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Procès du putsch : Léonce Koné déballe le sac de 50 millions venu de la Côte d’Ivoire

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Putsch du Conseil National pour la Démocratie • LEFASO.NET | Tiga Cheick Sawadogo • mercredi 17 octobre 2018 à 00h30min
Procès du putsch : Léonce Koné déballe le sac de 50 millions venu de la Côte d’Ivoire

Un politique, et pas des moindres, à la barre ce 16 octobre 2018, dans le cadre du procès du coup d’Etat de septembre 2015. Poursuivi pour complicité d’attentat à la sûreté de l’Etat et de coups et blessures volontaires, celui qui était deuxième vice-président du CDP à l’époque des faits a « récusé » les accusations. Pour autant, il reconnaît avoir applaudi le coup d’Etat, « une œuvre de salubrité publique ». Les 50 millions venus d’Abidjan, des SMS effacés mais restaurés par le truchement d’un expert... autant de faits sur lesquels le ministère public s’appuie pour justifier son accusation.

Assis sur une chaise, Léonce Siméon Koné, né le 16 septembre 1948 à Bobo-Dioulasso, n’a pas caché son soulagement quand le coup d’Etat a été perpétré. Pour lui, c’était une œuvre de salubrité publique, même s’il précise ne pas être putschiste, tout comme son parti. Mais les dérives de la Transition justifiaient cette prise de pouvoir par les armes. D’ailleurs, la déclaration de soutien au CND le 20 septembre 2015, il en « assume tous les termes », même si celle annexée au dossier est incomplète.

Après les rumeurs et les incertitudes du 16 septembre 2015 sur l’arrestation des autorités de la Transition, dès le 17 septembre, Léonce Koné, Achille Tapsoba, Hermann Yaméogo, Maurice Traoré et René Emile Kaboré prennent contact avec le général Gilbert Diendéré. En ce moment, ces leaders de partis politiques savaient déjà qu’il s’agissait bel et bien d’un coup de force, mais voulaient s’enquérir des intentions de la nouvelle junte.

Ils sont reçus entre 18h et 19h par le nouvel homme fort. Le général leur fait savoir que ce sont des jeunes militaires qui ont fait le coup, lui n’a fait qu’endosser. Pour expliquer le coup, l’hôte avance comme arguments le fait que le gouvernement de la Transition ait décidé d’exclure toute une frange de la population des élections à venir, la non-effectivité du vote des Burkinabè de l’étranger et le texte taillé sur mesure pour permettre au Premier ministre Yacouba Isaac Zida de passer du grade de lieutenant-colonel à celui de général.

« Il prêchait à des convaincus », a reconnu Léonce Siméon Koné à la barre. Pour la simple raison, selon lui, que la Transition déviait et trahissait les principes de la démocratie. Pour autant, les visiteurs chercheront à savoir si le général a le soutien du reste de l’armée. Il les rassure. La haute hiérarchie de l’armée est avec lui, mais a préféré être en retrait pour assurer le maintien de l’ordre. En plus, il leur notifie qu’il s’apprêtait à engager des rencontres avec la classe politique pour expliquer le sens du putsch.

Après cette rencontre, le groupe, constitué des partis politiques membres du Front républicain, se retire et continue les concertations. Ils retourneront une fois de plus voir le général Diendéré le 19 septembre, pour connaître « l’évolution » de la situation. Encore, il confirme qu’il avait toujours le soutien de la haute hiérarchie de l’armée. Cette fois, la rencontre est plus brève, a reconnu Léonce Koné. Les dires du président du CND, nouvelle instance dirigeante, sont confirmés par la présence de la haute hiérarchie de l’armée à l’aéroport pour l’accueil des chefs d’Etat venus pour la médiation.

Un sac de 50 millions de F CFA

L’accusé a, par la suite, reconnu avoir reçu un appel téléphonique de Gilbert Diendéré, l’informant qu’il avait un colis venu de la Côte d’Ivoire pour lui. Selon Léonce Koné, il s’agissait d’un sac contenant 50 millions de francs CFA pour lui et Emile Kaboré. Une somme qui, selon lui, résulte d’une collecte de fonds de la part d’amis, en vue de soutenir les actions politiques et faire face à certaines obligations. 30 millions devaient revenir à Léonce Koné, les 20 autres à Emile Kaboré. De l’avis de Léonce Koné, la moitié des 30 millions provenaient de ses propres ressources.

Le CDP avait droit à entre 20 et 25 millions, 5 millions devaient être affectés aux autres partis de la coordination de l’alliance des partis politiques de l’ancienne majorité et le reste gardé par Emile Kaboré qui est d’ailleurs allé récupérer le sac aux alentours du Trésor, entre la Télévision BF1 et la présidence.

« Ces millions ne devraient-ils pas servir à mobiliser les militants pour soutenir le coup d’Etat ? », demandera le parquet militaire. « C’est possible, je ne vois rien de répréhensible en cela », répond l’accusé. « Comment l’argent est-il arrivé à Ouagadougou ? », questionne le parquet. « Aucune idée », réplique l’accusé.

Les chefs d’Etat de la CEDEAO, l’autre soutien

Dans le cadre des concertations entreprises par les chefs d’Etat de la CEDEAO, les partis membres de l’ancienne majorité sont reçus. Hermann Yaméogo, qui parle au nom de la délégation, fait savoir qu’au regard des dérives du gouvernement de la Transition, ils approuvaient le coup d’Etat.
En réponse, les présidents sénégalais et béninois, Macky Sall et Yayi Boni, leur retournent qu’ils ne sont pas surpris du coup d’Etat, eu égard à la volonté des nouvelles autorités de maintenir la loi d’exclusion, malgré la décision de la Cour de justice de la CEDEAO. Mais ils précisent qu’ils ne peuvent pas entériner un coup d’Etat.

