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Commercialisation du sésame : Comment tirer le meilleur profit de la filière ?

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET | Moussa Diallo • jeudi 29 novembre 2018 à 23h55min
Commercialisation du sésame : Comment tirer le meilleur profit de la filière ?

Comment réussir à tirer le maximum de profit de la filière sésame ? Pour y arriver, les acteurs des différents maillons de la filière sésame s’activent. Réunis à Ouagadougou en atelier, le 15 novembre dernier, ils ont formulé un certain nombre de recommandations. Cette rencontre a aussi servi de cadre au lancement officiel de la campagne de collecte et de commercialisation du 2e produit agricole d’exportation du pays des Hommes intègres, après le coton. Après 24 heures d’échanges, la centaine de participants s’est accordée sur quelques préalables. Ainsi, le début de l’exportation du sésame du Burkina a été fixé au 1er décembre 2018. Aussi, des prix planchés ont été fixés, soit 600 F CFA le kilogramme pour le sésame blanc (1ère catégorie) et 575 F CFA/kg pour le sésame bigarré (2e catégorie).

Deuxième produit agricole d’exportation du Burkina Faso après le coton, le sésame constitue une source importante d’entrées de devises pour le pays. Entre 2010 et 2016, la valeur des exportations du sésame est estimée à environ 350 milliards de francs CFA. Des chiffres qui classent le Burkina parmi les cinq plus grands pays exportateurs de sésame dans le monde.

Cette dynamique que connaît la filière sésame est due à l’action combinée du prix incitatif sur le marché international et aussi à l’engagement des acteurs de la filière au niveau du pays. En effet, la culture du sésame est en expansion dans toutes les treize régions du pays et sa production connaît un accroissement continu.

Le Burkina Faso constitue un marché d’approvisionnement pour de nombreux exportateurs étrangers, surtout asiatiques. Cependant, la mauvaise structuration du circuit de commercialisation du sésame entraîne de nombreux conflits pendant les périodes de collecte.

C’est pour pallier ces conflits et permettre à la filière de contribuer réellement à l’économie nationale que des textes règlementaires ont été élaborés pour orienter et accompagner surtout les sociétés exportatrices dans la collecte et la commercialisation du sésame. Ainsi, un cahier de charges pour l’exportation du sésame au Burkina Faso a été adopté en 2017 pour définir les droits et les obligations des catégories d’acteurs du secteur de l’exportation du sésame.

Dans l’optique de mieux réguler la commercialisation de certains produits agricoles dont le sésame, l’Etat a pris des mesures instaurant l’acquisition préalable d’une autorisation spéciale d’exportation pour le sésame et d’autres produits agricoles.

Organisation fédérative de l’ensemble des acteurs directs de la filière, l’Interprofession sésame du Burkina Faso (INTERSEB) a initié, depuis 2017, un cadre de concertation des acteurs à travers un atelier national.
Cet atelier vise à sensibiliser l’ensemble des acteurs à la règlementation en cours et aussi de communiquer sur certaines mesures entreprises par l’INTERSEB. En 2018, cette rencontre s’est déroulée à Ouagadougou, le 15 novembre et a débouché sur des recommandations et mesures importantes. Elle a aussi servi de cadre de lancement officiel de la campagne de commercialisation du sésame pour la campagne 2018-2019.

Une centaine de participants issus des différents maillons de la filière sésame, les partenaires techniques et financiers, les responsables de l’interprofession sésame ainsi que les représentants des ministères en charge du Commerce, de l’Agriculture et des Finances ont pris part à cette rencontre.
Présidant la cérémonie ministre du Commerce, Harouna Kaboré, a témoigné de l’engagement et l’intérêt du gouvernement à accompagner la filière. Puis, il a rassuré les acteurs que les décisions issues de cet atelier feront l’objet d’un accompagnement diligent de l’Etat.

Les communications ont porté sur la règlementation régissant la commercialisation du sésame et les mesures de contrôle ; le bilan du processus de fixation du prix du sésame, campagne 2017-2018 ; la présentation du décret interministériel pour l’instauration du CFO au profit de l’INTERSEB ; la présentation du plan d’action qualité de l’INTERSEB.

600 F CFA/kg pour le sésame blanc et 575 F CFA/kg pour le sésame bigarré

Suite aux échanges sur les présentations, des recommandations fortes ont été formulées par les acteurs pour accompagner la filière. Ainsi, le début de l’exportation du sésame du Burkina Faso est fixé au 1er décembre 2018. Les achats bord-champs du sésame par les sociétés exportatrices sont interdits. La sortie du territoire burkinabè du sésame brut non-nettoyé est également interdite.

Par ailleurs, le prix planché du sésame blanc (première catégorie) est fixé 600 F CFA/kg. Quant à la 2e catégorie, à savoir le sésame bigarré, le prix planché est fixé à 575 F CFA/kg. Les participants à l’atelier se sont également accordés sur l’instauration d’un prélèvement obligatoire de 10F/kg sur le sésame à l’exportation au profit de l’INTERSEB.

A l’endroit de l’Etat, les attentes des acteurs sont fortes afin de permettre à la filière d’occuper réellement sa place dans l’économie nationale. C’est pourquoi, il a été recommandé la mise en place du comité de veille sur l’application du cahier de charges de l’exportation du sésame au cours de cette campagne ; le blocage aux frontières du sésame sans Autorisation spéciale d’exportation (ASE) ; la veille sur les flux financiers des exportateurs nationaux et étrangers présents au Burkina Faso ; l’exigence de la contractualisation des achats du sésame au Burkina Faso.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 30 novembre 2018 à 16:59, par KONE En réponse à : Commercialisation du sésame : Comment tirer le meilleur profit de la filière ?

    il faut que l etat ou des privés s’intéressent aux refinancements des intrants et s’occupe de la commercialisation primaire avant de placer le stock préacheter comme cela se fait a la sofitex au niveau des producteur de coton avant que la structure située au milieu de la filière procédé a la commercialisation vers les marchés extérieures pour faire entrée des devises aussi faudrait il que les producteurs de sésame soient organisés sous formes d’affinité au moins une trentaine de personnes pour chaque groupe pour recevoir des intrants auprès des banques primaires de la place en caution solidaire déductible lors de la commercialisation du sésame c’est une spéculation pas aussi pénible que le coton et souvent engendre plus de bénéfice si les prix sont bons sur les marchés mondiaux il convient de les organiser pour faire plus d’entrée de devise dans notre pays et plus d’emplois pour les jeunes

    Répondre à ce message

  • Le 30 novembre 2018 à 19:29 En réponse à : Commercialisation du sésame : Comment tirer le meilleur profit de la filière ?

    IL FO QE L ETAT PREND DÈ DEÇISION PLU PREÇIE POUR AIDÉ NOS CULTIVATEUR ET NOS JEUNES

    Répondre à ce message

  • Le 30 novembre 2018 à 19:35 En réponse à : Commercialisation du sésame : Comment tirer le meilleur profit de la filière ?

    IL FO QE L ETAT PREND DÈ DEÇISION PLU PREÇIE POUR AIDÉ NOS CULTIVATEUR ET NOS JEUNES .ILS NON PA ASSÉZ DE TERRE CULTURE

    Répondre à ce message

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