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Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Tiga Cheick Sawadogo • vendredi 30 novembre 2018 à 23h55min
Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

L’interrogatoire du principal cerveau présumé du coup d’Etat de septembre 2015 s’est poursuivi ce 30 novembre 2018. Le général Gilbert Diendéré est resté campé sur sa position : il a reçu l’onction de la haute hiérarchie militaire pour conforter le Conseil national pour la démocratie (CND). Si les chefs militaires lui avaient dit NON dès le départ, l’aventure n’aurait pas prospéré. Les 85 millions de francs CFA remis aux éléments du RSP sont également revenus dans les débats. Etait-ce pour les encourager à rester et résister ou par simple humanisme ?

La hiérarchie militaire et la Commission de réflexion et d’aide à la décision (CRAD) ont encouragé le général Gilbert Diendéré à assumer le coup d’Etat. C’est ce que l’accusé soutient depuis le début du procès, arguant que si les médiateurs et la hiérarchie militaire n’avaient pas donné leur blanc-seing, il aurait reculé. Malgré les dépositions de ces derniers lues par le parquet dans lesquelles ils disent clairement qu’ils n’étaient pas d’accord avec le putsch, Golf est resté stoïque. Ce 30 novembre, le parquet a évoqué le document remis par la hiérarchie militaire au général Gilbert Diendéré.

Dans ledit document, il était demandé au général de remettre le pouvoir et de reconnaître l’autorité du Chef d’état-major général des armées. Selon le ministère public, cette missive laissait croire que la hiérarchie militaire n’était pas pour le putsch. La réplique est immédiate : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON ». Pour lui, seul, il n’aurait pu rien entreprendre.

Il a par exemple fallu que le Chef d’état-major général donne son accord pour qu’un hélicoptère décolle de la base aérienne pour la frontière ivoirienne, en vue de ramener du matériel de maintien de l’ordre qui sera ensuite remis à la gendarmerie et à la police nationales.
Un exemple de soutien au CND parmi tant d’autres, à son avis. Quand le 21 septembre 2015, les chefs militaires lui ont retiré leur soutien, il a vite fait de rendre le pouvoir aux autorités de la Transition ; mais avant cela, dès le 16 septembre, leur soutien était effectif, a commenté l’accusé.

Une chose que l’éphémère président du CND ne nie pas, c’est le fait d’avoir remis la somme de 85 millions de francs CFA aux éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), alors qu’il avait même déjà remis le pouvoir. Pourquoi ? A cette question du parquet, l’accusé répond que c’était pour honorer une promesse faite aux hommes, quand ces derniers lui ont soumis des doléances pendant le coup d’Etat. Et une fois qu’ils avaient été affectés, il fallait se préparer pour se rendre dans les nouveaux postes.

« J’ai fait le geste pour ne pas les laisser partir tout simplement », aurait pourtant déclaré Diendéré pendant l’enquête préliminaire. Pourtant, à la barre, il soutient que « c’était pour les encourager à partir ». « Que retenir finalement ? », demande le ministère public. « C’est la même chose », répond en substance l’ancien chef d’état-major particulier de Blaise Compaoré, pour qui il s’agissait de ne pas les laisser partir sans honorer la promesse faite. Selon lui, les soldats avaient beaucoup de besoins.

Même quand le parquet, en lisant certaines dépositions, a noté que la plupart des militaires avaient déjà leurs salaires dès le 15 septembre, et avaient par la suite reçu des bons de transport, l’accusé n’a pas bougé. « On connaît le salaire du soldat, avec toutes les retenues, il ne reste pas grand-chose », explique-t-il.

En réalité, le parquet insinue que les 85 millions remis aux soldats étaient pour les encourager à rester au camp et tenir tête à leurs frères d’armes qui venaient des provinces pour les obliger à capituler. Mais il n’en est rien, foi de l’accusé.