Les esprits s’échauffent quand les téléphones parlent

La narration des faits par Léonce Siméon Koné s’est déroulée dans un climat apaisé, la salle tout ouïe, pour entendre sa part de vérité. Mais quand vint la phase des questions du parquet militaire, l’accusé a sorti les griffes. « On ne peut pas caresser pour accuser », note le commissaire du gouvernement, Alioune Zanré, qui reconnaît qu’il est toujours difficile pour le parquet qui est dans la position de l’accusateur, de trouver les mots qui siéent à l’accusé. « Ne me caressez pas, posez-moi des questions », renvoie l’homme politique.

Le discours va encore se corser quand vint l’étape de la lecture des SMS qu’il avait pris le soin de supprimer. Mais pour les besoins de l’instruction et par l’entremise d’un expert, lesdits messages ont été restaurés. « Je n’ai pas peur de ce que je dis, je n’ai pas peur des positions que je prends », va pourtant rassurer l’ancien deuxième vice-président du CDP, tout en émettant des réserves quant aux messages qui seront lus.

Dans l’un des messages envoyés le 20 septembre par Léonce Koné à un certain HY (Hermann Yaméogo ?), il dit ceci : « Je crois qu’il va céder. Les Roch exigent une reddition complète. Je ne comprends pas pourquoi il les laisse se comporter en vainqueurs ».
En ce moment, les heures du coup d’Etat étaient comptées et l’étau se resserrait autour des putschistes. Son correspondant (HY) répond : « Oui, ça ne va pas m’étonner. Il est faible ». Alors que le parquet demande à l’accusé s’il a un commentaire, il se demande bien où est le problème avec le message ; il n’en voit pas et ne veut pas spéculer.

Dans un autre message, un contact de l’accusé dit ceci : « Boss, envoie-moi un bon transfert d’argent pour que je puisse mobiliser les jeunes pour une manifestation ». Et Léonce Koné aurait répondu : « Combien êtes-vous ? De combien avez-vous besoin ? ».

L’audition de Léonce Koné reprend ce 17 octobre. Il a à ses côtés entre autres deux anciens bâtonniers du Burkina et du Sénégal. Respectivement, Me Antoinette Ouédraogo et Me Yérim Thiam.

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

Messages

  • Que le Dieu tout puissant protégés la nation des homme intergre.

  • Vous voyez chers frères ce sont des patriotes résistants qu’on juge.Leur crime c’est d’avoir osé pour le salut public.Oui avec un peu du recul le pays réalise le sens profond de l’acte de salubrité posé par le CND dont nous vivons tragiquement son échec.J’en déduis que non seulement l’armée a failli à sa mission en faisant cause commune avec les forces obscures et autres malfrats urbains balai citoyen ect..en s’opposant au CND.
    D’autant plus qu’elle était la seule force structurée sur laquelle le pays pouvait compter après l’usurpation du pouvoir par le CNT. Dans un pays normal à la place des accusés ça devrait être les dignitaires d’aujourd’hui et alliés pour changement inconstitutionnel dont le CND est la conséquence et non la cause.Ils faut élargir les prisonniers.Bonne journée.Yako

    • Parce que vous pensez que sous BC, c’était la norme ? "Boucaner" ( NZ) quelqu’un ou "accidenter"(le juge) ou ("kafcidenter si vous voulez") quelqu’un et il n’y a rien, c’est ça un pays normal ? Tous les secteurs de l’économie entre les mains d’une minorité qui fait la pluie et le beau temps c’est ça un pays normal ? La salubrité à consisté justement à balayer cette racaille. Et je pèse mon mot. Cessons d’être de mauvaise foi, ce pays appartient à tous les burkinabè pas à une seule famille ou une bande d’amis mafieux.

    • Pensez-vous que maintenant les secteurs de l’économie sont entre les mains de tout le monde ? Faites un sondage auprès des jeunes qui sont lancés dans l’entreprenariat et vous verrez. Avec les PPP, pensez-vous la situation est meilleure ? Je suis dans une administration et je vois aussi.

    • SAPRISTI !! A qui nous avons le déshonneur ? Bon sang !

    • Mon cher frère Yako, ton point de vue est respectable mais tu dois te souvenir qu’au temps où ils étaient au pouvoir, leur régime n’a pas donné l’occasion à beaucoup de nos concitoyens de comparaître devant un tribunal et de se défendre. Léonce Koné parle parce qu’il sait que l’expression "on te fait et y a rien" est à jamais révolu. Au contraire, c’est le CDP avec sa milice la FEDAP/BC et son aile armée le RSP qui sont les forces obscures de notre pays. Dommage qu’on a tué le tri-monstre en laissant la tête. Et cette tête revancharde doit nous démontrer par A + B qu’elle n’a rien à voir avec la situation sécuritaire actuelle du pays. Le régime de Blaise a bastillonné le peuple pendant 27 ans et lui a ôté toute sa dignité. Souffrez que le sort se retourne contre vous ! Souffrez qu’on vous soupçonne d’entretenir et de téléguider vos camarades des forces ténébreuses pour déstabiliser le pays afin de reconquérir ce que vous avez perdu. Quelle ignominie ! Après avoir joué les cow-boys dans la sous-région, on vient pour en finir à l’intérieur.

