférence d’examen en elle-même s’est achevée sans accord. Le consensus qui servait jusque-là de mode de prise de décisions au sein de l’OIAC a volé en éclats. Amenés par les Etats-Unis, la plupart des pays occidentaux ont ferraillé contre la Fédération de Russie, l’Iran, le Venezuela, l’Etat de Palestine ou la Syrie. La Conférence, qui devait adopter in fine son rapport, n’a pas pu le faire, et les participants se sont contentés du rapport du président de la Conférence - lequel d’ailleurs n’engage que lui, selon le règlement intérieur de la Conférence des Etats parties- , l’ambassadeur Agustin Vasquez Gomez de Salvador.

Les dissensions entre ce qu’on pourrait appeler les Etats-Unis et leurs soutiens et la Russie et ses alliés portaient notamment sur des mentions liées à l’utilisation d’armes chimiques en Syrie que les Etats-Unis attribuent au gouvernement syrien. Une position que contestent vigoureusement la Syrie et son allié russe.
Les deux camps ne se sont pas non plus entendus sur la référence, dans le projet de rapport, à une décision prise en juin 2018, accordant désormais à l’OIAC les pouvoirs d’identification des auteurs, des commanditaires et des complices présumés d’utilisation d’armes chimiques.

Les Etats-Unis se sont également farouchement opposés à ce que la mention « bienvenue » aux nouveaux Etats membres figure dans le texte. Washington, par le billet de son ambassadeur-représentant permanent auprès de l’OIAC, ne reconnaît pas en effet la Palestine comme Etat, un pays qui a adhéré à l’institution onusienne sous l’appellation « Etat de Palestine ».

Les Etats-Unis s’opposent en outre à une proposition russe visant à créer un groupe de travail à composition non-limitée pour veiller à l’application de l’article XI de la CIAC relatif au développement économique et technologique en rapport avec les armes chimiques. Si la position russe avait triomphé, la nouvelle décision prise en juin sur l’identification des auteurs de l’utilisation d’armes chimiques aurait été vidée de son contenu.

Le budget de l’OIAC laborieusement adopté

Au cours de cette 4e conférence d’examen, les représentants de l’industrie chimique et de la communauté scientifique, de l’Union internationale de chimie pure et appliquée ainsi que le Conseil international des associations chimiques et le président du Comité consultatif sur l’éducation et la sensibilisation sur les armes chimiques sont venus chacun plaider pour l’utilisation de la chimie à des fins pacifiques et pour le développement économique et technologique.

La 23e Conférence des Etats parties qui a précédé cette 4e Conférence d’examen tenue, elle, les 19 et 20 novembre, a failli elle aussi capoter du fait de divergences entre les mêmes acteurs russes d’un côté et américains de l’autre.
Mais après moult tractations, l’ambassadeur de la Corée du sud, S.E. M. Yun Young Lee, qui a présidé cette rencontre, est parvenu à arracher le consensus pour l’adoption du rapport final de la Conférence.

Il a fallu de peu pour que l’OIAC rate son budget 2019. Les Russes, en effet, ont fait barrage jusqu’à la clôture le 20 novembre, contre l’augmentation budgétaire prévue pour mettre en œuvre la décision controversée de juin 2018 qui autorise désormais l’organisation à identifier les personnes ou les Etats responsables de l’usage d’armes chimiques ainsi que leurs complices. Dans un amendement co-présenté avec l’Iran, la Russie estimait qu’il fallait maintenir le principe de « croissance nominale nulle » des budgets des organisations onusiennes.

L’ambassadeur de Salvador Agustin Vasquez Gomez a dirigé, quant à lui, la 4è Conférence spéciale des Etats parties chargée d’examiner le fonctionnement de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC) qui s’est clôturée sans parvenir à un accord sur le rapport final

En effet, la prévision budgétaire de l’OIAC pour 2019 prévoit une croissance de 2,3% due justement à la mise en œuvre de la fameuse décision contestée par les Russes et leurs alliés. Ces derniers se sont par ailleurs farouchement opposés à ce que l’excédent budgétaire dégagé par l’OAIC en 2016 soit utilisé par l’organisation arguant que le règlement prévoit que tout excédent soit redistribué aux Etats parties au prorata de leurs contributions.

La persistance des divergences a nécessité le vote du budget en lieu et place du consensus, règle généralement usité pour les prises de décision à l’OIAC. Le budget-programme de l’OIAC a été finalement adopté par 85 voix contre 29 et 31 abstentions parmi lesquelles le Burkina Faso. Le rapport lui, a été adopté finalement le 29 novembre soit neuf jours après la clôture officielle de la 23e session de la Conférence des Etats parties.