Avant son arrestation, Gilbert Diendéré a donné une interview au téléphone à Atiana Serge Oulon, alors journaliste à Radio liberté. Dans ladite interview, le président du CND disait sa déception parce que ce qui s’est passé aurait pu être évité. « Personne ne m’a obligé à faire le coup », disait en substance le commando. A la lecture de cette pièce du dossier, les avocats de l’accusé se sont mis vent débout. Ils contestent que cet élément qui incrimine leur client ne soit pas dans le dossier pour être discuté contradictoirement.

La liberté de la preuve ne doit pas être une embuscade, le principe du contradictoire gouverne tout procès, ont-ils laissé entendre. Me Latif Dabo mettra d’ailleurs en garde : si le président du tribunal accepte que la pièce soit utilisée, la défense se réserve aussi le droit d’en faire autant en appelant certaines pièces qui n’ont pas été mises au préalable à la disposition de toutes les parties. Finalement, le président fera savoir que la pièce pourrait être évoquée une fois qu’elle est reversée au dossier.

L’interrogatoire du général Gilbert Diendéré se poursuit le lundi 3 décembre 2018.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 1er décembre à 03:31, par Nabiiga En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    ...en substance, pour qu’on donne un appui à quelque chose, il faut qu’il y ait cette chose-là. Pour qu’on soutien un coup, il faut qu’il y ait un coup. Pour dire non à quelque chose il faut qu’on te le présente d’abord. Tu leur a présenté ton coup et ils l’ont apprécié différemment à des moments différents. L’unique raison pour laquelle Gilbert se trouve devant le président du tribunal c’est pour éclaircir son rôle et non pas pour nous dire qui a soutenu ou qui n’a pas soutenu ; qui a posé un tel ou tel acte et ledit acte peut être interprété comme étant ceci ou cela. Problème, ce n’est pas cela que lambda burkinabè, surtout les parents de ceux tombés lors de ton entreprise, souhaitent savoir. Pour avoir donné l’ordre pour que l’hélicoptère s’envole, c’est parce que tu as fait un coup d’état. Y-a t – il eu un besoin d’un vol vers la frontière ivoirienne une semaine avant ton intervention ? J’aurais souhaité que notre brave Général de toutes les besognes imaginables de la Haute Volta au Burkina, dise qu’il a fait un coup d’état. Les autres sont venus s’ajouter à ce que tu as édifié ; le coup d’état. Les autres n’ont pas érigé le coup d’état, c’est toi qui l’as fait ; tête haute. Garde ta tête toujours haute comme cela.

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  • Le 1er décembre à 04:54, par Django En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Un homme intelligent ne dit pas non ne dit pas oui devant un homme de votre genre dans un coup d’État. Qui est fou ? Ce qui est sûr avec vous rien n’est sûr. Il faut gérer. Déjà vous refusez de dire la vérité. Votre salaire pouvait vous procurez 85 millions ? C’est DIEU qui est fort.

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  • Le 1er décembre à 08:04, par Gnongre paré En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Plutôt que de tergiverser en longueur, le Parquet gagnerait à faire avancer les débats. Après ces déclarations qui doivent être considérées comme préliminaires des Prévenus qui traînent en longueur, il y a les confrontations entre ces derniers que suivront les interventions de la Partie civile, les gymnastiques de la Défense etc.. Or, à ce jour, dès la première tranche, les choses piétinent avec l’obstination de l’accusé principal, à raison peut-être, d’aller plus loin si les personnes ressources à même de dire "les vérités" ne se présentaient pas car, soustraites par "qui on connaît", mais pour des raisons qu’on ignore. C’est vrai que sur certains points comme le font remarquer certains internautes, l’accusé ne dit pas tout, ne dit pas la vérité ou plus simplement joue ce que les lois et procédures lui autorisent à savoir, "Mentir devant un Tribunal" pour s’en sortir. Mais ce qu’il y aura lieu de reconnaître, c’est le jeu du chat et de la sourie que toutes les parties mettent en oeuvre dans cette Affaire avec, avec les surprenantes actions du plus haut lieu de notre pays qui frisent la démence. Des nominations précipitées par ci, des aides à la fuite/désertion par là etc. alors que les bénéficiaires sont concernées le plus intimement possible dans le dossier. Pourquoi cela ? Couverture et protection ou encore récompenses/compensation d’une/des complicités ? Les contours et les intérieurs de la Politique étant bien sombre, personne ne saurait répondre. Mais enfin, il est temps d’avancer pour d’une part économiser sur le coût du Procès quand on sait ce qui a été prévu de verser aux Avocats d’office, que les membres du Tribunal et ses auxiliaires ont et auront droit à des perdiems à taux "spéciaux" eu égard à l’importance de l’audience et bien entendu les autres charges administratives que cette audience nécessitera. Traîner donc en longueur ne fera que nous être "négatif".

