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Défis sécuritaires aux frontières : le Bénin, Niger, Togo et le Burkina fédèrent les énergies

Accueil > Actualités > Diplomatie - Coopération • LEFASO.NET | OL • mardi 16 octobre 2018 à 23h28min
Défis sécuritaires aux frontières : le Bénin, Niger, Togo et le Burkina fédèrent les énergies

Les ministères des Affaires étrangères, de la défense et de la sécurité du Bénin, du Niger, du Togo et du Burkina se sont concertés ce mardi, 16 octobre 2018 à Ouagadougou autour de la « situation sécuritaire aux frontières ». A l’issue d’une journée de réflexions, les parties ont pris des recommandations (dont le contenu n’a pas été dévoilé à la clôture) pour faire face aux défis sécuritaires au niveau de l’espace frontalier partagé par ces pays.

Pour le ministre burkinabè des Affaires étrangères et de la coopération régionale, Alpha Barry, la rencontre de Ouagadougou est chargée d’enjeux. Dans son intervention d’ouverture des travaux (seule intervention), qui se sont poursuivis à huis clos, le patron de la diplomatie a rappelé que depuis 2015, l’insécurité et les attaques terroristes récurrentes constituent des sujets de grandes préoccupations dans la sous-région. Au Burkina, ces attaques, qui avaient lieu au Nord, se sont progressivement étendues à l’Est ces derniers mois, notamment dans les zones du Parc W et de la Pendjari ; c’est-à-dire aux frontières avec le Bénin, le Niger et le Togo.

De 2015 à octobre 2018, le décompte des attaques donne 243 morts (civils et militaires). Les conséquences de ces attaques constituent, déplore-t-il, une menace sérieuse contre les efforts d’intégration et de libre circulation des personnes et des Biens. Cette situation limite la mobilité humaine et ralentit les activités socio-économiques des pays respectifs.

C’est pourquoi, la rencontre de Ouagadougou est perçue comme un espoir pour des solutions opérationnelles et des actions à mener sur le terrain.
A l’issue de la journée de réflexion, les participants ont exprimé des motifs de satisfaction. En effet, dans son allocution de clôture des échanges, le ministre Alpha Barry a déclaré que les travaux ont été intenses et les résultats sont au-delà des attentes. « Ce fut une rencontre utile, fructueuse, enrichissante et très féconde », a-t-il confié, soulignant l’importance et la pertinence de ce cadre de recherche de solutions aux menaces terroristes dans les frontières.

A l’en croire, le caractère asymétrique de la lutte contre le terrorisme nécessite une approche globale et holistique. Cette lutte exige donc des actions préventives et concertées, précise-t-il.
C’est pourquoi se félicite-t-il de la déclaration adoptée à l’issue des concertations, « indiquant clairement » les actions stratégiques et opérationnelles pour faire face à la menace sécuritaire. Il précise dans ce sens que, les recommandations annoncent de belles perspectives.

Selon le ministre Alpha Barry, les parties à la rencontre ont, en outre, émis le vœu que ce cadre de concertations soit permanent, pour permettre de partager d’autres stratégies contre les menaces terroristes.
A l’issue de la cérémonie de clôture, les participants ont mis le cap sur Kosyam (palais présidentiel) où ils devraient être reçus en audience par le président Roch Kaboré.

O.L
Lefaso.net

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Vos commentaires

  • Le 16 octobre à 23:36, par Dedegueba Sanon En réponse à : Défis sécuritaires aux frontières : le Bénin, Niger, Togo et le Burkina fédèrent les énergies

    Il fallait commencer par là. Mieux vaut tard que jamais. Mais je garde ma ’garde haute vis à vis du Bénin et du Togo ".Ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi ?

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  • Le 17 octobre à 05:18, par Dibi En réponse à : Défis sécuritaires aux frontières : le Bénin, Niger, Togo et le Burkina fédèrent les énergies

    Oui, mais ils ne pouvaient pas commencer par là ! Comme les appelle Fanon, "les gérants d’affaires au pouvoir dans les néocolonies" sont avant tout au service des intérêts occidentaux. Ils ne sont pas missionnés à être au service de leurs peuples. Ils ne le sont à aucun niveau (sécuritaire, militaire, intellectuel, social, économique...). Ils attendent les ordres de leurs maîtres de Paris, Berlin, Londres, Ottawa...avant de bouger ou de lever le petit doigt à quelque niveau que ce soit.
    Ce manque d’autonomie, d’initiative et de pensée tactique ou stratégique, bref d’indépendance tout simplement conjugué avec une politique de la "poche et du ventre personnels" constitue la tare principale des élites politiques criminelles et mafieuses d’Afrique ; notamment celles du pré carré français, de la zone du Franc CFA et des bases militaires occidentales.
    Quand on a ni vision et ni ambition pour son peuple, On gère son pays à la petite semaine, sans anticipation ni coordination. En vulgaire fantoche et gérant d’affaires occidentales, on conduit son pays par l’irresponsabilité et le mépris de classe.
    Que voulez-vous braves gens ? Sachez qu’ici, on attend tous des bases militaires étrangères et du G5 des Occidentaux ( Américains, Français, Allemands, Canadiens et autres) ; ceux là mêmes qui, dans le cadre d’une UA et d’une ONU caporalisées par ces brigands et des criminels, saccagent les nations au Moyen-Orient, en Afrique ou ailleurs et piétinent le droit dit "international", les droits humains et la démocratie de par le monde.
    Na an lara, an sara !
    La patrie ou la mort !

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  • Le 17 octobre à 07:38, par Déballage En réponse à : Défis sécuritaires aux frontières : le Bénin, Niger, Togo et le Burkina fédèrent les énergies

    Il faut surtout fermer le camp de formation de mercenaires du Togo (d’où sont venues les tueurs d’octobre) érigés et entretenu par la France.

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  • Le 17 octobre à 09:04, par Sapience En réponse à : Défis sécuritaires aux frontières : le Bénin, Niger, Togo et le Burkina fédèrent les énergies

    Bon vent aux artisans de la paix. Je préconise que le peuple burkinabé, singulièrement les dirigeants, enseigne aux jeunes gens la bienveillance qui est une valeur supérieure à la violence. Expliquez leur pourquoi la violence ne peut changer le monde. Tout ce que nous devons faire c’est d’être un peu plus gentils, les uns avec les autres. Comme l’enseigne la sagesse amérindienne : "Aucun arbre n’a de branches assez sottes pour se battre entre elles". Bonne journée. Que la sagesse guide les dirigeants dans la quête de solutions durables aux défis sécuritaires. Sapience.

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