Ces deux conférences, de l’avis de nombreux participants constitués de ministres, d’ambassadeurs ou des autorités nationales chargées de la mise en œuvre de la CIAC ont mis en exergue les divisions apparues ces cinq dernières années au sein de l’OIAC. En effet, depuis le début de la crise syrienne dans la foulée des printemps arabe, l’OIAC peine à maintenir son équilibre et surtout le consensus comme mode de prise de ses décisions.
Ce consensus a fait place à des dissensions très énormes. L’OIAC est devenue un « enjeu géopolitique pour certains pays qui veulent l’utiliser pour imposer leur vision du monde », a persiflé un haut diplomate lors des plénières.

Le Burkina Faso a tiré la sonnette d’alarme en demandant aux Etats membres de faire l’effort nécessaire afin que « l’esprit de consensus et de dialogue permanent qui (…) a toujours caractérisé (l’OIAC) aussi bien dans ses démarches que dans ses modes de prises de décisions » soient préservées, car c’est entre autre pour cela que l’organisation a reçu le prix Nobel de la paix en 2013.

« Le Burkina Faso croit aux vertus du dialogue et du respect mutuel entre les Etats et souhaite que les clivages apparus ces derniers temps au sein de notre famille ne compromette pas les bonnes perspectives que nous dressons à travers cette conférence pour notre organisation », avait plaidé l’ambassadeur-représentant permanent du Burkina Faso auprès de l’OIAC. Cette position de sagesse n’habitait pas tout le monde à ces deux conférences. Mais le grand danger que court le monde en cas de fracture au sein de cette organisation devrait inciter les uns et les autres à reconsidérer leurs positions.

Outre l’ambassadeur Zaba, l’Autorité nationale chargée de la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, le professeur Touridomon Issa Somé ont participé à ces deux conférences.

Romaric Ollo HIEN
Ambassade du Burkina Faso à Bruxelles
Mission permanente auprès de l’OIAC

Vos commentaires

  • Le 13 décembre 2018 à 09:03, par Hussein En réponse à : Interdiction des armes chimiques : Le Burkina veut créer un centre de compétence

    Comme on s’en moque : le Burkina doit consacrer plutôt tous ses efforts pour vaincre sa pauvreté, afin qu’on ne puisse plus jamais dire comme hier sur France 24 "Le Burkina Faso, petit pays d’Afrique, est l’un des pays pauvres de la planète, en prison ou en liberté."

    Avec ces docs qui aiment tant exhiber les faux titres franco-canadiens sans valeur ajoutée réelle dans les médiats, pas étonnant cette outrecuidance. Mais attention, le Burkina Faso risque de se surmener, et devenir un objet ridicule sur la scène internationale. Une triste vérité !

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    • Le 13 décembre 2018 à 11:58, par kwiliga En réponse à : Interdiction des armes chimiques : Le Burkina veut créer un centre de compétence

      "le Burkina Faso risque de... devenir un objet ridicule sur la scène internationale."
      Vous pensez que nous ne le sommes pas déjà ?
      Pendant longtemps nous avons été quasi-inexistants, sur la scène internationale. Il n’y a guère que la période Sankara, durant laquelle nous avons représenté quelque chose (un danger pour les puissants de ce monde).
      Depuis quelques années, nous nous illustrons à international, par de pathétiques prouesses. On aurait pourtant pu penser que tout avait bien commencé, par une insurrection populaire, qui chassa un dictateur. Malheureusement, plutôt que de servir de phare émancipateur aux peuples opprimés de l’Afrique et d’ailleurs, nous nous sommes rendus bêlants, jusqu’aux urnes, pour rendre, dès le premier tour, le pouvoir à ceux là mêmes, qui se l’étaient accaparé durant 27 ans.
      N’omettons pas, qu’entre temps, les plus hauts cadres de notre armée, se sont illustrés, par un coup d’éclat où la bêtise le dispute à l’impréparation.
      Par la suite, alors que le pays traverse une grande période d’insécurité, les grands médias internationaux prendront un malin plaisir à relayer la vidéo de notre ministre de la sécurité, qui, kalachnikov en main, débite un chapelet d’ineptie, dignes d’un soulard de cabaret.
      Je ne peux ici énumérer les trop nombreuses misères, faillites d’actions et de communication, qui font la honte de notre nation à l’international. D’une part, ce serait trop long et d’autre part, j’ignore qui, à l’étranger, s’intéresse vraiment au Burkina Faso (des puissants qui nous exploitent, j’imagine).
      J’aimerais tout de même conclure, plus directement en rapport avec le titre de cet article : "Interdiction des armes chimiques : Le Burkina veut créer un centre de compétence", en me posant la question suivante : au regard de la déliquescence flagrante de nos forces de défense et de sécurité, de quelle compétence peut-on ce prévaloir pour créer un centre éponyme ?