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  • Le 1er décembre à 08:17, par Dedegueba Sanon En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Que valait cette hiérarchie militaire au moment du putsch ? Tout le monde savait que tous les moyens
    militaires avaient été concentrés entre les mains du RSP. Tout le monde savait que le reste de l’armée avait été expressément rendu inoppérationnel après les mutineries de 2011. Nous savons aussi que si la hiérarchie militaire en avait les moyens ZIDA, n’aurait pas pu prendre le dessus sur le Général TRAORE, lors du départ forcé de Blaise.
    Nous sommes en justice, on dit là-bas qu’obtenir un aveu sous la contrainte ne peut être retenu. Donc dire que la hiérarchie militaire n’a rien dit donc elle a avalisé le coup, peut être considéré comme un aval sur contrainte, donc d’effet juridique nul. Golf est bien placé pour savoir cela. Lui même n’avait-il pas fuit devant les mutins de 2011 ? Que vaut un militaire sans son arme, face à un adversaire lourdement armé ?
    Mais c’est bien fait pour cette hiérarchie militaire, car elle a manqué de courage, et n’allez pas me dire qu’il s’agissait d’une stratégie. Pire elle avait même tenté de dissuader les jeunes officiers qui voulaient en découdre avec ces soit disant super militaire du RSP. Que Golf tente dans ce procès de la salir n’est que mérité, elle l’a bien cherché.
    Seulement je découvre, que Golf comme son mentor, est rancunier et pitoyable. Qu’espère -t-il avec toutes les casseroles funèbres qu’il traîne, à tort ou à raison ?
    Car même s’il échappe à ce jugement, et si les ayant droit de toutes les victimes du régime défunt portent collectivement plainte, ou chacun à tour de rôle, il y en aura pour tout le restant de sa vie en procès.
    Ce sont des juges militaires dans ce procès, donc ils se savent tous. Bonne chance.

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    • Le 1er décembre à 13:03, par Mafoi En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

      @Dedegueba Sanon,même si tu penses que l’attentisme de la hiérarchie militaire n’était pas une stratégie,je lui concède tout de même une circonstance atténuante.En effet en suivant ta logique il aurait fallu que dès les premières heures de ce putsch abracadabrantesque que la hiérarchie militaire mobilise la troupe pour une confrontation directe.Même n’étant pas militaire,ce n’était pas la bonne option parce que ce putsch foireux peut se comparer à certaines prises d’otages par des énergumènes et ça ne t’a pas échappé que dans ce cas,des spécialistes tentent toujours de rentrer en contact avec le ou les preneurs d’otages afin de se faire une idée précise de son ou de leur état psychologique.Il arrive que ces spécialistes accèdent aux desiderata de ces voyous pour faire baisser la pression moyennant souvent la libération d’un ou des otages dans l’attente d’un éventuel assaut etc...etc....!Je ne dis pas que la hiérarchie militaire était dans la même dynamique mais c’est qu’au bout du bout,il y avait eu 0 mort dans ce bras de fer,ce qui n’a d’ailleurs empêché à ce félon peureux de courir se cacher à l’ambassade du Vatican alors que si les 2 camps avaient commencé à se tirer dessus,il y aurait eu certainement des centaines de morts et on n’aurait jamais su que tous ces inculpés qui sont actuellement à la barre étaient dans le coup surtout l’autre général en carton yépini bassolé,tout comme le soutien direct des dirigeants étrangers à ce putsch guignolesque