    • Dieu a deja juge ce groupe de grilleurs d’ hommes et de buveurs de sang humain. C’est Dieu qui a fait la bagarre de ce brave peuple. Dieu n’est pas yorba ou Blaise. Regardez, vous ne pouvez rien contre ce peuple elu de Dieu. Qui l’ aurait cru ? Nous, peuple elu de Dieu, beni par les ancetres, aucun mal ne va nous domines pour longtemps. Des pays comme le cameroun n’ arrivent pas a se defaire de leur hydre de Biya ou de faux Forts. Nous, en deux jours, le faux bravo semeurs de guerres dans la region et tueur d’ enfants des autres a fouiii. fiaaaaa ! Il est devenu herbivore par Nobere puis redirige par ses maitres pilleurs sur Fada et apres sur le v illage de vieux crocodile qui ne sait que nourrir ces caimans maudits de chair humaine. Po te veux pas. C’est aujourd’ hui tu reconnais Po ? Ingrat ! Dieu est plus fort, Faites vos manigansses mais a la fin, c’est les pagnes de vos belles- meres qui vous accueillent. Quelle honte ! Un vrai mossi, un vrai burkindi devrait se tuer meme. La mort ne vaut pas mieux que la honte ? Tu as tout perdu sauf les milliards que tu as accumuler de facon tres violente et malhonnete. Viens, je vais te preter une fleche ampoisonee. Comme ca, tu vas mettre fin a ta miserable vie . un homme a jamais ete humilie comme cela.

    • Au moins, ya plus les foutaises-la. On ca se respaiter un peu. Blaise chasser, cest le meilleur cadeau que Dieu nous a fait apres nous donner Sankara. Sankara est mort sans argent. Mais son nom est bla. Blaise nous a pilles voler tuer. Il vivotte toujours mais aiiieeeeee. Il flotte dans sa peau. Il n’est pas mort, c’est pour tout voir avec ses 2 yeux avant de tracer comme tout le monde. Lui aussi il est mortel ooh meme s’ il distribuit la mort.

    • Merci beaucoup, internaute Dedegueba Sanon. Vous avez tout dit. Mais vous voyez, curieusement, les burkinabé aiment les sanguinaires, les fraudeurs, les corrompus et les détourneurs de fonds publics (surtout mes frères mossi) parce que que ça fait partie de leur culture. Vivement une 2è révolution pour balayer cette racaille politique et éduquer profondément et durablement les masses.

  • Ce sont des jeunes qui ont fait le coup moi je ne fais que endosser,alors ce sont les jeunes qui ont négocié l’accord des hautes autorités de l’armée,Mr Leonce Kone enfonce le Général putschiste.

  • J’espère que les juges vont cuisiner ce putschiste pour savoir qui a envoyé ce sac de 50 millions en provenance de la CI même si j’ai ma petite réponse sur la question : bilaise kouassi né compaoré.Enfin quant à ces faux médiateurs de la CEDEAO maquis sale et bonimenteur yayi,nous savions dès le départ qu’ils étaient de mèche avec les putschistes et ont été très vite démasqués.La suite,nous la connaissons d’où ce présent procès

  • Un civil qui est droit dans ses bottes, là où des officiers militaires font du dilatoire ? Ce pays là va l’envers. Dommage que lorsqu’on doit tirer les marrons du feu, les militants loyaux du CDP sont oubliés ? Abidjan à préféré le coiffer au sommet virtuel du CDP,. par un fuyard qui eut son ticket présidentiel d’Abidjan. Comme toujours en politique ce n’est toujours ceux qui sont loyaux et courageux qu’on encourage.
    Cela dit, je pense que Léonce ne ment pas et ne va pas mentir, ce n’est pas sa culture. Il n’est pas du genre à dire que " c’est moi qui ai dit.... et c’est moi qui redit... " comme notre Simon. Nous à l’Ouest lorsqu’on est dedans on est dedans, c’est pour ça qu’en politique nous sommes nuls.
    Cela dit grand frère Léonce, votre exclusion des élections était plus que mérité. Il ne fallait pas qu’on vous fasse "cette prime à la lâcheté ".Vous vous êtes applatits contre tout bon sens devant un homme, au détriment de votre dignité et de votre peuple nous contraignant à cette violence populaire, où des gens sont morts et vous voulez qu’on oublie vos positions ?
    Par contre les dérives du CNT avec une loi taillée sur mesure pour faire la promotion de Zida fut une erreur militaire, mais pas une erreur politique. Il nous fallait bien récompenser ZIDA, pour avoir rejoint les insurgés, mais rappellez vous Sanogo au Mali, il a fini en prison et est en passe d’être condamné à mort même. Vous êtes bien placé pour savoir que tout est compromis et compromission en politique. Rien n’est définitivement et absolument acquis, c’est ce que vous au CDP vous avez cru, une erreur qui vous vaut aujourd’hui de raser les murs. Vous n’avez pas su lâcher prise au moment où il fallait. Je ne pense pas que les burkinabè en voulaient vraiment à Blaise, plus qu’à son frère et sa belle famille, mais chez les Compaoré, la famille avant tout.

    • Bien vu, SANOU mais c’est ainsi, malheureusement ces hommes voulaient à tous prix rester au pouvoir, advienne que pourra !, même s’il fallait exterminer toute la population !

    • Dedegueba Sanon je confirme : La vérité de ce procès viendra des honnêtes supposés accusés venants de l’Ouest. Et mon compagnon de lutte politique Léonce Koné qui devait comme moi prendre sa retraite, et permettre à la jeunesse de relever le défi du 21e siècle leur siècle, dira tout. Dedegueba Sanon, tu as raison, ‘’’en politique il n’y a ni morale, ni éthique, ni vertu ni devoir de reconnaissance, et tout pouvoir au Burkina depuis notre indépendance ne se donne pas, mais s’arrache par les mensonges, les tripatouillages des articles de loi, ou des coups d’état à la maternelle dont les honnêtes personne de l’Ouest ne sont pas doués.

      Mais en 2018, il est particulièrement la preuve que le Burkina est en train de tourner la page de toutes ces magouilles, surtout des procès expéditifs et dignes des Etats d’exception. Notre pays en a connu des putschs supposés ou réels, mais des putschs manqués qui ont donné lieu à un procès juste et équilibré, on peut dire que le Burkina n’en a point connu, sauf ce procès ou L. Koné à ce que je pense, profitera dire sa vérité avec la sagesse de l’âge.