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      • Le 14 décembre 2018 à 12:08, par Hussein En réponse à : Interdiction des armes chimiques : Le Burkina veut créer un centre de compétence

        Cher Mr. Kwiliga, merci de me lire et de m’enrichir dans la réflexion. Le Burkina Faso n’est plus à réconnaître, car toutes les valeurs cardinales qui existaient jusqu’à la fin de la révolution se sont envolées sous le règne prolongé (cautionné par un peuple de malhonnêtes et de lâches, tout simplement parce qu’il est de l’ethnie majoritaire de ce pays) de ce dictateur, celui qui hier encore craint de tous, jouait Dieu sous le ciel du Burkina Faso, pour s’avérer être le pire des lâches, qui préfera sans aucun sens pour honeur ni fierté, prendre la fuite plutôt que de devoir répondre devant l’histoire aux questions posées sur sa responsabilité dans la gestion malheureuse de ce pays, qu’il embourba définitivement dans une merde sans fin. Et l’ethnie majoritaire a sa part de responsabilité dans tous les maux du pays. Or si on constate bien, ce sont les présidents issus de cette ethnie-même qui l’on toujours dirigé jusqu’au bord de la dérive, à cause des abus. Le pays a été bati sur le mensonge et la trahison, c’est tout cela qui retombe aujourd’hui, je ne sais pas. Rappelons qu’avant la création de la colonie de HV, beaucoup de chefs traditionnels qui résistèrent à la colonisation fürent trahis et liquidés par les leurs, qui ont pris leur place pour s’entendre avec les colons francais. Le MN Koutou fut trahi par les siens, par son peuple et contraint par le colon à s’exiler au Ghana. Un proverbe allemand dit : "Man liebt den Verrat aber nicht den Verräter", càd "On aime la trahison mais pas le traître" Voilà pourquoi les médiats francais ne manquent aucune occasion pour dire tout ce dont on ne peut être fier quand on vient du Burkina Faso. Déjà qu’à cause même de cette provenance beaucoup de portes d’accès stratégique restent fermées pour beaucoup qui évoluent sous les cieux occidentaux. Chose qu’on ne peut comprendre si on n’a pas atteint un niveau très avancé pour être confontré à de tels maux. Et quand encore à causes des inepties comme celles dans cet article où on livre naivement de la munition pour terminer les gens, on ne peut que tomber des nues et mourrir de honte. Excusez-moi d’abuser de votre temps, mais c’est trop important aussi !

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      • Le 14 décembre 2018 à 12:14, par Hussein En réponse à : Interdiction des armes chimiques : Le Burkina veut créer un centre de compétence

        Cher Mr. Kwiliga, merci de me lire et de m’enrichir dans la réflexion. Le Burkina Faso n’est plus à réconnaître, car toutes les valeurs cardinales qui existaient jusqu’à la fin de la révolution se sont envolées sous le règne prolongé (cautionné par un peuple de malhonnêtes et de lâches, tout simplement parce qu’il est de l’ethnie majoritaire de ce pays) de ce dictateur, celui qui hier craint encore de tous jouait Dieu sous le ciel du Burkina, pour s’avérer être le pire des lâches, qui préfera sans aucun sens pour honeur ni fierté, prendre la fuite plutôt que de devoir répondre devant l’histoire aux questions posées sur sa responsabilité dans la gestion malheureuse de ce pays, qu’il embourba définitivement dans une merde sans fin. Et l’ethnie majoritaire a sa part de responsabilité pour tous les maux du pays. Or si on constate bien, ce sont les présidents issus de cette ethnie qui l’on toujours dirigé jusqu’au bord de la dérive, à cause des abus. Le pays a été bati sur le mensonge et la trahison, c’est tout cela qui retombe aujourd’hui. Rappelons qu’avant la création de la colonie de HV, beaucoup de chefs traditionnels qui résistaient à la colonisation fürent trahis et liquidés par les leurs, qui ont pris leur place pour s’entendre avec les colons francais. Le MN Koutou fut trahi par les siens et contraint par le colon à s’exiler au Ghana. Un proverbe allemand dit : "Man liebt den Verrat aber nicht den Verräter", càd "On aime la trahison mais pas le traître" Voilà pourquoi les médiats francais ne manquent aucune occasion pour dire tout ce dont on ne peut être fier quand on vient du Burkina Faso. Déjà qu’à cause même de cette provenance beaucoup de portes d’accès stratégique restent fermées pour beaucoup qui évoluent sous les cieux occidentaux. Chose qu’on ne peut comprendre si on n’a pas atteint un niveau très avancé pour être confontré à de tels maux. Et quand encore à cause des inepties comme celles dans cet article où on livre naivement de la munition pour terminer le gens, on ne peut que tomber des nues et mourrir de honte. Excusez-moi d’abuser de votre temps, mais c’est trop important aussi !

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