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      • Le 2 décembre à 18:03, par Dedegueba Sanon En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

        Merci, de ta réaction Mafoi, mais je ne suis pas adepte de la violence, loin de là. Mais qu’aucune autorité n’ait officiellement dit non au putsch, et que certains officiers aient tenté de faire obstruction à la riposte des autres régions militaires me paraissait suspect et de nature à corroborer les propos de Golf, lorsqu’il prétendait qu’il avait l’aval de l’armée.
        Mais ici Golf veut juste régler des comptes avec cette hiérarchie, mais qu’est ce qu’il y gagne ?

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  • Le 1er décembre à 08:51, par Mafoi En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Vraiment il y a de quoi gerber avec tout ce délire de cette fripouille.C’est du pathétique

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  • Le 1er décembre à 09:13, par SOME En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Pauvres avocats ! Quand on n’a pas d’arguments pour contrer sur le fond on se rabat sur la forme, en l’occurrence la procédure. C’EST les ficelles du métier. Vous détenez par devers vous des documents que vous ne versez pas au dossier car cane vous ne vous arrange pas du tout. Vous savez très bien que des pièces peuvent se rajouter. Usez de toutes les méthodes dilatoires mais ce procès ira jusqu’au bout et justice sera rendue. Justice pour nos martyrs
    SOME

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  • Le 1er décembre à 09:20, par Neekre En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Héii mon Général, faites pardon. Dans tous les cas petit à petit les fils blancs apparaissent dans le tissu de mensonges.

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  • Le 1er décembre à 10:04, par Entournant En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    On ne peut pas reveiller quelqu un qui ne dort pas.Quand on surprend un vieux en flagrant delit il fait le fou ou l idiot.La posture du general n est pas loin de celle la.Quand un homme n est pas d accord il dit non les jeunes sont venus te voir qu ils ont arrete les autorite de la transition et tu n as pas dit non.Mtnt tu pretends n est pas etre le responsable.En plus tu fais la concurence aux commercant puisque tu dis que tu avais 160 million pour payer du mais.Donc c est vrai que de nombreux grades sont commercant..!!!!

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  • Le 1er décembre à 10:12, par Pique En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Mon General donc comme cela personne ne vous a pousse a faire le coup d Etat.Maintenant que tu as la vie sauve et que la tempete est passee tu es devenu subitement garcon.Ngaw

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  • Le 1er décembre à 10:18, par Ka En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Comme j’ai dit à ce général de carton, pourquoi continuer a se battre comme un poulet égorgé qui connait la suite ? On croyait que tu étais une boite d’or en guise des vraies zones d’ombres qui entourent de ton existence comme complice des crimes pour le pouvoir de l’introverti Blaise Compaoré. Malheureusement tu es là a chargé une Hiérarchie militaire que tu tenais par la répression de ton régiment criminel. Non Mr. Diendéré Gilbert, les juges cornaient ton CV par cœur, comme le peuple connait qui est le rusé Diendéré. Arrête de te battre comme un poulet égorgé. Je vais te rafraîchir la mémoire pourquoi tu as la chance d’être devant des juges civilisés et non des juges mercenaires comme vous l’étiez pour Henri Zongo et J.B Lingani.

    En 1983 ils étaient quatre chefs historiques de la révolution inachevée du valeureux Thomas Sankara. En 1987, ils n’étaient plus que trois à cause de toi qui voulait être le numéro deux. Et le 19 septembre 1989 vous aviez tout fait pour qu’il en reste ‘’qu’un’’ Blaise Compaoré et laisse la place que tu Souhaitais. Voilà le résultat du jugement du coup d’état supposé que vous aviez imaginé pour éliminer les deux conseillers de Blaise Compaoré Henri Zongo, et J.B Lingani. Selon l’annonce donné par la hiérarchie militaire de l’époque dont toi et Blaise Compaoré menait à la baguette, vous aviez chargé au capitaine Arséne Yé Bongnessan de révéler le jugement expéditive de Henri Zongo et de Lingani J.B jugé à la sauvette, et condamnés à mort, et aussitôt fusillés. Monsieur Gilbert Diendéré, soit heureux d’avoir un jugement civilisé en assumant a 100% sans chargé une hiérarchie militaire qui était enchaînée par tes éléments du RSP.