      Oui je me rappelle a Fada en 1996 la bataille pour la création du CDP dont les idées et les objectifs de tout en chacun étaient les racines de ce parti de l’espoir. Les idées des cadres de l’Ouest surplombaient le dessus, Ludovic Tou, YE Bongnessan qui a fini par prendre la présidence du parti parmi nous tous : Sans oublier dans l’exécutif nationale Mélégué Maurice Traoré, Traoré Lorcendy, Palm et autres, toutes ces personnes ont avec sincérité donné du tonus à la vie de notre politique nationale. Et je confirme que ce procès tout va se savoir.

    • Ce vieux avec des cheveux blancs est certes droit dans ses bottes mais en partie puisque sur les 50 millions,il ment éhontément.En effet il est tout de même trop coïncidant que ces 50 millions tombent du ciel au moment de ce putsch la plus bête du monde pour les activités de leur cdp et de leur fameux front républicain.En plus c’est diendéré qui lui en informe de l’arrivée imminente de ce fameux colis express comme si ce diendéré était le trésorier du ou de ces partis politiques.Autre bizarrerie que le tribunal devrait faire savoir à ce putschiste assumé est que si vraiment ces 50 millions étaient pour animer leurs activités politiques,pourquoi utiliser alors les moyens de l’Etat en occurrence un avion militaire et des militaires burkinabè pour récupérer ces 50 millions sur le sol ivoirien ?Ou bien est-on déjà revenu à l’Etat-front républicain avec ce coup d’état foireux de kouassi né compaore bilaise-diendéré gilbert-bassolé djibril comme nous avions connu sous bilaise compaoré avec son Etat-cdp ?En fait ce Koné doit arrêter de déconner en ne nous prenant pas pour des zinzins car en fait,ces 50 millions et bien d’autres mallettes remplies de billets de banque devaient servir à acheter de misérables marcheurs moyennant 1000f,2000f afin de montrer à l’opinion que leur putsch était populaire comme ce que ces voyous faisaient au temps de leurs marches recto verso sur l’article 37 et la suite,nous la connaissons tous:une débandade généralisée jusqu’à leur dieu sur terre

    • Tu parles trop, vieux briscard. Toi Ka et ton fameux ami de Yamlilé vous n’êtes que des soudards.

    • Mon tres cher evité de parler region, ethnie. Pour avoir duré a l’Ouest on se connait. Vivont en burkinabè. Evitons ces consideration. Car vous allumer toujour le feu. Et si les autres l’active vous criez au feu. On est frere et pas plus. Il n’y a pas son politicien desiteresse. Allez savoir pourquoi il tiens d pareils propos. Heee mon frere je suis votre gendre et je.... Vivons en paix c’est mieux

    • Lorsqu’on veut faire un commentaire, il faut s’assurer de maîtriser le sujet et non réagir de façon épidermique. Si c’est ma critique fondée que tu veux minimiser, sache que je parles des cadres de l’Ouest qui peuvent être des mossis des baoulés des bissas des Dioula. J’ai répondu a une personne qui parle d’un coin du Burkina qui sont tous des Burkinabé, mais avec des francs parlés de père en fils que je qualifie des Burkinabé Africain. Si tu es un vrais fils du Burkina d’Afrique, tu devais confirmé ce que j’avance ou contredire l’internaute Dedegueba Sanon qui est de l’Ouest, un coin du Burkina.

  • Vous au moins vous semblez un peu courageux car ayant reconnu certains faits. C’est ça être un Homme. Nous voulons seulement la vérité rien que la vérité car il faut que les complices, les exécutants et les supporteurs du coup D’État de Julbert et acolytes assument.

  • Tout va se savoir. C’est lui qui a terrassé la banque agricole et puis il se dit gaillardement que la gestion est ceci cela. Nous voulons notre banque pour avancer. Si c’est jeter l’argent par la fenêtre il est fort dedans.

  • Qu’avons nous encore besoin de témoin ?ses paroles le compromettent totalement ?
    Que dois je faire, demanda ponce Pilate ?
    La foule répondit, crucifie le, crucifie le.

  • Donc il y’a des amis de Diendèrè et du CDP en Côte d’Ivoire et pas d’amis du Burkina ? Pour mobiliser 50 millions en quelques jours, dans le but de destabiliser un pays frère. Ouallayi, vous êtes vaincus au nom de Jesus. Mr Koné, vous qui estimé avoir soutenu ce coup par amour pour votre pays, ou bien se trompe, demander à vos amis ivoiriens de contribuer à la lutte contre le terrorisme en nous envoyant une valise pleine d’argent, même à pied nous irons la recupérer à la frontière. Car ce que vos amis de la Côte d’Ivoire ignorent, c’est que le coup d’état bête de Diendéré ne constituait aucun danger pour leur pays. Mais le terrorisme au Burkina presente un risque majeur pour leur pays. Si nous arrivons à aneantir le terrorisme au BF, la CI aussi sera sauvé. Le cas contraire, nos frères ivoiriens subiront avec nous et personne ne souhaite cela, sauf les hommes politiques opportunistes, égoïstes qui ont un tube digestif à la place du cerveau. Vous n’êtes pas dans ce cas je crois bien, surtout après la BCEAO et la BACB. Si à une époque, vous étiez dans le mauvais camp, aujourdhui travailler pour aider votre pays et surtout sa jeunesse. Vous voyez comment vos amis du CDP vous ont trahis.
    Vous aviez dit quelque chose d’intéressant. Diendéré a dit que ce sont les soldats qui ont fait le coup et il a endossé. Croyez vous qu’après cela le CDP aurait pu gouverner ce pays où est ce que le peuple burkinabè aurait pu vivre en paix. Car au moindre petit mecontentement, ces drogués excités du rsp auraient tout simplement pris les armes, car c’est tout ce qu’ils savaient faire, ou les auriez calmés avec des enveloppes issus de valises en provenance de CI ou du pillage des richesses du BF

