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Journée nationale de la liberté de presse : Les médias invités à plus de responsabilité dans le traitement et la diffusion des informations liées au terrorisme

Accueil > Actualités > Multimédia • Message • jeudi 18 octobre 2018 à 14h39min
Journée nationale de la liberté de presse : Les médias invités à plus de responsabilité dans le traitement et la diffusion des informations liées au terrorisme

Ceci est un message du Ministre de la communication et des Relations avec le Parlement, à l’occasion de la Journée nationale de la liberté de presse qui aura lieu le 20 octobre 2018 sous le thème : « Terrorisme et accès à l’information »

Chers confrères,
Acteurs et promoteurs de la liberté de la presse,

Le 20 octobre 2018, le Burkina Faso commémore la journée nationale de la liberté de presse avec comme thème : « Terrorisme et accès à l’information ». Après la commémoration internationale du 3 mai, la célébration de la présente journée s’inscrit dans la constante reconnaissance du pays à l’ensemble de ses hommes et femmes de médias pour le formidable travail abattu au quotidien.

Cette célébration témoigne de la volonté des différents acteurs du monde des media de notre pays, de faire de la liberté de presse, un facteur primordial de promotion de la démocratie et de l’état de droit.

Une évaluation de l’état de la liberté d’expression, en générale et celle de la presse, en particulier, démontre que le Burkina Faso d’aujourd’hui est bien loin de celui où l’autocensure et autres intimidations altéraient la qualité des productions des médias.

Nous pouvons à ce titre nous féliciter d’un rang enviable en matière de la liberté de la presse occupé par notre pays.

Chers confrères,
Acteurs et promoteurs de la liberté de la presse,

Nous devons cet environnement remarquable aux efforts et au professionnalisme des hommes et femmes de médias. Cependant, il faut reconnaitre que les défis restent nombreux et que la responsabilité des professionnels des médias, des acteurs politiques, des organisations interprofessionnelles et des citoyens, doit être constamment de mise.

C’est pourquoi le gouvernement ne manque jamais l’occasion d’apporter son soutien au monde de l’information et de la communication dans ses actions visant à consolider les bases de la liberté de presse et d’interpeller lorsque celle-ci est mise à mal ou quand l’usage des libertés s’avère préjudiciable à la paix et à la cohésion sociale.

Chers confrères,
Acteurs et promoteurs de la liberté de la presse,

Cette année, vous avez voulu que la réflexion soit menée autour du thème : « Terrorisme et accès à l’information ». La pertinence et l’actualité du thème de cette Journée nationale de la liberté de presse interpellent à plus d’un titre, au regard du contexte et des défis sécuritaires qui s’imposent au Burkina Faso et à la sous-région.

La problématique se pose avec acuité, puisque les agressions répétées subies par le Burkina Faso nous contraignent à plus de responsabilité dans le traitement et la diffusion des informations liées au terrorisme.

Des voix se sont élevées ces dernières années pour relever les lourdes menaces qui pèsent sur le traitement journalistique éprouvé par l’extrémisme violent et sur la profusion des sources d’information douteuses. Ces inquiétudes ont été confirmées par une étude menée en 2017, dans la région du Sahel, confirmant l’enracinement de l’influence de l’extrémisme violent sur les radiodiffusions dans cette zone.

Le Rapport 2017 du Centre de Presse Norbert Zongo sur l’Etat de la liberté de presse et l’étude intitulée « Radiodiffusions et extrémisme violent : autopsie d’un journalisme assiégé » ont bien souligné la prégnance et la permanence des menaces extrémistes sur le personnel de médias enquêtés. Une situation qui interpelle l’ensemble des acteurs.

Il importe que chaque homme et femme de média s’interroge sur sa responsabilité dans la quête de stratégies idoines pour faire face à cette situation où l’exercice de la profession est entravé et où la liberté d’informer et le droit à l’information sont violés.

Il importe également que chaque acteur des médias ou citoyen actif sur les réseaux sociaux, œuvre à ne pas tomber dans le jeu des terroristes dont le funeste projet de déstabilisation des Etats passe par l’apologie de la violence et la démoralisation des populations fin qu’elles perdent confiance en nos valeurs démocratiques.

Il est indéniable que souvent les mots employés, les faits rapportés, les images diffusées, favorisent moins une information saine qu’ils ne servent la quête de sensationnalisme, de course à l’audience comme le souligne l’UNESCO, dans son Manuel des journalistes sur les Médias face au terrorisme.

Le journaliste a en effet, obligation de fournir des informations vérifiables, dans l’intérêt supérieur du public. Les populations ont fondamentalement droit à une information exacte et équilibrée, en particulier lorsqu’il est question de leur sécurité et de leur liberté.

Loin donc d’être un appel à moins informer et j’invite les professionnels des médias à faire prévaloir l’intérêt supérieur de la nation, dans la quête et la divulgation de « l’information sur le terrorisme ».

Pour sa part, le gouvernement continuera à jouer sa partition afin que la sécurité nationale et celle des journalistes, dans l’exercice de leur profession, soient préservées, selon les exigences de la paix et de l’intégrité du territoire burkinabè.

Vive la liberté de presse !

Bonne fête de la liberté de presse à toutes les femmes et à tous les hommes de médias !