    Mon Ch... ’’’le profane’’’ peut continuer a expliquer la suite du faut coup d’état fait par celui qu’il connait plus que le peuple Burkinabé.

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  • Le 1er décembre à 10:22, par Courrier confidentiel En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    .....je ne mange pas la viande du chien mais j aime sa soupe...Le Gal n aime pas la politique mais ses avantages.Le temps ou on dort et on fait coup d etat est revolu.Bonne saaanse a nous comme dira Goama.

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  • Le 1er décembre à 10:52, par Lapass En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Mon General moi qui suis un de vos admirateur est tres decu de votre strategie de defense.Je m attendais a ce que vous parliez tres peu ou pas du tout et laisser les avocats qui paye pour ca faire le reste.Comme cela votre mythe allait etre preserve.Courage a vous mon General et encore un fois parle peu pour ne pas nous mettre la honte.

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  • Le 1er décembre à 10:55, par caca En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Le général, je suis parfaitement d’accord avec vous : quand quelqu’un n’est pas d’accord avec vous, il doit dire non. Le problème de ce procès consiste pas à rechercher la vérité, mais à éliminer un proche du président Blaise Compaoré. Le général,vous avez eu tort en assumant la politique du coup avec la bénédiction de la hiérarchie militaire, mais vous êtes également dans votre droit de dénoncer leur comportement hypocrite. Je ne sais pas ce qu’ils ont écrit dans leur défense, mais ils devaient décrire les circonstances détaillés des événements ayant abouti au coup sans ce compromettre la vérité. Au Burkina ce qui est à craindre c’est toujours le vol-face des individus qui vous suivent et vous donnent des conseils.

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  • Le 1er décembre à 11:05, par Rakis En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Au fil du procès de l’affaire « coup d’Etat » et poursuivant mon analyse, je propose, à cette étape, ce qui suit :
    Il me semble que :
    1. Pour beaucoup, dès lors que le Conseil des Ministres a été interrompu et que le Président de la Transition, avec son Premier Ministre ont été emportés, le coup d’Etat était consommé. Tout le reste n’est que conséquence ou évolution de ce qui précède.
    >> > Les Hommes du Droit devront nous dire quels sont les actes qualifiables de « coup d’Etat », c’est-à-dire, le moment précis où, d’après le Droit, le coup d’Etat peut être considéré comme réalisé.

    2. Le Gal DIENDERE semble dire qu’il est intervenu, d’abord comme médiateur à la recherche de solution avant « d’assumer » ses responsabilités, en tenant compte de l’apport dans la réflexion du CARD. Mais,