    • Je voudrais poser une question pourquoi on statue pas sur le sort de la hiérarchie militaire ? Elle était complice a entendre plusieurs témoins.Et c est par ce qu elle approuvait le putch qu elle était présente avec les putschiste.Mr le juge résolvé nous le cas de la hiérarchie militaire qui est tant cité et mentionné a plusieurs reprises

    • Je ne suis pas militaire et je ne suis pas le mieux indiqué pour répondre à la place de la hiérarchie militaire mais il me semble que qu’elle avait parfaitement bien joué son rôle parceque dans n’importe quel combat même entre 2 individus,il faut d’abord bien jauger ton ennemi.Tu ne vas pas te jeter comme ça à corps perdu dans sa gueule.Donc jusqu’à la preuve du contraire et avec forts détails convaincants de la complicité de cette hiérarchie militaire avec les putschistes,je continuerai de lui tirer mon chapeau.Donc pour ce qui me concerne,je continue à croire qu’elle avait bien manœuvré son affaire avec dextérité pour faire capituler ces criminels car si elle faisait du wassa wassa et dans la précipitation comme tu l’aurais souhaité,les conséquences auraient pu être désastreuses de part et d’autre et j’en suis certain même sans être militaire

  • " « Boss, envoie-moi un bon transfert d’argent pour que je puisse mobiliser les jeunes pour une manifestation ». Et Léonce Koné aurait répondu : « Combien êtes-vous ? De combien avez-vous besoin ? ». " A partir de ce message on voit clairement comment on manipule la jeunesse. Jeunesse qui n’a pour répère que l’argent. C’est ce que Blaise, aprés avoir tué Sankara et éradiqué les bonnes valeurs qu’il avait érigées, a forgé dans les esprits des jeunes d’aujourd’hui. Pitié ! Et ils se laissent manipuler en tout temps et en toute circonstance. La jeunesse n’est plus capable de faire une analyse de ce que les politiciens leur dit, afin de prendre une décision objective basée sur l’intégrité et l’intérêt général du pays. Aujourd’hui, certains continuent d’acclamer les putchistes, ou du moins les assassins. Domage !

    • Merci mon frere : tout le probleme c’est justement ce que tu viens de decrire : Blaise a vraiment tué le pays en mettant cette pourriture dans les mentalités. Pour lui le pays des hommes integres doit devenir le pays des hommes desintegrés : prendre le contrepied de la revolution sous sankara. Le respect du bien public, le patriotisme, la solidarité sont remplacés par l’egoisme l’arrogance et le tribalisme...
      SOME

    • Exact.Mais Blaise n’avait pas le choix d’autant plus qu’il se savait venu impopulaire après l’assassinat de Thom. il a alors ouvert les vannes pour avoir la sympathie de tout le monde et en même temps tenir les récalcitrants en respect du fait de leur compromission. Il a tué toutes les valeurs qui nous faisaient d Burkinabé sous l’autel de son naam. Entre nous, dites moi ce que le régime Compaoré a laissé comme valeur aux Burkinabé ???? jusqu’à demain soir vous n’en citerez pas même une....... c’est ça la méchanceté des hommes !

    • Bravooo ! Je vous tire le chapeau, pour ces analyses exactes de la situation du pays et des burkinabè depuis après la mort de Sankara ! Mais que faire pour résoudre cette désintégration du burkinabè d’aujourd’hui ? C’est là toute la question !!

  • A lire ce lefaso.net, on en vient à conclure que le coup d’état était voulu par toutes les hiérarchies (militaires, religieuses (sauf protestante par ce que eux seuls se partageaient tout), partis politiques et enfin le bas peuple (qui était sans paroles)qui n’avait jamais vu un pouvoir aussi sectaire que ça) sans compter la CEDEAO.
    La clarté de l’intervention de Léonce KONE éclaire aussi les interventions passées.
    Le Gal n’a pas fait de coup d’état ; Il y avait grogne à tous les niveaux et les jeunes ont fait la chose. Le Gal a endossé.
    Pleurons nos morts, prions pour eux et leurs ayants droits, arrangeons les ayants droit ; mais reconnaissons que le Gal a plutôt sauvé une situation. Si il avait refusé, quel aurait été le scénario ?
    Là où il faut aller vite sans oublier, c’est QUI A TUE LES GENS PENDANT L’INSURRECTION ? Le Responsable des opérations (Isaac ZIDA) de l’époque doit répondre. Si nous laissons les canadiens nous dire que eux n’extradent, cela veut dire que nous en fichons de nos morts. Le Canada doit savoir que l’amitié c’est entre les peuple et là c’est une partie de notre peuple qui a été tuée donc qu’ils nous renvoi le Gal si non, amitié entre peuple n’existe pas ; c’est plutôt du m’as tu vu de leur part !

    WEBMASTER, LAISSES PASSER !!!

    • Tanga, si tu t’ens prends à Zida, il faut aussi t’en prendre à qui l’a envoyé "pour contrôler "la situation, ou si tu préfères bloquer le CEMGA ce qui nous a valu d’avoir trois chefs d’état pendant quelques minutes. Cela ramène à justement Golf, que tu estimes avoir sauvé le pays. En réalité Zida une fois lâché est devenu incontrôlable depuis le camp Baba kom. La suite fut ces crises incessantes au RSP qui a abouti à ce putsch idiot. Que le RSP soit de triste réputation était voulu par leur chef, car nous avions tous peur de nous faire faire et il n’y a rien. Golf lui même à eu chaud avec même ces soldats, un dompteur de serpent peut bien mourir du venin d’un serpent qu’il croit avoir dompté. C’est sûr, nous voudrions que la vérité soit dite, mais si tu vois le journaliste qui prétends avoir des informations, mais qu’il refuse de dire, ou des soldats qui refusent de parler en évoquant une discipline militaire, je demeure ceptique.En outre si Golf avait vraiment l’aval de la hiérarchie militaire, certains n’aimeraient que toute la vérité soit dite. D’ailleurs que devient la "taupe samo" du gouvernement, le Col KY ? Je me demande si ses camarades juges militaires auront les coudées franches ?