Remis Fulgance Dandjinou

Ministre de la communication et des Relations avec le Parlement,
Porte –parole du gouvernement
Officier de l’ordre national

Messages

  • Les médias
    Aujourd’hui, la communication ne se conçoit plus à l’échelle d’un seul pays et le développement de la technologie permet aux citoyens de disposer d’informations venues d’autres pays que le leur. Aussi la tentation anti-démocratique de restreindre la liberté de la presse n’aurait-elle pas grand sens. La presse écrite, radiophonique et télévisuelle est un outil essentiel de la vie démocratique moderne. Les médias, lorsqu’ils informent la population, remplissent une mission fondamentale : ils font connaître les faits qui sont l’enjeu du débat politique et les différentes politiques proposées par les partis. Ils ont aussi la responsabilité de porter et d’animer le débat d’idées, notamment pendant les périodes électorales. Cela suppose qu’ils respectent un certain équilibre dans le temps de parole ou l’espace laissés à chaque courant politique. Les médias constituent également une forme de contre-pouvoir face au pouvoir d’État. Par leurs capacités d’investigation, les journalistes sont susceptibles de rechercher et de mettre au jour des faits inconnus du public. En favorisant ainsi l’émergence de la vérité, les médias sont d’authentiques acteurs de la démocratie. Ils doivent toutefois respecter certaines règles, telles que la présomption d’innocence, et la vie privée des individus.
    La liberté de l’information et de la communication – quelques dates
    - La loi du 29 juillet 1881 a posé le principe de la liberté de la presse. La publication de journaux est entièrement libre. Il n’est pas nécessaire d’obtenir d’autorisation et la création d’un journal est soumise à des procédures minimales : déclaration au Parquet, accomplissement du dépôt légal. Par exception à cette liberté de principe, les publications étrangères et celles destinées à la jeunesse font l’objet d’une réglementation particulière et plus stricte. La loi de 1881 a favorisé la liberté d’information en supprimant les délits d’opinion et délits de presse. Hormis le cas de la diffamation, qui s’analyse juridiquement comme un délit commis par voie de presse, la parole est donc libre.
    La loi du 29 juillet 1982 a mis fin au monopole public de l’information audiovisuelle. Les radios périphériques et " libres " ont été légalisées et les chaînes de télévision ont été en partie privatisées.
    Enfin, la création de nouvelles chaînes hertziennes, puis l’arrivée de nouveaux programmes, souvent internationaux, par le câble, achèvent de libéraliser le secteur
    Nous sommes dans un contexte de mondialisation qui demande a poser les problèmes véritables que vivent le pays afin de mutualiser les connaissances et les compétences pour venir a bout de ses problèmes de façon collégiale et dans l’inclusion et l’implication de tous les ressortissants du pays qui ne sont pas a l’abri de ce phénomène qui prend de jour en jour des proportions importantes . certes il faut éviter de paniquer les gens mais il faut qu’ils soient au courant de ce qui se passe réellement et concrètement dans leur environnement proche . le peuple saura entre les lignes analyser et tirer profit de ce que les médias annoncent . nous sommes dans un pays qui est parmi les moins avancés au monde on ne comprend pas un tel acharnement sur des pauvres . il y a lieu que la presse nous informe afin que chacun puisse faire un examen minitieux de la situation et comprendre les causes les auteurs probables et d’apporter une aide preciieuse au force de defense de la securité qui se battent pour nous auxquelles nous saluons leur bravoure et heroisme durant ces moments diifficiles que le pays traverse . par la grace de dieu nous viendrons a bout de ce terrorisme Dieu benisse le Burkina Faso uni

  • La question de la liberté de la presse, maillon essentiel de la liberté d’opinion et des libertés en général relève aussi bien des dits spécialistes que de la conscience collective. En y reflechissant, on est divisé entre deux tendances qui se rapprochent l’une des pouvoirs publics et l’autre de ce qu’on peut appeler la ligne pure de l’exercice de la profession dans le respect strict de la déontologie et de l’éthique srticto sensu. Au Burkina Faso depuis que le ministère a changé de dénomination pour se focaliser sur le terme communication, on a comme l’impression que l’aspect relationnel prend subtilement le pas sur l’impertinence journalistique qui ne signifie pas manque de respect. Le csc même tel qu’il se présente, rattaché à la Présidance, mériterait d’être revu et corrigé pour mieux défendre les intérêts et devoirs de la profession. A part quelques journaux et articles de tant en temps, le journalisme qui fait peur aux grands voleurs de la république et qui oblige à une meilleure gestion des ressources et de façon général à une vraie vie démocratique dans un état de droit ou il y’a justice sociale, a du plomb dans l’ail. Quelques arbres cahent la forêt. Beaucoup d’efforts restent à faire, Monsieur le Ministre. Cette profession est très spécifique et son évolution dans sa définition professionnelle suit l’évolution du monde : sans journalisme vrai, pas de vrai progrès. En réalité on récule via la corruption et des politiques mal orientées qui ne profitent pas vraiment à tout le monde. C’est aussi vrai que le ciel est bleu. Oui, il faut se féliciter de nos textes. Oui, un travail se fait et des efforts louables comme le Centre de Presse Norbert Zongo par exemple qui doit faire mieux. Oui, côté formation, on n’a plus rien a envier dans la sous-région pour ce qui est du nombre de cadres universitaires. Mais le journalisme, c’est bien plus que cela sur le terrain. A preuve, comme le fait remarquer le message du Ministre, il y’a trop de légèreté encore chez certains confrères dans des rédactions apparemment mal encadrées par manque de moyens et d’effectifs suffisants et expérimentés. sur des questions sensibles comme le terrorisme, le gouvernement se sent directement interpellé, mais il n y’a pas que le terrorisme ! Les journalistes font ce qu’ils peuvent mais les medias sont encore très faibles. C’est cela la vérité. Manque de moyens, accointances politico-financiers, etc. Les persones vraiment sérieuses avec la profession se font rares au-delà du gagne pain ! Et quel pain de misère ! La fenètre qui dit que le journalisme mène à tout à condition d’en sortir est devenu une grande porte ouverte !!!

    Ancien journaliste, observateur libre des medias et de la vie politique nationale

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