    a) Comme médiateur, DIENDERE représentait-il aussi le RSP dont des éléments ont interrompu le conseil des ministres ?
    b) La hiérarchie militaire et les sages ont-ils demandé à DIENDERE d’assumer ses responsabilités ou d’assumer le coup d’Etat ?
    c) En acceptant de prendre la tête du CND, n’affichait-il pas une prise de position en faveur du coup d’Etat ? Car, comme il l’a dit lui-même, « quand on n’est pas d’accord, on dit non ».
    d) N’affichait-il pas une prise de position, au moins, en faveur de ceux qui, sans son mandat, d’après ses dires, ont interrompu le conseil des ministres ?
    e) Voulait-il simplement profiter de la situation pour se hisser au pouvoir ?
    >>> Que les Hommes du Droit nous disent si l’interruption du conseil des ministres est en soi un acte répréhensible ou pas. Qu’ils nous disent aussi si « assumer un coup d’Etat » est en soi un acte répréhensible ou pas.
    3. A raison ou a tord, DIENDERE est un homme qui inspirait la terreur. Dans ces conditions :
    a) Le DIENDERE avait-il donné suffisamment de gage d’impartialité ?
    b) En demandant au Gal de « prendre ses responsabilité ceux qui ont participé à la réflexion ont-ils agit par peur ? par stratégie ? ou comme soutient ?
    c) Dans tous les cas, cette « invitation » à prendre ses responsabilités (si c’est le cas) n’était-elle pas en soi un piège tendu au général ? Car « quand on n’est pas d’accord, on dit NON. »
    >>> Que les Hommes du Droit nous disent :
    -  Si l’attitude du Gal DIENDERE est un « OUI » ou un « NON » au coup d’Etat.
    -  Si l’attitude des membres du CARD ont agit par peur, par stratégie (contre) ou en soutient à DIENDERE.
    -  Si la peur et/ou la stratégie , dans cette situation sont légitimes ou pas.
    C’était là une petite contribution à la réflexion, dans l’espoir de voir la manifestation de la « VRAIE VERITE ». Je maintiens l’hypothèse selon laquelle BASSOLE et son aile militaire dans le sein du RSP pourraient être les vrais commanditaires est exécutants coup d’Etat. Cela si le qualificatif « coup d’Etat » s’applique à l’acte d’arrestation des autorités de la Transition. Dans le cas contraire, les choses changeraient.

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  • Le 1er décembre à 11:33, par sandokan En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Même si on peut ne pas etre d’accord avec le général Diendere par rapport à sa strategie de defense, reconnaissons qu’il ne cesse de dooner des leçons de courage à la hierarchie militaries et notamment au CEMGA de l’époque. En effet, si ce dernier n’avait pas eu peur de la reputation presumée de puissance du RSP et de Gilbert Diendere, il aurait dit un "NON" tonitruant que le peuple allait le suivre et le cautionner. En réalité toute la couardise de l’armée avait déjà été étalée au grand jour de la prise de pouvoir de Zida et c’est ce qui explique la suite. En tant que civil, je posais des questions, dans mon entourage sur la position du général Zagre à l’époque. C’est maintenant que j’ai la réponse : il n’avait pas eu le courage nécessaire pour faire une opposition catégorique. Du même coup il ne s’est trouvé aucun chef militaire courageux pour dire non au coup d’etat. Voilà pourquoi Gilbert Diendere les nargue tous aujourd’hui. Si dans un pays des militaires, pas des moindres, courent vers un chef traditionnel à la moindre pécadille, il ne reste plus qu’à proclamer un pays sans armées et à donner tous les pouvoirs au Moro Naba. Il semble être le vrai président du Faso. Sortons de l’hypocrisie et donnons lui le pouvoir, cela ferait economiser sur les élections.

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  • Le 1er décembre à 15:48, par Ahmed En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Mes amis et frères. Il y a deux façons ou deux genres de morts . Le premier genre, est celui qui meurt et tout le monde le regrette. De son vivant tout le monde était heureux . Ses voisins ses parents ses amis son village sa ville tout le monde va le regretter . Il a été gentil sur tous les plans. Avec lui on ne peut qu’être heureux. Tout le monde va lui souhaiter le paradis. En face il y a celui qui va mourir et on va lui souhaiter le pire pour l’au-delà. De son vivant ses voisins ses amis ses parents son village et autres personne n’avaient la paix. Tuer ou faire tuer son semblable le laisse froid et calme. Orphelins et veuves il n’a aucun remort. Tellement il se croit très fort qu’il oublie qu’il y a DIEU. Il oublie qu’il est humain donc mortel. Il ne moura pas sans savoir que c’est Dieu qui est fort. Que seule la prière qui peut le sauver. Donc on ne peut que lui souhaiter l’enfer. Devant les juges et le peuple le général peut mentir. Mais devant DIEU lui même il sait que le seigneur sait tout. Avec ses armes et les soldats d’élite son mentor à fuit et lui il s’est fait prendre bêtement . NAN KIÉTA. C’est pas encore finit .