  • Franchement, le Burkina était devenu leur chasse-gardée ! Des gens qui se disaient que c’est le cdp qui devrait toujours régner. Eux, ils ne voient que les erreurs de la transition sans oublier qu’eux aussi portaient les germes de la déconfiture sociétale burkinabè. Sincèrement, toute cette vieille classe politique avec des gens qui ne veulent rien lâcher à la postérité doit disparaître pour de bon. Leur côté cynique fait que le Burkina ne peut pas avancer. Je pense que désormais, tous ceux qui ont causé des torts au peuple doivent répondre de leurs forfaits et mériter les sanctions qui s’imposent. C’est l’impunité le terreau de tous ces agissements. Désormais, ce procès doit montrer à la face du monde que nous sommes mûrs d’esprit ! Que personne ne donnera une leçon de démocratie au peuple burkinabè et nous nous assumons. "La Patrie ou la mort, nous vaincrons !"

  • C’est simplement honteux pour notre pays si des gens de cet âge ont encore ce genre de comportement après leur dérives ayant conduit à l’insurrection populaire. Ces pratiques d’utiliser l’argent du peuple aux salles besoins ont assez duré avant de finir par les emporter et il n’a toujours que cela dans sa tête jusqu’au bord de ses jours. C’est simplement dommage. Cependant, DIEU est au contrôle et le BURKINA FASO demeurera béni et élevé.

  • Internaute 11 M. TANGA, vous êtes hors sujet comme une mouche dans une soupe. Ici, on parle du Coup d’Etat. C’est le jugement du coup d’Etat mais pas de l’insurrection. Le jugement de l’insurrection viendra. En ce moment on va juger qui est à la base de l’insurrection ? Qui a fait quoi pendant l’insurrection. En ce moment le Canada va nous renvoyer ZIDA pour qu’il vienne dire qu’en réalité c’est lui qui a décidé de la modification de l’article 37 de la Constitution et il reconnaitra sa responsabilité dans les pertes en vie humaine et les blessés. Mais actuellement restez tranquille, on juge le coup d’Etat porté sur ZIDA.

  • Commence enfin le procès ?
    Sera pris qui croyait prendre ?
    A blâmer l’humeur ou le fait ?
    Face à face cousins et gendres !

    Là où on le soupçonne
    N’est point toujours le courage.
    Est fier qui ordonne
    Qui prévoit est sage.

    De tout vient le moment
    Pour qui vit longtemps.
    Dans la rivière un caillou jeté
    Et l’eau continue à couler.

    La justice est breuvage
    Plus assoiffé le requérant
    Plus entier le soulagement
    Elle fermente d’âge en âge.

    • Jolie mon frère. C’est du propre, j’espère que tous ces vers sont consignés sous forme de recueil ? Malheureusement la prêche se fait dans un désert d’ignorance et d’inculture. Maintiens le cap, malgré les milles raisons de lâcher prises.

  • HOMMAGE A NOS MARTYRS du 30, 31 Octobre 2014 et 16,17 Septembre 2015

    Cette somme de Diendéré à Mr Léonce était de mobiliser massivement les jeunes pour soutenir les potentiels putschistes mais fort heureusement le BRAVE PEUPLE les ont tutoyés en résistant à la folle course au pouvoir des 2 généraux félons . Cela confirme sans doute l’authenticité des appels téléphoniques de Soro Guillaume le petit rebelle et "ange" Djibril l’homme sans péché dans lesquels Soro disait apporter une aide financière conséquente aux "boulimiqueurs" du pouvoir pour motiver les petits soldats du rsp et les pèlerins de l’impunité. Nos BRAVES et COURAGEUSES FDS ont radicalement contraint la machine à tuer des frères Compaoré Diendéré à la reddition(fuite) car son carnage ne pouvait pas continuer. La machine à tuer des frères Compaoré Diendéré qui se disait le plus fort et le plus craint du BURKINA a fui à la nonciature sur la pointe des pieds à l’insu de ses troupes(rsp). Ainsi,il abandonna le pauvre rsp laissé à son propre sort pour sauver sa peau chez le nonce apostolique

    Avec toutes ces mobilisations financières et matérielles venues du Togo et de la Cote d’Ivoire pour déboulonner la transition les putschistes ont lamentablement échoué et ont fait chou blanc. Les 2 généraux félons ont cyniquement obtenu la palme d’or en bêtise d’où la qualification du " coup le plus bête du monde". La VICTOIRE est et demeure toujours du coté du BRAVE PEUPLE. La galaxie Compaoré a cru pendant longtemps qu’il n’y a pas une autre vie en dehors du pouvoir politique mais le BRAVE PEUPLE les ont fait visiblement comprendre qu’ils(cdp) ne sont nés ni roi ni prince et qu’il y a une autre vie après le pouvoir. Ils ont solitairement voulu s’éterniser au pouvoir mais avec le vent insurrectionnel de 2014 et l’échec cuisant du putsch du 15 septembre 2015 la galaxie Compaoré avec pour chefs d’orchestre la machine à tuer Diendéré et "ange" Djibril a compris que le match était définitivement plié pour eux(cdp) ils ne se pouvaient plus se permettre de faire toutes les bêtises du monde avec le BRAVE PEUPLE.

