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Coopération : Bientôt l’ouverture de la chancellerie du Burkina à Pékin

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • LEFASO.NET | Herman Frédéric Bassolé • mardi 11 décembre 2018 à 19h55min
Coopération : Bientôt l’ouverture de la chancellerie du Burkina à Pékin

Loin du bercail, la trentaine de journalistes qui séjourne depuis deux semaines en République populaire de Chine a rendu une visite au chargé d’affaires de l’ambassade du Burkina, à l’occasion de la fête nationale du pays des Hommes intègres, ce mardi 11 décembre 2018.

C’est par un froid de canard que la délégation de journalistes conduite par le directeur de cabinet du ministre de la Communication et des Relations avec le parlement, Adama Coulibaly, a rencontré le chargé d’affaires de l’ambassade du Burkina en Chine, Issa Joseph Paré, vêtu de son Faso Dan Fani. Patriotisme oblige, en ce 58e anniversaire de la fête nationale, ils entonnèrent en chœur l’hymne national, avant de rendre un hommage aux devanciers et aux victimes du terrorisme à travers une minute de silence. Ils disent garder espoir que les difficultés que rencontre le pays, notamment sur le plan sécuritaire, prendront fin.

Issa Joseph Paré, Chargé d’affaires

Un progrès continu

Revenant sur la vie en Chine, Issa Joseph Paré s’est dit émerveillé par le développement de ce pays qui, 40 ans après la mise en œuvre de la politique de réforme et d’ouverture, s’est hissé parmi les grands de ce monde. « C’est comme ils (les Chinois, ndlr) s’étaient cachés pour se développer. Ce n’est pas comme chez les Occidentaux où le progrès semble stagner. Ils n’ont rien à envier aux Occidentaux », a déclaré l’hôte des journalistes avant de se réjouir de voir de nombreuses entreprises chinoises prendre le chemin de Ouagadougou pour y mener leur business. « Ils sont pressés que nous délivrions les visas pour les passeports ordinaires ».

La délégation de journalistes lors du mot de bienvenue

Promesse de 200 bourses

La communauté burkinabè en Chine compte environ 400 âmes. A Pékin, la capitale, on y trouve surtout des étudiants, des stagiaires et des diplomates. Les hommes d’affaires, eux, se trouvent plus au Sud du pays. Sur la situation des étudiants burkinabè qui se trouvaient à Taïwan au moment du rétablissement des relations en mai dernier, Issa Joseph Paré a laissé entendre qu’un contact régulier existe avec ceux-ci qui sont aujourd’hui installés en Chine. Il dit espérer que le nombre des étudiants burkinabè va s’étoffer au regard des promesses de 200 bourses annoncées par l’Empire du milieu d’ici l’année prochaine.

Sur la chancellerie

Pour ce qui est de l’ouverture de la chancellerie, le chargé d’affaires a rassuré qu’elle sera effective dans les jours à venir. « Tout est fin prêt. Les travaux sont finis. Nous allons y mettre le matériel et commencer le travail ». Les choses devraient commencer à bouger donc d’ici la fin de l’année et Ouagadougou devrait accueillir le ministre des Affaires étrangères de la Chine au mois de janvier 2019.

Bouda Boubakar, Commissaire à la CENI

Fin de mission pour la mission de la CENI en Asie

L’équipe diplomatique n’était pas seule. Elle était en compagnie de la mission d’information de la CENI de l’axe Japon-Chine, en fin de séjour. Après avoir rencontré les Burkinabè de Tokyo, la mission, conduite par le commissaire Boubakar Bouda, a échangé avec la communauté installée en Chine sur la participation de la diaspora aux élections de 2020. Répondant aux questions des journalistes sur la polémique de l’opportunité de telles missions jugées budgétivores, M. Bouda a laissé entendre qu’il n’apprécie pas les conditions de développement institutionnel, de la paix sociale en termes de dépenses.

« J’apprécie beaucoup plus la paix, l’équilibre et le fonctionnement des institutions sans égards aux moyens financiers. On ne peut pas réunir plusieurs têtes sur un même sujet et espérer avoir les mêmes points de vue. Je respecte la vie de chacun mais pour ce qui me concerne, si vous estimez qu’en temps de paix, l’on gaspille, c’est en temps de guerre que vous comprendrez qu’il n’y avait pas de gaspillage pour prévenir la stabilité », s’est-il défendu.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

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