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  • Le 1er décembre à 17:39, par Django En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Quand on dit oui on assume. Quand on dit non on assume aussi. Qui a tort ? Le général voulait être président et sa femme première dame.

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  • Le 1er décembre à 17:40, par SOMDA En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Donc quand on est Gal,on cesse d’être soldat et il y a coup d’Etat militaire,on vient s’auto-proclamer président en suspendant la loi fondamentale et en distribuant des millions à ses enfants du RSP ;pathétique tout de même !

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  • Le 1er décembre à 18:10, par Eric Sow En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Avez vous dit non au Commandant Lingani .Rappel Toi

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  • Le 1er décembre à 19:08, par Sidpawetta En réponse à : G\xe9n\xe9ral Gilbert Diend\xe9r\xe9 : \xab Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON \xbb

    Nous sommes devant un tribunal et ce monsieur a le droit de choisir sa stratégie de défense.tout n’est pas aussi simple comme certains le pensent. Il y aura la confrontation. Restez à l’écoute. C’est à l’instruction de donner des preuves. Gilbert peut mentir, les autres aussi . Jusqu’à présent je ne crois à personne dans ce procès

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  • Le 3 décembre à 11:15, par YIRMOAGA En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Ceux qui ont organisé la résistance o camp Guillaume ce sont Henri Zongo du train et le Lion du sport avec qlques éléments. Pas la présence de Golf en ces lieux. Tom Sank était PM de JBO.
    La hiérarchie ne pouvait pas s’opposer à Golf, connaissant ses méthodes expéditives sans pitié ?
    Apres avoir rencontré les officiers du RSP, ou Korogo s’est inquiété si l’armee N’est pas mêlée, ça n’allait pas marcher ? Golf a promu rencontrer la hiérarchie ? Avec le soutien du RSP, qui de la hiérarchie pouvait dire non ?
    Aussi il a manqué du courage à Golf qui a fuit abandonnant sa fameuse RSP DES que les loyalistes étaient annoncés ?
    reconnaitre aujourd’hui que si ses éléments allaient résister, y avait pas match ? Une faute militaire très grave ? Il le sait bien ?
    on attend la suite des contradictions de Golf qui cherche à noyer Zida et pour cause ?
    On le saura avec les débats

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  • Le 3 décembre à 14:07, par Pousga En réponse à : Général Gilbert Diendéré : « Quand un homme n’est pas d’accord, il dit NON »

    Ce procès m’a permis de changer mes impressions sur le Gal Zida. Il méritait même Gal 7 étoiles (si ce grade existe) car nous avons à faire à des généraux félons, peureux devant le danger. Comment pouvaient-ils diriger ce pays ?
    Si on n’est pas d’accord on dit non. Mon Gal GD, les jeunes gens du BIA avaient dit non. Qu’est-ce que tu leur fait ?
    Lingany et Henri Zongo avaient dit oui et le 18 septembre 1989 au soir tu les a fait exécuter. Comment peut-on avoir confiance à toi ?

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Procès du putsch du CND : "Michel Kafando a laissé le loup rentrer dans la bergerie", selon Me Mamadou Sombié, avocat de la Défense
Procès du putsch du CND : "Si le coup d’État était préparé, je n’aurais plus besoin de convoquer la hiérarchie militaire", dixit Diendéré
Procès du putsch du CND : "La seule vérité, c’est Dieu qui la détient", selon Me Jean Yaovi Dégli (Défense)
Procès du putsch du CND : Faire un coup d’Etat pour en empêcher un, pour la démocratie !
Burkina : Les gens [terroristes] sont rentrés chez nous suite à la dissolution du RSP (Diendéré)
Dissolution du RSP : Le président Kafando devait respecter sa parole donnée, reproche Gilbert Diendéré
Procès du putsch du CND : Ceux [terroristes] qui venaient ici, continuent de venir aujourd’hui, selon Diendéré
Procès du putsch du CND : Des empoignades entre le général Diendéré et Me Guy Hervé Kam
Procès du putsch du CND : Enfin les avocats des parties civiles parlent
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