    L’impunité a trop duré dans notre cher pays où les plus forts(cdp) régnaient en rois.La justice s’applique naturellement à tout le monde que l’on s’appelle Saint Blaise ou Saint François ou Saint Gilbert, « ange » Djibril ou Saint Christian ou Saint Simon,ou Dao ou Bamba ou Achille De TAPSOBA le Bobolais... Tous nous sommes justiciables et égaux devant la loi. On ne construit pas un pays dans l’impunité absolue où chacun peut tuer celui qu’il veut. Restons toujours déterminés pour mettre fin à l’impunité et à la corruption pour l’ INTÉRÊT SUPÉRIEUR de la NATION

    LA VÉRITÉ TRIOMPHERA SUR LE MAL OU L’IMPUNITÉ(le mensonge) UN JOUR

    A NOS MARTYRS QU’ILS SE REPOSENT EN PAIX. QUE JUSTICE LEUR SOIT RENDUE RAPIDEMENT

    JUSTICE POUR NORBERT ZONGO
    JUSTICE POUR THOMAS SANKARA
    JUSTICE POUR SALIFOU NEBIE
    JUSTICE POUR DAVID OUEDRAOGO
    JUSTICE POUR DABO BOUKARY

    QUE LE SEIGNEUR BÉNISSE LE BURKINA QUE NOUS AIMONS TOUS.AMEN
    PAIX ET SUCCÈS A TOUS LES BURKINABÉS . AMEN

    ACHILLE DE TAPSOBA LE BOBOLAIS (pur produit de Thom SANK et de Norbert ZONGO)

  • 20 OCTOBRE 2004
    Le Journal du Jeudi (Ouagadougou)
    Burkina Faso : Accusations mauritano-ivoiriennes : Hermann Yaméogo, le Ben Laden de Blaise Compaoré
    Tagged :
    Le Burkina Faso est devenu brutalement fébrile, subitement excité depuis que la Côte d’Ivoire et la Mauritanie ont accusé le pays des Hommes intègres d’être impliqué dans les tentatives de déstabilisation dont ils ont été victimes. L’homme qui occupe l’épicentre de l’affaire est bel et bien le président de l’UNDD, Hermann Yaméogo. Ainsi, çà et là, des hommes et des femmes ont réagi sur la question de la levée de l’immunité parlementaire du député Yaméogo.
    Mais si du côté du pouvoir comme de l’opposition, on aiguise épées, couteaux et lames pour se fendre chaque fois qu’un bord écrit, il y a bien encore un autre bord, celui de ceux qui se posent des questions sans passion. Quand on fait l’état des lieux, il ressort tout de suite que d’un côté comme de l’autre, les accusations mauritano-ivoiriennes ont été mal gérées par la classe politique burkinabè.

    C’était en 2004

  • De notre correspondant au Burkina Faso

    Le ministre de la Sécurité burkinabé, Djibril Bassolé, désigne l’opposant Hermann Yaméogo, le chef de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), comme la source malveillante de toutes les accusations portées contre son pays. Au tout début de la polémique, le ministre Bassolé avait affirmé que l’opposant burkinabé s’était rendu auprès du président Maouya Ould Taya, à Nouakchott, le 22 septembre dernier. Désormais, il l’accuse en outre d’avoir alimenté l’épître de Laurent Gbagbo au président de la Cédeao. Il en veut pour preuve un présumé brouillon de la lettre accusatrice qui aurait été saisi sur le cousin d’Hermann Yaméogo, également conseiller de l’UNDD. Compagnons de voyage, les deux hommes ont été interpellés par la police à leur retour, le 28 septembre, maître Hermann Yaméogo subissant un interrogatoire de près de trois heures, les services de la sûreté de l’Etat retenant son cousin.
    Diversion et bouc émissaire
    « Le 22 septembre, j’étais à Conakry. Mon passeport le prouve. Et si je suis rentré par Air Mauritanie, c’est parce que c’était le seul vol où il y avait de la place d’Abidjan à Ouagadougou ce jour-là », affirmait Hermann Yaméogo le 30 septembre. Le lendemain le ministre de la Sécurité l’accusait d’une double connivence, avec les présidents mauritanien et ivoirien. Face à ses dénégations, le pouvoir burkinabé a jugé utile de livrer à la presse des copies de la lettre de Gbagbo à Kufuor. Interrogé sur cette entorse aux bonnes mœurs diplomatiques, un membre du gouvernement burkinabé a vertement répondu : « on en a marre, cette fois on veut que les gens se rendent compte eux-mêmes du caractère fantaisiste de ces accusations ». Celles-ci sont en tout cas lourdes et précises, le président Gbagbo accusant le Burkina de préparer des troupes étrangères pour attaquer la Côte d’Ivoire. La lettre dénonce au passage la livraison à Bobo-Dioulasso, à la frontière ivoirienne, d’armes et d’autres matériels militaires en provenance d’Europe de l’Est, mais aussi la présence d’anciens légionnaires français dans l’ex-zone rebelle du nord ivoirien, ou encore d’importants virements en provenance de l’étranger au profit de comptes ouverts dans des banques burkinabé pour des rebelles ivoiriens ou des putschistes mauritaniens.
    « Tout cela n’est qu’une pure invention d’Hermann Yaméogo », soutient le ministre Bassolé en brandissant un papier qui aurait servi de brouillon à la missive présidentielle et que la police burkinabé aurait donc trouvé dans les poches du cousin de maître Yaméogo. « Ce brouillon a été faxé de Ouagadougou et nous avons même identifié le télé-centre [la cabine] d’où a été envoyé le fax », plaide Djibril Bassolé, invitant les journalistes à mener leur « propre enquête ». « C’est de la diversion ! », réplique maître Yaméogo qui appelle les Nations unies à créer une commission d’enquête indépendante pour examiner le rôle du Burkina dans les crises ouest-africaines. Pour sa part, l’opposant ne cache pas ses ambitions dans la présidentielle de 2005. Visiblement, la bataille électorale a déjà commencé. Quant à la joute régionale, concernant Abidjan, Ouagadougou suggère que le pouvoir ivoirien cherche un bouc émissaire, pour justifier les retards pris dans les réformes politiques demandées par le sommet d’Accra.

    par Alpha Barry
    Article publié le 03/10/2004 Dernière mise à jour le 04/10/2004 à 07:11 TU

  • Tous nos problemes viennent de zida le zita.heureusement les commandos l’ont condamnes a mort par tous moyens.Ce type ne mettra plus jamais ses sales pattes au faso sans etre decoupe en petits morceaux de 1kg lui et sa famille.Dieu est grand et ca vient.

  • La démocratie est simple et donne le droit a tous la liberté d’association et la liberté d’expression la formation des partis politiques pour aller aux élections seuls le peuple souverains devra exprimé par son non vote pour tel ou tel parti politique son exclusion des élection ce n’est pas le rôle d’une assemblée qui du reste n’avait pas été voté par le peuple qui devrait décider de l’exclusion des membre du CDP dans les élections dont je salue les apports inestimables en terme de progrès apportée par son ancien leader le président Blaise Compaoré quoique des points sombres ont malheureusement entrainés le ras de bol du peuple en 2014 qui suscita la fin de son règne.
    La démocratie est à la fois un idéal et un ensemble d’institutions et de pratiques. En tant qu’idéal, elle exprime deux principes élémentaires :
    • les membres de tout groupe ou association doivent exercer un contrôle sur les règles et la politique dudit groupe ; et
    • ces membres doivent avoir entre eux une relation d’égal à égal.
    Dans les Etats modernes, ces principes sont matérialisés dans un ensemble complexe et en constante évolution d’institutions et pratiques, qui incluent :
    • un cadre juridique garantissant les droits des peuples,
    • des institutions dirigeantes représentatives et responsables devant le peuple,
    • un corps citoyen ou une société civile dynamique,
    • des partis politiques qui expriment les opinions et aspirations des citoyens,
    des médias qui informent les citoyens des affaires publiques.
    Le terme "démocratie" provient de deux mots grecs : demos, qui signifie "le peuple", et kratein, qui signifie "gouverner". Ce "gouvernement par le peuple" a vu le jour au sixième siècle avant JC et n’a cessé d’évoluer depuis, comme mode d’administration des affaires publiques. Tout au long de l’histoire, les démocraties ont prospéré, ont été menacées ou remplacées par des régimes autoritaires, pour refaire surface dans les sociétés du monde entier aujourd’hui
    La démocratie est un système de gouvernement. Il nous informe sur la manière dont les vies des citoyens sont ordonnées, comment les citoyens interagissent les uns avec les autres, et comment ils perçoivent l’état et ses structures. La gouvernance sous-entend plus que les institutions de l’Etat. Elle comprend également les stratégies, tactiques et le savoir qui informent l’action politique. Nombre de citoyens ont des attentes légitimes que l’un des dividende de la gouvernance démocratique devrait être l’accès à une large gamme de services sociaux. Ils réclament également que l’état démocratique qu’ils ont aidé à mettre en place à travers leurs luttes soit socialement inclusif, responsable et représentatif. Une étude comparative des luttes autour de ces questions devrait révéler l’émergence de nouvelles formes de participation et de contestation populaires, de nouvelles expérimentations dans l’action collective dans les nouveaux mouvements sociaux qui se sont développés, les exercices de responsabilité populaire, et des manières novatrices d’organiser, d’élaborer des stratégies, d’exprimer la solidarité et de réinventer les liens sociaux. Afin de capturer ces aspects et intégrer leur apport dans nos analyses, il serait nécessaire d’entreprendre des analyses en profondeur des systèmes démocratiques « existants ». Le quatrième institut sud-sud offrira aux participants l’opportunité d’entreprendre de telles analyses.

    Abraham Lincoln définit la démocratie comme « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ». Cette définition indique que le caractère distinctif de ce régime politique par rapport à ceux qui l’ont précédé, est le partage de la souveraineté entre l’ensemble des citoyens, la participation politique légitime n’étant pas l’apanage d’une élite sociale et politique dans les diverses formes historiques qu’elle a pu emprunter. Les sociétés démocratiques sont ainsi définies par un critère d’égalité symbolique, la citoyenneté politique. La république française est ainsi décrite par la constitution comme « une et indivisible » dans le sens d’une unité de l’État et du droit vis-à-vis des citoyens considérés comme un peuple uni, ce qui explique par exemple les réticences que nous observons aujourd’hui en France quant à l’adoption de statistiques ethniques accusées par certains de favoriser un communautarisme contraire à l’esprit républicain aveugle aux différences. L’égalité politique n’est pas le seul trait particulier d’une société démocratique : au niveau politique, elle se caractérise par une séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire et la détention par les citoyens d’un ensemble de droits fondamentaux (liberté d’expression, de circulation, de propriété, etc.) ; au niveau social et symbolique, comme l’avait analysé Tocqueville [1835-1840], les individus y sont animés d’une « passion pour l’égalité ». En effet, l’abolition d’une société d’ordre qui fut l’acte de naissance des démocraties occidentales, instaure une société de classes où l’assignation statutaire n’est plus de mise et où la liberté de parole permet de mettre en question les inégalités sociales qui divisent les citoyens. Cela ne signifie que les sociétés démocratiques sont nécessairement égalitaires, voire égalitaristes, puisque de fortes disparités sociales y subsistent et ne sont pas systématiquement condamnées par les idéologies démocratiques. Comme le résume Tocqueville à nouveau : « l’avantage réel de la démocratie n’est pas de favoriser la prospérité de tous, mais seulement de servir au bien-être du plus grand nombre », le débat démocratique demeurant souvent tiraillé entre un volontarisme égalitaire et la défense des libertés, parmi lesquelles les libertés économiques.
    On peut ainsi s’interroger sur les modalités de définition des inégalités injustes dans les sociétés démocratiques, et analyser les politiques qui sont mises en œuvre pour les corriger.

  • Il existe des individus qui ,partout où ils sont tout sonne faux.
    DG de BACB, Eh ben ! BACB liquidée
    Soutien au putsch du CND et réception de 50 millions, putsch foiré
    Voici des mauvais exemples que l’on retient de ce monsieur en plus de léoncer au cours des réunions.
    Rentrer dans l’histoire à reculons.

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